Omar Khayyam Article, Signification, Explication
Persan connu sous le nom de Omar Khayyâm, (farsi: غياث الدين ابو الفتح عمر بن ابراهيم خيام نيشابوري [ġīyāθ ad-dīn abū al-fatḥ `umar ben ibrāhīm ḫayām nīšābūrī]) Khayyam (farsi: خيام [ḫayām], fabricant de tentes) (arabe: خَيَّميّ [ḫayyamī], fabricant de tentes) est né le 18 mai 1048 à Nichapur en Perse (actuelle Iran) et mort le 4 décembre 1123. Il prend comme surnom le mot persan Khayâm « خيام » signifiant fabricant de tentes pour honorer son père dont c'était la profession.
- Khayyâm, qui cousait les tentes de l'intelligence,
- Dans une forge de souffrances tomba, subitement brûla;
- Des ciseaux coupèrent les attaches de la tente de sa vie;
- Le brocanteur de destins le mit en vente contre du vent.
- `Omar Kayyâm, Rubayat, éditions Poésie/Gallimard
- `Omar Kayyâm, Rubayat, éditions Poésie/Gallimard
Ses poèmes sont appelés « Rubaya » ou « Quatrain » (farsi: رباعى [rubā`iā], quatrain). Les deux mots sont la traduction l’un de l’autre.
(VIII)
(CLXX)
(CVII)
Les autorités de Téhéran ont fait paraître dans les années 1980 une liste de quatrains qu'elle reconnaissent officiellement à Khayyam, mais compte-tenu du caractère ostensiblement religieux de ce régime, cela semble aussi insolite qu'une liste des œuvres autorisées de Serge Gainsbourg établie par le Vatican. Les deux hommes ne manquent d'ailleurs pas de points communs, qu'il s'agisse d'absence d'illusions sur la nature humaine ou les consolations que leur apporte le vin.
Aujourd'hui, et après le dépôt de bilan des Éditions d'art Henri Piazza qui l'ont largement diffusée de 1924 à 1979, cette traduction reste conservée en plusieurs endroits du Net, et fait elle-même l'objet de traductions dans d'autres langues. Toussaint, décédé en 1955, n'aura pas été témoin de ce succès planétaire.
C'est un article concernant le Omar Khayyam. La page contient la signification du Omar Khayyam , Description et explication au sujet de Omar Khayyam Le pacte de jeunesse
Abou-Ali-Hassan
Qhiyath-ed-tin
Mathématicien et astronome
Poète et philosophe
Les brèves pièces de Khayyam se passent de commentaires. En voici juste quelques-unes à titre d'illustration :
Chagrin et désespoir
(CXX)Lucidité et scepticisme
(CXLI)Sagesse et épicurisme
(XXV)
(C'est sur cette 170ème pièce, comme en conclusion de ce qui précède, que se termine le recueil)Trace de Khayyam dans le monde moderne
Sa distance par rapport à l'islam
(CLIX)
(CLIII)Une notoriété universelle
Khayyam se montre dans ses poèmes un chantre du vin. On sait que le vin, « boisson de Satan » (mais qui coule néanmoins au paradis) n'est pas exactement prisé sur cette Terre par le Coran. Pourtant, quelle est la capitale de quelque pays arabe que ce soit qui n'ait pas une rue ou un monument du nom d'Omar Khayyam ? Les agnostiques occidentaux voient en lui un de leurs frères né trop tôt. Plus simplement, on pourrait sans doute dire de lui exactement ce que Napoléon a dit de Goethe après son entrevue d'Erfurt avec lui : « Voilà un homme ! ».Les traductions
Edward Fitzgerald
Ce fut la traduction anglaise d'Edward Fitzgerald qui fit connaître au grand public en 1850 le travail poétique de Khayyam. Cette traduction fit tellement référence que c'est souvent à partir d'elle que se firent d'autres traductions, en particulier françaises (mais pas celle de Franz Toussaint). Fitzgerald dut aussi effectuer un choix parmi tous les poèmes attribués à Khayyam, car le genre littéraire qu'il avait inauguré (lamentation désabusée en quatrain sur la condition humaine) avait eu un tel succès en Perse que l'on disait de façon générique un khayyam pour désigner tout texte écrit dans cet esprit. Aujourd'hui encore, il y a controverse pour savoir quels étaient les quatrains originaux, et surtout si aucun n'a été oublié dans les 170 retenus, car plus de mille sont attribués à Khayyam selon les éditions.Franz Toussaint
L'orientaliste Franz Toussaint préféra réeffectuer une traduction depuis les textes originaux, avec un parti pris de ne pas chercher à traduire les quatrains en quatrains, mais par une prose poétique qu'il estimait plus fidèle. Sa traduction française fut contestée par les uns, défendue par d'autres avec vigueur : « De deux choses l'une : soit Khayyâm est une légende, son œuvre un mythe et Franz Toussaint un pur génie, soit, comme le suggérait en 1949 le Persan Saddeg Haddayat, immortel auteur de La Chouette aveugle : Omar Khayyâm est Dieu et Toussaint son prophète ! », peut-on lire encore aujourd'hui sur un site Web.Le dilemme de Marguerite Yourcenar
Marguerite Yourcenar confessait une égale admiration intellectuelle, humaine et morale pour les personnalités de l'empereur Hadrien et celle d'Omar Khayyam. Sachant qu'elle ne pourrait réaliser qu'une seule de ces biographies de façon aussi exhaustive qu'elle le souhaitait, elle opta après de nombreuses hésitations pour Hadrien.
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