Mahomet Article, Signification, Explication
Mahomet (ou Mohammed ; en arabe مُحَمَّد Muḥammad), né à La Mecque en 570, mort à Médine en 632, chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur de l'islam.
Les noms de Mahomet
Le terme français Mahomet est une déformation du turc Mehmet. À noter que Mohammed devient en Turquie Mehemet ou Mehmet et Mamadou en Afrique noire.
Le nom complet de Mahomet est abû al-qasîm muHammad ibn `abdallah ibn `abd al-muTTalib ibn hâshim. Le nom proprement dit y est précédé par la kunya marquant la paternité (père de al-Qasîm) et suivi par le nasab indiquant la relation à ses ascendants (fils d'Abdallah, petit-fils d'Abd al-Muttalib, arrière-petit-fils d'Hashim), cf. la section biographie historique.
En arabe Mahomet est écrit avec 4 lettres mim, ha, mim et dal et sa prononciation donne 'Mouhamad' (la prononciation 'o' n'existe pas en arabe).
Mouhamad vient de 'Ahmad' qui signifie en arabe « le Louangé », « Celui qui est digne de louanges », et qui est un de ses trois noms célestes : Ahmad, Yacine et Taha (Yacine et Taha sont aussi le nom de deux sourates du Coran, noms constitués chacun de deux lettres. Ces deux derniers prénoms sont mal connus de manière exotérique, mais parfaitement identifiés dans les milieux ésotéristes).
Symboliquement, par l'ajout du mim à « Ahmad » - la lettre mim écrite seule ressemble à une corde : مُ - ce nom céleste devient terrestre.
La graphie Mahomet n'est pas toujours acceptée. Un débat récent qui a fait l'objet d'une pétition expédiée à l'Académie française estimait la chose suivante : « Mohamed signifie en arabe, le Béni. Et ce sens est parfaitement apparent dans le terme lui-même alors que Mahomet dérivant de Ma houmid signifie explicitement le Non Béni sinon l’Exécré. »
De nombreux autres noms (laqab) lui ont été attribués, soit de son vivant, soit par la tradition islamique. On en compte 201.
Biographie religieuse
Mahomet, né vers 570 à La Mecque et mort le 8 juin 632 à Médine (aujourd'hui deux villes saintes en Arabie saoudite), est le fondateur et prophète de l'islam, unificateur des tribus d'Arabie et créateur du premier califat musulman.
Il nait orphelin de père et peu après sa naissance il perd sa mère,il est recueilli d'abord par son grand-père, puis par un oncle commerçant aisé (Abû Talîb, père d'Ali). Il aurait été berger, avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve qui organise des caravanes. Malgré leur différence d'âge (Khadija avait 40 ans et Mahomet environ 25), ils se marient et auront quatre filles, dont Fatima, future épouse d'Ali. À noter que Mahomet, si on en croit ses biographes, aurait eu en tout quinze épouses tout au long de sa vie, dont quatre simultanément après la règle du mariage en islam révélée.
C'est en 610 que, pour la première fois, l'archange Gabriel (Jibrîl) lui apparaît dans une grotte « Hira »où il avait coutume de se recueillir et lui transmet la révélation verbe de Allah fait livre « el Quran » ce sera le Coran . Les révélations de l'archange s'interrompent ensuite, ne reprenant que vers 613. Mahomet fait part de ces révélations à ses proches, et avec eux il fonde un groupe de croyants qui s'appellera les musulmans: nommés ainsi par le prophète Abraham (muslim, celui qui se donne, qui se soumet à Allah « Dieu »). Après sa mort, ses disciples continuent de se transmettre oralement et sous forme d'écrits les paroles d'Allah révélées à Mahomet, avant qu'elles ne soient consignées entièrement et définitivement par le troisième calife Othman moins de vingt ans après la disparition du prophète,en un seul livre le Coran. L'ordre des sourates ayant été établi par Mahomet sous la conduite de l'ange Jibril et transmis de son vivant à ses disciples. Le mot Coran signifie d'ailleurs récitation.
La croissance du groupe inquiète les Mecquois, et les persécutions contre Mahomet et les siens se font de plus en plus vives après la mort de Khadija et d'Abû Talîb. Ils doivent émigrer d'ou l'Hégire pour Yatrib (future Médine) en 622, année de l'hégire, à l'origine du calendrier musulman. Ils sont alors environ 70, dont Abû Bakr, compagnon préféré de Mohommed et futur calife.
Mahomet réorganise Yatrib, où il est en même temps chef religieux, politique et militaire. Il s'appuie à la fois sur les deux tribus arabes et les trois tribus juives qui y vivent (mais les Juifs seront chassés de la ville vers 627). Les musulmans continuent de faire l'objet d'attaques des Mecquois et ripostent. Les victoires et les défaites alternent, jusqu'en 629-630 où Mahomet prend La Mecque presque sans opposition, ralliant à lui ses derniers adversaires.
Après avoir réorganisé l'administration et mis en place une nouvelle législation religieuse, il retourne à Médine, où il meurt en 632 après une courte maladie.
Fils cadet d'une famille polythéiste, Mahomet appartient à la tribu de Koreish (Quraysh), une très ancienne tribu arabe. Mahomet descend de Galeb, fils de Fehr, surnommé Koreish (Quraych), guerrier puissant et redouté. Son père Abd'allah est fils d'Abd'al-Motalleb, fils de Hashem (Hachim), prince des Koreishites, gouverneur de La Mecque et intendant de la Ka'ba.
La famille de Mahomet est connue sous le nom de famille Hachimite par référence à son grand-père Hachim ibn Abd Manaf. Les Koreishites disent descendre d'Ismaël, fils d'Abraham, et ont la garde de la Ka'ba, lieu où dit-on, tous les prophètes depuis Abraham se rendent en pèlerinage pour vénérer les idoles et cette pierre noire d'origine météorique.
Abd'allah épouse Amenah (Amina ou Aamina bint Wahb) fille de Wahb, chef du clan médinois des Banu Zahra. Elle accouche de Mahomet à La Mecque dans la maison de son oncle paternel Abou Taleb du clan des Bani Hachem, le premier lundi du mois de Rabi (avril). Son accoucheuse est Ach-chifa'Ommo'Abd Ar-rahmân ibn'awf.
Le septième jour après sa naissance, son grand père Abd'al Motalleb donne un nom à son petit-fils : Mahomet, ce qui signifie Loué. Oum Aymen Baraka Bentou Taleb, esclave de son père, s'occupe de lui avec sa première nourrice, une abyssinienne du nom de Baraka (ou Oum Ayman), esclave d'Abou Lahab, son oncle paternel.
Il n'a que deux mois quand son père Abd'allah meurt à Yathreb, qui depuis a pris le nom de Médine. Sa mère Amenah n'étant plus en état d'allaiter son fils, elle le confie d'abord à Thawiba, servante de son oncle, puis à Halima (fille d'Abou Dhou-ayb as-sa'diyya ou Abi Thouwayb) de la tribu des Saadites, qui emporte le nourrisson dans le désert, où son mari vit avec la tribu des Saadites (Banû Sa'd), séparée du reste des Arabes.
Un jour, Halima (Halîma bint al-Hârith) et son mari Abou Kabcha retrouvent Mahomet étendu par terre, le corps couvert de sueur, la bouche écumante, les yeux égarés, ses vêtements déchirés. Ils pensent à une crise d'épilepsie, mais le jeune Mahomet leur explique que deux hommes grands et robustes sont venus et l'ont obligé de lutter contre eux ; que malgré la faiblesse de son âge, il avait longtemps combattu, mais qu'enfin ils l'avaient terrassé, lui avaient ouvert le ventre.
Halima se hâte de rendre Mahomet à sa mère Amenah qui meurt trois ans après ; il a à peine de six ans. Son grand-père paternel Motalleb (Abd El Mouttaleb) le prend alors dans sa maison. Deux ans après, Motalleb charge Abu-Taleb, l'aîné de ses enfants, frère utérin d'Abd'allah et père d'Ali, de prendre soin de Mahomet. Son oncle Abu-Taleb eut soin de l'élever dans le commerce.
De retour à la Mecque, Mahomet se distingue de ceux de son âge. Il est fort, mais il est également judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis, et plus encore à ses promesses, plein de candeur dans ses actions, il évite avec un soin extrême tout ce qui eut pû faire soupçonner en lui quelque goût pour le vice, quelque penchant à la licence.
Les Koréishites ayant déclaré la guerre (connue sous le nom d'El Fijar, vers 590) aux Tribus de Kénan (Canaan) & de Hawazan, ils marchèrent contre elles commandés par Abu Taleb. Mahomet qui a 20 ans se distingue par son intrépidité. Les deux Tribus sont battues et dispersées.
Quelque temps plus tard, les Koréishites démolissent, pour l'agrandir, la Ka'aba, temple cubique de la Mecque. Quand il s'agit d'y replacer la pierre noire idole principale du temple, les tribus ne s'accordent pas sur le choix de celui qui aura l'honneur de l'y replacer. Elle conviennent qu'il reviendra au premier qui se présentera le lendemain à la porte du temple. Ce fut Mahomet, avisé par ses amis : « il fit coucher la pierre noire sur un riche tapis, qu'il fit élever ensuite par deux Arabes de chaque Tribu, & la prenant alors, il la plaça lui-même, au bruit des applaudissements de tous les habitants de la Mecque, trop enchantés de la noblesse de cette action, pour démêler l'orgueil qui en avait été le motif. » (M. L. Castillon/Essai sur les Erreurs et les Superstitions)
Les Arabes errent dans leur désert en une lente et continuelle migration qui les porte du Yémen trop dense vers la Méditerranée. Ils vivent chichement de quelques razzias. Rares sont ceux qui cultivent, dans le Hedjaz, ceux qui commercent ou pratiquent l'usure, dans les échoppes de La Mecque, au passage des caravanes qui relient l'Inde à la Syrie. La période de troubles politiques, économiques, le matérialisme des marchands à courte vue favorise la recherche de nouveaux horizons spirituels et pourquoi pas vers le monothéisme des juifs, des chrétiens ou des mazdéens.
Mais pour Mahomet, pas question en se convertissant, de se couper de ses racines, ni de se placer sous la tutelle politique ou économique des puissances qui les protègent. Or il fait connaissance d'un esclave persan, Rouzbahan (Salman al-Farisi). Rouzbahan fut prêtre (mage) zoroastrien, s'est intéressé au manichéisme, au mazdéisme, puis au christianisme. Esclave, sa tâche consiste à écrire, traduire et enseigner. C'est au cours de ses enseignements qu'il rencontre Mahomet et qu'il l'initie aux mystères de son culte. Rouzbahan voit les rivalités tribales des Arabes autour de la Ka'ba et de la position des idoles et pressent que si quelques éclairés sages et riches énonçaient un nouveau message, ils trouveraient écho.
Rouzbahan a gardé des relations avec ce moine nestorien, chef de l'Église de Damas, Bahira (Bu airah, Bohaïra, Sergius, Sarjis) et de son « représentant » à la Mecque, Nofel (Warqa Ibn Nawfal) oncle (ou cousin ?) de Cadichée (Kadijeh, Khadijah, Khadija), l'un des grands chefs chrétiens de la péninsule arabe. Vu son grand âge, Nofel a reçu de Damas l'ordre de se trouver un suppléant. Mahomet entreprend de nombreux voyages à Damas, il parle avec Bahira qui voit en lui la personne la plus à même de remplacer Nofel et le représenter à la Mecque.
Bohira commande à Nofel d'œuvrer pour que Khadijeh confie à Mahomet la responsabilité de la caravane. De la sorte, Mahomet eut plus souvent qu'avant, l'occasion de voyager à Damas et de multiplier ses rencontres avec le moine. Mais l'étincelle pour amorcer le projet de Mahomet est impossible sans soutien financier. Il a fait preuve d'honnêteté et de droiture à l'égard de Khadijeh ? Sur la proposition de l'oncle de Khadijeh, Mahomet l'épouse. Elle a quarante ans, lui vingt-cinq ans. Il adopte son enfant, Héla, qui sera plus tard son beau-fils.
Il vit discrètement jusqu'à l'âge de quarante ans. D'extraction modeste, il devient un notable par son mariage avec une femme riche de quinze ans son aînée, mais ne parvient pas à s'assurer une descendance mâle.
Suite à la viste de l'archange Gabriel à Mohammed ce dernier se réfugie auprès de son épouse Khadijeh Mohammed lui raconte comment il a reçu une première révélation au cours d'une retraite spirituelle dans la grotte Hira sur la montagne d'Arafat(connaissance).
Khadijeh (Khadija) couvre le prophète à sa demande sourat « el Muzamil ».Khadidja s'enquiert auprès de son oncle, Waraghat Ibn Nofel qui lui confirme la prophétie de Mohammed et l'alerte des dangers à venir. Khadijeh, la plus riche des femmes de La Mecque, est la première à prendre la défense de Mohammed l'élu de Dieu pour faire connaitre à l'univers la religion agréée aupres de Dieu: l'Islam.
Mohammed reconnait tous les prophètes mentionnés par Allah dans le Coran,la Bible ou tout autre livre sacré.
Les prophètes mentionnés dans le Coran proclament qu'ils « soumis à Dieu ». Adam ,Noé, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Salomon ou Jésus, sont de fait musulmans puisque soumis à Dieu.
Le Coran mentionne de même Adam, Moïse, Aaron, David, Salomon, Job, Jonas, Zacharie, Marie, Jésus (Isa), Jean-Baptiste (Yahya). Ismaël et Agar, la servante d'Abraham, sont sauvés du désert par l'eau du puits de Zem-Zem, près de la Ka'ba. L'Islam naissant mentionne les livres révélés antérieurement « Thourat », « Zabour », « Injil » Livres respectés.
L'Islam se fonde sur cinq piliers: l'attestation de foi « La shahada », la prière « La Sallat », l'aumône légale (Zakat),
le jeûne « el Ramadan »,enfin le pèlerinage « el Hadjdj » - commun à la plupart des religions - la shahada le premier pillier est le pacte d'adhésion à la foi musulmane « J'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Mohammed est l'envoyé de Dieu ».
Mohammed fait preuve d'une éloquence rare, mais ses comptemporains se refusent à quitter leur ignorance et leurs pratiques barbares tel l'infanticide ; ainsi que l'Islam le recquiert, ceux qu'il considère comme ses pairs tentent de le corromptre en lui offrant richesse et royauté comme tout réponse de Mohammed ils eurent « s'ils me mettaient la lune dans la main gauche et le soleil dans la main droite je ne pourrais renoncer à mon message ». En trois ans, il s'entoure d'une petite cinquantaine de disciples. Ils sont une centaine au bout de cinq ans.
L'Islam est la religion dont le dogme est le plus abouti et dont la pratique jusqu'à nos jours jouie d'une perennité sans égale dans l'histoire des religions. Le prophète et les musulmans pendant un certain temps accomplissent la prière, tout d'abord , en se tournant vers Jérusalem, puis suite à une révélation Divine le prophète et les croyants sont enfin autorisés à reprier comme l'on toujours fait ses ancetres de Adam à Abraham en direction de la Kaaba qui se trouve à la Mecque. Les croyants auront pour récompense une vie éternelle, où l'âme serait enivrée de tous les plaisirs spirituels, et où le corps ressuscité avec ses sens, goûterait par ses sens mêmes toutes les voluptés qui lui sont propres. Jusque là individualistes et rétifs à toute discipline, les Arabes convertis à l'Islam se voient confier une mission partager la lumiére de l'Islam avec le reste du monde.
Mohammed effectue de nombreuses retraites spirituelles,vers 610, la révélation débute Mohammed commence à transmettre les textes révélés par Allah qui formeront le Coran, il prend soin des le début d'enseigner oralement , ainsi que de dicter à un secrétaire digne de confiance, les paroles de Dieu transmisent par l'archange Gabriel (Djibril). Le Coran dénonce, les notables de la Mecque, les marchands, les riches, les puissants lesquels adorent des idoles et persécutent les croyants. Il prône l'humilité, la justice, la redistribution des biens aux pauvres et aux orphelins. Il s'attire la réprobation de ses concitoyens attachés aux divinités ancestrales les idoles.
À Médine (Yathrib) par le jeu d'un pacte entre tribus arabes rivales, la vie s'organise autour de la communauté (Oumma) qui trouve ses principales ressources dans le pillage des caravanes mecquoises. La richesse de Mahomet augmente au fil des dons et du cinquième de chaque prise ou butin. Les chefs de clan qui ne se soumettent pas doivent verser une taxe (jizyah).
Au début, ses fidèles jeûnent le jour de la fête juive de l'expiation (Yom Kippour), ce qui n'incite pas pour autant les Juifs de Médine à se rallier au mahométisme. Le jeûne est ensuite fixé le mois anniversaire d'une escarmouche victorieuse contre des mecquois venus secourir une caravane ; Mahomet ne se tourne plus vers Jérusalem pour prier ; le mahométisme se détache de ses ancrages primitifs, s'affirme et s'impose par tous moyens : ses détracteurs sont assassinés, un clan juif est expulsé de Médine et ses biens confisqués, la dernière tribu juive restée dans la ville est massacrée (624). Le mahométisme n'entend que rétablir l'idéal juif et chrétien dans sa pureté originelle chez ceux dont il juge qu'ils l'ont corrompu et qu'ils ont manipulé les écritures, Torah autant qu'Évangile...
En 627, il prend pour concubine Rayhana, une juive, puis Myriam en 629, une chrétienne copte ; la même année, il se marie avec Saffiyya, une juive. Car l'homme peut avoir jusqu'à quatre épouses ; et autant de concubines esclaves qu'il le souhaite, sans clause de nombre. Le mariage d'un fidèle avec une païenne est interdit, mais licite avec des juives et des chrétiennes (la femme soumise/musulmane ne peut épouser qu'un soumis/musulman).
La Mecque tombe comme un fruit mûr en 630. En neuf ans, il s'assure l'Arabie et la soumet. L'économie de pillage (razzia) atteint ses limites : vol réciproque ne crée pas richesse. Mahomet sonne l'arrêt des razzias entre tribus arabes. Il faut trouver un nouveau gisement : l'ère de la conquête a sonné, on soumet de nouveaux territoires, de nouveaux peuples.
Il meurt à Médine d'une courte maladie, âgé de 63 ans où se trouve son tombeau.
Sources : L'Histoire de Tabarie, Dictionnaire de Bayle, Encyclopédie de Diderot, M. L. Castillon (Essai sur les Erreurs et les Superstitions), oumma.com, Le Monde.
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Naissance et enfance
Mahomet naît à la fin du VIe siècle, vers 570, à la Mecque, cité caravanière vivant du trafic des marchandises de l'Inde vers l'Occident via Aden puis le désert. Jeunesse
Quand Mahomet a douze ans, son oncle Abu-Taleb l'emmène en Syrie. Arrivés à Bosra, ils visitent un monastère. Ils sont accueillis par un moine nestorien, connu sous le nom de Bahira. Ce moine prit par la suite une part notable à la composition du Coran.La découverte des religions
La vie de Mahomet, depuis cette époque jusqu'à ce qu'il eut atteint l'âge de vingt-cinq ans, de même que ses actions, sont inconnues, même des Docteurs Musulmans.Les prémices de l'Islam
L'hégire et les débuts de l'islam
Ses deux protecteurs meurent en 619 : sa femme Cadichée et son oncle Abi Talib - remplacé à la tête du clan par un autre oncle, très réticent à son égard. Il épouse Saouda (Sawda), veuve mais bonne ménagère, puis une fillette d'une dizaine d'années, Aïcha, fille d'Abubéker (au total, il se mariera avec une dizaine de femmes dans un climat de scandales et de rivalités). Mahomet quitte La Mecque. C'est le début de l'émigration (ou « hégire », 622).
