Noël Article, Signification, Explication
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2 Origine 3 Symboles 4 Aspect sociologique 5 Voir aussi 6 Noël dans le monde 7 Articles connexes 8 Liens externes |
Généralités
Noël est une fête célébrée le 25 décembre de chaque année.
Le mot français vient du latin natalis (dies), c'est-à -dire « le jour de la naissance ».
Pour les chrétiens, elle commémore la naissance de Jésus de Nazareth qui selon la tradition serait né le 25 décembre de l'an 1 av. J.-C. (puisque l'année 1 est celle de son premier anniversaire et qu'il n'existe pas d'année 0) dans la ville de Bethléem. C'est le pape Libère qui, en 354, aurait fixé la naissance de Jésus au 25 décembre et codifié les premières célébrations pour promouvoir l'essor du christianisme tout en assimilant les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d'hiver. Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de cette interprétation religieuse.
Voici un extrait d'un texte de M Jean-Paul Jaeger, évêque d'Arras (16 décembre 2004) à propos de la fête de Noël :
- Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit.
Origine
- Le solstice d'hiver était célébré avant le christianisme : les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 24 décembre et pendant un temps, les esclaves devenaient les maîtres et inversement.
- Ils fêtaient également la « naissance du soleil invaincu » au solstice d'hiver (vers le 21 décembre en Europe) qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Venu de Perse, ce culte de Mithra s'est répandu au IIIe et IVe siècles av. J.-C et se concluait par le sacrifice d'un taureau, le Sol invictus (Soleil invaincu) correspondant à la naissance du jeune dieu solaire, qui était censé surgir d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un enfant nouveau-né.
- La fête des Sigillaires, « ancêtre » de notre Saint-Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre.
En Norvège, au Xe siècle, le roi Håkon den Gode aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l'hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêté en même temps que le Noël chrétien [1].
En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger le calendrier julien et le remplace par le grégorien, plus précis : il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l'équinoxe de printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582 mais ne veut pas corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au Concile, mais contrairement à la fête païenne romaine.
Au Moyen Âge, « Noël » était une exclamation de joie, équivalent de notre « hourra ».
Pour souhaiter un « joyeux Noël », on dit en basque « zoroniak », en breton « Nedeleg laouen », en corse « bon natale », en normand « Bouon Noué », en poitevin « Boune Nà u », et en provençal on dit « Bon Nouvé » ou « Nadau » ou encore « Calèndo » (en hommage aux Calendes de janvier romaines, qui désignaient le jour de l'an).
Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles de Noël.
Bien que toujours religieuse, la fête de Noël est également, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d'une même famille se retrouvent et s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l'arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l'arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d'une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël; etc. Ce rituel se retrouve également à l'échelle d'une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des rois, qui fête l'arrivée des rois mages auprès de l'enfant Jésus.
Si ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants, qui particularisent leur fête religieuse par l'ajout d'une crèche et la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit, d'autre y voient un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.). Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Desmeuzes diffusé en 1998.
Si toutes les religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d'exister, comme par exemple Pourim, les instances catholiques expriment depuis longtemps leurs désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête. D'autant que Noël n'est pas la seule fête religieuse ainsi détournée de son objectif : ainsi Pâques est devenue une chasse aux œufs (confiserie) dans son appartement ou son jardin.
Cette lutte a pu prendre des aspects pour le moins spectaculaires. Ainsi le 23 décembre 1951, à l'époque ou le chanoine Félix Kir était maire de Dijon, une effigie représentant le père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de cette ville par des paroissiens. On vit alors les forces de gauche mener des manifestations de défense du vieux bonhomme, caution morale de la société de consommation et génie du marketing événementiel. Ce fait divers a largement inspiré la rédaction d'un article de Claude Lévi-Strauss en mars 1952: Le Père Noël supplicié.
Site très complet sur les traditions catholiques de Noël en Europe
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Aspect sociologique
Voir aussi
Noël dans le monde
Articles connexes
Liens externes
