article sur le Manga, Explication sur le Manga

Manga Article, Signification, Explication

               

Cet article traite de la bande dessinée, pour la ville du Burkina Faso, voir Manga (Burkina)

Manga (漫画 image dérisoire) signifie bande dessinée en japonais. En français il désigne les bandes dessinées japonaises, voire les bandes dessinées d'influence japonaise.

Le dessinateur de mangas est appelé mangaka (漫画家).

Table of contents
1 Histoire des mangas
2 Techniques spécifiques
3 Types de mangas
4 Mangas (par titre français)
5 Mangas (par titre original)
6 Auteurs (ou mangakas)
7 Éditeurs de mangas en français
8 Disputes franco-françaises autour du mot manga
9 Articles connexes
10 Liens externes
11 Bibliographie

Histoire des mangas

Au XIXe siècle où le terme manga signifiait plutôt « croquis » ou « esquisse », l'un des plus grands artistes japonais, Katsushika Hokusai, fait paraître ses carnets de croquis, suite de caricatures grotesques, en 12 volumes, sous le nom de Manga, et connus sous le nom de Hokusaï Manga.

Le manga tel que nous le connaissons aujourd'hui ne date que du XXe siècle, après différentes évolutions, dont le travail majeur d'Osamu Tezuka qui a apporté le cadrage et le découpage temporel qui est un des éléments majeurs du manga.

Techniques spécifiques

Techniquement parlant, les mangas sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à de la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleurs au milieu des recueils publiés.

Le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bandes dessinées occidentales. Le manga utilise un découpage temporel proche de celui du cinéma, adoptant souvent ses cadrages, et utilisant une décomposition du temps et de l'action. Les personnages ont souvent de grands yeux, ce qui permet de renforcer l'expressivité du visage. L'étonnement est souvent traduit par une chute du personnage à terre. Dans le manga City Hunter (connu sur le petit écran français sous le nom Nicky Larson), la colère de Kaori (Laura) est souvent traduite par la sortie inopinée d'une massue et l'écrasement de l'adversaire.

Il y a également une forte utilisation d'onomatopées relatives aux mouvements, actions, pensées, des personnages. Notons au passage que le japonais est beaucoup plus riche que le français en onomatopées et que leur champ d'application est plus large, incluant des concepts surprenants tels que l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d'où le nom de Pikachu).

Dans les mangas destinés à la jeunesse, les kanji, caractères chinois, sont souvent accompagnés de furigana pour aider la lecture.

Types de mangas

Au Japon, les rythmes de publication peuvent beaucoup varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire trimestrielles. Les mangas sont souvent publiés par chapitres d'une vingtaine de pages ; à l'intérieur d'un même magazine, le papier peut parfois changer de couleur, afin de distinguer rapidement - les mangas se lisent toujours rapidement - les différentes séries. Néanmoins, là aussi les formats varient, pouvant aller de quelques pages à plus de quarante (dans le cas du lancement d'une nouvelle série, par exemple). Quelques revues de mangas hebdomadaires : Shônen Jump (Shûeisha), Shônen Magazine (Kôdansha), Shônen Sunday (Shogakukan). Certains titres atteignent couramment les 400 pages hebdomadaires.

Les revues de mangas sont généralement destinés à une catégorie d'âge précise :

  • Kodomo (å­å…±) = pour les jeunes enfants
  • Shônen (å°‘å¹´) = pour les jeunes garçons adolescents
  • Shôjo (少女) = pour les jeunes filles adolescentes
  • Seinen (é’å¹´) = pour les jeunes hommes et adultes
  • Redisu = pour les jeunes femmes et adultes
  • Shôjo-ai (少女愛) = romance sentimentale entre femmes
  • Shôjo-yuri = romance sexuelle entre femmes
  • Shônen-ai (å°‘å¹´æ„›) = romance sentimentale entre hommes
  • Shônen-yaoi = romance sexuelle entre hommes.
  • Seijin = pour les hommes adultes
  • Redikomi (Lady's) = pour les femmes adultes

On reconnaît aussi certains genres particuliers :
  • Dôjinshi (åŒäººèªŒ;) = production amateur, parodie
  • Yonkoma = manga de quatre cases
  • Gekiga = manga dramatique
  • Ecchi = manga érotique
  • Hentai(変態) = manga pornographique

Autre vocabulaire :
  • mecha = robot ou armure de combat
  • bishônen (美少年) = joli garçon, presque androgyne
  • bishôjo (美少女) = jolie fille
  • otaku (ãŠå®…) = Si dans l'Occident, ce terme désigne un passionné de manga, au Japon il a une signification différente et péjorative. Il désigne une personne extrêmement passionné par un sujet (une série TV, des maquettes, une chanteuse...) qu'il finit par se couper du monde réel et se rapproche de la vie en autarcie.
  • mangaka (漫画家) = un dessinateur de mangas

Lorsqu’un manga rencontre un certain succès, il est édité en volume relié, similaire à ceux que l’on trouve en France. Ces volumes reliés sont appelés tankoubon (format poche), bunkoubon (format plus compact, utilisé pour des rééditions), wide-ban (format « luxe », plus grand que le format poche). Dans certains cas, un manga à succès se voit également adapté en anime (dessin animé).

Parfois les animes sont aussi utilisés pour créer des bandes dessinées. Pour cela, on utilise des images extraites de l’anime que l’on met en page, et sur lesquelles on rajoute du dialogue. Ces bandes dessinées particulières sont alors appelées animekomikkusu (Anime comic).

Associés aux mangas, on trouve les artbooks, recueils d'illustrations en couleur d'images originales, qui incluent parfois des histoires courtes.

En France, de nombreux festivals appelés conventionss ont fait leur apparition ces dernières années. Ces conventions sont des points de rassemblement pour les fans de manga, proposant des projections, des jeux, des spectacles de cosplay et souvent complétés par un forum où se côtoient professionnels (magasins de livres et autres produits) et amateurs (clubs et associations exposant leurs propres œuvres). On compte parmi les conventions les plus connues en France : Japan Expo, Epitanime, Cartoonist...

Mangas (par titre français)

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Mangas (par titre original)

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Auteurs (ou mangakas)

A | B | C | E | F | H | I | K | M | N | O | S | T | U | W | Y

Éditeurs de mangas en français

Disputes franco-françaises autour du mot manga

Les mots japonais n'ont pas de genre ; par conséquent on ne sait pas s’il faut écrire un manga ou une manga. L'auteur Frédéric Boilet ─ le seul auteur de mangas français, au sens où il publie au Japon ─ a échauffé les esprits de beaucoup de fans habitués à accorder le mot au masculin, en parlant de manga au féminin (notamment dans le cadre de son mouvement franco-japonais La Nouvelle Manga). Ses arguments ne peuvent pas être totalement rejetés. Le premier est que Jules et Edmond de Goncourt, en parlant de mangas à la fin du XIXe siècle, l'ont fait en accordant le mot au féminin. Le second argument est que, lorsqu'il explique le principe des genres à des japonais, ceux-ci pensent que le féminin doit être plus approprié.

Le second problème concerne l'accord au pluriel : suivant des usages qui ne sont pas forcément entérinés par l'Académie française, les mots étrangers n'ont pas de pluriel en -s. On lit donc souvent les manga au lieu de les mangas. Les fans ne sont pas tous de cet avis.

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Thierry Groensteen, L'univers des mangas : une introduction à la bande dessinée japonaise, Éd. Casterman, 1991, épuisé.


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