Musique occidentale Article, Signification, Explication
La musique occidentale est la musique pratiquée dans les pays européens ou d'influence européenne, depuis Charlemagne à nos jours. Ses principales caractéristiques sont les suivantes.
- Son ancienneté (environ mille ans).
- Sa dimension polyphonique.
- Son système de notation.
- L'importance qui est accordée à la musique notée (ou musique savante), par opposition à la musique de tradition orale.
- Enfin, la place prépondérante que la musique occidentale a fini par occuper à l'échelle de la planète, souvent au détriment des autres courants musicaux.
Les origines de la musique occidentale remontent à l'Antiquité : les échelles de la Grèce antique influenceront, directement ou indirectement, les musiciens et théoriciens médiévaux. Les gammes utilisées étant dominées par le mode, cette musique est qualifiée de musique modale.
La période moderne voit l'achèvement de l'évolution du solfège, l'appauvrissement des modes (seuls subsisteront le mode majeur et le mode mineur), la multiplication des tonalités, le remplacement de la polyphonie par l'harmonie : la musique devient progressivement musique tonale. Au cours de la période moderne, on constate une opposition, qui ne cessera de croître, entre public (auditeur de musique), et musiciens (spécialistes de la musique), et chez ces derniers, entre les compositeurs et les interprètes.
Au XXe, la musique occidentale, devenue la musique des sociétés industrialisées, se met à envahir, de manière de plus en plus prononcée, la musique des autres cultures, à tel point qu'il devient très difficile, sinon impossible, de trouver à la surface du globe, une tradition musicale non occidentale, qui ne soit pas « contaminée » par celle des sociétés industrialisées.
C'est un article concernant le Musique occidentale. La page contient la signification du Musique occidentale , Description et explication au sujet de Musique occidentale Moyen Âge
Hégémonie du plain-chant
À la chute de l'Empire romain, l'Église tente de réglementer la musique liturgique afin d'unifier et de fortifier le monde chrétien. C'est à cette occasion que naît le plain-chant, chant sacré collectif à une seule voix et sans accompagnement instrumental (appelé également chant grégorien, du nom du pape Grégoire Ier, qui a initié ce mouvement à la fin du VIe siècle). La musique est alors dominée par la mise en place d'un nouvel ordre religieux : elle est tout à la fois musique sacrée et musique savante, puisqu'à cette époque, ce sont les congrégations religieuses qui constituent les principaux centres culturels et musicaux.Naissance de la notation et de la polyphonie
Au milieu du Moyen Âge, la musique savante médiévale connaît une double mutation : elle se dote d'un système de notation très précis (le futur solfège : c'est à cette époque que naît le concept de partition de musique), ainsi que d'une technique incluant les simultanéités délibérées : la polyphonie (avec son procédé de composition associé, appelé contrepoint). Ces deux phénomènes, polyphonie et solfège, qui coûtent à la musique savante occidentale la perte partielle de sa dimension d'improvisation, sont inextricablement liés.Musiques traditionnelles modales
Parallèlement à l'évolution de la musique savante, il existe des musiques traditionnelles, plutôt associées aux populations rurales, modales également, mais privées de tout système de notation. Transmises oralement, ces musiques perdureront jusqu'au XXe siècle. Des échanges entre musique savante et musique traditionnelle modale auront lieu tout au long de cette période.Période moderne
Renaissance
La musique savante de la Renaissance échappe partiellement à la toute-puissance de la religion et devient aristocratique : on constate la naissance d'une opposition entre musique sacrée (ou musique spirituelle) et musique profane. Les œuvres créées durant cette période le sont d'abord pour la voix, mais les parties peuvent aussi en être interprétées sur divers instruments ou regroupées pour être jouées sur un instrument seul (guitare, luth, virginal, etc.). D'un point de vue organologique, une discrimination s'opère petit à petit entre, d'une part les instruments traditionnels (biniou, cornemuse, vielle, chabrette, etc.), d'autre part les instruments issus de la musique savante (épinette, harpe, orgue, théorbe, etc.).Période baroque
La musique savante baroque (XVIIe siècle et première moitié du XVIIIe) connaît un foisonnement de formes musicales et les partitions s'enrichissent de nombreux ornements. Par ailleurs, la production, jusque là essentiellement centrée sur la voix, se subdivise en musique vocale et en musique instrumentale. La facture instrumentale connaît un important développement et une certaine normalisation. La question du tempérament préoccupe les théoriciens.Période classique
La musique savante de la période classique (au sens strict : fin XVIIIe) simplifie les échelles diatoniques en adoptant le système du tempérament égal. Celui-ci permet désormais de jouer, de moduler et de transposer dans toutes les tonalités du système. Au cours de cette période, la musique instrumentale se divisera en musique orchestrale et musique de chambre.XIXe siècle
Au XIXe siècle, période du romantisme et de la naissance des écoles nationales, la musique savante (musique romantique et musique post-romantique) devient la marque de la classe bourgeoise. C'est à cette époque que les occidentaux prennent l'habitude de définir les autres courants musicaux en fonction de la musique savante occidentale, cette dernière étant simplement considérée comme « la musique » : cet état d'esprit ethnocentrique s'atténuera au siècle suivant, sans toutefois disparaître totalement.Musiques traditionnelles tonales
Pendant la période moderne également, la musique traditionnelle continue d'évoluer, parfois en utilisant les apports techniques de la musique savante (système tonal, instruments, formes musicales, notation...), d'autres fois en se démarquant plus nettement de celle-ci (maintien du système modal, transmission exclusivement orale de certains répertoires, techniques vocale ou instrumentale particulières...).Depuis le XXe siècle
Musique savante
La musique savante perd partiellement sa position dominante : elle n'est plus vraiment associée à une classe sociale spécifique, comme ce fut le cas précédemment, et se met désormais à la disposition de l'ensemble de la société (du moins, théoriquement). La musique tonale subsiste, mais on assiste à une redécouverte des gammes modales et surtout, à la naissance de systèmes musicaux nouveaux, dont la principale caractéristique est de se démarquer délibérément de l'harmonie tonale : musique contemporaine, musique sérielle, musique aléatoire, musique concrète, etc. Les procédés techniques de la musique savante (notation, harmonie, organologie, etc.) sont conservés et appliqués à d'autres genres musicaux, parfois même, aux genres non occidentaux.Jazz
Au début du siècle, au sein des populations noires des États-Unis, naît le jazz, d'une combinaison de chants religieux d'origine occidentale (Negro spirituals, puis gospel songs) et de blues. Ce genre musical, qui accorde une plus grande place à l'improvisation et au rythme exercera une très grande influence sur les courants musicaux contemporains du monde entier (les musiques dites « populaires », mais également, la musique savante). Musiques populaires
Les musiques populaires, plus ou moins dérivées du jazz (très grand nombre de courants : chanson, rock, country, reggae, funk, ragga, rap, techno, etc.), utilisent dans un métissage des genres et des cultures, la musique classique (tonale ou modale) et diverses musiques non occidentales.Musiques traditionnelles
Les musiques traditionnelles coexistent avec les courants et les genres précédents, mais subissent inévitablement leur influence. Les musiques traditionnelles (flamenco, klezmer, etc.), se caractérisent par une facilité d'accès, et parfois, par un rejet de l'élitisme associé à la musique savante.
