Race Article, Signification, Explication
En élevage la notion de race s'applique à des populations individualisées d'une même espèce ayant des caractères morphologiques et physiologiques héréditaires bien distinct des autres populations, c'est-à -dire ayant un génotype moyen individualisé et que l'homme s'est attaché à maintenir parfois depuis très longtemps, mais qu'il peut faire évoluer dans le temps en fonction d'impératif économique ou de mode.
C'est ainsi que se construisent:
- les variétés cultivées ou cultivars chez les végétaux,
- les races chez les animaux d'élevage ou de compagnie,
- les lignées pures (variétés homozygotes pour le gène gouvernant le caractère recherché) chez les animaux de laboratoire.
En règle générale; chaque race d'élevage est définie par un standard, c'est-à -dire un ensemble de critères qui définissent l'individu idéal. La race se maintient uniquement grâce à l'énorme pression sélective exercée par l'homme et par l'isolement, sur le plan génétique, de la population constituant la race considérée.
Ces sous-ensembles d'espèce se fondent notamment sur :
- la taille de l'animal
- sa conformation
- la couleur, la longueur et la texture du poil
- ses aptitudes Ă produire du lait, de la viande, de la laine
- son adaptation Ă des conditions climatiques ou autres...
- Les chats : bleu russe, européen, persan, etc.
- Les chiens : labrador, lévrier, terrier, etc.
- Les chevaux : percheron, pur-sang,
- Les bovins : charolaise, normande, montbéliarde, etc.
- Les ovins : mérinos, caussenard, texel, etc.
- Les porcins : piétrain, large white, etc.
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La définition actuelle du terme « race » est issue de la génétique, une science qui a débuté par la découverte des lois sur l'hérédité par Mendel en 1866. Il convient de bien distinguer deux notions :
Race et génétique
Dans certains cas simples, les gènes s'expriment de manière visible, comme par exemple les pois étudiés par Mendel, qui peuvent être lisses ou ridés, ou les drosophiles (mouches étudiées par Morgan, prix Nobel en 1933) dont les yeux peuvent être rouge ou blanc, selon un gène spécifique. Dans ces deux cas, on peut donc clairement définir des races :
- races des pois lisses et race des pois ridés ;
- race des drosophiles Ă yeux rouges et race des drosophiles Ă yeux blancs.
La définition précise du type standard et la pression de sélection exercée par l'homme conduit à une homogénéité plus forte (par rapport aux gènes gouvernant les phénotypes recherchés) de la population. Les animaux ou les végétaux ne correspondant pas au standard de la race sont éliminés (au moins du cycle reproductif).
Dans la classification des êtres vivants, l'espèce (c'est-à -dire un ensemble d'individus généralement interféconds) est la dernière subdivision (ou taxon) unanimement admise. Au-delà , on parle de sous-espèce ou variété pour les végétaux, termes qui se fondent sur des critères de ressemblance morphologique. Hors espèces domestiques, bien peu de biologistes actuels se hasardent encore à nommer ces subdivisions races, ce qui supposerait la définition d'un standard de conformation et la démonstration d'une pression sélective favorisant le respect de ces standard.
Si l'on souhaite disposer d'un plus grand nombre de rangs de taxons, leur nom se forme par l'addition du préfixe « sous- » (« sub- ») aux noms des rangs principaux ou secondaires. Une plante peut ainsi se voir classer dans des taxons aux rangs suivants (par ordre décroissant): regnum, subregnum, divisio ou phylum, subdivisio ou subphylum, classis, subclassis, ordo, subordo, familia, subfamilia, tribus, subtribus, genus, subgenus, sectio, subsectio, series, subseries, species, subspecies, varietas, subvarietas, forma, subforma. Cet extrait du Code international de nomenclature botanique montre bien la complexité et la progressivité des catégorisations nécessaires en biologie. Si la plupart des spécialistes s'accordent au niveau des espèces, savoir si une population montrant des caractères particuliers doit être une sous-espèce, une variété ou une forme, fait souvent débat. Les individus d'une sous espèce restant toujours interféconds, on observe souvent à l'intérieur d'une espèce des populations en cours d'isolement, présentant parfois des différences morphologiques, parfois des différences écologiques (écotypes) sans qu'il soit bien facile d'analyser à quel stade de différenciation génétique elles sont.
Ces subdivisions sont donc extrêmement hasardeuses et complexes et il n'est pas rare quelles soient remises en cause en fonction de l'importance donnée à un caractère discriminant ou un autre. De plus, l'interfécondité permettant la reproduction croisée entre deux sous-espèces, le classement d'un individu dans un groupe ou un autre peut être totalement arbitraire. Elles ne peuvent donc être définies sans ambiguïté que si les deux sous-espèces sont isolées l'une de l'autre. Par exemple géographiquement. Cela explique les réticences des biologistes face à la définition de races humaines.
Dans un sens vieilli le terme de race désigne l'ensemble des individus appartenant aux différentes générations d'une famille, d'une dynastie. Exemples : la race d'Abraham, la race des Capétiens, etc.
Au sens figuré, la race désigne des groupes de personnes ayant des intérêts et des comportements communs. Le terme a également désigné au XVII siècle les générations :
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