article sur le Retraite (sociale), Explication sur le Retraite (sociale)

Retraite (sociale) Article, Signification, Explication

La retraite, dans le sens social et financier, se caractérise par :
  • la cessation d'une activité professionnelle sous certaines conditions (âge, durée d'exercice, etc.)
  • le bénéfice d'une pension de vieillesse (appelée souvent elle aussi « retraite »), obtenu à titre gratuit ou contre cotisation. La cotisation a pu être versée en partie, ou la pension de retraite complétée, par un tiers (l'employeur, l'état...), notamment pour tenir compte de situations particulières :
    • maternité,
    • handicaps,
    • modification grave du nombre des assurés (mineurs de houille, agriculteurs, etc.)
  • éventuellement, possibilité de reprendre une autre activité rémunérée.

La retraite, historiquement rare et courte créée apparemment par Bismarck au XIXe siècle, se généralise au XXe siècle avec l'allongement de la durée de vie. Devenue perspective probable, elle pose des problèmes particuliers du fait de son horizon inhabituellement lointain (plusieurs dizaines d'années) et donc du caractère hautement spéculatif des conditions dans lesquelles elle pourra s'exercer.

On remet également en cause son financement ancien sur les salaires, puisque la part de ceux-ci ne fait que diminuer dans la valeur ajoutée à mesure que celle-ci, dans une société industrialisée, augmente.

Table of contents
1 Principe de gestion
2 Types de retraites
3 historique (ébauche)
4 Voir aussi
5 Liens externes

Principe de gestion

Tous les systèmes organisent un transfert de ressources des actifs d'aujourd'hui vers les inactifs (pensionnés de retraite). Ce transfert peut se régler selon de multiples clefs qui sont généralement combinées :
  • le choix personnel : vivre comme Achille ou la cigale proverbiale (bien maintenant, et tant pis pour la vieillesse, si on y arrive), ou comme la fourmi (préparons l'avenir et tant pis pour mon confort actuel).
  • le choix collectif (disciplinons les cigales, sinon il faudra les prendre en charge).
  • le mode de transfert vers le futur : par la propriété individuelle ou par des « droits sociaux ».
  • la référence utilisée : la situation passée des pensionnées (qu'il s'agisse de leur revenu ou de leur activité) ou la situation présente des pensionnées par rapport aux actifs du moment.
  • la détermination du montant transféré : en part relative de la richesse disponible, ou en valeur absolue.

Types de retraites

Plusieurs grands principes de fonctionnement, qui peuvent être combinés, existent :

  • la solidarité familiale : chaque groupe (famille, famille élargie, clan etc.) prend en charge ses retraités et leur assure l'existence.

  • la rente : le détenteur d'un capital venant d'une capitalisation ou d'une autre source ne connaît pas son espérance de vie et il sait que ses capacités vont s'amoindrir : cela limite les possibilités de bonne gestion d'un capital. Il peut donc préférer le convertir en rente viagère, ou bien le convertir en actif capable de produire un revenu relativement sûr avec un minimum de gestion (type placement immobilier, obligations d'état, etc.)

  • la capitalisation : chaque (futur) retraité épargne pour son propre compte, constituant ainsi un capital. Il le dépensera le moment venu. Il peut gérer lui-même ce capital ou bien le confier à un ou plusieurs professionnels de gestion de patrimoine. Cela suppose des gestionnaires honnêtes et efficaces, et historiquement des scandales et des situations économiques difficiles ont trompé les espoirs et par suite ruiné la confiance dans ce type de système, conduisant à promouvoir un système « social » :

  • la répartition : ce sont les cotisations des travailleurs et employeurs actuels qui payent les retraités actuels. Deux présentations existent de ce système.
    • La doctrine officielle est celle d'une solidarité élargie, collective et intergénérationnelle, où chaque (futur) retraité prend en charge les retraités du moment (et sera pris en charge lui-même par les cotisants futurs). Dans cette logique, le cotisant d'aujourd'hui n'a aucun droit réel, et le système se fiscalise : les cotisations sont fixées par le niveau d'impôt, on partage le montant entre les retraités selon des clefs complexes.
    • Dans l'imaginaire collectif et dans la présentation publicitaire, ce système est plutôt conçu comme une épargne collective, un système de capitalisation mutuel, où le futur retraité acquiert des droits réels sur les futurs cotisants ; les pensions sont fixés par des règles complexes, et on se débrouille pour trouver les ressources financières nécessaires.
Ces deux doctrines cohabitent, plus ou moins bien selon la souplesse qu'on laisse aux inévitables variations de population et la gestion politique des intérêts contradictoires des pensionnés et des cotisants. En pratique, c'est une variante de la vente pyramidale, avec ses défauts, et le système génère son propre type de scandale, conduisant par contrecoup à réhabiliter les autres systèmes, y compris la capitalisation.

Au-delà de ces techniques « classiques », on peut remarquer que la France de 1900 avait 8 habitants sur 10 en travail rural, contre 1 sur 20 aujourd'hui, soit une diminution d'effectifs de 16 à 1. Meurt-on pour autant de faim en France ? Non : la production agricole y a même augmenté. Il n'y a donc pas de raison qu'on ne puisse nourrir les travailleurs agricoles à la retraire, et cet exemple montre simplement que ce n'est pas par un prélèvement sur les salaires - salaires appelés éventuellement à décroître encore à terme en cas de forte automatisation - que l'avenir des retraites sera assuré de la façon la plus stable. La situation est encore plus claire pour les mineurs de houille, dont plus un seul actif ne reste aujourd'hui en France. Un substitut possible est le financement sur la valeur ajoutée, que celle-ci soit produite par des hommes ou des machines - voire le tiers monde.

historique (ébauche)

Alors que les sociétés traditionnelles se débrouillent avec leurs vieux selon des modes variés, en Occident des systèmes plus formalisés commencent à apparaître au cours du XVIIIe siècle. Les rois pensionnent leurs vieux serviteurs, notamment soldats (en France : Hôtel des Invalides), la République et les empires confortent ce système.

Au XIXe siècle, la mise en place d'un système généralisé sera la réponse bismarckienne à la « question sociale », réponse imitée et efficace, puisqu'un célèbre anarchiste du début du XXe siècle obtiendra cette réponse d'un ouvrier à sa propagande révolutionnaire :

et ma retraite ?
D'où il déduira que son combat est perdu.

Aujourd'hui (début XXIe siècle), le sentiment dominant est plutôt que tous ces systèmes sont complémentaires, et qu'un bon système doit être mixte pour assurer à la fois la solidarité, la sécurité, la responsabilité et la liberté : une part obligatoire et une part libre, une part collective et une part individuelle. Les débats restent vifs sur la place respective des multiples offres.

Détail des types et organismes de retraite

Voir aussi

Liens externes

Articles d'opinion du mouvement ATTAC :
 

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