Tremblement de terre du 26 décembre 2004 Article, Signification, Explication
''Liste des organisations humanitaires appelant aux dons pour participer aux secours : (en français pour les organisations francophones).
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(source : NOAA)]]Le 26 décembre 2004 à 0 h 58 GMT (7 h 58 min 50 s heure locale à Jakarta et Bangkok) a eu lieu au large de l'île indonésienne de Sumatra (3,30° N 95,78° E) un séisme sous-marin d'une magnitude de 9,0 sur l'échelle ouverte de Richter, d'après l'Institut géologique américain.
Ce tremblement de terre est l'un des plus violents jamais enregistrés dans le monde. Seuls quatre séismes connus et mesurés ont eu une intensité égale ou plus violente :
- 9,5 au Chili, en 1960 (détails) ;
- 9,2 en Alaska à Prince William Sound, en 1964 ;
- 9,1 en Alaska dans les îles Andreanof, en 1957 ;
- 9,0 au Kamtchatka, en 1952 ;
Le bilan en pertes humaines est catastrophique ; selon les estimations livrées le 7 janvier, il y aurait au moins 165 000 morts et plus de 26 000 disparus. Mais ces chiffres restent provisoires et le nombre de victimes pourrait être plus important encore. En effet, de nombreuses îles de l'océan Indien n'ont pu encore être explorées, de plus des centaines de navires de tailles diverses naviguent habituellement dans cette zone, ce qui peut alourdir le bilan.
Selon une estimation du 4 janvier, le nombre de personnes victimes des conséquences sanitaires (choléra, dissenteries, paludisme, gangrène, ...) des suites de cette catastrophe pourrait se monter à 500 000 personnes.
La question suscite des intérêts scolaires. Une page dédiée est consacrée à aider les enseignants à trouver des ressources ou de l'aide pour aborder des discussions techniques ou sociales, parfois pas simples : Tremblement de Terre (en parler à l'école)
L'origine du séisme est liée à la rupture d'une zone de friction entre deux plaques, sur une longueur d'environ 100 kilomètres. Cette rupture s'est sans doute produite entre l'Australie et l'Antarctique, près de l'île de Tasmanie, le 23 décembre 2004 vers 15 heures GMT.
Depuis 1998-1999 environ, la région avait connu une période plutôt calme sans séisme important : il apparaît que le glissement de la plaque australienne sous la plaque indonésienne était bloqué. Ce blocage, du fait de la poussée continue de la plaque australienne, a mis sous pression des forces énormes, de l'ordre de plusieurs milliards de fois la bombe d'Hiroshima. Lorsque le verrou a fini par céder, le brusque réajustement des plaques tectoniques a permis le déplacement de la plaque supérieure d'une vingtaine de mètres vers le haut, soit l'équivalent d'un immeuble de six étages. Ce mouvement brutal et particulièrement énergique a donné une impulsion à toute la colonne d'eau située au-dessus, donnant naissance à une onde de choc liquide : une série de vagues géantes (peu élevées en pleine mer, mais d'une grande longueur d'onde - plusieurs dizaines de mètres, et très rapides : entre 500 et 800 km/h).
Le séisme proprement dit a été ressenti dans plusieurs pays de la région, dont les îles Maldives, le Sri Lanka, l'Inde, le Bangladesh, Myanmar (l'ex-Birmanie), la Thaïlande, la Malaisie et Singapour. Cependant, au-delà de ces pays, les raz-de-marée (ou « tsunamis » en Japonais) qui ont suivi sont à l'origine du plus grand nombre de victimes, car leurs effets se sont faits sentir sur tout le pourtour de l'Océan Indien, jusqu'aux côtes est-africaines de Somalie et l'île française de la Réunion, ou les côtes nord-ouest de l'Australie (voir l'animation et la carte plus haut).
Le séisme du 26 décembre s'est produit trois jours après un autre séisme de magnitude 8,1 dans une région inhabitée, à l'ouest de la Nouvelle Zélande — dans la zone sub-antarctique d'Auckland et au nord des îles Macquaries [1]. Habituellement, on ne compte qu'un seul séisme de magnitude égale ou supérieure à huit par an : les sismologues ont donc pensé à une possible connexion entre les deux séismes, arguant que le premier pourrait avoir été le catalyseur du second, qui s'est produit à plus de 8 000 kilomètres à vol d'oiseau. En fait, les deux séismes se sont produits à deux extrémités opposées de la plaque tectonique indo-australienne. On peut noter, de façon plus anecdotique, que ce séisme s'est produit un an jour pour jour (à une heure près) par rapport au séisme meutrier de Bam en Iran, où 30 000 personnes avaient trouvé la mort [1].
Des modèles théoriques affirmeraient que la durée des journées aurait diminué de trois microsecondes, ce qui si ce chiffre était confirmé impliquerait d'importants mouvements d'écartement de masses par rapport à l'axe de la Terre. On se rappellera toutefois que le mouvement de frottement des marées allonge pour sa part les jours de 15 microsecondes chaque année.
D'autre part, du point de vue géographique, ce séisme a eu des conséquences importantes : les cartes de la région seront toutes à revoir, car les premières mesures montrent des changements importants, se traduisant par des déplacements d'éléments du relief (côtes, collines...). Selon plusieurs modèles sismiques, plusieurs îles au sud-ouest de Sumatra pourraient s'être déplacées de 20 mètres dans la direction sud-ouest. La pointe nord de Sumatra, sur la plaque océanique de Burma (les autres régions se situent sur la plaque de Sunda), pourrait avoir bougé de 36 mètres, toujours vers le sud-ouest. D'autres modèles donnent des résultats différents, selon lesquels les mouvements auraient été majoritairement verticaux. Des mesures GPS seront réalisées sur place, pour déterminer l'ampleur des modifications géophysiques.
La ligne de faille océanique où s'est produit le séisme est longue de 1 200 kilomètres et orientée nord-sud. De ce fait, la plus grande partie de l'énergie du tsunami s'est répartie dans les directions opposées est-ouest. Le Bangladesh, à l'extrémité nord de la baie du Bengale, n'a été que très peu affecté, du fait de sa position géographique. À l'inverse, l'île de Sumatra a été frappée de plein fouet par les vagues géantes. Des pays très éloignés, comme la Somalie (à un peu moins de 5 000 kilomètres du séisme, en Afrique), ont été sévèrement touchés. Le Sri Lanka a créé une barrière protectrice pour une petite partie des plages du sud de l'Inde ; toutefois, sur des distances plus longues, les vagues se sont diffractées autour des obstacles puis rejointes, comme un courant d'air autour d'un cylindre.
Le bilan catastrophique peut s'expliquer en partie pour deux raisons. D'une part, la population et les autorités locales n'ayant jamais été préparées à une telle éventualité, elles ont été prises par surprise — plusieurs personnes rescapées ont rapporté avoir d'abord été à la rencontre de la vague, « par curiosité », en constatant le retrait spectaculaire de la mer, qui annonce l'arrivée imminente de la première vague géante du tsunami. D'autre part, il n'existe pas de dispositif de surveillance des tsunamis dans l'océan Indien. Bien que l'alerte ait été donnée dans quelques régions de l'Inde par les télévisions locales, l'information est majoritairement très mal passée, et semble même avoir été souvent bloquée par crainte du désordre public.
De nombreux touristes étrangers se trouvaient dans les différents pays sinistrés, à l'occasion des fêtes de Noël. L'état d'urgence a été déclaré au Sri Lanka, en Indonésie et dans les Maldives. Les Nations unies estiment d'ores et déjà que l'opération d'aide aux sinistrés sera la plus coûteuse de l'histoire.
Pour information, les décalages horaires des régions touchées sont : UTC+3 : (Kenya, Somalie) ; UTC+4 : (Île Maurice, Réunion, Seychelles) ; UTC+5 : (Maldives) ; UTC+5:30 : (Inde) ; UTC+6 : (Bangladesh, Sri Lanka) ; UTC+6:30 : (Îles Coco, Myanmar) ; UTC+7 : (Indonésie (ouest), Thaïlande) ; UTC+8 : (Malaisie, Singapour)
Les îles Andaman et Nicobar, situées non loin de l'épicentre du premier séisme, sont les régions les plus touchées par la catastrophe en Inde. Le premier tsunami y a atteint les côtes sous la forme d'une vague de 15 mètres de haut, au sud des îles Nicobar. On estime à 7 000 le nombre de victimes pour ces deux seules îles et à peu près autant de disparus. Un cinquième de la population des îles Nicobar a donc été touché par la catastrophe, que les personnes soient mortes, blessées ou portées disparues ([1]). L'île Chowra dans les Nicobar a perdu les deux tiers de sa population, soit 500 personnes. Les communications ont été coupées avec l'archipel du Nan Kauri, parmi lequel certaines îles ont été entièrement submergées ; 18 000 personnes y sont portées disparues. La base de l'Armée de l'air Indienne à Car Nicobar a été elle aussi sévèrement touchée, ce qui entrave le déploiement des secours dans cette région ([1]).
Sur le territoire continental de l'Inde, c'est toute la côte est qui a été touchée par les raz-de-marée : on compte au moins 5 000 morts et des milliers de blessés et sans abris ([1]). Dans l'état du Tamil Nadu, la plus sévèrement touchée, il y a au moins 3 200 victimes, dont 487 à Pondichéry. On compte 89 dans d'état de l'Andhra Pradesh. Dans le Kerala, état du sud de la côte ouest, on dénombre 174 morts et des milliers de sans-abris. La plupart des victimes étaient des pêcheurs.
Dans le Tamil Nadu, ce sont surtout des femmes et des enfants qui sont au nombre des victimes. Dans la ville de Nagapattinam, plus de 1 700 personnes sont mortes ; plus de 400 à Cuddalore, plus de 525 à Kânyâkumârî et plus de 200 à Chennai. Les hélicoptères de secours ne pouvaient pas se poser sur place dans les heures qui ont suivi le passage des tsunamis, les environs de Nagapattinam et de Cuddalore étant encore entièrement submergées.
De nombreux pèlerins ont été tués dans la catastrophe, alors qu'ils prenaient un bain sacré dans l'océan. Environ 700 personnes se sont retrouvées piégées au mémorial de Vivekananda sur un îlôt près de Kânyâkumârî, parmi lesquelles 650 purent heureusement être sauvées. À Chennai, le long de Marina Beach, la plupart des personnes se trouvant sur les plages, très fréquentées le samedi matin, se sont noyées. On dénombre déjà au moins 5 000 familles de pêcheurs disparues pour cette seule baie.
L'eau s'est également infiltrée dans le complexe nucléaire de Kalpakkam, dont le fonctionnement a été immédiatement stoppé. On ne rapporte aucun dommage ni fuite radioactive ([1]). L'Armée indienne, la Marine et les garde-côtes ont été mis à contribution pour commencer les opérations de sauvetage et les livraisons de nourriture aux victimes.
Le ministre de la Santé indonésien a confirmé l'estimation temporaire de 45 268 victimes. 9 000 personnes seraient mortes dans la capitale de province Banda Aceh et ses villes alentours, où les immeubles détruits par le séisme initial se comptent par douzaines. Ce chiffre n'inclut pas les victimes de la côte ouest de Sumatra. Un premier rapport officiel a estimé à 10 000 le nombres de morts pour la seule ville de Meulaboh (Nanggroe Aceh Darussalam), à 160 kilomètres au nord de Aceh ; un second a réestimé le chiffre à 40 000, soit un tiers de la population de la ville. Le nord de Sumatra a été particulièrement touché, car le séisme y avait déjà fait des dégâts importants. Des centaines de milliers de personnes y sont sans-abri ([1]).
Les informations sur la miriade de petites îles à l'ouest des côtes de Sumatra sont pour le moment très maigres. Ces îles sont parmi les régions les plus pauvres d'Indonésie, avec Simeulue et Nias. Sur l'île de Nias uniquement, 122 victimes au moins sont à déplorer (source : Media Indonesia Online [1] via le ministère de la Santé [1]) ; on parle en fait de 600 morts ou plus, voire 1 000 selon certaines informations. La confirmation ne pourra se faire que lorsque les communications auront été rétablies : les lignes téléphoniques sont toutes coupées, la radio ne fonctionne plus (source : KCM [1], mises à jour sur The Jakarta Post [1]). Les derniers rapports ont établi que les îlots au large de l'île de Nias, dans la région du Sirombu, ont été relativement épargnés ([1]). Cependant, l'accès à ces îles reste très difficile.
La plus grande partie des dégats résulte des différents tsunamis ayant frappé les régions côtières d'Aceh et du nord de Sumatra. Des vagues de dix mètres de haut ont submergé l'île, allant jusqu'au détroit de Malacca et touchant les côtes les plus au nord vers Bireun. La côte ouest de Sumatra se situe à seulement 100 kilomètres de l'épicentre du séisme initial, c'est donc la première à à avoir été touchée et certainement le plus violement. Au moins cinq villages ont été complètement rasés ; le survol de la région a montré que des milliers de maisons restent sous les eaux. Dans les villes de la province d'Aceh, des personnes ont survécu au premières heures de l'après catastrophe en se nourrissant de noix de coco et en restant perchés sur les toits des constructions encore debouts.
Le nombre très important de cadavres représente un défi humanitaire et sanitaire, pour l'identification et l'enterrement rapide des morts. Un des besoins les plus urgents est l'acheminement de sacs en plastiques pour envelopper les corps ([1]).
La Malaisie a été protégée par Sumatra, l'île étant dans la ligne droite entre le pays et l'épicentre du séisme, à la verticale duquel le tsunami s'est formé. Les télévisions locales malaisiennes ont également donné l'alerte dans l'heure qui a suivi le séisme. On compte 63 morts : 49 (2 non identifiées) à Penang, 10 à Kedah, 3 à Perak et une à Selangor.
Parmi les victimes de Penang se trouvent des personnes qui pique-niquaient et des enfants qui jouaient sur la plage ; aucun touriste étranger n'est pour le moment décédé. On comptait, le 28 décembre à midi, 275 blessés et 4 000 sans-abri, principalement des familles établies le long des côtes de Penang, Kuala Muda à Kedah... Pour l'heure, les risques principaux sont liés à l'après catastrophe, du fait des eaux stagnantes et du manque de nourriture. Le choc du séisme initial avait été ressenti dans les tours jumelles Petronas.
Le premier ministre malaisien Dato' Seri Abdullah Ahmad Badawi a écourté ses vacances en Espagne pour rentrer au pays. Le gouvernement malaisien a annoncé que 1 000 MYR (194 euros environ) seraient attribués au familles des victimes, tandis que 200 MYR (38,80 euros) seraient donnés aux personnes ayant été blessées par le tsunami. Un dédommagement du même montant sera perçu par les personnes déplacées ; 2 000 MYR (388 euros environ) seront versés par maison endommagée, 5 000 MYR (970 euros environ) par maison détruite, et de 1 000 à 3 000 MYR seront versés au pêcheurs ayant vu leur bateau détruit dans la catastrophe.
Des effondrements côtiers se sont produits pendant les trois jours qui ont suivi le premier tremblement de terre ; ce phénomène est peut-être annonciateur de nouvelles secousses.
Comme pour toute catastrophe d'envergure, le bilan des victimes est donné à titre indicatif, les chiffres étant des estimations globales certainement inexactes. On a établi une distinction entre les pays directement touchés par la catastrophe, et les pays ayant perdus des ressortissants présents dans ces pays au moment du drame.
Voici le détail des bilans, pays par pays (les chiffres ne sont pas définitifs) :
Compte tenu de l'ampleur des destructions, un grand effort d'aide humanitaire est à fournir — le plus important de l'histoire selon les Nations Unies. Des épidémies sont redoutées dans ces difficiles conditions d'humidité et d'hygiène ; les destructions matérielles entravent l'arrivée des secours et l'accès à certaines régions sinistrées. De plus, certaines régions comme l'est du Sri Lanka sont sous contrôle rebelle, ce qui est facteur de désorganisation potentielle de l'aide étrangère.
Les priorités des agences gouvernementales et humanitaires sont l'identification et l'enterrement rapide des victimes, avant qu'elles ne deviennent un problème de santé majeur (développement du choléra, de la diphtérie, de la dysenterie...), ainsi que le déploiement de dispositifs d'assistance et de personnels médicaux pour aider les hôpitaux et les cliniques, établir des abris et fournir en vivres, protection et habits les populations touchées. La majorité des sources en eau potable ayant été souillées par la boue salée déposée par les tsunamis, ou contaminées par les corps des victimes, elles doivent être purifiées en urgence. Tout cela nécessite des équipements lourds et la mise en place de distribution d'eau potable en attendant un rétablissement des sources naturelles, ce qui n'interviendra pas avant plusieurs mois.
Le déplacement des populations et la promiscuité sont entre outre deux facteurs à risque qui font craindre le développement d'épidémies à grande échelle. Il est donc primordial de s'assurer de la fourniture d'eau potable, de l'acheminenent de nourriture et de la mise en place d'abris secs. Par la suite, il faudra également prendre garde aux modifications de l'écosystème : certains terrains se sont déplacés suite au séisme, de vastes étendues sont recouvertes d'eau stagnantes, le tout constituant de nouveaux milieux favorables au développement de bactéries, de bacilles et de moustiques vecteurs de la dengue ou du paludisme.
De nombreux dons ont rapidement émané des gouvernements, des organisations humanitaires et des particuliers de l'ensemble du globe, afin d'offrir une aide financière et matérielle. La Banque Mondiale estime le coût de l'aide humanitaire à 5 milliards de dollars US ([1]). Les Nations Unies ont critiqué les mauvais choix de mobilisation de fonds venant de l'Europe et des États-Unis, le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires Jan Egeland qualifiant d'abord les pays occidentaux de « pingres », bien qu'il s'est par la suite défendu, en estimant que ses propos avaient été « mal interprétés ». À une conférence de presse ultérieure, M. Egeland a précisé que son commentaire ne s'appliquait pas à un pays en particulier, et que la réponse avait été en fait « extraordinairement positive ». Jan Egeland parlait en fait de l'aide publique au développement (APD), point noir de la générosité des pays développés.
Quoi qu'il en soit, le grand nombre de pays touchés par la catastrophe, directement ou indirectement, fait de la coordination de l'aide humanitaire un point crucial de la gestion de la crise. L'assistance humanitaire est un véritable défi, compte-tenu du nombre de pays et de personnes impliquées, ainsi que des conditions de vie locales (politiques et sociales). La plupart des gouvernements et organisation non-gouvernementales se sont regroupées sous l'égide des Nations Unies pour mettre en place des dispositifs de secours centralisés.
Lire l'article détaillé : Réponse humanitaire au tremblement de terre du 26 décembre 2004
Voici une liste non exhaustive des aides des pays riches comme des pays pauvres vers l'Asie du sud-est :
Voir également les coordonnées d'organisations humanitaires dans l'article Soutien humanitaire suite au tremblement de terre du 26 décembre 2004.
Des numéros d'urgence ont été mis en place par les voyagistes français, pour les familles des clients et touristes présents au moment de la catastrophe :
Les personnes ayant des proches dans les régions sinistrées peuvent contacter les Affaires étrangères Canada au 613-944-2471 ou au 1 800 606-5499.
Lien externe : Actualités -- Affaires consulaires -- Affaires étrangères Canada
Les personnes ayant des proches dans les régions sinistrées peuvent contacter le centre de Crise Affaires étrangères Belgique au 02 501 40 00.
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Répliques et autres séismes
Plusieurs répliques du séisme de 26 décembre ont été enregistrées au large d'Andaman, avec des magnitudes variant entre 5,7 et 6,3 sur l'échelle de Richter. D'autres répliques se sont produites dans les eaux des îles Nicobar, dont deux séismes de magnitudes 7,1 [1] et 6,6 [1]. Enfin, d'autres répliques ont été localisées près de l'emplacement du séisme initial.Autres conséquences majeures
L'énergie totale délivrée par un séisme de magnitude 9,0 est équivalente à celle de 32 000 mégatonnes de TNT, ou 133 exajoules. Cela est 30 % supérieur à la consommation énergétique annuelle des États-Unis. La libération d'énergie, extrêmement rapide et localisée, à été absorbée par des déformations élastiques de la Terre: la planète a très légèrement bougé, un phénomène rare observé la dernière fois en 1963 lors d'un séisme en Alaska. Les premières estimations indiquent qu'il n'y aura que des conséquences minimes sur le climat général de la planète. La réaction élastique a peut-être provoqué une modification très faible du balourd dynamique (déséquilibre de rotation) de la Terre [1], mais n'a pu en aucun cas changer son axe de rotation, pour les raisons habituelles de conservation du moment de rotation d'un corps isolé.Caractéristiques du tsunami
Le tremblement de terre a engendré un tsunami qui s'est propagé concentriquement, depuis la verticale de l'épicentre sous-marin, vers les côtes des pays de l'océan Indien et jusqu'en Afrique. Ce tsunami, constitué de plusieurs séries de vagues de très grande longueur d'onde, a été le plus meurtrier de ceux jamais relatés. Le dernier tsunami dans cette région du monde a été provoqué par l'éruption du Krakatoa en 1883.Chronologie
Source : agence AFP.
Conséquences immédiates
Pays touchés
(Madras), Inde la force des vagues a déplacé les voitures]]
Les tsunamis provoqués par le séisme sous-marin ont touché l'Asie du sud dans les heures qui ont suivi le séisme, plusieurs vagues de 3 à 15 mètres de hauteur ont déferlé suivant les endroits, emportant les personnes qui n'étaient pas du tout prévenues du danger. Les vagues ont aussi atteint l'Afrique de l'est, où notamment une centaine de pêcheurs Somaliens sont morts.Inde
Indonésie
Malaisie
Bilan provisoire
Voici le bilan provisoire des étrangers tués, blessés et disparus dans le séisme et les raz-de-marée :
Bilan toujours provisoire de cette catastrophe :
Voici la liste des personnalités présentent dans les pays touchés par la catastrophe. 26 décembre 2004/liste des personnalitésSituation humanitaire
Risques épidémiques
Assistance humanitaire
Des contributions privées se joignent à ces aides des États, comme en France où les mairies sont ouvertes aux citoyens et des entreprises envoient des médicaments, ou à Hong Kong, où le magnat Li Ka-Shing a annoncé un don de 3,1 millions de dollars US (2,2 millions d'euro), et la vedette de films de kung fu Jackie Chan et d'autres stars du cinéma ont promis 1,5 million de dollars de Hong Kong (147 000 euro). En Suisse, la collecte nationale de la Chaîne du Bonheur en faveur des victimes du séisme en Asie a battu mercredi tous les records, avec plus de 62 millions de francs de promesses de dons. Au total, plus de 114 millions de francs (~74 607 329 €) ont été récoltés depuis le 26 décembre.Coordonnées d'urgence
France
Canada
Belgique
Voir aussi
Liens externes
