article sur le Moteur électrique, Explication sur le Moteur électrique

Moteur électrique Article, Signification, Explication

      

Un moteur électrique est une machine produisant une force à partir de l'énergie électrique.

Un moteur électrique est une machine transformant de l'énergie électrique en travail, en énergie mécanique, ou couple (synonymes).

Le plus souvent, il utilise la conversion de la force électromagnétique en force électromotrice, qui est exploitable à partir d'un ou plusieurs enroulements (ou électro-aimants) et éventuellement d'un ou plusieurs aimants permanents.

=Moteurs rotatifs=

Table of contents
1 Moteurs à courant continu
2 Moteurs à courant alternatif
3 Moteurs pas à pas

Moteurs à courant continu

Un des premiers moteurs électromagnétiques a été fabriqué par Michael Faraday en 1821.
  • Il était composé d'un fil électrique dans un récipient de mercure. Un aimant permanent était placé au milieu du récipient. * Quand le courant passait à travers le fil électrique, le fil tournait autour de l'aimant, montrant que le courant génére un champ magnétique autour du fil électrique.
  • Ce moteur rudimentaire est toujours utilisé pour des démonstrations dans les classes de physique, mais utilise du mercure qui peut être trés toxique.

Moteur de base ou moteur à excitation indépendante

Description sommaire

Un moteur électrique à courant continu est constitué :
  • D'un stator qui est le siège d'un champ magnétique fixe Bs créé soit par des enroulements statoriques soit par des aimants permanents. Ce stator est aussi appelé inducteur en référence au fonctionnement en génératrice de cette machine.
  • D'un rotor bobiné relié à un collecteur rotatif inversant la polarité dans chaque enroulement au moins une fois par tour et qui permettent de créer un champ magnétique rotorique en quadrature avec le champ statorique. Les enroulements rotoriques sont aussi appelés enroulement d'induits en référence au fonctionnement en génératrice de cette machine.

Constitution et principes physiques

Le schéma de ce type de machine est donc le suivant :

  • Le sens du courant I qui traverse un conducteur rotorique s'inverse chaque fois qu'il franchit la « ligne neutre »
  • Le champ statorique (Bs sur le schéma) agit sur les conducteurs rotoriques traversés par l'intensité I : la force de Laplace (FL sur le schéma) qui résulte de cette interaction est identique en module pour deux conducteurs rotoriques diamétralement opposés mais comme ces courants sont en sens inverse grâce au système balais-collecteur, les forces sont aussi de sens opposés.
  • La force ainsi crée est proportionnelle à I et à Bs . Le couple moteur T est donc lui aussi proportionnel à ces deux grandeurs.
  • La tige conductrice traversée au rotor par le courant I se déplace soumis au champ statorique Bs . Elle est donc le siège d'une force contre électromotrice induite (loi de Faraday) proportionnelle à Bs et à sa vitesse de déplacement donc à la fréquence de rotation. L'ensemble de ces forces contre-électromotrices à pour conséquence l'apparition d'une force contre-électromotrice globale E aux bornes de l'enroulement rotorique qui est proportionnelle à Bs et à la vitesse de rotation du moteur.
  • Pour permettre au courant I de continuer à circuler, il faudra que l'alimentation électrique du moteur délivre une tension supérieure à la force contre-électromotrice E induite au rotor.

Schéma électrique idéalisé

Ce schéma rudimentaire n'est pas valable en régime transitoire.

Ri et Re sont respectivement les résistances du rotor et du stator

Ce schéma correspond aux équations électriques suivantes :

  • - au stator : Ue = Re . Ie (loi d'ohm) et le champs statorique vaut Bs = ke . Ie (la moins exacte des formules de ce paragraphe car on ne tient pas compte des non-linéarités qui sont importantes et, en plus, on suppose que la machine comporte des enroulements de compensation qui rendent ce champ indépendant des courants rotoriques)
  • - au rotor : Ui = E + Ri.Ii

D'autre part on a deux équations électromécaniques :
  • - La force contre électromotrice : E = Cte . Bs . Ω (Ω = fréquence de rotation en rad/s).
  • - Le couple moteur : T = Cte . Bs . Ii
On peut montrer que les constantes sont les mêmes pour les deux lignes, ce qui implique :
  • E . Ii = T . Ω ou « Puissance électrique utile » = « Puissance mécanique »

Comment ça marche (descriptif)

Imaginons une machine électrique alimentée par une source de tension U. Lorsque le moteur tourne à vide (il ne fait pas d'effort) il n'y a pas besoin de fournir de couple, Ii est très faible et UE. La vitesse de rotation est proportionnelle à U.
  • fonctionnement en moteur
Lorsque que l'on veut la faire travailler, cela la freine donc E diminue.
Comme U reste constante, le produit Ri.Ii augmente donc Ii augmente, donc le couple T augmente lui aussi et lutte contre la diminution de vitesse : c'est un couple moteur
Plus on le freine, plus le courant augmente pour lutter conte la diminution de vitesse. C'est pourquoi les moteurs à courant continu peuvent « griller » lorsque le rotor est bloqué.

  • fonctionnement en génératrice
Si une source d'énergie mécanique essaie d'augmenter la vitese de machine E augmente.
Comme U reste constante, le produit Ri.Ii devient négatif et augmente en valeur absolue, donc Ii augmente, donc le couple T augmente lui aussi et lutte contre l'augmentation de vitess : c'est un couple résistant
Le signe du courant ayant changé, le signe de la puissance consommée change lui aussi. La machine consomme une puissance négative, donc elle en fourni. Elle est devenue génératrice

Moteur à excitation constante

C'est le cas le plus fréquent : Bs est constant car il est créé par des aimants permanents ou bien encore parce que Ue donc Ie sont constants.

Si l'on pose : Cte . Bs = K, les équations du paragraphe précédent deviennent :

    • U = E + Ri.Ii
    • E =K . Ω
    • T = K . Ii

Moteur Série

Dans le moteur série le stator est monté en série électrique avec le rotor.
  • Donc le même courant traverse le rotor et le stator : Ii = Ie = I
    et la tension d'alimentation U = Ui + Ue
  • Bs = ke . I

les équations de la machine deviennent :
    • U = E + Ri.I + Re . I = E + (Ri + Re) . I
    • E = k . ke . I . Ω = K . I . Ω
    • T = k . I . ke . I = K . I2

  • Les équations ci dessus permettent de montrer que les moteurs à excitation série peuvent développer un très fort couple à basse vitesse, c'est pourquoi ils ont été utilisés pour réaliser des moteurs de traction de locomotives jusque dans les années 1975.
  • Aujourd'hui, les principales applications sont :
    • les démarreurs d'automobiles.
    • les moteurs universels (perceuses, ...) : le couple T = K . I2 reste de même sens quelque soit le signe de I. La seule condition pratique pour qu'un moteur série soit un moteur universel est que son stator doit être feuilleté. (Remarque : une perceuse fonctionne très bien en continu : essayez de la brancher sur votre batterie d'automobile, ce n'est que du 12 V et elle tourne ...)

Moteur Shunt

Dans le moteur shunt le stator est monté en parallèle avec le rotor. Il n'y a pluqs rop d'application à ce montage
  • Donc la tension aux bornes du rotor est la même que celle aux bornes du stator : Ui = Ue = U
    • Bs = ke . Ie K . U

les équations de la machine deviennent :
    • U = E + Ri.Ii
    • E = K . U . Ω
    • T = K . U . Ii

Moteur Compound

Dans le moteur compound une partie du stator est monté en série électrique avec le rotor et une autre est de type parallèle ou shunt.
  • Ce moteur réunit un stator serie et un shunt, les avantage des deux type de moteur : fort couple à basse vitesse mais qui ne s'emballe pas à vide (emballement = vitesse excessive).

Avantages et inconvénients

Le principal problème de ces moteurs vient de la liaison entre les balais, ou charbons le collecteur rotatif.

Moteurs à courant alternatif

Les moteurs à courant alternatif sont des moteurs soit monophasés soit triphasés. Il sont également asynchrone ou synchrone.

Monophasé

Les moteurs universels

Ce sont des moteurs à courant continu de type « série » avec un stator feuilleté afin d'éviter que le courant statorique alternatif n'y induise trop de courant de Foucault. Ils sont utilisés dans des dispositifs exigeant un
couple assez fort, tel que les robots de cuisine, l'outillage électroportatif de faible puissance (jusqu'à 1200 W) ou encore les aspirateurs. La vitesse de ces moteurs peut être facilement réglée par un dispositif peu couteux tel que le gradateur (le même variateur qui sert à régler l'intensité lumineuse des luminaires)

Les moteurs asynchrones monophasés

Le moteur asynchrone (ou moteur à induction, mais ce terme est plus « anglo-saxon ») lorsqu'il est alimenté en monophasé nécessite un système de démarrage. il en existe de différente sorte ce qui détermine une différenciation de ces moteurs :
  • Les spires de Frager qui sont utilisés dans des dispositifs exigeant un couple assez faible au démarrage tel que les ventilateurs électriques et d'autres petits appareils électroménagers.

  • Un enroulement auxiliaire de démarrage en série avec un condensateur avec ou sans commutateur centrifuge de coupure : Ce type de moteur peut généralement fournir un plus grand couple de démarrage. On les trouve dans les machine à laver et dans l'outillage électroportatif de puissance moyenne (supérieur à 1500 W).
    • A l'arrêt le condensateur et l'enroulement de démarrage sont reliés à la source d'énergie, fournissant le couple de démarrage et déterminant le sens de rotation. Il suffit d'inverser l'enroulement et le moteur tourne à l'envers.
    • Usuellement, une fois le moteur lancé à une certaine vitesse, un interrupteur centrifuge ouvre le circuit de l'enroulement et du condensateur de démarrage.

Il est bon de savoir qu'il existe un grand nombre de moteurs hybrides de toute sorte (par exemple « asynchrone synchronisé » dans les pompes de lave-vaiselle) et aussi que parfois, dans les appareils alimentés en alternatif, on utilise des petits moteurs à courant continu alimentés à travers un redresseur à diode (sèche cheveux, ...).

Triphasée

Pour des applications de forte puissance, les moteurs alternatifs doivent être alimentés par des systèmes de courants polyphasés. Le système le plus fréquemment utilisé est alors le triphasé (c'est celui qui est utilisé par les distributeurs d'électricité) Ils se déclinent en deux types de moteurs : les moteurs asynchrones et les moteurs synchrones. Ces deux machines ne diffèrent que par leurs rotors.
Le stator des machines triphasées est le siège d'un champ tournant créé par des enroulements décalés de 120° et reliés aux trois phases de l'
alimentation électrique triphasée

Asynchrone

Inventé par
Tesla c'est le plus utilisé car c'est actuellement le meilleur rapport qualité prix.
  • Le rotor le plus simple est fait d'une cage d'écureuil composée d'un certain nombre de conducteurs de cuivre, dans une pièce en acier canalisant le champ électromagnétique. Ce rotor est tracté par les attractions et répulsions du champ tournant créé par induction dans le rotor, d'où le nom de moteur à induction qui est aussi donné au moteur asynchrone. Ce champ induit dans le rotor ne peut exister que si ce dernier tourne à une vitesse différente du champ tournant créé par le stator, d'où le nom d'asynchrone.
    • Par induction le champ magnétique tournant induit un courant électrique dans les conducteurs, qui à leur tour fabriquent un champ magnétique s'opposant à la disparition du champ tournant et entraîne le rotor à la poursuite du champ tournant.
    • Pour qu'il fonctionne en moteur il faut que la fréquence de l'alimentation soit plus élevée que la vitesse de rotation du rotor, sinon aucun champ induit n'est produit dans le rotor, un freinage peut être obtenu en ralentissant la fréquence de l'alimentation.
    • Ce moteur devient un alternateur lorsqu'il est entrainé au dela de la vitesse de synchronisme (fonctionnement hypersynchrone), mais il doit être alors forcément relié au réseau.

Ces moteurs étant les plus économiques, ils ont remplacé les moteurs à courant continu dans un très grand nombre d'applications. En effet leur défaut majeur était le peu de variation possible de leur vitesse mais, depuis les années 1980, sont apparus des variateurs (les onduleurs) qui permettent de faire varier la fréquence d'alimentation (et la tension afin de maintenir le rapport U/f constant) et donc la fréquence de rotation du moteur dans une large gamme.

Réglage de la vitesse de rotation des moteurs asynchrones triphasés [1]

Synchrone

Lorsque le rotor est composé de trois enroulement alimentés chacun par une des trois phases, créant un champ magnétique tournant, permanent, on obtient un moteur synchrone.
  • Le rotor s'accroche sur le champ magnétique tournant du stator.
  • Les moteurs synchrones peuvent être utilisés en générateurs électriques.

Moteur synchrone
[1]

Caractéristique communes

La vitesse de moteur à courant alternatif dépend principalement de la fréquence de rotation des phases et, du courant de fuite.
  • La différence de rotation entre le rotor et le champs du stator, détermine le couple que le moteur produit.
  • La vitesse dans ces types de moteur a été traditionnellement dégradée en ajoutant des enroulements ou des pôles dans le moteur, pouvant être commutés pour changer la vitesse de rotation du champ magnétique.
  • Les développements de l'électronique de puissance, font que la fréquence de l'alimentation peut varier à la demande fournissant ainsi un contrôle beaucoup plus souple de la vitesse du moteur.

Moteurs pas à pas

Un autre genre de moteur électrique est le moteur pas à pas, où un rotor interne contenant les aimants permanents est commandé par un ensemble d'aimants externes qui sont commutés électroniquement. Un moteur pas à pas est entre un moteur électrique de
courant continu et un solénoïde. Les moteurs pas à pas simples ont un nombre limité de positions, mais les moteurs pas à pas proportionnellement commandés peuvent être extrémement souples. Ces moteurs commandés par ordinateur sont une des formes les plus souples de systèmes de positionnement, en particulier dans les piéces des systèmes servocommandé numérique, comme les moteur de positionnement des têtes de lecture des disques.

Principe de fonctionnement [1]

=Moteurs Linéaire= Un moteur linéaire est essentiellement un moteur électrique qui « a été déroulé » de sorte qu'au lieu de produire un couple (rotation), il produise une force linéaire sur sa longueur en installant un champ électromagnétique de déplacement. Ils se divisent en ceux à accélération faible utilisés dans le transport aussi bien le Transrapid que le SkyTrain, et ceux à accélération rapide dans les armes comme le canon magnétique et les engins spatiaux.

  • électroaimant
  • sustentation électromagnétique

=Voir aussi=
  • Travail
  • énergie électrique
  • Zénobe Gramme
  • La compensation de l'énergie réactive [1]
  • Les schémas de liaison à la terre en BT [1]

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