Xénophane de Colophon Article, Signification, Explication
Xénophane de Colophon (né entre l'an 580 et 520 av. J.- C., mort vers 470) philosophe, poète et scientifique grec, fondateur de l'école d'Élée, né à Colophon en Asie Mineure.
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2 Doctrine 3 Å’uvres 4 Bibliographie |
Nous savons peu de choses de sa vie. Fils de Dexios ou d'Orthomène, il vécut, d'après Sotion (Diogène Laërce, IX, 18) à l'époque d'Anaximandre. Il aurait eu son acmée dans la 60è olympiade (vers 557 - 554).
Sa vie natale, Colophon, tomba sous le joug des Perses ; il fuit, à l'âge de vingt-cinq ans, l’invasion perse et quitta Colophon pour la Grèce, puis se rend à Élée (selon Diels, et si l'on prend en compte le poème sur l'Établissement de la colonie à Élée en Italie qui lui est attribué, Xénophane participa peut-être à la fondation de cette ville) et Syracuse, et s'établit à Zancle, en Sicile.
Il mena une vie errante, récitant des poèmes et il fut lui-même rhapsode. Une de ses principales occupations consistait à composer des satires qu’il chantait à la fin des banquets pour se moquer de ses confrères. Très pauvre, il écrit des vers épiques, des élégies et des iambes contre Hésiode et Homère. Il ne nous reste que 40 fragments du De la Nature et des Silles.
Certaines sources disent qu’il aurait vécu plus de 92 ans car on aurait retrouvé un de ses mémoires se lisant ainsi (Diogène Laërce, IX, 19) :
Biographie
On ne sait qui furent ses maîtres : peut-être ne fut-il le disciple de personne ; selon Diogène Laërce, il fut le disciple de Botôn d'Athènes (mais il s'agit peut-être d'une confusion avec Xénophon) ou d'Archélaos (mais, là encore, il y a sans doute une confusion, car la chronologie contredit cette affirmation).
Les conceptions de Xénophane s'opposaient fortement à celles de son époque, car il remettait en question les paroles polythéistes d’Hésiode et d'Homère, et on rapporte qu’il avait des théories contraires à celles de Thalès et de Pythagore (Diogène Laërce, IX, 18). Il se montrait très critique à l'égard du polythéisme et de l’anthropomorphisme. En effet, il disait que s’il y avait plusieurs dieux, leur puissance serait limitée parce qu’elle serait répartie entre eux. Quant à l’anthropomorphisme, par le fait de donner des formes humaines aux dieux, l’homme voudrait que les dieux soient à son image ; mais il leur attribue ainsi des choses honteuses :
Dieu ne peut qu'être immobile, car l’action est la conséquence d’un besoin, expression d'un manque. Or, Dieu ne manque de rien et n’a besoin de rien ; il est donc immobile. De plus, si Dieu manquait de quoi que ce soit, il serait imparfait. La perfection de Dieu implique donc qu'il soit immobile. De là naît une incompatibilité entre l’homme et son incessante activité mentale et les caractéristiques d’immobilité de Dieu. Il ne pense qu’à une seule et unique chose, il pense en globalité car le détail engendre la distraction et le mouvement. Le mouvement de la pensée est fatalement dualiste, il y a celui qui pense et ce qui est pensé. Il y a donc incompatibilité en un Dieu et nos multiples pensées.
La parenté de la pensée de Xénophane et de l'école sceptique a été remarquée dès l'Antiquité. Il insistait aussi sur la difficulté d’acquérir des connaissances, si bien que jamais l’homme pourra tout savoir et connaître l’ensemble des choses. La vie dans ce monde est faite d’opinions qui créent une opposition entre la vérité et l’observation. Une idée n’est valide que si elle est confrontée à une réfutation qui prend, dans ce cas, de la valeur. La sensation relève de l’opinion, dépend de l’expérience, et ne présente pas de validité propre.
Pour lui, la Terre plate était infinie et ne flottait ni sur l’eau, comme le prétendait Thalès, ni dans le vide, comme le voulait Anaximandre. Elle n'avait pas de limites, ni sur les côtés, ni en dessous et s'étendait dans toutes les directions. Les astres : Soleil, Comètes, Planètes étaient des nuées incandescentes. Le mouvement des astres était rectiligne, donc les astres que l’on voyait n’étaient jamais les mêmes. Le monde était issu de la Terre et retournerait un jour à la Terre.
Et pour finir, c’est en raison de son goût pour les fruits sucrés que Xénophane a ouvert un nouveau et très important thème de réflexion en constatant que : « si Dieu n’avait pas créé le miel, les hommes trouveraient les figues bien plus sucrées ».
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Théologie
Le caractère absurde de l'anthropomorphisme est également révélé par une comparaison avec ce que les autres animaux pourraient concevoir comme divinité :
Selon lui, Dieu doit être vu comme :
« Tout entier il voit, tout entier il pense, tout entier il entend. » (De la nature)
« Mais c'est sans aucun effort qu'il meut tout par la force de son esprit. » (De la nature)
« Il reste toujours, sans bouger, à la même place et il ne lui convient pas de passer d'un endroit dans un autre. » (De la nature)Théorie de la connaissance
Cosmologie
Å’uvres
Selon Diogène Laërce (IX, 20) :Bibliographie
