Politique de la Belgique Article, Signification, Explication
La Belgique est un État fédéral et une monarchie constitutionnelle. À l'origine (1831), la Belgique était un État unitaire, mais à partir de 1970 suite à des revendications culturelles flamandes et économiques wallones, l'État s'est progressivement fédéralisé grâce à quatre réformes successives (1970, 1980, 1988-89, 1993), de façon à offrir plus d'autonomie aux différentes entités fédérées.
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2 État fédéral 3 Un système original 4 Évolution du fédéralisme 5 Partis politiques 6 Pour en savoir plus 7 Liens externes |
L'article premier de la Constitution déclare : « La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions. » Ainsi, le pays est divisé d'une part en trois Communautés, liées à la langue et à la culture, et d'autre part en trois Régions, qui ont chacune une plus grande autonomie économique. Les Régions et Communautés ont dès lors des compétences bien définies (voir Répartition des compétences dans la Belgique fédérale).
L'État fédéral dépasse ces entités fédérées et est compétent dans de nombreux domaines comme, entre autres, les affaires étrangères, la défense nationale, la justice, les finances, la sécurité sociale, ainsi qu'une partie importante de la santé publique et des affaires intérieures.
Au niveau de cet État fédéral, le pouvoir législatif est entre les mains du Parlement fédéral, qui se compose de la Chambre des Représentants et du Sénat. Le pouvoir exécutif est assuré par le Gouvernement, composé du Roi, du Premier ministre et des autres Ministres. Le Roi n'a, à titre personnel, aucun pouvoir : son rôle est essentiellement symbolique. Le Gouvernement intervient également dans l'exercice du pouvoir législatif en ce qu'il a un droit d'initiative, un droit d'amendement et un pouvoir de sanction.
La Belgique est donc une monarchie constitutionnelle qui fonctionne sur le principe de la démocratie indirecte (par représentation). La spécificité de la politique belge réside dans l'influence très forte des grands partis politiques (pilarisation et politisation). Cette mainmise s'est illustrée à travers plusieurs pactes (culturel, enseignement, ...) que les trois grandes familles politiques traditionelles ont conclue début de la seconde moitié du XXe siècle. Ces pactes établissent des clés de répartition du pouvoir et des subsides entre courants politiques.
Le système parlementaire belge est très faible. La politisation, mais aussi le pouvoir d'initiative du gouvernement et la grande cohésion des groupes parlementaires font que la majorité parlementaire suit la plupart du temps les décisions de l'exécutif.
Le fédéralisme tel qu'appliqué en Belgique est d'une forme très spécifique, ayant aussi certaines caractéristiques confédérales, comme les doubles majorités requises pour des changements constitutionnels. À l'opposé, il possède des caractères unitaristes, les finances publiques étant encore gérées par l'État à plus de 80%, tandis que la sécurité sociale reste organisée de façon nationale (à l'exception de l'assurance dépendance organisée par la Communauté flamande).
Le système politique belge est parfois perçu comme particratique, les chefs des trois grandes familles politiques traditionnelles gardant une grande influence sur la gestion du pays et de ses entités fédérées (Régions et Communautés). Les tensions de ces dernières décennies entre les populations flamande (néerlandophone) au nord, et francophone (Wallonie et Bruxelles) au sud, ont entraîné des amendements à la Constitution qui accordent à ces Régions et aux Communautés une plus grande reconnaissance et une certaine autonomie.
Sous la pression du mouvement flamand, la Belgique évolue progressivement vers un État de plus en plus fédéralisé. Plusieurs réformes institutionnelles sont réalisées transformant le vieil État unitaire en une structure de plus en plus fédéraliste, voir même confédéraliste. Néanmoins, en 2004, l'état central continue à controler plus de 90% de la fiscalité, les régions et les communautés ne controlant par exemple que 1,75% de la hauteur des charges salariales.
Les années 60 et 70 ont été marquées par un changement de fortune économique. La Flandre est devenue graduellement la région la plus productive et puis la plus riche du pays. Durant cette période, et encore plus fort dans les années 80 et 90, les Flamands se sont opposés de plus en plus contre les discriminations restantes. Néanmoins, cela n'a jamais mené à une dérive violente des oppositions. Le mérite de ceci revient à tous les Belges.
Le résultat est néanmoins que l'évolution vers plus d'égalité entre les belges s'est retrouvé fort ralenti. Ainsi, en 2003, le ministre francophones de la Santé Publique (nationale) a encore du reconnaître que les Flamands étaient discriminés par les services d'urgences médicales à Bruxelles de façon généralisée. Cette évolution semble même -pour beaucoup de Flamands- réduite au sur-place, avec des politiciens flamands qui siègent au niveau national et qui essayent souvent de minimiser les discriminations restantes, par souci de ne pas devoir avouer leur échec aux flamands qui restent mécontents. Suite à cela, on remarque que dans le mesure que les instances et les administrations nationales n'arrivent pas à garantir l'égalité de tous les Belges, de plus en plus de nouvelles revendications flamandes se rajoutent à l'agenda politique.
Une autre évolution de taille depuis les années 80 est l'importance croissante de l'Union Européenne. À titre d'exemple, l'on estime qu'en 2004, presque 40% de la législation nationale n'est qu'une implémentation de lois et directives européennes. Cette évolution a de multiples conséquences:
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Géographiquement, les frontières des Communautés et des Régions ne coïncident pas. Le cas de la Région bruxelloise est particulier puisque les compétences communautaires y sont exercées par la Communauté flamande et la Communauté française Wallonie-Bruxelles (par exemple les écoles sont soumises à l'une ou l'autre de ces communautés), cette dernière ayant transféré l'exercice d'une partie de ses compétences à la Commission communautaire française (COCOF) de la Région de Bruxelles-Capitale, tandis qu'elle forme une Région autonome (Bruxelles-Capitale).État fédéral
Un système original
Évolution du fédéralisme
Une dernière évolution politique est le ralentissement du processus de décision au niveau national, et cela dans des domaines qui n'ont à première vue rien à voir avec le communautaire, mais ou apparaissent de plus en plus des différences fondamentales entre Flamands et francophones. Les Flamands vont plus loin avec la dépolitisation de l'administration (bien loin d'être parfaite au niveau flamand), tandis que les francophones semblent se satisfaits d'une certaine politisation généralisée. Les Flamands veulent moderniser l'administration publique selon les modèles qui sont en vogue dans le monde (plus d'accent sur la qualité des services publics, moins sur les statuts des fonctionaires; plus de rapidité de réponse aux demandes des citoyens; des processus de décision plus rapides et transparenst). Néanmoins, plusieurs ministres flamands comms les socialistes Luc Van Den Bossche et Frank van Den Broucke se sont cassés les dents sur le refus des partis francophones. Mia Vits, la présidente nationale du syndicat socialiste, la FGTB, a vécu une expériences similaire. Tous les trois ont depuis quitté leurs fonctions au niveau national.Partis politiques
Voir : Partis politiques belgesPour en savoir plus
Liens externes
