Science Article, Signification, Explication
La science (du latin scientia, connaissance) consiste en :
- l'acquisition systématique de connaissances sur le monde qui nous entoure
- l'organisation et la synthèse de ces connaissances au travers de principes généraux (théories, lois, mesure, méthode, etc.)
- la diffusion des résultats
En soit, la science ne produit pas de vérité absolue. Par principe, une théorie scientifique est valable tant qu'elle permet de prédire des résultats mesurables et reproductibles. Pour autant, son application a conduit à faire voler en éclat des « absolus » millénaires, comme la sphéricité de la Terre, sa course autour du Soleil, l'uniformité de l'écoulement du temps.
Étant donné la diversité des phénomènes à étudier, au cours des siècles se sont constituées un nombre grandissant de disciplines comme la chimie, la biologie, la thermodynamique, etc. Toutes ces disciplines à priori hétéroclites ont pour socle commun la physique, pour langage les mathématiques et comme principe élémentaire la méthode scientifique.
La méthode scientifique
La science se définit par une méthode pour garantir la validité l'objectivité de ses résultats.
La méthode scientifique est l'étude systématique, contrôlée, empirique et critique d'hypothèses formulées sur les relations présumées entre différents phénomènes par la mesure. Elles comprend généralement les étapes suivantes (nous pouvons observer des variations mineures d'un auteur à l'autre):
- Observation d'un phénomène et questionnement
- Formulation d'une hypothèse
- Expérimentation permettant de confirmer ou d'infirmer l'hypothèse
- Analyse et diffusion des résultats
- Questionnement sur les conclusions: on recommence le cycle à l'étape 1
Cette méthode définit plus particulièrement les sciences expérimentales.
En effet, certains objets d'étude des sciences humaines (économie, ethnologie, psychologie, etc) , ne peuvent pas toujours faire l'objet d'expérimentation étant donné la nature même des phénomènes étudiés. Comment reproduire les conséquences des abus physiques chez des enfants sans contrevenir aux plus élémentaires règles de base de l'éthique ?
Le mot science ne peut être rattaché à un domaine de connaissance que si la méthode scientifique propre à ce domaine est généralement acceptée et que les résultats sont reproduisibles indépendamment de l'équipe de chercheurs qui réalise l'expérimentation ou l'observation. Un exemple célèbre où les résultats d'une expérimentation n'ont pas pu être reproduits par d'autres équipes de chercheurs est celui de la mémoire de l'eau. Comme personne n'est à l'abris de l'erreur ou de la supercherie, cet exemple montre à quel point l'étape de la diffusion des résultats est cruciale et fait partie intégrale de la méthode scientifique.
Histoire des sciences
L'histoire des sciences est une discipline qui étudie les relations passées entre sciences et sociétés, sciences et techniques, sciences et religions... Voir l'article Histoire des sciences.
On nomme technique le procédé consistant à exploiter les résultats de la science pour créer des appareils ou objets nouveaux. Lorsque ces appareils donnent naissance à toute une industrie autonome (électrotechnique, automobile, aviation, informatique, internet, téléphonie), on parle alors de technologie, qui ne doit pas être confondue avec la technique.
Voir l'article détaillé applications de la science.
Voir l'article détaillé recherche scientifique.
C'est par exemple le cas de l'évolutionnisme et de la théorie de l'évolution. Il est évident que la stricte compatibilité avec les résultat scientifiques, donne à ces idéologies un poids particulier. Elles mettent en cause des points trop importants pour les religions monothéistes toutes confondues (épisode de la Genèse).
La foi (qu'elle soit religieuse, superstitieuse, pseudo-scientifique ou autre) a au contraire pour objectif de donner des vérités absolues d'une toute autre nature puisqu'elle relève d'une conviction personnelle invérifiable. En fait, l'une des fonctions des religions est de fournir du sens à des phénomènes qui ne sont pas explicables rationnellement. Les progrès de la connaissance entraînent donc parfois une remise en cause des dogmes religieux par la science. L'exécution de Giordano Bruno est un exemple des luttes d'influences que durent affronter les scientifiques.
A contrario, sauf à prétendre imposer sa foi (qui n'est autre qu'une conviction intimement personnelle et subjective) aux autres, il faut se défier de la tentation naturelle de qualifier de fait « scientifiquement prouvé » les extrapolations des modèles scientifiques au-delà de leur champ d'application.
Le terme science-fiction fait plus référence (en anglais) à la fiction scientifique, mais le français peut-être trompeur en évoquant une science dans la fiction. La science-fiction repose davantage sur l'utilisation - souvent partielle - de données scientifiques ou pseudo-scientifiques pour faciliter l'ouverture d'un espace de réflexion et d'imagination.
Seule le sous-genre de la hard SF ou hard science se revendique comme très attaché à la vérité scientifique.
Le théorème de Cox-Jaynes établira sous des hypothèses raisonnables (« desiderata ») que l'induction par un modèle bayésien (utilisant soit des probabilités, soit n'importe quelle transformation monotone croissante plus commode de celles-ci) constitue une modélisation justifiée des niveaux de connaissance, ce qu'avait déjà pressenti Pierre-Simon Laplace.
Les 4 étapes :
En d'autres termes, pour parvenir à une modélisation fiable, il faut forcément au départ prendre appui sur quelque chose, qui pourra se révéler plus tard une erreur. Cela n'a rien qui doive alarmer, et rappelle simplement qu'en science on avance dans la compréhension sur le réel en éliminant les hypothèses erronées. Cela permet de démarrer un processus, et de le réorienter dans la bonne direction ensuite.
Un principe est réputé vrai (« jusqu'à plus ample informé ») quand un consensus se dégage dans la communauté scientifique pour estimer que suffisamment d'indices convergent en faveur de ce résultat et que aucun résultat expérimental ne le contredit. La démarche est ici intersubjective, ce qui a suscité des mises en garde importantes de Thomas Kuhn aussi bien que de Paul Feyerabend.
La démarche scientifique, de par la remise en cause permanente des connaissances, admet que ces connaissances puissent comporter des aspects incomplets, voire inexacts; mais il faudra attendre de les avoir mis en évidence pour le savoir. Pour cette raison, on observe que lorsqu'une loi scientifique existante est violée, c'est le signe qu'une nouvelle découverte se profile. Il y a donc lieu de s'en réjouir et non de le déplorer.
Utiliser une théorie que l'on sait inexacte, et parfois même pas de théorie du tout, ne pose aucun problème dans certains cas :
Il se ne passe pas de génération sans qu'apparaissent quelques cas de ce genre.
Il arrive aussi, cela dit, que ce soient des théories nouvellement énoncées qui se révèlent des impasses. Voir Trofim Lyssenko.
Voir aussi :
Les sciences occultes et sciences traditionnelles existent depuis l'Antiquité, elles consistent en un ensemble de connaissances et de pratiques mystérieuses ayant pour but de pénétrer et dominer les secrets de la nature. Au cours des derniers siècles, elles ont été progressivement exclues du champ de la science. Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité. Une théorie doit selon lui, pour mériter le qualificatif de « scientifique », pouvoir garantir l'impossibilité de certains événements. Elle devient dès lors réfutable, donc (et alors seulement) propre à s'intégrer dans une démarche scientifique. Il suffirait en effet d'observer un de ces événements pour invalider la théorie, et orienter par conséquent sur une amélioration de celle-ci.
Le prix Nobel d'économie Paul Samuelson admet que l'économique ne fait pas partie de ces sciences réfutables. Il avait en effet coutume de dire, de façon sarcastique : « grâce à la théorie, les économistes sont arrivés à prévoir neuf des cinq dernières crises ».
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Il est souvent reproché aux scientifiques, voire à la science en général, de ne pas travailler dans le monde réel de la production immédiate. Pour autant, à chaque instant, l'homme utilise des objets ou des notions issues des découvertes scientifiques.La recherche
L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constitue un enjeu important pour toutes les sociétés.Science et rationalité
La science se revendique comme l'application du raisonnement à l'exploration du monde qui nous entoure. Il faut cependant noter que son objectif n'est pas d'expliquer la réalité mais de la décrire (répondre à la question comment plutôt qu'à la question pourquoi). La nuance est parfois ténue car certaines doctrines sont profondément liées à des théories scientifiques. Science et Foi
Nous avons vu qu'en science, une théorie est normalement incomplète, car elle ne peut décrire exhaustivement la complexité du monde réel.
Il en est ainsi de toutes les théories, comme celle du Big Bang ou de l'évolution des espèces. Même si aujourd'hui celles-ci ont le soutien de beaucoup de spécialistes, les théories alternatives ont des arguments valables et on ne peut totalement les écarter. Pour autant, la création du monde en 7 jours décrite par la Bible ne peut plus être perçue comme un possible, et bien des croyants reconnaissent qu'une lecture littérale est peu compatible avec l'état actuel de nos connaissances et qu'il est plus sage de l'interpréter comme une parabole.
Si la science ne fournit jamais de réponse définitive, il n'est plus possible de ne pas en tenir compte.Emploi abusif du mot science
Le mot sciences est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs c'est le cas du mouvement de scientologie. Selon ces derniers on devrait plutôt parler de sciences occultes.Le problème de l'induction
La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire. Portée de la science
La portée de la vérité scientifique est souvent surestimée.
n'ont pas pour vocation de fournir des vérités absolues mais uniquement d'affiner si besoin est des modèles antérieurs.
L'essence de la science, à travers les générations, reste la remise en question permanente. Mais parfois aussi des idées nouvelles n'arrivent à bien se répandre qu'après le décès d'autres scientifiques devenus inconsciemment dépendants d'un modèle donné, dans lequel ils ont beaucoup investi, et qu'il ne souhaitent pas voir brusquement se dévaluer. Les voilà devenus en conséquence moins aptes à discerner les intérêts (éventuels) de nouveaux paradigmes qui en diffèrent trop. Leur attachement aux théories existantes a pu prendre un caractère, dans certains cas que l'on pourrait qualifier quasi-religieux.Pseudosciences
Sont désignées sous le nom de pseudosciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en en mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo).Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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