Retraite (sociale) Article, Signification, Explication
La retraite, dans le sens social et financier, se caractérise par :- la cessation d'une activité professionnelle sous certaines conditions (âge, durée d'exercice, etc.)
- le bénéfice d'une pension de vieillesse (appelée souvent elle aussi « retraite »), obtenu à titre gratuit ou contre cotisation. La cotisation a pu être versée en partie, ou la pension de retraite complétée, par un tiers (l'employeur, l'état...), notamment pour tenir compte de situations particulières :
- maternité,
- handicaps,
- modification grave du nombre des assurés (mineurs de houille, agriculteurs, etc.)
- éventuellement, possibilité de reprendre une autre activité rémunérée.
On remet également en cause son financement ancien sur les salaires, puisque la part de ceux-ci ne fait que diminuer dans la valeur ajoutée à mesure que celle-ci, dans une société industrialisée, augmente.
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2 Types de retraites 3 historique (ébauche) 4 Voir aussi 5 Liens externes |
Plusieurs grands principes de fonctionnement, qui peuvent être combinés, existent :
Principe de gestion
Tous les systèmes organisent un transfert de ressources des actifs d'aujourd'hui vers les inactifs (pensionnés de retraite). Ce transfert peut se régler selon de multiples clefs qui sont généralement combinées :
Types de retraites
Ces deux doctrines cohabitent, plus ou moins bien selon la souplesse qu'on laisse aux inévitables variations de population et la gestion politique des intérêts contradictoires des pensionnés et des cotisants. En pratique, c'est une variante de la vente pyramidale, avec ses défauts, et le système génère son propre type de scandale, conduisant par contrecoup à réhabiliter les autres systèmes, y compris la capitalisation.
Au-delà de ces techniques « classiques », on peut remarquer que la France de 1900 avait 8 habitants sur 10 en travail rural, contre 1 sur 20 aujourd'hui, soit une diminution d'effectifs de 16 à 1. Meurt-on pour autant de faim en France ? Non : la production agricole y a même augmenté. Il n'y a donc pas de raison qu'on ne puisse nourrir les travailleurs agricoles à la retraire, et cet exemple montre simplement que ce n'est pas par un prélèvement sur les salaires - salaires appelés éventuellement à décroître encore à terme en cas de forte automatisation - que l'avenir des retraites sera assuré de la façon la plus stable. La situation est encore plus claire pour les mineurs de houille, dont plus un seul actif ne reste aujourd'hui en France. Un substitut possible est le financement sur la valeur ajoutée, que celle-ci soit produite par des hommes ou des machines - voire le tiers monde.
Au XIXe siècle, la mise en place d'un système généralisé sera la réponse bismarckienne à la « question sociale », réponse imitée et efficace, puisqu'un célèbre anarchiste du début du XXe siècle obtiendra cette réponse d'un ouvrier à sa propagande révolutionnaire :
Aujourd'hui (début XXIe siècle), le sentiment dominant est plutôt que tous ces systèmes sont complémentaires, et qu'un bon système doit être mixte pour assurer à la fois la solidarité, la sécurité, la responsabilité et la liberté : une part obligatoire et une part libre, une part collective et une part individuelle. Les débats restent vifs sur la place respective des multiples offres.
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Alors que les sociétés traditionnelles se débrouillent avec leurs vieux selon des modes variés, en Occident des systèmes plus formalisés commencent à apparaître au cours du XVIIIe siècle. Les rois pensionnent leurs vieux serviteurs, notamment soldats (en France : Hôtel des Invalides), la République et les empires confortent ce système.
D'où il déduira que son combat est perdu. Détail des types et organismes de retraite
Voir aussi
Liens externes
Articles d'opinion du mouvement ATTAC :
