article sur le Sapeur-pompier, Explication sur le Sapeur-pompier

Sapeur-pompier Article, Signification, Explication

    

Lorsque l'on parle de sapeurs-pompiers, le première idée qui vient en tête est « soldat du feu » (firefighter en anglais, Feuerwehr en allemand). Pourtant, l'incendie ne représente qu'une de leurs missions, et cette activité est d'ailleurs en régression en raison de l'amélioration des normes de construction, des règlements de sécurité et de la sensibilisation des populations. Ils sont l'un des pivots de la sécurité civile.

La mission et le statut des sapeurs-pompiers varient d'un pays à l'autre, mais regroupent en général ;

  • la lutte contre l'incendie,
  • la mise en sĂ©curitĂ© et le sauvetage en cas d'accident ou de catastrophe naturelle,
  • les prompts secours d'urgence,
soit d'une manière générale, ''la protection des personnes, des biens, des moyens de production économique et de l'environnement'' (lutte contre les calamités, sauvetage, secourisme, lutte contre la pollution).

Les sapeurs-pompiers sont en général des fonctionnaires, employés de l'état ou des collectivités territoriales (villes, départements, régions...), mais dans certains endroits, ce service public est délégué à des entreprises privées (cas de deux tiers des villes du Danemark notamment).

Certaines entreprises possèdent également des personnels de lutte contre l'incendie, notamment pour les activités à risque (usines chimiques, installations nucléaires).

Le terme « pompier » vient de la pompe à bras utilisée auparavant pour éteindre les incendies (avant l'arrivée des pompes à vapeur, puis à moteur à explosion).
Le terme « sapeur » vient du fait que le premier corps créé en France par Napoléon Ier était un corps militaire du génie.

Table of contents
1 Les sapeurs-pompiers en France
2 Les sapeurs-pompiers en Belgique
3 Liens externes

Les sapeurs-pompiers en France

Statut des sapeurs-pompiers

Il y a en France trois statuts de sapeur-pompier relevant du service public : les sapeurs-pompiers volontaires, les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers militaires. À l'exception de Marseille, de Paris et de la petit couronne (voir plus bas), les sapeurs-pompiers sont civils (professionnels ou volontaires), et dépendent administrativement du Service départemental d'incendie et de secours (sdis).

Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV), les plus nombreux (plus de 190 000 personnes), sont des personnes dont l'activitĂ© principale n'est pas sapeur-pompier (employĂ©s du privĂ©, fonctionnaires d'une autre administration, Ă©tudiants...). Ces personnes peuvent ĂŞtre appelĂ©es sur leur lieu de travail pour rĂ©aliser des interventions ; ils dĂ©laissent alors leur travail pour effectuer leur mission. Il peuvent aussi rĂ©aliser des gardes en dehors de leurs heures de travail. Ils sont alors Ă  la caserne en attendant une Ă©ventuelle intervention. Ils sont payĂ©s en vacations pendant les interventions, gardes et formations.

Les sapeurs-pompiers professionnels (SPP, plus de 30 000) sont des fonctionnaires territoriaux (employĂ©s par le service dĂ©partemental d'incendie et de secours du dĂ©partement) et recrutĂ©s sur concours. Ils alternent gardes et pĂ©riodes de repos, par exemple 24 h de garde continue puis 72 h de repos (24/72). Ils peuvent ĂŞtre appelĂ©s en renfort durant leurs heures de repos.

Dans les villes d'une certaine importance, les corps sont en gĂ©nĂ©ral mixtes volontaires/professionnels, avec une prĂ©sence permanente de professionnels renforcĂ©s par des volontaires qui effectuent des gardes les soirs et week-end ou sont appelĂ©s en renfort pour les interventions lourdes. Certaines grandes villes ont optĂ© pour des corps 100 % professionnels (aucun volontaire). Dans les communes rurales Ă  faible densitĂ© de population, les corps sont souvent composĂ©s Ă  100 % de volontaires.

Ă€ Paris et Ă  Marseille, les pompiers sont militaires. Il s'agit de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP, près de 7 000 personnes) et du Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM, plus de 2 000 personnes). Les sapeurs-pompiers et marins-pompiers sont des militaires (dĂ©pendant du ministère de la DĂ©fense) mis Ă  disposition du prĂ©fet (ministère de l'IntĂ©rieur). Les sapeurs-pompiers de Paris (75) dĂ©fendent Paris et la petite couronne : Hauts-de-Seine (92), Val-de-Marne (94) et Seine-Saint-Denis (93).
Les marins-pompiers de Marseille défendent la ville de Marseille, l'aéroport Marseille-Provence et la zone industrielle de l'étang de Berre (Fos, Lavera, Port de Bouc), le reste du département étant à la charge des sapeurs-pompiers civils du Sdis-13 (Bouches-du-Rhône).

Le génie de l'armée de terre dispose également des Unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC), qui sont des unités de renfort en cas de catastrophe en France ou à l'étranger (par exemple, tremblement de terre, incendie de forêt en été, marée noire). Ils ont une formation et un uniforme similaires à ceux des sapeurs-pompiers.

L'armée de l'air dispose sur ses bases aériennes de pompiers spécialisés dans les feux d'aéronefs.

Missions et interventions

Plus de 3,6 million d'interventions par an :

Par ailleurs, ils participent aussi aux commissions de sécurité qui visitent des établissement recevant du public (ERP). Ils font aussi de la sensibilisation et de la formation auprès du public et des écoliers.

Exemples d'interventions

Extinction d'un incendie

Voir l'article détaillé Lutte contre l'incendie.

Accident de la circulation

''Voir l'article détaillé Prompt secours routier

Véhicules et équipement

Les tenues

La tenue de base (pour toute intervention se compose d'un pantalon et d'une veste en tissus ignifugĂ© bleu, bottes Ă  lacets et fermeture glissière (rangers) — la veste est facultative pour les missions de secours Ă  personne. Le pantalon comporte un liseret rouge (passepoil), la lĂ©gion d'honneur ayant Ă©tĂ© attribuĂ©e aux corps de sapeurs-pompiers, et une bande grise rĂ©tro-rĂ©flĂ©chissante de 2,5 cm de haut autour des jambes. La veste comporte une bande grise rĂ©tro-rĂ©flĂ©chissante de 2,5 cm de haut autour de la poitrine. Cette tenue est parfois appelĂ©e « Kergl® », du nom du tissu.

Pour le secours à victime, la tenue n'a pas besoin d'être ignifugée, le sapeur-pompier peut donc être en t-shirt, polo ou pull bleu avec une bande rouge sur la poitrine sur laquelle est brodé « sapeur pompier » en blanc. Il peut mettre une parka pour se protéger des intempéries.

Pour l'incendie en milieu urbain, la tenue de base se complète d'un sur-pantalon ignifugé, d'une cagoule ignifugée, d'une veste en cuir ou en tissus ignifugé, d'un ceinturon permettant de porter son matériel personnel (gants, lampe, clef tricoise), et du casque F1 (le fameux casque argenté). Le surpantalon est relativement récent, et permet d'avoir une couche d'air isolante entre les deux pantalons, qui protège de la chaleur.

Pour les feux de forêts, la tenue de base se complète du casque F2 (plus léger) et du ceinturon.

La clef tricoise est un outil en laiton qui permet de serrer les raccords des tuyaux. Elle a parfois d'autres fonction (tourne-vis, carrés et triangles d'ouverture de dispositifs divers), on parle alors de clef polycoise.

Les parkas et veste F1 (cuir ou tissus ignifugé) comportent en bas une bande rétro-réfléchissante dont la couleur indique le grade : rouge pour un homme du rang, jaune pour un sous-officier (chef d'agrès), blanche pour un officier. Cette couleur est rappelée sur le casque F1. Le casque F2 est rouge pour les sapeurs, blanc pour les sous-officiers et officiers.

La tenue s'adapte en fonction des missions spécifiques (scaphandre pour les risques bactériologiques, chimiques et radiologiques, combinaison rouge déperlante pour les Grimp...)

Camions d'incendie

  • fourgons d'incendie
  • Échelle pivotante automatique ou Ă©chelle pivotante semi-automatique (EPA ou EPSA) : grande Ă©chelle.

Secours Ă  personne

Risques spécifiques

  • Cellule mobile d'intervention sur les risques chimiques (CMIC) ;
  • Cellule mobile d'intervention sur les risques radiologiques (CMIR) ;
  • vĂ©hicules de plongeurs.

Divers

  • VĂ©hicule de liaison tous terrains (VLTT) : voiture 4Ă—4 pour la reconnaissance et les missions dans les endroits difficiles d'accès ;
  • VĂ©hicule toutes utilitĂ©s (VTU) ou vĂ©hicule toutes interventions (VTI) : Ă©puisement des caves inondĂ©es, ascenseurs bloquĂ©s, interventions diverses ; c'est un peu le vĂ©hicule « chat dans les arbres » (-: mais dans certaines communes, un certain nombre d'interventions sont dĂ©lĂ©guĂ©s Ă  des entreprises privĂ©es : nids de guĂŞpes et d'abeilles, ascenseurs bloquĂ©s lorsqu'il n'y a pas de risque...

Une petite particularité des véhicules des sapeurs-pompiers parisiens et marseillais : comme ils sont militaires, leurs véhicules sont libérés des obligations d'immatriculation qui touchent normalement tout ce qui a accès aux routes françaises. Leurs plaques ne portent qu'une identification interne au corps.

Formation initiale et continue

La formation de base (ou Formation initiale d'application, FIA) comporte une partie incendie (dont l'utilisation de l'appareil respiratoire isolant — ARI), une partie sauvetage (se servir du lot de sauvetage et de protection contre les chutes — LSPCC) et une partie secourisme. Le minimum en secourisme est la dĂ©tention du certificat de formation aux activitĂ©s des premiers secours en Ă©quipe (CFAPSE), qui leur permet d'intĂ©grer les Ă©quipages des vĂ©hicules de secours Ă  victime (VSAV). La dĂ©tention du certificat de formation aux activitĂ©s des premiers secours routiers (CFAPSR) leur permet d'intĂ©grer les Ă©quipages des vĂ©hicules de secours routier (VSR), et est Ă©galement obligatoire pour le chef d'agrĂ©e VSAV.

Lorsque le sapeur-pompier accède à une nouvelle fonction (par exemple lorsqu'il monte en grade), il doit suivre une formation d'adaptation à l'emploi (FAE), qui comprend plusiers unités de valeur (UV) : FOR (formateur, dont le monitorat de premiers secours), SAP (secours à personne), IGH (législation sur les immeubles de grande hauteur), ERP (législation sur les établissements recevant du public), COD (conduite des engins, nécessitant le permis poids-lourds comme prérequis), COM (communication, gestion d'équipe), GOC (gestion opérationnelle et commandement, TOP (techniques opérationnelles)...

Il existe des stages de spécialisation et des formation d'adaptation aux risques locaux (FARL) comme par exemple les stages de feux de forêt (FDF).

Par ailleurs, il est soumis à une formation continue (FMA, formation de maintien des acquis), qui comprend la formation continue obligatoire pour les diplômes de secourisme (CFAPSE, CFAPSR, monitorat). Les casernes organisent des manœuvres régulières pour les volontaires et les professionnels.

Lors de sa première admission en tant que professionnel ou volontaire, le sapeur-pompier se voit remettre un carnet de suivi de formation (voir la note d'information n° 97-925 du 22 octobre 1997) où seront inscrites toutes ses qualifications, unités de valeur, diplômes et formations continues, ce qui facilitera un éventuel changement de corps (mutation, passage volontaire-professionnel).

Spécialités

Les services départementaux disposent d'un Groupement de recherche et d'intervention en milieux périlleux (grimp, à Paris : grep, Groupement de recherche et d'exploration profonde) chargé des interventions en grande hauteur ou en grande profondeur.

Ils disposent également d'un groupement de sauvetage-déblaiement (SD) pour l'intervention dans les bâtiments effondrés (explosions, tremblements de terre, glissements de terrain). Ce groupement a pour rôle de rechercher les victimes, avec des chiens et des géostéréophones (auscultation des ruines à la recherche des bruits émis par les survivants), d'accéder aux victimes, permettant ainsi de leur procurer les premiers soins, et de les dégager pour pouvoir les évacuer.

Autres spécialités :

Folklore et vocabulaire

Organisation administrative

Les sapeurs-pompiers dépendent de la Direction de la Sécurité Civile (DSC) du ministère de l'Intérieur. Au niveau départemental, ils sont sous la responsabilité du préfet de département (du préfet de police pour Paris et la petite couronne). Il sont employés et sont gérés par le Service départemental d'incendie et de secours (sdis) qui est un établissement public autonome.

La lutte contre les calamitĂ©s sur une commune sont du ressort du maire ; initialement, les sapeurs-pompiers Ă©taient communaux, la loi de finance de 1898 prĂ©voyait pour la première fois une subvention de l'État aux communes pour organiser cette lutte contre l'incendie, et celle-ci devient unposte dedĂ©pense obligatoire en 1913. Un changement de fond a eu lieu Ă  la fin des annĂ©es 1990 – dĂ©but des annĂ©es 2000 avec la dĂ©partementalisation : les sapeurs-pompiers sont dĂ©sormais rattachĂ©s au dĂ©partement via le sdis, et les municipalitĂ©s financent le sdis de manière obligatoire. Cette dĂ©partementalisation s'est accompagnĂ©e d'une « rationalisation » des moyens, c'est-Ă -dire du regroupement des petits centres de première intervention (CPI) qui a provoquĂ© un grand mĂ©contentement tant du cĂ´tĂ© des sapeurs-pompiers, qui perdaient le contact avec la commune que des Ă©lus et des cotoyens, qui voyaient disparaĂ®tre le CPI de proximitĂ©.

La dotation des casernes en personnel et en matériel est décrit dans le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR).

Voir aussi l'article Police municipale.

Les casernes

On distingue trois types de caserne, selon le nombre d'interventions effectuées à l'année et l'équipement :

Un centre couvre une zone géographique déterminée. Si un centre ne peut pas assurer toutes les missions à un moment donné (par exemple survenue simultanée de plusieurs accidents ou sinistres), c'est la caserne la plus proche qui assure les interventions en surnombre (on parle de départ en second appel).

Dans les CSP, et les CS lorsqu'il y a une garde, il y a une personne, appelée le stationnaire, chargée de recueillir les appels directs au standard (appels personnels, ou personne composant le numéro de la caserne au lieu du 18), et d'assurer la liaison radio avec les véhicules partis en intervention.

Les centres opérationnels

Le Centre de Traitement de l'Alerte (CTA) est chargé de la réception des appels au 18 (et parfois au 112) et donne l'ordre de départ ; le CTA prévient la caserne et l'équipage du véhicule qui doit partir et suit le déroulement de la mission, en collaboration avec le Samu pour la partie médicale. À Paris, le centre de régulation s'appelle COT (centre des opérations de transmission).

Lors d'une opération, le commandement est fait sur le terrain (par l'officier ou le sous-officier). Cependant, il y a des centre de coordination opérationnels, qui permettent de savoir quelle équipe est engagée à quel endroit, et de gérer les demandes de renfort. Au niveau départemental, cela est assuré par le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis).

Lorsqu'une situation dépasse un département, la coordination est prise en charge par le Centre opérationnel de zone(Coz, anciennement Circosc, Centre inter-régional de coordination de la sécurité civile). Il existe un Coz par zone de défense (la France métropolitaine est divisée en neuf zones de défense). Il y a également un centre national, le Centre opérationel de gestion interministériel des crises (Cogic).

Le service de santé

Le SSSM est le Service de santé et de soins médicaux. Regroupe les médecins et infirmiers sapeurs-pompiers (ISP). Ses rôles sont :

  • suivi mĂ©dical des sapeurs-pompiers (visite mĂ©dicale d'aptitude, mĂ©decine du travail) ;
  • paramĂ©dicalisation des secours : les infirmiers sapeurs-pompiers sont autorisĂ©s Ă  appliquer des protocoles d'urgence rĂ©digĂ©s par le mĂ©decin-chef du sdis ;
  • mĂ©dicalisation ; dans les zones oĂą les dĂ©lais d'intervention du samu sont trop importants, la mĂ©dicalisation est frĂ©quemment effectuĂ©e par un mĂ©decin sapeur-pompier (souvent un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste sapeur-pompier volontaire).

Textes législatifs

  • loi N° 87-565 du 22 juillet 1987 sur l'organisation de la sĂ©curitĂ© civile et la prĂ©vention des risques (abrogĂ©e par la loi n°2004-811 du 13 aoĂ»t 2004)
  • dĂ©cret n° 87-965 du 30 novembre 1987 du 30 novembre 1987 relatif Ă  l'agrĂ©ment des transports sanitaires terrestres
  • loi 96-369 relative aux services d'incendie et secours (intĂ©grĂ©e au code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales)
  • loi 96-370 du 3 mai 1996 relative au dĂ©veloppement du volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers
  • loi 92-125 du 6 fĂ©vrier 1992 relative Ă  l'administration territoriale de la RĂ©publique
  • code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales, notamment les articles R.1424-1 Ă  R.1424-55 concernant l'organisation des sapeurs-pompiers et des Services dĂ©partementaux d'incendie et de secours (sdis)
  • le code de la route, Chapitre II du Titre 3 du Livre IV de la Partie rĂ©glementaire, intitulĂ© « VĂ©hicules d'intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral »
  • Loi 2004-811 du 13 aoĂ»t 2004 de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile.

Liens externes

Les sapeurs-pompiers en Belgique

En Belgique, il y a 17 000 sapeurs-pompiers, dont 12 000 volontaires et 5 000 professionnels. Les sapeurs-pompiers sont des agents communaux ou d'associations intercommunales, sauf ceux de la rĂ©gion de Bruxelles-Capitale qui sont des agents de l'Ă©tat. Ils dĂ©pendent de la Direction GĂ©nĂ©rale de la Protection Civile du ministère de l'IntĂ©rieur.

L'organisation des secours se fait au niveau de la province. Le gouverneur de province fixe les communes d'implantation et la composition des groupes régionaux. Les communes qui n'ont pas de centre de groupe régional peuvent créer leur propre corps, ou bien payer une redevance à la commune où est implanté le centre le plus proche du groupe régional. Afin de faciliter la coopération entre les groupes régionaux, plusieurs groupes régionaux peuvent conclure une convention de secours et former une zone.

La formation de base donne la délivrance du brevet de sapeur-pompier. Elle comprend une formation de lutte contre l'incendie, ainsi qu'une formation de secourisme (formation à l'aide médicale urgente ou AMU) de 120h (avec un recyclage obligatoire).

Les missions des sapeurs-pompiers sont :

  • la lutte contre l'incendie ;
  • les premiers secours sur les lieux d'un sinistre et le transport des personnes blessĂ©es vers les hĂ´pitaux ;
  • l'intervention, conjointement avec les services de la protection civile, lors de catastrophes ;
et d'une manière générale la protection des personnes et des biens.

Voici un liste de quelques termes et abréviations utilisés en Belgique :

  • 100 : numĂ©ro tĂ©lĂ©phonique d'appel d'urgence ; le 112 (numĂ©ro d'appel d'urgence europĂ©en) est Ă©galement actif ;
  • autoĂ©chelle : grande Ă©chelle ;
  • autopompe : camion d'incendie ;
  • centrale 100 : standard de rĂ©ception des appels d'urgence ;
  • Pasi : poste avancĂ© du service d'incendie, groupement opĂ©rationnel (caserne) des sapeurs-pompiers de la rĂ©gion de Bruxelles-Capitale ;
  • Siamu : Service d'incendie et d'aide mĂ©dicale urgente, administration (dont l'Ă©tat-major) regroupant les sapeurs-pompiers de la rĂ©gion de Bruxelles ; cet acronyme signifie Ă©galement « soins intensifs et aide mĂ©dicale d'urgence », une spĂ©cialisation d'infirmier en Belgique ;
  • SRI : Service rĂ©gional d'incendie.

Textes législatifs

Liens externes

Liens externes


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