article sur le Uranus (planète), Explication sur le Uranus (planète)

Uranus (planète) Article, Signification, Explication

                           

Uranus

Caractéristiques orbitales
Rayon moyen 2,870 972 220×10109 km ≈
19,2 ua
Excentricité 0,047 167 71
Période de révolution sidérale 30 708,1600 d =
84 a 27 d 3,84 h
Période synodique 369,6538 d
Vitesse orbitale moyenne 6,7989 km/s
Inclinaison 0,769 86°
Nb de satellites naturels 27
Caracteristiques physiques
Diamètre à l'équateur 51 312 km
Diamètre polaire 50 136 km
Aplatissement 0,022 93
Masse 8,6832×101025 kg
Masse volumique moyenne 1,318×103 kg/m³
Gravité à la surface 8,69 m/s²
Période de rotation -00,718 d = 17 h 13,9 min
Inclinaison de l'axe 97,86°
Albédo 0,51
Vitesse de libération 21,3 km/s
Température à la surface
min moy max
59 K 68 K --- K
Caractéristiques de l'atmosphère
Pression atmosphérique Varie avec la prof.
Dihydrogène 83%
Hélium 15%
Méthane 1,99%
Ammoniac 0,01%
Éthane 0,000 25%
Acétylène 0,000 01%
Monoxyde de carbone
Sulfure d'hydrogène
Traces

Uranus est la septième planète du système solaire, une géante gazeuse et la troisième en taille. Elle fut découverte le 13 mars 1781 par William Herschel. Son nom vient du dieu grec Ouranos.

Table of contents
1 Caractéristiques physiques
2 Lunes d'Uranus
3 Histoire
4 Liens externes

Caractéristiques physiques

Composition interne

Uranus est une planète géante gazeuse, comme Jupiter, Saturne et Neptune. Même si la composition interne d'Uranus est peu connue, il est certain que sa structure est différente de celle de Jupiter et Saturne. En théorie, elle serait composée d'un noyau solide de silicates et de fer d'environ 7500 km de diamètre, entouré d'un manteau composé de nuages d'hydrogène moléculaire, d'hélium, de méthane et d'ammoniac sur une épaisseur de 10 000 km, puis d'une couche superficielle d'hydrogène et d'hélium liquide, épaisse d'environ 7600 km qui se fond graduellement dans l'atmosphère. À la différence de Jupiter et Saturne, Uranus n'est pas assez massive pour que l'hydrogène existe à l'état liquide autour du noyau.

Cependant, les données recueillies par la sonde Voyager 2 ainsi que certaines expériences de laboratoire remettent en question l'existence d'un noyau solide. Il est possible au contraire que les matériaux soient plus ou moins uniformément distribués à l'intérieur d'Uranus.

Atmosphère

L'atmosphère d'Uranus est composée principalement de dihydrogène (H2) à 83%, d'hélium (He) à 15%, de méthane (CH4) et d'ammoniac (NH3). Cette atmosphère occuperait près de 30% du rayon de la planète, soit 7500 km.

La couleur bleu-vert d'Uranus est due à la présence de méthane dans l'atmosphère, qui absorbe principalement le rouge et l'infra-rouge.

Des nuages ont été détectés en haute altitude et se déplaceraient d'est en ouest entre 40 et 160 m/s. Des mesures ont révélé également des vents soufflant à 100 km/h dans le sens conraire au niveau de l'équateur.

Anneaux planétaires

Uranus possède 11 anneaux principaux. Cinq ont été découverts en 1977 grâce aux observations d'occultations d'étoiles par Uranus. Les six autres furent observés par Voyager 2 entre 1985 et 1986.

Les anneaux d'Uranus sont fins et ont des bords nets ; entre eux s'étend un milieu diffus. Les particules qui les composent ont des dimensions de l'ordre du centimètre et un albédo moyen de 0,15 qui les rend très peu visibles.

Si les 10 premiers anneaux d'Uranus sont fins et circulaires, le dernier, l'anneau ε, est plus excentrique et plus large, de 20 km au point le plus proche de la planète à 98 km au point le plus éloigné. Il est encadré par deux satellites « bergers », Cordélia et Desdémone.

Anneaux d'Uranus
Nom Distance (km) Épaisseur (km)
1986 U 2R 38 000 2
1986 U 6R 41 840 1 à 3
1986 U 5R 42 230 2 à 3
1986 U 4R 42 580 2 à 3
α 44 720 7 à 12
β 45 670 7 à 12
η 47 190 0 à 2
γ 47 630 1 à 4
δ 48 290 3 à 9
1986 U 1R 50 020 1 à 2
ε 51 140 20 à 100

Inclinaison de l'axe

À la différence de toutes les autres planètes du système solaire, Uranus est très fortement inclinée sur son axe puisque celui-ci est quasiment parallèle à son plan orbital. Elle roule pour ainsi dire sur son orbite et présente alternativement son pôle nord, puis son pôle sud au Soleil (même si la désignation de nord ou de sud est assez délicate dans ce cas précis).

Au moment du survol de la planète par Voyager 2 en 1986, le pôle sud d'Uranus était orienté presque directement vers le Soleil. On peut dire qu'Uranus a une inclinaison légèrement supérieur à 90° ou bien que son axe a une inclinaison légèrement inférieur à 90° et qu'elle tourne alors sur elle-même dans le sens rétrograde. Ces deux descriptions sont équivalente d'un point de vue physique mais il en résulte une définition différente du pôle nord et du pôle sud.

Une des conséquences de cette orientation est que les régions polaires reçoivent plus d'énergie du Soleil que les régions équatoriales. Néanmoins, Uranus reste plus chaude à son équateur qu'à ses pôles. Le mécanisme qui en est la cause reste encore inconnu. Aucune théorie n'a à l'heure actuelle réussi à expliquer cette inclinaison sans faire appel à une collision cataclysmique avec un autre corps, pendant sa formation peut-être. Il semblerait également que l'importante inclinaison d'Uranus entraîne des variations saisonnières extrêmes dans son climat.

Champ magnétique

Le champ magnétique d'Uranus est grosso-modo de la même intensité que le champ magnétique terrestre. En revanche, il est incliné de 59° par rapport à son axe de rotation. Il trouve probablement son origine, comme celui de toutes les autres planètes, dans un effet dynamo lié à la rotation rapide des couches internes fluides. Il est possible que cette inclinaison résulte de la combinaison d'un champ magnétique « fossile », résidu de la nébuleuse planétaire à partir de laquelle s'est formé le système solaire, et de l'effet dynamo actuel.

Lunes d'Uranus

Uranus possède au moins 27 satellites naturels. Les deux premiers furent découverts par William Herschel le 13 mars 1787 et nommés Titania et Obéron par son fils, d'après des personnages du « Songe d'une nuit d'été » de William Shakespeare. Deux autres lunes, Ariel et Umbriel, furent découvertes par William Lassell en 1851. Gerard P. Kuiper découvrit Miranda en 1948. Dix autres lunes furent découvertes lors du passage de Voyager 2 en 1986 et une autre, S/1986 U 10, fut découverte treize ans plus tard parmi les photographies reçues. Onze autres lunes ont été identifiées depuis, en utilisant des télescopes terrestres.

Satellites d'Uranus
Nom Diamètre (km) Masse (1016 kg) Rayon orbital moyen (km) Période de révolution (d)
Cordélia 40 4,5 (?) 49 800 0,335
Ophélie 43 5,4 (?) 53 800 0,376
Bianca 51 9,3 (?) 59 200 0,435
Cressida 80 34,3 (?) 61 800 0,464
Desdémone 64 17,8 (?) 62 700 0,474
Juliette 94 55,7 (?) 64 400 0,493
Portia 135 168 (?) 66 100 0,513
Rosalinde 72 25,4 (?) 69 900 0,558
S/2003 U 2* 12 0,12 (?) 74 800 0,618
Bélinda 81 35,7 (?) 75 300 0,624
S/1986 U 10* 80 40,0 (?) 76 416 0,638
Puck 162 289 (?) 86 000 0,762
S/2003 U 1* 16 0,28 (?) 97 734 0,923
Miranda 474 6600 129 900 1,413
Ariel 1159 135 000 190 900 2,520
Umbriel 1169 117 000 266 000 4,144
Titania 1578 352 000 436 300 8,706
Obéron 1523 301 000 583 500 13,46
S/2001 U 3* 12 0,13 (?) 4 276 000 -266,56**
Caliban 98 73 (?) 7 231 000 -579,73**
Stéphano 20 0,60 (?) 8 004 000 -677,37**
Trinculo 10 0,075 (?) 8 578 000 -759,03**
Sycorax 190 540 (?) 12 179 000 -1288,28**
S/2003 U 3* 11 0,10 (?) 14 345 000 1687,01
Prospéro 30 2,1 (?) 16 243 000 -1977,29**
Sétébos 30 2,1 (?) 17 501 000 -2234,77**
S/2001 U 2* 12 0,13 (?) 20 901 000 -2887,21**
* En attente de désignation ** Les périodes de révolution négatives indiquent que l'orbite de la lune est rétrograde.

Histoire

Uranus fut la première planète du système solaire a ne pas avoir été connue dès l'antiquité, car elle est trop lointaine pour pouvoir être facilement vue à l'œil nu, même si elle fut observée à plusieurs occasions, mais toujours confondue avec une étoile (John Flamsteed la catalogua dès 1690 comme 34 Tauri).

William Herschel la découvre le 13 mars 1781 lors d'une recherche systématique d'étoiles doubles à l'aide d'un télescope. À la frontière des constellations du Gémeaux et du Taureau, Herschel remarque au milieu des points-étoiles une petite tache. Il change alors successivement d'oculaire, passant du grossissement 227 à 460. Il note alors que la petite tache double de taille ! Il change à nouveau d'oculaire pour un grossissement de 932, 1536 et 2010, et là encore, l'objet double de taille à chaque fois, tandis que les étoiles tout autour, très éloignées, ne varient pas en taille et restent de simples points brillants. Cela ne peut être une étoile ; il écrit donc dans son journal l'observation d'un curieux objet, une nébuleuse ou une comète. Il nota la position de l'astre, puis quelques jour après repris son observation. La petite tache avait bougé, ça ne pouvait être une nébuleuse, donc c'était une comète. Il décide alors de prévenir la communauté scientifique de sa découverte et envoie un courrier avec les détails de sa comète au directeur de l'observatoire d'Oxford, Thomas Hornsby. Il informe également l'astronome royal Nevil Maskelyne de l'observatoire de Greenwich. Celui-ci, après avoir observé la comète et constaté qu'elle se comportait différemment des autres, conseil à Herschel d'écrire à la Royal Society.

La comète n'avait pas de queue et cela commença à faire douter de sa vraie nature. Maskelyne se demande alors si cette comète ne serait pas une planète.

Les astronomes commencent alors le calcul de la trajectoire de la comète, en prenant le modèle classique des orbites de comètes : une parabole, mais celle-ci ne semblait pas vouloir se conformer au modèle prévu. Charles Messier remarque alors qu'avec son aspect de disque, elle ressemblait plus à Jupiter qu'aux 18 autres comètes qu'il avait observé. L'astronome Russe Anders Lexell tenta lui de calculer l'orbite en appliquant le modèle d'une planète. À sa grande surprise, cette trajectoire semblait correspondre et convainquit les autres astronomes sur la nature de l'objet : une planète et non une comète.

Herschel la nomme alors Georgium Sidus (« la planète de George ») en l'honneur du roi George III, tandis que les astronomes français l'appellent simplement Herschel. Le nom « Uranus » fut proposé par l'astronome allemand Johann Elert Bode de façon conforme aux autres planètes, mais il ne devint commun qu'après 1850.

La sonde Voyager 2 est le seul engin spatial jamais envoyé vers Uranus. Elle l'approcha au plus près le 24 janvier 1986.


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Liens externes


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