article sur le Vierge Marie, Explication sur le Vierge Marie

Vierge Marie Article, Signification, Explication

         

La Vierge Marie est, selon les Évangiles (ou « Nouveau Testament »), la mère de Jésus-Christ. Elle est également citée sous le nom de Maryam dans le Coran, qui lui consacre la sourate 19 où sont évoquées les naissances miraculeuses de Jean-Baptiste (Yahya) et de Jésus (Aissa). Le Coran ne mentionne pas le personnage de Joseph, mais donne à Marie un frère appelé Haroun.

Table of contents
1 Origine du nom
2 Ce que disent les textes
3 Ce que dit la critique textuelle
4 Le culte de la Vierge
5 Miracles et apparitions
6 Voir aussi

Origine du nom

Marie correspond à l'hébreu Miryam (nom entre autres de la sœur de Moïse), sans doute fort répandu au temps du Christ, puisque les Évangiles mentionnent d'autres Marie, par exemple Marie de Magdala (ou Marie-Madeleine) et Marie de Béthanie. De nombreuses interprétations ont été données au nom, mais à ce jour aucune ne s'est imposée, même si la racine égyptienne m.r.y (= aimer) semble avoir la préférence. Par contre, il convient de rejeter l'hypothèse de l'hébreu mar yam (« goutte de mer »), latinisé en stilla maris, lui-même devenu Stella maris (« Étoile de la mer »). On rencontre souvent l'étymologie hébraïque de la racine « marah » qui veut dire « aigrir ».

Ce que disent les textes

Les Évangiles peuvent difficilement expliquer le statut spécial attribué à la Vierge dans le catholicisme et les Églises orthodoxes. Marc ne la mentionne qu'occasionnellement. Jean, qui n'évoque pas la naissance du Christ, l'associe au miracle des Noces de Cana et à la Crucifixion. Matthieu commence son texte par une longue généalogie remontant à Abraham, mais cette généalogie ne concerne que Joseph. Il précise simplement que Marie se trouve enceinte par le fait de l'Esprit Saint (I:18), mais c'est Joseph qui tient le rôle principal : c'est lui qui pense d'abord à répudier Marie lorsqu'il voit qu'elle est enceinte, lui à qui l'Ange apparaît pour lui expliquer la situation et lui dire de donner le nom de Jésus à l'enfant.

Seul Luc est plus prolixe. Son Évangile commence par la naissance miraculeuse de Jean-Baptiste, fils de Zacharie et d'Élisabeth, annoncée par l'ange Gabriel, qui se rend ensuite auprès de Marie pour lui dire qu'elle aussi va avoir un enfant, comme sa parente Élisabeth. Dans l'évocation de la naissance et des premiers mois du Christ, Marie joue un premier rôle, tandis que Joseph est laissé dans l'ombre. On peut donc dire d'une certaine manière que l'auteur à Théophile est à l'origine du culte marial, mais que son texte ne saurait en rien expliquer l'extraordinaire développement de ce culte au fil des siècles.

La lecture de la patristique du IIe et IIIe siècle montre que les Pères tiennent pour authentiques les évangiles apocryphes et les textes apocalyptiques jusqu'au Ve siècle. Ainsi, Ambroise de Milan fonde la doctrine de la Virginité de Marie sur le Protévangile de Jacques qui raconte la parabole de la sage-femme à la main sèche et fournit des fondements anciens au culte marial. C'est le nom donné au XVIe siècle à un manuscrit apocryphe qui porte le titre de « Nativité de Marie, révélation de Jacques ». Il date du milieu du second siècle, semble avoir été écrit par un non-juif, peut-être un égyptien et se concentre sur la question délicate de l'incarnation de Jésus. Il présente la pureté absolue d'une Marie élevée au sein du temple et fonde ainsi la plupart des développements ultérieurs même si le Décret dit de Gélase (qui fixe au VIe siècle la liste des apocryphes et limite ainsi la liste des évangiles canoniques) ne l'a pas retenu (sur la construction du canon, voir Canon (Bible)).

Ce que dit la critique textuelle

Les Récits d'enfance (ainsi désigne-t-on les récits dans Matthieu et dans Luc) sont des récits tardifs ajoutés postérieurement à la rédaction de ces évangiles. De ce fait, la présence de Marie dans le texte dont disposaient les premières communautés chrétiennes est encore plus parcimonieuse. Leur facture est analogue à celle de certains apocryphes dont le propos consiste à combler les vides de l\'histoire.

On pense donc que le statut de Marie, comme intermédiaire entre Dieu et les hommes se concrétisa au moment où Jésus devenait Dieu le fils et où l'on s'interrogeait sur sa nature.

Le culte de la Vierge

Antiquité et haut Moyen Âge

Les nombreux textes apocryphes postérieurs aux Évangiles ont largement contribué à développer le culte marial. Le plus important d'entre eux est sans doute le Protévangile de Jacques, datable du milieu du IIe siècle et qui se dit écrit par l'apôtre Jacques le Mineur, frère ou demi-frère du Christ. C'est lui qui développe le thème de l'absolue pureté de Marie en rajoutant à sa virginité perpétuelle le fait qu'elle-même ait été conçue par la seule volonté de Dieu, qui mit fin à la stérilité de sa mère Anne. C'est l'ébauche du dogme de l'Immaculée Conception, ainsi que le thèmes chers au culte marial : célébration d'Anne et Joachim, les parents de la Vierge, Présentation de la Vierge au Temple, Éducation de la Vierge, tous issus du protévangile de Jacques.

La dévotion à la Vierge se développe à la fois dans les églises d'Orient et d'Occident. Elle devient la nouvelle Ève, celle qui met fin au péché originel en enfantant le Christ. Sa pureté est réaffirmée par la croyance à l'Assomption, attestée dès la seconde moitié du VIe siècle, suivant en cela le récit de la mort de Marie.

Moyen Âge et époque moderne

L'iconographie médiévale nous montre que, dans la religion catholique, la Vierge est quasiment indissociable du Christ : chaque église possède ou possédait sa statue de la Vierge à l'Enfant, et les autres thèmes les plus fréquemment développés sont ceux de la Nativité et de la Fuite en Égypte. Mais en même temps la Vierge acquiert un statut de reine, développé dans de nombreux écrits, et saint Bernard transforme en litanies de la Vierge les versets érotiques du Cantique des Cantiques, appliquant à Marie toutes les métaphores contenues dans le texte biblique. De très nombreuses églises et cathédrales lui sont consacrées, sous le vocable de Notre-Dame.

De plus, les Cisterciens développent la dévotion du Rosaire, reprise ensuite par les Dominicains, transformée en fête religieuse au XVIe siècle, après la victoire de Lépante (1571). Car la Vierge est maintenant associée aux combats que le catholicisme doit mener contre les hérétiques. La Réforme met en doute le culte de la Vierge, c'est donc la Vierge qui mènera le combat contre les réformés. Les retables du Rosaire se multiplient, tout comme les représentations de l'Immaculée Conception et celles de l'Assomption, sans compter les innombrables miracles peints notamment sur les ex-voto.

Époque contemporaine

La notion de combat semble également au cœur des représentations de la Vierge au XIXe siècle, qui lui associe Jeanne d'Arc dans la défense de l'Église contre l'impiété et le républicanisme. Ce n'est pas un hasard si l'Immaculée Conception devient un dogme en 1854, et si la dévotion du Rosaire gagne encore en ampleur après les miracles de Lourdes. Quelques décennies plus tard, le pape Pie XII instituera l'Assomption en dogme (1950).

Ces dernières années, sans pour autant désavouer le culte de la Vierge, on s'est efforcé d'en contenir les excès. Le concile Vatican II considère comme légitime et nécessaire la dévotion à la Vierge, mais met en garde les fidèles, comme le rappelle le pape Jean-Paul II :

« le Concile engage les théologiens et les prédicateurs à éviter toute exagération comme toute attitude minimaliste dans la façon de considérer la dignité de Marie. Car, en vénérant l'image, on honore la personne de la Mère de Dieu. L'authentique doctrine mariale, dans la fidélité à l'Écriture et à la Tradition, se réfère au Christ : en Marie, tout vient du Christ et est orienté vers Lui. Enfin, les Pères conciliaires mettent en garde contre la vaine crédulité et la prédominance des sentiments. La dévotion mariale authentique pousse à une affection filiale envers la Vierge et suscite la ferme décision d'imiter ses vertus. » [1]

Miracles et apparitions

Dès le Moyen Âge, les miracles attribués à la Vierge se multiplient et sont publiés dans de nombreux recueils, l'un des plus célèbres étant les « Miracles de Notre-Dame » de Gautier de Coincy, au début du XIIIe siècle. Souvent, ces miracles aboutissent à la construction d'églises ou d'ermitages, où d'autres miracles auront lieu par la suite.

Dans le cas des ermitages, on peut avoir affaire à un modèle unique, reproduit à des dizaines d'exemplaires : un berger ou un vacher, guidé par une des ses bêtes, découvre une statue de la Vierge enfouie dans le sol ou blottie dans un arbre. Il ramène la statue dans sa ville ou son village, mais elle disparaît quelque temps après et revient à l'endroit où elle a été trouvée. On comprend alors qu'elle veut qu'on lui construise un sanctuaire, ce qui est fait dans les mois ou les années qui viennent. Puis on viendra en pèlerinage dans ces sanctuaires, où de nombreuses guérisons se produiront, comme en témoignent les ex-voto qui tapissent les murs de certaines de ces églises.

Dans la plupart des miracles précédents, la Vierge n'apparaissait pas forcément aux fidèles, sinon en rêve. Tout change à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, où elle apparaît en personne à Lourdes à Bernadette Soubirous (1858), épisode qui se reproduira en 1917 à Fatima, où elle apparaît à trois jeunes bergers portugais. Plus récemment, elle serait encore apparue à partir de 1981 à des jeunes gens de Medjugorje, petit village de Bosnie-Herzégovine.

Lorsque la Vierge est triste, elle pleure du Sang.[1]Elle dit ceci aux jeunes de Medjugorje le 22 mars 1984 : «Je vous en prie, ne permettez pas que je pleure des larmes de sang à cause des âmes qui se perdent dans le péché.»[1]

Mais parfois, ses statues émanent de l'huile d'olive pure. C'est ainsi que l'a rapporté Ann Carroll du Montreal Gazette le 28 février 2004 chez un propriétaire musulman dans un quartier moins bien nanti de Montréal. [1]. Une histoire semblable est racontée par les témoins de Notre-Dame-de-Soufanieh [1].

Voir aussi


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