Vlaams Belang Article, Signification, Explication
Le Vlaams Belang (Intérêt flamand), qui s'appelait Vlaams Blok (Front flamand) avant le 15 novembre 2004 est un parti nationaliste flamand d'extrême droite, connu, y compris en dehors de la Belgique, pour ses idées radicales, conservatives et parfois nettement racistes. En Flandre même, ce parti a une réputation plus ambigüe : le Vlaams Blok est condamné par la majorité pour ses opinions, mais cela n'empêche pas ce parti, le représentant le plus important de l'extrême droite en Belgique, de marquer un score de plus en plus important lors des élections. Aux élections du Parlement flamand du 13 juin 2004, le Vlaams Blok a recueilli 24% des votes, devenant ainsi le deuxième parti flamand, derrière le CD&V/NVA; (démocrates chrétiens).
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2 Programme 3 Personnalités 4 Facteurs expliquant son score électoral 5 Liens externes |
Aux élections du 17 décembre 1978, le Vlaams Blok était une sorte de cartel réunissant deux dissidences de la Volksunie : le Vlaams Nationale Partij de Karen Dillen (connu pour ses sympathies notoires à l'égard du nazisme) et le Vlaamse Volkspartij (« Parti populaire flamand ») de Lode Claes. Ces deux partis s'étaient séparés de la Volksunie suite à un désaccord sur le pacte d'Egmont.
Karen Dillen fut le seul élu et la tendance qu'il représentait finit par prendre l'ascendant : le Vlaams Nationale Partij fusionna définitivement avec l'aile radicale du Vlaams Volkspartij pour former le Vlaams Blok. Lode Claes disparut de ce nouveau parti. Karel Dillen décrivit dans un Manifest van het rechts Vlaams-nationalisme (« Manifeste du nationalisme flamand de droite ») les conceptions fondamentales du parti.
Le 14 novembre 2004, lors d'un congrès réuni à Anvers, le Vlaams Blok se dissout et refonde un nouveau parti avec les mêmes personnes et essentiellement le même programme: le Vlaams Belang.
Le congrès faisait suite à la décision de la Cour de cassation de Belgique, le 9 novembre, de confirmer un précédent arrêt de la cour d'appel de Gand, le 21 avril 2004, qui condamnait pour racisme et xénophobie plusieurs associations « proches » du Vlaams Blok : Vlaamse Concentratie (VC), Nationaal Vormingsinstituut (NV) et Nationalistische Omroepstichting (NOS), à de lourdes amendes pénales et risquait d'entraîner, à court terme, une mise hors-la-loi du parti lui-même.
Le parti change donc de nom, tout en conservant les mêmes initiakes (VB) et les mêmes couleurs, le noir et le jaune, qui sont celles de la Flandre. En prévision de l'arrêt du 9 novembre, qui était attendu, le parti avait préalablement modifié ses statuts, renonçant à demander « le renvoi vers leur pays [d'origine] de larges groupes d'immigrés non européens », et fait désormais campagne pour une non-acceptation de ceux qui « rejettent, nient ou combattent notre culture ».
Le président du Vlaams Blok, Frank Vanhecke, qui devrait jouer un rôle comparable dans le nouveau parti (de même que les autres figures marquantes telles que Filip De Winter) appelait récemment au départ immédiat des immigrés clandestins et à la nécessité, pour les immigrés respectant les conditions de séjour, de « s'adapter à notre manière de vivre, à notre langue et à notre culture ».
Le Vlaams Blok milite principalement contre les étrangers et pour l'indépendance de la Flandre. On trouve aussi dans son programme la problématique de la sécurité et la défense de la famille traditionnelle, entre autres par l'instauration d'un salaire d'éducateur pour les hommes et femmes au foyer.
Le Vlaams Blok est aussi actif en français à Bruxelles avec l'intention de glaner quelques voix francophones. Son programme pour les électeurs francophones bruxellois n'est bien sûr basé que sur la sécurité et l'immigration. L'indépendance flamande est donc soigneusement effacée du programme à l'intention des francophones.
Le Vlaams Blok est aujourd'hui représenté principalement par trois figures de proue : Frank Vanhecke (président), Filip Dewinter et Gerolf Annemans. Bien que Vanhecke soit le président, Filip Dewinter est sans doute le plus charismatique, mais en même temps le plus agressif et le moins nuancé dans ses propos. Beaucoup d'initiés pensent que c'est la raison pour laquelle Frank Vanhecke, plus modéré, a été nommé président, plutôt que Dewinter. Il s'agit ici d'une nomination et non d'une élection, puisque c'est le fondateur et ancien président Karel Dillen qui a désigné son successeur (une des raisons pour laquelle le Vlaams Blok est considéré comme antidémocratique).
L'important score électoral du Vlaams Blok peut s'expliquer par différents facteurs :
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Naissance du Vlaams Belang
Programme
Personnalités
Facteurs expliquant son score électoral
En outre le Vlaams Blok a des leaders démagogiques, qui (ab)usent de slogans forts et radicaux. Leur langage est simple et minimaliste, souvent trop simple, pour expliquer des problèmes compliqués à la population. Ceci leur vaut un grand soutien car beaucoup de Flamands se désintéressent des propos trop compliqués ou évasifs des autres politiciens.Liens externes
