Section française de l'Internationale ouvrière Article, Signification, Explication
La section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) était un parti politique français.
Prélude
Dès 1877, la France connaît la naissance de plusieurs partis politiques socialistes : le Parti ouvrier de Jules Guesde, la Fédération des travailleurs socialistes (appelé aussi Parti possibiliste), le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire.
Ce n'est qu'en 1901 que se crée le premier regroupement. Le Parti ouvrier français et le Parti ouvrier socialiste révolutionnaire s'unissent pour donner naissance au Parti socialiste de France (PSDF). D'un autre côté, les socialistes indépendants, les bourssistes, les allemanistes (issus d'une scission du POSR par Jean Allemane) créèrent le Parti socialiste français avec Jean Jaurès comme dirigeant.
Création
En 1905 au congrès de Paris est signée l'unification du socialisme français (union du PSDF et du PSF), denant suite au congrès socialiste international d'Amsterdam de 1904. La SFIO est née.
Ce nouveau parti, dirigé par Jules Guesde, Jean Jaurès et Édouard Vaillant, prit position contre la politique coloniale et le nationalisme belliciste.
En 1920, au congrès de Tours, la scission entre partisans de la IIe Internationale (a laquelle la SFIO a adhéré) et les partisans de la IIIe Internationale (majoritaire, favorable à la révolution russe et au bolchévisme) donne lieu, par ces derniers, à la création de la Section française Internationale communiste (futur Parti communiste français). Cette scission politique fut suivie d'une scission syndicale.
Léon Blum et Paul Faure, nouveaux dirigeants de la SFIO, entament une politique de regroupement de la gauche qui aboutit au Cartel des gauches, victorieux aux élections de 1924.
Front populaire et Libération
En 1934, l'exclusion des partisans de la participation ministérielle (Marcel Déat, Pierre Renaudel, Marquet, qui créent le Parti socialiste de France), permet le rapprochement des communistes (1934) et la création du Front populaire en 1936.
La Seconde Guerre mondiale allait diviser en deux la SFIO : les favorables au gouvernement de Vichy et les autres, majoritaires, qui allaient renforcer les rangs de la Résistance.
À la Libération, la SFIO allait retrouver son rôle de premier plan aux côtés du MRP et des communistes dans les différents gouvernements provisoires, puis, après l'exclusion des communistes, avec le MRP et les libéraux.
Entrés dans l'opposition en 1950, les socialistes reviennent au pouvoir en 1956 avec le gouvernement Guy Mollet.
Scissions et dissolution
L'affaire du canal de Suez, les difficultés financières et la guerre d'Algérie firent apparaître de nouvelles scissions : le Parti socialiste unifié en 1960, l' Union des gauches socialistes. En 1965, la Fédération de la gauche démocrate et sociale est fondée par François Mitterrand.
Par la suite, sous l'impulsion d'Alain Savary et de François Mitterrand, la SFIO deviendra le Parti socialiste, lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux en 1969.
