article sur le Radioamateur, Explication sur le Radioamateur

Radioamateur Article, Signification, Explication

           

L'Union internationale des télécommunications définit l'activité radioamateur comme « un service de radiocommunication ayant pour objet l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectuées par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire ». Cette règle s'applique dans la plupart des pays dans les mêmes termes.

L'émission d'amateur est donc une activité scientifique qui permet, à ceux qui la pratiquent, d'établir des liaisons radio avec les radioamateurs du monde entier. Elle permet d'acquérir des connaissances techniques dans les domaines de la radio et de l'électronique et de développer des liens d'amitié entre amateurs de différents pays. Les communications sont réglementées mais les amateurs peuvent non seulement discuter technique radio mais également d'astronomie, de météorologie, d'informatique, de la vie associative et même de questions personnelles, pour autant qu'ils discutent en leur nom propre et pas au nom de tierce personne.

Les amateurs partageant cette passion appartiennent à la « communauté des radioamateurs ».

Table of contents
1 La licence
2 L'indicatif radioamateur
3 Les codes et abréviations
4 Les bandes radioamateur
5 Modes d'émission
6 Types de transmission
7 Historique
8 Radioamateur et sécurité civile
9 Autres amateurs de radiocommunication
10 SWl
11 Voir aussi
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La licence

Les radioamateurs peuvent émettre sur les ondes-courtes à condition de disposer d'une licence d'émission acquise après avoir obtenu une licence d'opérateur radio.

Ce document officiel est délivré par l'administration de tutelle après avoir réussi un examen portant sur la réglementation, la radioélectricité et le code Morse, bien que ce dernier ait été supprimé dans beaucoup de pays dont l'Europe suite aux accords signés lors de la World Radio Conference de 2003.

L'activité radioamateur est accessible à tous, quel que soit le niveau d'instruction, y compris aux enfants bien que certains pays limitent l'âge minimum à 13 ans.

Ce « certificat d'aptitude » permet au radioamateur d'obtenir une licence (qu'il devra payer annuellement) et un indicatif.

L'indicatif est utilisé par le radioamateur comme identifiant personnel, lui servant de surnom et pour nommer ses correspondant(e)s.

L'indicatif radioamateur

Cet indicatif obeit Ă  un format standard de la forme PPxSSS :

  • PP prĂ©fixe permettant d'identifier le pays, F pour la France, HB pour la Suisse, ON pour la Belgique, VE pour le Canada, etc.
  • x un chiffre qualifiant la classe de licence ou la zone gĂ©ographique
  • SSS le suffixe personnel attribuĂ© au titulaire constituĂ© de 1 Ă  3 caractères.
  • Ce groupe de caractères est complĂ©tĂ© par le suffixe /P pour les activitĂ©s portables, /M pour les activitĂ©s mobiles et /MM pour les activitĂ©s maritimes mobiles.

Exemples : F5ABC, est une station radioamateur française fixe disposant de tous les privilèges ; ON2ABC est une station radioamateur belge utilisée par un amateur disposant d'une licence de base (novice) ; VE2ABC est une station radioamateur canadienne située au Québec.

  • Cas particuliers
Aux États-Unis le préfixe (K, W, N ou A) définit également la région géographique du titutaire (K pour les stations situées dans la moitié Est du pays, W à l'Ouest et inversement pour les stations maritimes) bien que l'assignation soit aujourd'hui caduque (on retrouve quelques stations terrestres W à l'Est et des K à l'Ouest).

Quant au suffixe, la partie suivant le chiffre, en Russie par exemple, il dépend de l'Oblast (région) dans laquelle réside l'amateur. Aux États-Unis il dépend également de l'État dans lequel réside l'amateur.

  • Indicatifs spĂ©ciaux
Si on suit cette nomenclature, il peut exister des indicatifs en trois lettres du genre « PPnS » tel que l'indicatif « C3W » attribué à une station de Chypre (5B). Il s'agit d'un indicatif spécial. Aux États-Unis on les appelle les indicatifs « 1x1 » et sont réservés à la commémoration d'événements spéciaux. Des indicatifs plus longs sont autorisés, en respect de la législation. La plupart des pays utilisent ce format raccourci à 3 ou 4 caractères car d'une part il permet d'identifier rapidement la station célébrant un événement, ce qui attire les amateurs, et d'autre part cela accélère les communications (QSO).

En parallèle, les administrations nationales peuvent distribuer des indicatifs particuliers (que certains logiciels radioamateur et parfois les radioamateurs eux-même, Hi!, ne reconnaissent pas toujours comme étant valides) tel que « Z3100A » qui célèbre le centième anniversaire d'une institution.

  • Indicatif personnalisĂ©
En général c'est l'administtation de tutelle qui assigne l'indicatif au radioamateur en fonction de sa classe de licence ou de son lieu de résidence selon le cas.

Certaines administations autorise l'utilisateur de choisir lui-même le suffixe et parfois le chiffre qu'il souhaite utilisé dans son indicatif.

C'est ainsi que certaines jeunes femmes (appelées YL dans le jargon radioamateur) choisissent un indicatif se terminant par... YL (exemple : F4YL ou HB9XYL) ou que d'autres, régulièrement en voyage à l'étranger utilise « X » après le chiffre, tel « 5U7X »

Les codes et abréviations

Pour faciliter les communications qui peuvent s'étendre à l'ensemble des pays du monde, les radioamateurs communiquent souvent en anglais (avec un vocabulaire souvent restreint) en utilisant le code Q et des abréviations internationales admises par tous (exemple : OM signifie radioamateur, abrégé de Old Man). Ils confirment leur contact en échangeant une carte QSL, code signifiant « accusé de réception » dans le code Q.
Ces codes et abréviations, initialement prévus pour simplifier la transmission de messages en télégraphie, sont aussi utilisés en phonie. L'usage de ces codes en télégraphie dispense de connaître l'anglais ou la langue du correspondant.

Les bandes radioamateur

Les radioamateurs peuvent émettre sur une vingtaine de bandes réparties régulièrement sur tout le spectre des ondes radio et dans une multitude de modes.

Bandes de fréquences (en MHz) utilisables dans la Région 1 de l'UIT (France et l'Île de la Réunion) :

  • 0,1357 Ă  0,1378
  • 1,810 Ă  1,850
  • 3,500 Ă  3,800
  • 7,000 Ă  7,100
  • 10,100 Ă  10,150
  • 14,000 Ă  14,350
  • 18,068 Ă  18,168
  • 21,000 Ă  21,450
  • 24,890 Ă  24,990
  • 28,000 Ă  29,700
  • 50,200 Ă  51,200
  • 144,000 Ă  146,000
  • 430,000 Ă  440,000
  • 1 240,000 Ă  1 300,000
  • 2 300,000 Ă  2 450,000
  • 5 650,000 Ă  5 850,000
  • 10 000,000 Ă  10 500,000
  • 24 000,000 Ă  24 250,000
  • 47 000,000 Ă  47 200,000
  • 75 500,000 Ă  81 000,000
  • 119 980,000 Ă  120 020,000
  • 142 000,000 Ă  149 000,000
  • 241 000,000 Ă  250 000,000

La largeur des bandes de fréquences peut être légèrement différente pour les Amériques (Région 2 de l'UIT) et pour l'Asie/Océanie (Région 3 de l'UIT), et quelques bandes de fréquences supplémentaires allouées.

Les bandes les plus utilisĂ©es sont les ondes dĂ©camĂ©triques (HF entre 1,8 et 29,7 MHz) et VHF (entre 144-146 MHz) que tout un chacun peut Ă©couter Ă  condition de disposer d'un rĂ©cepteur suffisamment sensible et d'une antenne mĂŞme rudimentaire. Les bandes situĂ©es au-dessus de 2 300 MHz sont très favorables Ă  l'expĂ©rimentation, tant pour la rĂ©alisation du matĂ©riel que pour les communications Ă  (relativement) grandes distances.

Modes d'émission

Au début du siècle et durant plus de 20 ans, les radioamateurs (radio-amateur, autre orthographe) communiquaient essentiellement en télégraphie à l'aide du code Morse dite CW (continuous wave). Actuellement, de nombreux modes sont utilisés :

  • tĂ©lĂ©phonie : SSB, AM, FM...
  • Transmission de texte : tĂ©lĂ©scripteur (RTTY), AMTOR, PSK31...
  • Transmission d'image : tĂ©lĂ©vision (ATV ou tĂ©lĂ©vision d'amateur), SSTV (transmission d'image Ă  balayage lent), FAX
  • Transmissions numĂ©riques : rĂ©seau de communications numĂ©riques packet-radio...

Types de transmission

Plus que le message lui-même, c'est la façon d'établir le contact qui passionne le radioamateur. C'est ainsi que pour s'affranchir de la courbure terrestre (les ondes se propagent comme la lumière, en ligne droite) certains radioamateurs utilisent des satellites (construits par des radioamateurs), des relais terrestres, les réflexions sur la Lune ou sur les traînées météoritiques ou encore vers les aurores polaires. Certains préfèrent trafiquer avec de faibles puissances (< 5 watts mais souvent quelques milliwatts), un type de trafic appelé « QRP », ou sur des fréquences de plusieurs dizaines de gigahertz dans un domaine ou l'expérimentation est de mise et les réalisations personnelles obligatoires. ok merci

Historique

  • 1844 Samuel Morse invente le tĂ©lĂ©graphe
  • 1866 Mahlon Loomis prĂ©tend avoir rĂ©alisĂ© la première transmission sans fil en Virginie
  • 1883 Thomas Edison invente le tube Ă  vide
  • 1887 Hertz dĂ©couvre la nature Ă©lectromagnĂ©tique des ondes. Elles seront appelĂ©es ondes hertziennes.
  • 1889 Tesla rĂ©alise un gĂ©nĂ©rateur hautes frĂ©quences (15 kHz) ; en 1893, il expĂ©rimente la première communication radio.
  • 1890 Branly met au point son cohĂ©reur, premier dĂ©tecteur d'ondes sensible.
  • 1893 Popov dĂ©couvre le principe de l'antenne qui va permettre des liaisons Ă  grande distance.
  • 1894 Marconi expĂ©rimente les premières liaisons hertziennes sur une distance de 2 400 m. Marconi eut le gĂ©nie de mettre en application toutes ces expĂ©riences pour Ă©tablir des communications sans fil Ă  grande distance et en fit un vĂ©ritable business (The Wireless Telegraph & Signal Company Limited). Il est considĂ©rĂ© comme Ă©tant le premier radioamateur.
  • 1900 Gustave Auguste FerriĂ© met au point le dĂ©tecteur Ă©lectrolytique. Plus sensible que le cohĂ©reur de Branly, il permet l'Ă©coute au casque des messages tĂ©lĂ©graphiques.
  • 1923 le 26 novembre, la première liaison transatlantique bilatĂ©rale en onde courte est rĂ©alisĂ©e sur 2,72 MHz (110 mètres) entre deux radioamateurs amĂ©ricains, John L. Reinartz, 1XAM et Fred Schnell, 1MO, et le radioamateur français LĂ©on Deloy, 8AB. C'est Ă  cette occasion que la bande des « 200 mètres » et en dessous jugĂ©e a priori sans intĂ©rĂŞt pour les communications Ă  longue distance par les autoritĂ©s sera utilisĂ©e par les radioamateurs de manière assidue.
  • 1961 lancement du premier satellite radioamateur (seulement 4 ans après Spoutnik 1).
  • 2003 environ 2 500 000 radioamateurs dans le monde qui expĂ©rimentent et communiquent en diffĂ©rents modes de modulation et en sur des frĂ©quences s'Ă©tendant des LF (135,7 kHz) aux ondes millimĂ©triques (250 GHz).

Radioamateur et sécurité civile

C'est Hiram Percy Maxim, co-fondateur de l'ARRL, l'association radioamateur américaine qui attribua pour la première fois en 1914 une fonction de service à la population aux activités radioamateurs en répartissant des stations radio relais le long des six principales routes qui traversaient les États-Unis. Aujourd'hui, les réseaux MARS et ARES assurent ce service en collaboration avec la protection civile et l'armée qui interviennent chaque fois qu'un désastre est annoncé.

L'Angleterre a mis en place le réseau RAYNET tandis que la Belgique travaille en collaboration avec la Croix-Rouge de Belgique.

Il existe en France une Fédération nationale des radio-amateurs au service de la sécurité civile (FNRASEC), dont les membres sont susceptibles d'assurer deux types de mission de soutien aux pouvoirs publics :

La FNRASEC regroupe des Associations départementales des radio-amateurs au service de la sécurité civile (ADRASEC). La FNRASEC est rattachée à la Fédération Nationale de Protection Civile (FNPC), une association de secouristes bénévoles.

Autres amateurs de radiocommunication

  • Ă€ la fin des annĂ©es 1970 et dans le dĂ©but des annĂ©es 1980, les vendeurs de matĂ©riel Ă©lectronique ont commencĂ© Ă  proposer des appareils Ă©metteurs/rĂ©cepteurs radio simples d'emploi, utilisant une bande de frĂ©quence interdite en Europe : le 27 MHz. Les EuropĂ©ens imitant les routiers amĂ©ricains ont commencĂ© Ă  les utiliser pour leurs loisirs et parfois leur travail.
  • La rĂ©glementation Ă©tant particulièrement floue, ces appareils Ă©taient en vente libre mais interdits d'utilisation par leur propriĂ©taire, sauf autorisation spĂ©ciale.
  • Ces appareils, principalement fabriquĂ©s pour les AmĂ©ricains et vendus au grand jour, furent adoptĂ©s par un grand nombre de pirates des ondes, amateurs de radio agissant dans l'illĂ©galitĂ©.
  • Dans le dĂ©but des annĂ©es 1980, la bande des 27 MĂ©ga' fut libĂ©rĂ©e et utilisĂ©e par le grand public pour des communications de loisir, familiales ou Ă  grande distance, Ă  l'instar des radioamateurs. Très vite, elle devint un lieu de dĂ©foulement pour certains et siège d'une certaine pagaille.
  • Dans les annĂ©es qui suivirent, le lĂ©gislateur a tentĂ© d'encadrer la vente et l'utilisation du matĂ©riel Cibi, devenue un phĂ©nomène de sociĂ©tĂ© avec ses clubs et ses groupes de pressions.
  • Les cibistes les plus passionnĂ©s de communication ont Ă©tĂ© grossir les rangs des radio-amateurs après avoir obtenu une licence d'Ă©mission.
  • Avec l'explosion du tĂ©lĂ©phone portable GSM, la bande CB s'est quelque peu dĂ©sertifiĂ©e
  • Les cibistes ne bĂ©nĂ©ficient d'aucun des privilèges accordĂ©s aux radioamateurs mais, il est vrai, sans payer de taxe annuelle comme le font ces derniers.
  • Les wifistes - Wifi - peuvent ĂŞtre aussi considĂ©rĂ©s comme amateurs de radiocommunications, ils utilisent par ailleurs une bande de frĂ©quence -ISM- partiellement partagĂ©e avec les radio-amateurs

SWl

Short Wave Listen:un amateur écouteur

Voir aussi

radioamateur.ca : http://www.radioamateur.ca

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