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Religion et alimentation Article, Signification, Explication

La plupart des religions ont prescrit ou prescrivent des usages spécifiques à l'alimentation de leurs fidèles. Ces obligations se répartissent en :

  • des diététiques particulières (viande halâl, nourriture kasher, macrobiotisme, végétarisme, végétalisme, etc.) qui se répartissent autour de la dialectique entre le pur et l'impur ; dans une autre symbolique, l'église catholique prescrivit jusqu'au concile Vatican II de ne pas manger de viande le vendredi;
  • la pratique du jeûne plus ou moins complet, sur des périodes plus ou moins prolongées et régulières, accompagnée ou non d'abstinence sexuelle.

Table of contents
1 Nourriture et thérapeutiques
2 Religions et philosophies antiques
3 Religions du Livre
4 Islam
5 Religions(s) végétarienne(s)
6 Articles connexes

Nourriture et thérapeutiques

Religions et philosophies antiques

Les philosophes
hédonistes préconisaient la tempérance. Mais certains, tel Apollonios de Tyane, préconisaient le végétarisme considérant la chair comme impure.

Religions du Livre

Les textes

Ancien Testament

Les prescriptions
alimentaires juives sont définies par le Lévitique, XI.1-9 et le Deutéronome, XIV, 3-20. Néanmoins, les règles de la casherout (de casher, « pur ») sont bien plus étoffées que cela.

Nouveau Testament

Le Nouveau Testament n'interdit pas, mais le christianisme encourage à ne pas se laisser tenter à la gourmandise.

Particularités par religion

Christianisme

Le christianisme des premiers siècles préconise de s'abstenir de viandes sacrifiées. Il s'agit des animaux sacrifiés en l'honneur des dieux païens ; cette interdiction s'explique facilement : manger l'animal offert en sacrifice revient à participer au sacrifice.

L'Église catholique a imposé des restrictions d'ordre calendaire, essentiellement à base de jeûnes :

  • hebdomadaires : mercredi et vendredi, dont le vendredi saint ou un jeûne total était demandé (une collation est aujourd'hui autorisée). On peut boire ;
  • cycliques pour les Quatre-temps et pour le carême, qui se répartit en carême de l'Avent (quarante jours avant Noël) et carême de Pâques (quarante jours ouvrables avant Pâques, soit une durée s'etendant en général sur 46 jours calendaires : On ne fait pas carême le dimanche, jour du Seigneur). Ces jeûnes de quarante jours font référence à celui de même durée que fit Jésus, rapporté dans les Évangiles. En réaction, à la veille de carême, une nouvelle fête profane s'est créée, le Mardi Gras ;
  • interdictions alimentaires : consommation de la viande, remplacée éventuellement par le poisson le vendredi, jusqu'au concile Vatican II qui abrogea cette obligation.

La gourmandise (que nous nommerions plutôt aujourd'hui « gloutonnerie ») est l'un des sept péchés capitaux. Ce n'est pas le fait en soi d'apprécier la bonne chère qui est reproché mais celui de manger plus que de besoin.

Judaïsme

Le judaïsme, selon le Lévitique (XI.1-47 ; voir ci-dessus), indique les faits suivants :
  • bovins et les caprins sont permis ;
  • le lièvre est considéré comme un ruminant. L'interdiction s'étend à toute les catégories de lapins. (cf. le récit de David jeûnant dans le désert tandis qu'un lièvre passe à sa portée) ;
  • la consommation des porcs est interdite, l'usage en interdit l'élevage ;
Que penser cependant de la parabole du fils prodigue qui viendra plus tard qui se fait gardien de pourceaux ?
  • le poisson est autorisé, au contraire des crustacés. Ceux-ci ainsi que les coquillages sont interdits parce qu'il est difficile de déterminer si ce sont des pierres (comme les huîtres, les moules) ou si des animaux (comme le bernard l'ermite). De même, le homard et l'écrevisse sont impurs parce que mélangés : avant l'avènement de la classification de Linné, on pouvait se demander si ces animaux étaient terrestres ou marins ;
  • les oiseaux sauvages, l'aigle, l'orfraie et l'aigle de mer, le milan, l'autour et ce qui est de son espèce, le corbeau et toutes ses espèces, l'autruche, le hibou, la mouette, l'épervier, etc., sont en abomination. La chauve-souris est comptée comme un oiseau. Le texte parle des reptiles qui volent, ce qui, dans l'ignorance, représente une sorte d'intuition : on a en effet découvert que les oiseaux sont des descendants de certains sauriens. En résumé, on ne mange pas les oiseaux sauvages, ce qui limite la viande de gibier.
  • Le mélange sous quelque forme que ce soit de viande bovine et de lait est strictement interdit. Les familles les plus religieuses disposent de réfrigérateurs différents pour le lait et la viande, voire de couverts et de lave-vaisselle distincts ! Argument invoqué : Tu ne mangeras pas le veau sous la mère (Deutéronome ?).

Indépendamment des animaux, dont le traducteur n'a pas trouvé le nom et qui peuvent avoir disparus, les sauterelles sont autorisées. On constate que le dégoût varie avec les contextes culturels et les époques.

La pureté se défini comme l'absence de mélange. L'impureté contamine par le contact ou le toucher, même accidentels. Le texte précise les règles de purification pour celui qui passe outre la Loi ; ce rituel s'étend même à l'approche des charognes. En conséquence, l'acceptation des produits surgelés peut être difficile dans certains milieux très orthodoxes.

Le Deutéronome reprend les mêmes interdictions et ajoute « Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère ». Ce verset élimine toute cuisine à la crème, comme la blanquette, mais aussi le fromage à la fin des repas au cours desquels de la viande a été consommée. Enfin, on n'utilise pas les mêmes couverts pour manger des produits lactés et des produits carnés.

La casherout prévoit des rituels de purification de la vaisselle qui ont lieu au moins une fois par an.

En outre, on jeûne pour Yom Kippour et mange un repas spécial pour la Pâque : le seder Pessah, qui commence par les herbes amères.

Islam

On s'abstient de porc, considéré comme impur et d'alcool car l'ivresse est dite ramener l'homme à la dimension de l'animal. L'interdiction de boire de l'alcool est inscrite dans le Coran et s'est faite de manière graduelle. On rapporte un épisode au cours duquel un homme en état d'ivresse pria et déforma la sourate qu'il récitait au point de dire le contraire des paroles divines. Pourtant, les poètes comme Omar Khayyam ont célébré le vin et l'ivresse.

Halâl est un terme général en langue arabe qui veut dire « licite », « permis par la religion ». C'est le contraire de harâm. Bien qu'halâl (tout comme son opposé) puisse s'appliquer à n'importe élément de la vie, il concerne généralement la nourriture. On dira donc que boire de l'alcool ou manger du porc sont haram. En fait, manger du porc est permis lorsque c'est la seul nourriture disponible et que l'on risque de mourir de faim le cas échéant (cf verset du Coran ???). En ce qui concerne la viande, il faut qu'elle soit égorgée et saignée. Il existe aussi d'autres règles, mais qui ne font pas toujours l'objet d'un consensus (comme par exemple le caractère licite ou non de manger de la viande de cheval). Tout ce qui provient de la mer est considéré halâl.

La plus importante restriction calendaire de l'islam est le ramadan. Il s'agit d'un mois de l'année ou cours duquel les personnes répondant à certaines conditions doivent s'abstenir de manger et de boire du lever au coucher du soleil. L'obligation s'interrompt en cas de maladie, sous réserve que les jours soient rattrapée dans l'année qui suit.

Religions(s) végétarienne(s)

[À compléter] Les bouddhistes et les hindouistes sont souvent végétariens afin d'appliquer la non-violence (ahimsa) à toute forme de vie. Ce n'est cependant pas une prescription absolue. De même les Rastafaris préfèrent une alimentation végétarienne, sans que cela soit un quelconque dogme.

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