article sur le Vatican, Explication sur le Vatican

Vatican Article, Signification, Explication

Santa Sede
Stato della Citta del Vaticano
(En détail)
Devise nationale : Aucune
Langue officielle italien
Chef d'État Le Pape Jean-Paul II
Superficie
 - Total
 - % eau
Classé 194e
0,44 km²
Négligeable
Population
 - Total (2000)
 - DensitĂ©
Classé 194e
890
2023/km²
Indépendance
 - Date
accords du Latran
11 février 1929
Monnaie Euro¹
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Inno e Marcia Pontificale
Domaine Internet .VA
Indicatif téléphonique 379
(1) Avant 1999: la lire du Vatican
Le Vatican est un État indépendant situé à Rome, en Italie. Le Pape Jean-Paul II est le chef de ce minuscule État de 0,44 km² et de 890 habitants (2000). La langue officielle est l'italien (le latin est la langue de l'Église catholique romaine). Le Vatican est indépendant depuis le 11 février 1929, depuis les accords du Latran avec Mussolini.

Table of contents
1 Histoire
2 Politique
3 Géographie
4 Économie
5 Démographie
6 Culture
7 Bibliographie
8 Liens externes

Histoire

Le Vatican est le reliquat des États pontificaux. En 1870, après l'évacuation des troupes françaises, Rome est rattachée au royaume d'Italie. Le pape Pie IX refuse de perdre sa dernière possession et entre en conflit avec l'État italien jusqu'au accords du Latran en 1929.

L'histoire du Vatican est peu dissociable de celle de l'Église catholique romaine. Certes, l'Église forme ce que l'écrivain Thierry Breton (Vatican III) nomme un continent virtuel, mais la présence du Pape aux environs immédiats de Rome symbolise en quelque sorte une certaine continuité de l'institution depuis 17 à 19 siècles.

Article détaillé : Histoire du Vatican

Politique

Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Le pouvoir exécutif est délégué à un gouverneur nommé qui est également chargé de la représentation diplomatique. La Curie romaine assiste le pape dans l'exercice du pouvoir législatif. Il faut noter qu'il n'existe pas de nationalité vaticane, mais la citoyenneté peut être accordée temporairement par le pape.

À noter que c'est le Saint-Siège (ensemble des institutions de l'Église catholique romaine) et non l'État de la Cité du Vatican qui dispose d'un siège d'observateur à l'ONU. De ce fait, le catholicisme est la seule religion qui soit officiellement représentée à l'ONU en tant que telle (il faut noter toutefois que plusieurs républiques dites islamiques y siègent de plein droit). Cette position est critiquée par quelques ONG réparties de façon équivalente sur les 5 continents, parmi lesquelles :

  • Groupes Pro-Choix, dont Catholics for a free choice,
  • Militants des droits civils y compris pour les orientations sexuelles minoritaires,
  • LaĂŻcs de toutes espèces, athĂ©es ou non, en particulier les groupes de Catholiques rĂ©formateurs. L'une de ces pĂ©titions fut lancĂ©e par Future Church, un groupe de catholiques rĂ©formateurs bĂ©nĂ©ficiant d'une audience certaine aux États-Unis.

Quoique leurs options politiques soient très variées, elles argumentent d'une incohérence de ce statut :
  • soit le Vatican est un État souverain auquel cas il peut adhĂ©rer a l'ONU et avoir un siège de membre Ă  part entière,
  • soit celui-ci n'est pas un État souverain et alors n'a pas Ă  avoir de siège ni de statut particulier.

Selon les catholiques plus traditionnels, cette position est néanmoins peu cohérente juridiquement : depuis les accords de Latran en 1929, le Vatican est un État souverain, reconnu internationalement, chaque État souverain étant libre de choisir d'être membre, ou même observateur, à l'ONU. C'est donc en sa qualité d'État que le Vatican est observateur à l'ONU et non en tant que religion, bien qu'il utilise cette tribune pour défendre ses valeurs comme tout autre pays défend les siennes. D'une manière similaire, le Saint-Siège est observateur auprès du Conseil de l'Europe, au même titre que le Japon ou les États-Unis d'Amérique par exemple.

Selon les ONG concernées par ces pétitions, s'appuyant sur le droit international, tout dépend de ce qu'on nomme un État. Elles attirent l'attention sur les points suivants :

  • l'Ă©conomie du Vatican est assez peu transparente. Il est peu probable qu'il vive du Denier de Saint-Pierre, vu son train de vie.
    • Officiellement, il vit de l'Ă©mission de ses timbres et des revenus de ses placements immobiliers passĂ©s, bien que la tendance soit depuis 1970 au dĂ©sinvestissement (l'immeuble du Watergate appartenait Ă  une sociĂ©tĂ© dont le Vatican a possĂ©dĂ© des parts).
    • Vu l'exiguitĂ© de son territoire, il ne possède ni activitĂ©s primaires, ni secondaires. On note quelques activitĂ©s tertiaires, essentiellement des banques du fait de son statut de paradis fiscal. Toutefois, il est impossible de connaĂ®tre de façon fiable, son PIB, son PNB et tout ce qui fait l'Ă©conomie d'un État ;
  • la citoyennetĂ© de l'État est assez mal dĂ©finie. Si l'État du Vatican dĂ©livre des passeports Ă  ses nationaux, ce sont essentiellement des passeports diplomatiques. Il est impossible de savoir ce qu'il en est du citoyen ordinaire. De mĂŞme les procĂ©dures d'acquisition de la nationalitĂ© sont assez mal dĂ©finies ;
  • l'État n'a pas de constitution. En quelque sorte, il vit selon un rĂ©gime fĂ©odal fondĂ© sur une coutume non Ă©crite.

Parmi ces quelques éléments, dont la liste n'est pas exhaustive, ils trouvent matière à contester la qualité d'État au Vatican ne serait-ce que parce que ses communications dépendent entièrement de la bienveillance de la république italienne : il s'agit en effet d'une enclave.

Article détaillé : Politique du Vatican

Géographie

Du fait de sa très faible superficie, le Vatican est le plus petit état souverain du monde.

Des églises de Rome situées hors du Vatican dépendent de celui-ci. Parmi ces églises, on peut citer Saint Jean de Latran et Saint Paul hors les murs.

Article détaillé : Géographie du Vatican

Économie

En 2002, le dĂ©ficit consolidĂ© du Vatican s'est Ă©levĂ© Ă  13,5 millions d'euros pour 216 millions d'euros de recettes. Les dĂ©penses de cet État sont principalement les salaires des 2 600 employĂ©s dont environ 750 ecclĂ©siastiques.

Outre les revenus touristiques, l'émission de timbres postaux et de monnaies recherchés par les collectionneurs et la vente de publication, les revenus viennent de placements mobiliers (32 millions d'euros de plus-value en 2002) et immobiliers (12,9 millions d'euros).

Un autre poste non négligeable est le denier de Saint-Pierre qui a avoisiné les 50 millions d'euros en 2002, même si une partie de cette somme seulement est affectée au budget du Saint-Siège. Son origine remonte au VIIIe siècle où les Anglo-Saxons commencèrent à envoyer une contribution annuelle au pape, cet usage s'étendit ensuite aux autres pays d'Europe. Cet usage a été reconnu officiellement par le Pape Pie IX le 5 août 1871 dans l'encyclique Saepe venerabilis. Aujourd'hui encore une collecte est effectuée lors de « la journée mondiale de la charité du Pape », généralement le 29 juin. Les donateurs principaux sont les diocèses des États-Unis d'Amérique, d'Allemagne et d'Italie.

Dans les années 1980 le scandale du Banco Ambrosiano a fortement ébranlé les finances du Saint-Siège. Roberto Calvi, alors directeur de cette institution bancaire, utilise l'institut pour les œuvres de religion (organisme sous la gestion directe du pape chargé de la gestion des comptes d'ordres religieux) pour blanchir l'argent de la mafia avec la complicité de membres de la curie en particulier Mgr Marcinkus, chargé de l'organisation des voyages du Pape. Malgré un détournement estimé à 600 millions de dollars et plusieurs assassinats de la mafia, le Vatican a tenté d'étouffer l'affaire et soustraire Mgr Marcinkus à la justice italienne. Ce manque de transparence sera fortement critiqué, malgré les efforts mis en place pour réformer les finances vaticanes qui utilise désormais les services de grands financiers catholiques internationaux comme Hans Tietmeyer ou Michel Camdessus.

Article détaillé : Économie du Vatican

Démographie

Ă€ peu près la totalitĂ© des 890 citoyens du Vatican vivent Ă  l'intĂ©rieur des murs de la citĂ©. Les citoyens du Vatican se composent principalement de membres du clergĂ©, incluant les hauts dignitaires, les prĂŞtres, les nonnes, ainsi que la fameuse garde suisse, une force militaire volontaire. Il y a Ă  peu près 3 000 travailleurs Ă©trangers, qui composent la majoritĂ© de la main d'Ĺ“uvre de l'État, mais qui rĂ©sident en dehors du Vatican.

Le taux de natalité du Vatican n'est pas communiqué, mais on peut le supposer relativement faible par nature comparé à celui des autres pays européens, compte-tenu de la composition très particulière de sa population !

Article détaillé : Démographie du Vatican

Culture

En tant que siège du catholicisme, le Vatican a bien entendu une influence culturelle très importante. Il a aussi une activité culturelle propre, comme par exemple une station de radio qui émet en plusieurs langues.

Les musées du Vatican possèdent de riches collections d'art sacré et profane ainsi que des antiquités étrusques et égyptiennes. Ils ont été fondé par Clément XIV au XVIIIe siècle.

Article détaillé : Culture du Vatican

Bibliographie

Liens externes

   
                

C'est un article concernant le Vatican. La page contient la signification du Vatican , Description et explication au sujet de Vatican

recherche quelque chose