Roland Topor Article, Signification, Explication
Roland Topor (1938-1997), dessinateur, peintre, écrivain et cinéaste français connu pour le caractère surréaliste et engagé de ses œuvres.
Il nait à Paris le 7 janvier 1938 et passe ses premières années en Savoie où ses parents, immigrés polonais de confession juive, se cachent de l'occupant nazi.
Étudiant à l'École des beaux-arts de Paris, il collabora au journal Hara-Kiri dont il partageait le culte de l'humour noir, décapant et cynique. Il fut l'un des créateurs en 1962 du mouvement Panique avec Fernando Arrabal, Alexandro Jodorowsky et Jacques Sternberg.
En collaboration avec René Laloux, il fut attiré par le cinéma d'animation. Leur long-métrage La Planète sauvage obtint en 1973 le prix spécial du jury à Cannes. Il tint quelques rôles secondaires au cinéma pour lequel il réalisa aussi quelques affiches (Le Tambour de Volker Schlöndorff). On le retrouva également à la télévision pour deux émissions décalées : Merci Bernard pour les adultes en 1982 et Téléchat pour les enfants en 1983.
Il toucha également au théâtre, notamment en compagnie de Jérôme Savary, tantôt pour le scénario et la mise en scène, tantôt pour les décors et les costumes. Il a notamment fait la mise en scène, signé les décors et costumes d'Ubu Roi au Théâtre de Chaillot en 1992.
Il devint, à titre posthume, Satrape du Collège de 'Pataphysique.
Tout au long de sa vie, il publia bon nombres de livres et de recueils de nouvelles, souvent restés confidentiels. Pourtant, Roman Polanski en tira Le Locataire, en 1976.
Il est décédé le 16 avril 1997
Un personnage attachant de Topor est Max Lampin, le bouc émissaire universel.
Une citation révélatrice sur les motivations de ce touche-à -tout, dans Mémoires d'un vieux con:
(1982)]]
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« L'humanité a besoin de sublime.
Le sublime du sublime, c'est l'art.
Le sublime de l'art, c'est l'avant-garde.»
Ou cet extrait de sa propre biographique dans Pense-bĂŞtes :
« ...
Je veux que mon existence
Soit une suprĂŞme offense
Aux vautours qui s'impatientent
Depuis les années quarante
En illustrant sans complexe
Le sang, la merde et le sexe.»
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