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Lutte ouvrière Article, Signification, Explication

Lutte ouvrière (ou LO) est le nom de l'hebdomadaire de l'Union communiste (trotskiste), assimilée quasiment à l'Union communiste internationaliste. L'utilisation du nom Lutte ouvrière est cependant généralisé. C'est un parti politique français d'extrême gauche associé au groupe Gauche Unitaire Européenne, Gauche Verte Nordique.

Communiste, internationaliste, Lutte ouvrière défend les idées du trotskisme et met l'accent sur le rôle central de la classe ouvrière.

Table of contents
1 Historique
2 Propositions
3 Régionales 2004
4 Les accusations de sectarisme
5 Voir aussi
6 Lien externe

Historique

Lutte ouvrière prend ses origines dans un petit groupe trotskiste fondé en 1939 par David Korner, alias Barta, et trois de ses amis, issus d'une scission de la IVe Internationale. Peu actif durant la guerre (il se limitait à des groupes de lecture), le groupe refuse de rejoindre le Parti communiste internationaliste qu'il accuse de dérive nationaliste et « petite-bourgeoise ».

Le groupe prend la tête de la vague de grèves de Renault en 1947. Robert Barcia, alias Hardy, est exclu du groupe à la suite d'un conflit avec David Korner au sujet d'un tract. Par la suite, ils tentent sans succès de fonder un nouveau syndicat, le « Syndicat démocratique de Renault », cessent peu à peu toute activité et le groupe éclate vers 1950.

Fondé en 1956 et dirigé par Robert Barcia, Voix ouvrière regroupe beaucoup d'anciens du « groupe Barta ». L'hebdomadaire Lutte ouvrière commence à être diffusé à partir de 1963. Comme tous les mouvements se réclamant du trotskisme, Voix ouvrière est dissous après mai 68. Le mouvement se reforme sous le nom de Lutte ouvrière puis prend pour porte-parole et candidat national Arlette Laguiller qui se présente pour la première fois aux élections présidentielles en 1974. Lutte ouvrière connait par la suite un succès médiatique et politique important. En 2002, Arlette Laguiller obtient 5% des voix aux élections présidentielles.

Propositions

Les principales propositions « révolutionnaires », de ce mouvement trotskiste sont :

  • Interdiction des licenciements dans les entreprises qui font du profit sous peine de réquisition ;
  • Transparence complète des comptes en banque des sociétés, des dirigeants et des actionnaires ;
  • Contrôle auto-gestionnaire des entreprises ;
  • Mise sous surveillance des décisions de l'État ;
  • Organisation de la production en fonction des besoins des travailleurs et des travailleuses ;
  • Gratuité du gaz, de l'électricité, des autoroutes, des transports, etc. ;
  • Suppression des impôts indirects et augmentation de l'impôt sur les bénéfices des entreprises ;
  • Arrêter le processus de privatisation et nationnaliser les entreprises dans le domaine des besoins élémentaires de la population (eaux, gaz, etc.) ;
  • Construction de crêches, logement à loyer abordable, garderies et installations collectives dans tous les quartiers ;
  • Suppression des subventions accordées aux entreprises afin de créer des emplois dans les crêches, les hopitaux, les maisons de retraites, etc.

Régionales 2004

Lors les élections régionales de 2004, Lutte ouvrière fait alliance avec l'autre grand mouvement trotskiste français, la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), dont le but était d'accroître sa part du vote « protestataire » de gauche. Leur résultat de 4,95%, représente une légére augmentation par rapport au résultat des élections régionales de 1998 (4,83%) mais bien en dessous du résultat des présidentielles de 2002 (10% en les aditionnant).

Voir Résultats électoraux de l'extrême-gauche en France.

Les accusations de sectarisme

Lutte ouvrière est souvent qualifié de « parti sectaire », par des personnes arguant du repli général du parti sur lui-même, du secret de son organisation, de sa discipline de fer, de l'usage généralisé de pseudonymes ou encore des rumeurs affirmant que le mouvement incite ses militants à ne pas se marier ou ne pas avoir d'enfants. Parmi ceux ayant porté ce type d'accusations sur Lutte ouvrière, on peut citer :

  • Jean-Christophe Cambadélis ;
  • d'anciens militants affirmant avoir été exclus pour avoir formulé ce type de critique [1] ;
  • Bernard Seytre, un ancien camarade d'Arlette Laguiller ; l'évocation de cette affaire amène celle-ci à fondre en larmes sur RTL dans l'emission d'Emmanuel Chain ;
  • Jean-Gabriel Cohn-Bendit, acquitté lors d'un procès en diffamation ;
  • les journaux L'Humanité et Libération, qui sont acquittés lors d'un procès en diffamation [1].

Le principal dirigeant de Lutte ouvrière, Robert Barcia, alias Hardy, a publié une réponse à ces accusations sous la forme d'un livre d'entretiens : La véritable histoire de Lutte Ouvrière.

Jean-Gabriel Cohn-Bendit et Libération ont été condamnés des dommages et intérêts pour avoir affirmé que la société Epmed, propriété de Robert Barcia, procédait à des « licenciements irréguliers ».

Voir aussi

Lien externe


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