Raisonnement par récurrence Article, Signification, Explication
Le raisonnement par récurrence est un raisonnement utilisant le cinquième axiome de Peano appelé aussi principe de récurrence :- Si un ensemble d'entiers naturels contient 0 et contient le successeur de chacun ses éléments alors cet ensemble est égal à N
Mais ces deux propriétés sont équivalentes.
Selon le point de vue adopté, le principe de récurrence peut-être considéré comme un axiome, ou bien se déduire d'un axiome précédemment adopté. En voici deux exemples :
Nous avons vu que le principe de récurrence est un axiome, ou est équivalent à un axiome, et comme tout axiome, il peut être rejeté. On crée alors un nouveau domaine mathématique. Dans ce domaine, il existe un prédicat P tel que l'on ait simultanément les trois propriétés suivantes :
Pour démontrer qu'une propriété P(n), dépendant de n, est vraie pour tout entier naturel , il suffit de démontrer que
La démonstration de cette propriété est analogue à celle décrite plus haut
Exemple d'utilisation :
Pour démontrer que tout entier naturel supérieur ou égal à 2 possède un diviseur premier.
C'est un article concernant le Raisonnement par récurrence. La page contient la signification du Raisonnement par récurrence , Description et explication au sujet de Raisonnement par récurrence Récurrence simple
Pour démontrer qu'une propriété P(n), dépendant de n, est vraie pour tout entier naturel , il suffit de démontrer que
La première propriété s'appelle l'initialisation, et la seconde l'hérédité.Démonstrations
Equivalence avec le cinquième axiome de Peano
Le principe de récurrence est équivalent au cinquième axiome de Peano.
Cet ensemble contient 0. Soit n un entier de E, ou bien n est strictement inférieur à n0 alors son successeur appartient à A donc à E, ou bien alors n appartient à B. La propriété d'hérédité dit que le successeur de n vérifie P, donc appartient à B, donc appartient à E.
Soit E une partie de contenant 0 et tel que tout élément de E a son successeur dans E. Alors la propriété est héréditaire et est vérifiée par 0, donc, selon le principe de récurrence, est vérifiée par tout entier, et Equivalence avec le principe de Fermat
Le principe de Fermat énonce que toute partie non vide de possède un plus petit élément. Le principe de récurrence est équivalent au principe de Fermat.
Si on suppose B' non vide, il possède un plus petit élément N strictement supérieur à n0, puisque n0 vérifie P (initialisation). Ce N possède un prédécesseur N - 1 supérieur ou égal à n0, N - 1 n'est pas élément de B' donc il vérifie P, mais alors son successeur N doit vérifier P (hérédité).
Il s'agit de montrer que, si B est une partie non vide de , alors B possède un plus petit élément, autrement dit que :
Evidence du principe ?
On trouve souvent comme justification du principe de récurrence des textes tels que celui-ci :
Cependant, cette argumentation ne saurait constituer une démonstration du principe de récurrence, car pour montrer que P(n) est vrai pour TOUT n, il faudrait écrire TOUTES les implications entre P(n) et P(n+1) et cela nécessiterait une infinité d'implications. Or une démonstration se doit d'être finie.
Quel sens donner à un tel prédicat P ? Est-ce concevable ? Comment définir une propriété vraie pour 0, vraie pour n+1 si elle est vraie pour n, et cependant fausse pour un certain entier ? Voici une possibilité. Les entiers n vérifiant la propriété P seront qualifiés d'accessibles, de limités, ou de standard. Les entiers n ne vérifiant pas la propriété P seront qualifiés d'inaccessibles, d'illimités, ou de non standard. Ainsi, 0 est accessible. Si n est accessible, alors n+1 l'est aussi. Cependant, il existe des entiers qui nous sont inaccessibles. Finalement, la propriété P ainsi définie ne correspond-elle pas à la réalité ?
Ce point de vue est à la source de l'analyse non standard, dans laquelle la propriété P décrite ci-dessus est une notion primitive qui s'ajoute aux notions d'ensembles et d'appartenance.Exemples
Exemple 1
Montrons que la somme des n premiers carrés est égal à .
La propriété est bien héréditaire.Exemple 2
Pour démontrer par récurrence que
Il suffit
Précautions à prendre
Si on prend, par exemple, la suite , on peut observer que cette suite est croissante à partir de n = 2 car .
Récurrence forte
Il est parfois nécessaire, dans des raisonnements par récurrence, d'utiliser une version plus forte pour l'hérédité :
Bref, pour démontrer la propriété au rang suivant il faut la supposer vraie pour tous les rangs inférieurs.
ou bien n + 1 est premier alors il possède un diviseur premier qui est lui-même
Articles annexes
