Paradoxe EPR Article, Signification, Explication
L'interprétation de Copenhaque indique que l'on ne doit pas faire l'hypothèse d'un quelconque état d'un système quantique avant que celui-ci n'ait été observé. En effet, il n'existe pas de preuve que cet état existe avant son observation, et si on le suppose on arrive à certaines contradictions.
En ce cas, si deux particules sont émises et qu'une relation de conservation existe entre elles (par exemple la somme de leurs spins doit être 0) la connaissance de l'une nous informe instantanément de l'état de l'autre. Mais celle-ci peut à se moment-là se trouver à plusieurs kilomètres, et ne peut être informée de la mesure sur la première ! Comment croire dans ces conditions qu'elle n'avait pas un état dès le départ, en contradiction avec la représentation de Copenhague ?
Ce paradoxe était largement cité par Albert Einstein pour soulever ce qui semblait apparaître comme une contradiction dans la mécanique quantique, ou du moins une contradiction avec l'un des trois points suivants :
- l'impossibilité pour un signal de dépasser la vitesse c
- la causalité
- la localité
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2 Un enthousiasme encombrant 3 Des conclusions plus sereines |
La découverte
La précision des matériels de l'époque ne permettait pas de réaliser une expérience permettant de trancher, mais Alain Aspect réalisa une expérience confirmant en 1981, puis en 1982, à Orsay, la validité des prédictions de la mécanique quantique dans le cas du paradoxe EPR. Toutefois, si l'expérience impliquait que l'on renonce à l'un des trois aspects (on s'est décidé pour la localité), elle ne permettait nullement de transmettre un signal plus vite que la lumière (sans quoi d'ailleurs soit la causalité, soit la Relativité eût été violée).
Cette expérience procédait d'une idée qu'il avait publiée dès 1976, Proposed experiment to test the non-separability of quantum mechanics, et que personne n'avait reprise depuis.
Un enthousiasme encombrant
Un colloque organisé de façon hâtive à Cordoue - pas par des physiciens, bien que plusieurs fussent invités - fut l'occasion pour une certain nombre de « parapsychologues » ou spécialistes des « sciences occultes » de se réclamer de cette expérience pour alléguer de la possibilité théorique de phénomènes comme télépathie, télékinésie et autres, au milieu des pauvres physiciens qui ne pouvaient démentir. Cette excitation explicable sans doute par la nouveauté du propos se calma par la suite, et l'effet EPR fait aujourd'hui partie du quotidien de la physique.
