Warren Gamaliel Harding Article, Signification, Explication
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| No d’ordre : | 29e président des États-Unis d’Amérique |
| Mandat : | 4 mars 1921 2 août 1923 |
| Date et lieu de naissance : | 2 novembre 1865 Ã Blooming Grove, Ohio |
| Date et lieu de décès : | 2 août 1923 à San Francisco, Californie |
| Profession : | Éditeur |
| Parti politique : | Républicain |
| Vice-président : | Calvin Coolidge |
Warren Gamaliel Harding, 1865 - 1923, est le vingt-neuvième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour un mandat à partir de 1921 et décède avant de le terminer en 1923.
| Table of contents |
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2 Carrière politique 3 Anecdotes 4 Hommages |
W. Harding naît le 2 novembre 1865 à Blooming Grove, Ohio. Son père, George Harding, est médecin et sa mère, Phoebe Dickerson, sage-femme. Il est l'aîné de six enfants et ses héros d'enfance sont Alexander Hamilton et Napoléon. Il est diplômé du « Central College » de l'Ohio.
A l'âge de 24 ans, Harding est sujet à une dépression nerveuse et il passe plusieurs semaines dans un hôpital psychiatrique. Deux ans plus tard, il épouse Florence « Flossie » Mabel Kling DeWolfe, âgée de trente ans divorcée et mère d'un enfant. Florence avait hérité l'entêtement et le sens des affaires de son père et avait poursuivi Warren de ses ardeurs jusqu'à ce qu'elle obtienne satisfaction. Son père était opposé au mariage et n'adressa pas la parole au couple pendant plusieurs années.
Leur mariage n'est pas un exemple de passion amoureuse, Harding prêtant plus d'attention au poker et aux autres femmes qu'à la sienne. C'est probablement grâce aux talents de gestionnaire de son épouse que W. Harding réussit dans l'édition.
Son influence en tant qu'éditeur de journal lui permet d'être élu au Sénat américain en 1899, puis gouverneur adjoint de l'Ohio (1903 - 1905). Dans les deux cas, ses états de service passent relativement inaperçus et il retourne à une vie normale en 1905.
Il se présente de nouveau au Sénat en 1914 et reste sénateur jusqu'en 1921, devenant ainsi le premier sénateur en fonction à être élu président des États-Unis.
Comme au cours de son premier mandat, il ne se distingue pratiquement pas, sinon par son absence lors de deux-tiers des votes à mains levées dont celui du 19e amendement donnant le droit de vote aux femmes.
W. Harding était quasiment inconnu hors de son état et il n'obtient la nomination en tant que candidat du Parti républicain que grâce aux manœuvres de ses amis. Questionné sur son passé pour s'assurer qu'il n'existait pas un épisode malencontreux que ses concurrents pourrait utiliser contre lui, il répond non à tout alors que ses études supérieures sont limitées, qu'il a souffert d'une dépression et passé plusieurs années en psychiatrie, que ses relations avec son épouse sont difficiles (il l'appelle « la duchesse »), qu'il était pendant longtemps l'amant de la femme d'un de ses amis et qu'il buvait de l'alcool pendant la Prohibition. L'opposition déterrera ces problèmes pendant sa présidence.
Le candidat démocrate aux élections de 1920, est le gouverneur de l'Ohio, James M. Cox (dont le co-listier est Franklin Delano Roosevelt. En fait ces élections sont un référendum en faveur ou non de la continuation de la politique progressiste de Woodrow Wilson. Le programme d'Harding, de « retour à la normale », est isolationiste, centré sur les américains de souche et sur la non-intervention de l'état fédéral dans les affaires intérieures.
Pendant la campagne électorale la rumeur prétend que le trisaïeul de W. Harding est un Noir des Caraïbles et que d'autres noirs se cachent dans son arbre généalogique. En réponse, le responsable de sa campagne annonce que « Aucune famille de l'état de l'Ohio n'a un passé aussi clair et honorable que les Harding, des pionniers aux yeux bleux et au sang pur issus de la Nouvelle-Angleterre et de la Pennsylvanie ». En privé, W. Harding admettra toutefois la possibilité qu'un de ses ancêtres ait pu franchir la barrière des couleurs.
W. Harding reçoit 61 % des suffrages populaires et 404 grands électeurs. Cox est battu avec 35 % des voix et 127 grands électeurs. Eugene V. Debs le candidat du Parti socialiste, en prison pendant le vote, obtint quant à lui 3 % des suffrages.
Pendant son mandat, w. Harding joue au golf et au poker deux fois par semaine. Bien qu'ayant voté en faveur de la Prohibition quand il était sénateur de l'Ohio, il maintient à la Maison-Blanche un bon stock d'alcools de contrebande. Il assiste régulièrement aux matchs de baseball.
Une fois élu W. Harding nomme de nombreux alliés et amis aux plus hautes fonctions politiques. Connus sous le nom de « gang de l'Ohio », certains d'entre eux profitent de leurs pouvoirs pour voler le gouvernement. La corruption est endémique dans le gouvernement Harding sans qu'on sache exactement si ce dernier était réellement au courant des agissements illégaux de ses amis. L'un des plus célèbres scandales est celui du Teapot Dome qui choquera le peuple américain bien des années encore après la mort de Harding. Ce scandale impliquait le secrétaire aux affaires intérieures (Albert B. Fall) qui fut finalement reconnu coupable d'avoir concédé des terres fédérales à des intérêts privés en échange de prêts personnels. En 1931, Fall devient le premier membre d'un gouvernement à être envoyé en prison.
Il n'existe pas de preuve démontrant l'implication de W. Harding dans ces affaires mais il ne semble pas qu'il ait pû les en empêcher. Harding dira : « Mon dieu, ce boulot est infernal ! Je n'ai pas de problèmes avec mes amis, mais ce sont mes fichus amis qui me rendent insomniaque ».
La politique du gouvernement Harding est celle du laissez-faire et il reste peu de souvenirs de son action en dehors de la Conférence navale de Washington de 1921-1922, où le Ministre des affaires étrangères (Charles Evans Hughes) obtient une limitation des flottes militaires ce qui réduit les tensions existantes entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon dans le Pacifique. Il crée aussi le « Bureau du Budget » ce qui accroît les pouvoirs du président.
En juin 1923, Harding parcourt les États-Unis pour un « voyage de compréhension » (de communication en d'autres termes) afin de rencontrer l'américain moyen et lui expliquer sa politique. Il devient le premier président américain à visiter l'Alaska. À la fin de juillet, au retour d'Alaska, W. Harding souffre d'un empoisonnement, il développe une pneumonie en arrivant au Palace Hotel de San Francisco et meurt dans la matinée du 2 août 1923, âgé de 57 ans. Les médecins militaires émirent l'hypothèse d'une crise cardiaque, mais Mme Harding refusa l'autopsie d'où les rumeurs d'attentat. C'est son vice-président Calvin Coolidge qui lui succède.
Le corps de W. Harding fut rapatrié à la Maison-Blanche en l'attente de funérailles nationales. On raconte que Mme Harding aurait passé la nuit seule avec le cercueil et lui aurait répété que « Maintenant, plus personne ne pouvait lui faire de mal ».
Un livre de 1930 appelé « L'étrange mort du Président Harding » émit l'idée qu'il y avait de nombreuses personnes, y compris sa femme, qui aurait pu vouloir assassiner le président mais rien ne fut jamais prouvé.
Pendant des années la rumeur persiste sur les relations extra-conjugales du président mais ce n'est qu'en 1963 qu'un auteur découvre les lettres d'amours qu'il a envoyé à la femme de son ami, sa maîtresse pendant quinze ans. Carrie Fulton Phillips avait dix ans de moins que W. Harding. À partir de 1915, elle tente de le convaincre de quitter sa femme et devant son refus elle quitte son mari et part vivre à Berlin avec sa fille. Comme les États-Unis s'apprêtent à participer à la Première Guerre mondiale, elle revient aux États-Unis où la liaison reprend de plus belle. Harding est alors sénateur de l'Ohio et le vote sur l'entrée en guerre contre l'Allemagne se profile.
Carrie le menaçe de révéler leur liaison à l'opinion publique s'il vote pour la déclaration de guerre. Il ne cède pas et elle ne dira rien. Lorsque W. Harding se présente à l'élection présidentielle de 1920 le Parti n'est pas au courant du problème. Il est trop tard pour changer de candidat et afin d'éviter un scandale le Parti républicain paye plus de 50 000 $ et envoie Carrie et sa famille en voyage au Japon. Elle recevra ensuite une allocation mensuelle devenant ainsi la seule personne connue pour avoir réussi un chantage contre un des Partis politiques majeurs.
En même temps que Carrie Phillips il semble que W. Harding avait une autre liaison avec Nan Britton, une jeune femme de 30 ans de moins que lui. Selon Nan ils auraient conçu leur fille dans son bureau du Sénat en janvier 1919. Harding ne rencontra jamais sa fille mais il versa de grosses sommes au titre de sa pension alimentaire. Selon la rumeur Harding et Britton continuèrent leur liaison pendant sa présidence, utilisant une petite pièce près du bureau ovale pour être tranquilles. Après la mort de Harding, Britton tenta sans succès d'obtenir une part de l'héritage et elle publia un livre « La fille du Président » (The President's Daughter), qui dévoile tout.Biographie
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Anecdotes
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