Ligature (typographie) Article, Signification, Explication
Une ligature est la fusion de deux graphèmes d'une écriture pour n'en former qu'un seul nouveau, considéré ou non comme un caractère per se (à part entière). La ligature peut donner naissance à un digramme. Dans une écriture bicamérale, un digramme lié se distinguera d'un digramme simple par la majusculisation : si les deux caractères doivent être en majuscule capitale et le reste en bas-de-casse, c'est bien une ligature. Sinon, c'est un digramme simple (par exemple : IJsselmeer en néerlandais mais Château en français).
La ligature est donc un des procédés possibles d'enrichissement du stock de graphèmes d'une langue.
Il existe deux types principaux de ligatures :
- les ligatures esthétiques, qui sont optionnelles et ne s'utilisent que pour améliorer la lisibilité d'un document typographié ;
- les ligatures linguistiques, qui sont obligatoires.
Il existe d'autre part des caractères qui sont d'anciennes ligatures, esthétiques ou non, mais ne sont plus sentis comme tel :
- la ligature linguistique dite eszett, soit ß, provient d'une ligature esthétique entre un s long suivi d'un s rond (le s long étant une ancienne variante contextuelle de s). Utilisée dans plusieurs langues d'Europe, elle ne se recontre maintenant plus qu'en allemand ;
- l'esperluette, &, est à l'origine une ligature esthétique de et servant d'abréviation. Elle est devenue un véritable logogramme, au même titre que les chiffres dits « arabes » : selon sa langue, on la lira et, y, and ou encore und ;
- l'arobase, @, remonte à la graphie onciale de la préposition latine ad abrégée ;
- le croisillon, #, à ne pas confondre avec un dièse, est l'évolution de l'ancienne abréviation n̄ (n surmonté du titulus).
N'étant pas obligatoires, elles sont surtout utilisées dans la production de documents d'abord manuscrits (elles sont fréquentes dans les manuscrits médiévaux, soit comme abréviations soit pour des raisons purement décoratives) puis imprimés, pour améliorer la lisibilité d'un texte ou simplement l'agrémenter.
Dans le premier cas, surtout en imprimerie, il s'agit de réduire nombre de collisions inesthétiques entre certains caractères. Les plus courantes portent sur les letres f et s long (variante contextuelle de s) suivis de i et l. Le point du i ou la hampe du l entrent en collision après le f ou le s long, à moins qu'on les espace. Du temps de l'imprimerie au plomb, les collisions entre ces caractères pouvaient d'ailleurs entraîner leur rupture (c'est pourquoi on les appelle aussi ligatures techniques). Il faut noter qu'en allemand l'utilisation des ligatures esthétique se doit de respecter des contraintes morphologiques : en effet, les germanophones n'utilisent les ligatures en f que si les deux lettres appartiennent au même radical du mot.
Des ligatures du type de ct ne sont pas liées à des problèmes de collision entre caractères : elles sont purement esthétiques et, sûrement, imitent la graphie manuscrite cursive.
De toutes ces ligatures, seule celle du s long suivi d'un s rond a acquis le statut de graphème : c'est le eszett (ß) allemand.
Enfin, dans les textes latins imprimés, on emploie volontiers, ce que ne faisaient pas les Romains de l'Antiquité, les ligatures œ et æ. Leur utilisation ressortit surtout à la composition soignée.
La Fraktur allemande comprenait de nombreuses ligatures, surtout dans sa variante manuscrite, tracées d'un seul mouvement, parmi lesquelles : ch, ck, st, ss / sz (tracées toutes deux ß et tz).
L'alphabet arabe connaît des ligatures esthétiques. Celles-ci sont optionnelles et se rencontrent surtout dans des compositions soignées. Ces ligatures ne doivent pas être confondues avec les variantes contextuelles ou la ligature linguistique lâm ’alif, (voir plus bas) lesquelles sont toutes deux obligatoires. Voici ci-contre quelques ligatures possibles. Rapellons que l'arabe s'écrit de droite à gauche ; dans le tableau, les ligatures concernent, dans l'ordre, les lettres lâm, mîm et nûn formant ligature avec un jîm. Pour des raisons de lisibilité, on a ajouté un mîm final, qui ne fait pas partie de la ligature.
La première que l'on peut citer est un caractère similaire à l'esperluette mais bien moins fréquent en grec imprimé que celle-la ne l'est dans l'alphabet latin. C'est une ligature ancienne (ce qui est contesté par certains grammatologues) et d'usage fréquent dans les textes papyrologiques et médiévaux pour la conjonction de coordination καὶ kaì, « et », soit ϗ (en image, le caractère étant rarement inclus dans les polices : ). La ligature est devenue un signe d'abréviation au même titre que le & latin. Il faut noter que la forme actuelle de l'abréviation remonte à sa variante hellénistique : au cours de siècles, elle en était venue à prendre des tracés très différents. Cette ligature n'est quasiment pas utilisée dans l'impression : elle ressortit surtout aux usages informels et manuscrits.
Les autres ligatures, d'emploi fréquent dans les textes médiévaux, sont généralement sorties des usages au cours du XVIIIe siècle, période à laquelle cet aphabet a acquis sa forme quasi définitive.
Il faut considérer séparément, pour des raisons historiques, deux types de mots contenant un œ :
Étymologiquement, ces mots remontent le plus souvent à la diphtongue latine œ, qui se prononçait /oe/ ou, plus probablement, /oj/. À partir du IIe siècle de notre ère, elles s'est monophtonguée en /e/, ce dont attestent des termes comme économie, fétide ou peine, qui proviennent du latin œconomia, fœtidus et pœna. Le maintien d'une graphie en œ prouve que les mots contenant la ligature sont des emprunts relativement récents ; leur orthographe est donc étymologisante. Pour l'anecdote, la diphtongue latine œ peut, c'est le cas dans œconomia, représenter la diphtongue grecque οι oi dans des emprunts au grec : οἰκονομία oikonomía.
La notation au moyen du digramme lié œ est ancienne : les typographes français, citant des mots latins, ont respecté l'orthographe de l'époque, qui prévoyait la ligature. Du reste, les mots n'étaient pas forcément sentis comme français. Aux premiers temps, œ n'était donc pas une lettre française.
Il existait en moyen français nombre de mots se prononçant avec un /ø/ (dans feu). La notation de ce phonème était flottante depuis l'époque médiévale : eu, oe, oeu ou ue (euvre, oevre, œuvre, uevre pour l'actuel œuvre). L'une des graphies retenues, et normalisée plus tard par l'Académie française, a consisté à se servir de oeu, écrit parfois avec la ligature à l'imitation de la diphtongue latine œ. On trouve ainsi pour le même mot œuvre, au XVIe siècle (notons que la distinction entre u et v n'était pas encore faite, les lettres étant senties comme des variantes contextuelles :
On avance aussi que la notation du phonème /œ/ au moyen de la ligature a permis d'éviter nombre d'homonymies fréquentes depuis le Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle : eu pouvait en effet se lire /y/ ou /œ/, comme dans seur, dont on distingue maintenant sœur de sûr (pour le passage de eu à û, consulter Accent circonflexe en français). C'est encore une fois, du moins actuellement, un argument spécieux : les mots dans lesquels eu devait se lire /y/ ont tous, à l'exception des formes en eu du verbe avoir (participe passsé eu(e)(s) et passé simple eus, eut, eûmes, eûtes, eurent) été réécrits en û ou u au XVIIIe siècle (ainsi veu → vu, seur → sûr, etc.).
En conclusion, vu que œu et eu notent le même phonème et que la distinction entre les deux graphies est tout artificielle, il convient de reconnaître que tous deux sont des digrammes (ou des trigrammes si l'on compte deux caractères pour œ), c'est-à-dire des groupes de deux lettres servant à noter un unique phonème. On ne peut donc pas écrire oeu à la place d'œu dans les mots qui réclament la ligature car oe n'est pas un digraphe mais une suite de voyelles et l'on ne peut jamais substituer œ à oe. Les deux graphies n'ont donc aucun rapport et doivent être différenciées.
En conclusion, il n'est pas possible d'affirmer que le digraphe lié œ n'est pas un graphème unique car son emploi n'est pas prévisible. Pourtant, il n'a pas de place particulière dans l'ordre alphabétique : on le classe en même temps que les mots en oe, à la manière des autres digraphes (ch, ge, gn, etc.).
Notes :
En français, quelques rares mots savants (ou expressions latines lexicalisées) se servent de æ, prononcé /e/ (comme œ, du reste) :
Bien que relativement rare, la ligature æ peut ne pas être confondue avec la suite de lettres ae, présente dans des mots comme paella. Il convient donc, dans une composition typographique soignée, de bien différencier les deux. Elle n'a cependant pas de place particulière dans l'ordre alphabétique : on la classe en même temps que les mots en ae, à la manière des autres digraphes (ch, ge, gn, etc.). On voit donc bien que cette ligature n'est donc pas réellement linguistique en français. Elle est presque purement esthétique et s'utilise surtout dans les textes latins tels que présentés actuellement.
Elle devrait être évitée pour les pluriels du type supernova / supernovæ : en effet, ce terme est lexicalisé depuis assez longtemps pour que l'on se passe d'un pluriel latin. De fait, supernovas est bien plus cohérent.
Notes :
C'est donc à l'origine un digramme qui prend plus tard le statut de ligature. Écrite à la main de manière cursive, celle-ci prend la forme d'un ÿ. En afrikaans, l'évolution graphique s'est poursuivie et on écrit simplement y (mais dans aucun des cas on n'utilisera la lettre ÿ en remplacement de ij dans un texte dactylographié ou imprimé). D'un digramme, on est donc passé par l'intermédiaire de la ligature à une lettre simple se confondant avec la lettre y déjà présente. On peut comparer cette évolution avec celle du digramme uu (voir plus bas).
Notons qu'en lituanien moderne, le i long est noté par la lettre y, provenant également d'une ligature ij.
Pour pallier cette lacune, les scribes anglais se sont d'abord servi, au VIIe siècle, d'un digramme uu (voire de u seul). Cependant, au VIIIe siècle, c'est la lettre ƿ (wynn, wyn ou wen ; elle est issue de la rune ᚹ, de même valeur phonétique) qui s'est imposée. Au XIe siècle, les scribes normands (après les victoires de Guillaume le Conquérant) ont réintroduit le digraphe uu sous une forme ligaturée : la lettre w était née (noter au passage que w se dit, en anglais, double u). La ligature viendrait donc d'Europe continentale. On la trouve en effet au Moyen Âge dans les manuscrits picards-wallons (à noter qu'en wallon aussi la lettre est nommée doublu — double u).
La lettre ƿ, plus fréquente en vieil anglais que w, n'a cependant cessé d'être employée en moyen anglais qu'au XIVe siècle, définitivement remplacée par w. Actuellement, on utilise même w à la place de ƿ dans la transcription traditionnelle.
D'autres ligatures existaient, ou existent encore dans des compositions typographiques soignées. Elles ne sont cependant pas obligatoires mais seulement esthétiques (voir plus haut).
En HTML, les ligatures les plus courantes s'obtiennent comme suit :
C'est un article concernant le Ligature (typographie). La page contient la signification du Ligature (typographie) , Description et explication au sujet de Ligature (typographie) Ligatures esthétiques
Alphabet latin
Alphabet arabe
Alphabet cyrillique
[En préparation]Alphabet grec
L'alphabet grec possède un certains nombre de ligatures, lesquelles ne sont maintenant plus utilisée ou rarement. Alphabet arménien
[En préparation]Ligatures linguistiques
Bien différentes des premières, elles sont obligatoires et normalisées. De telles ligatures sont de deux natures différentes :
Ligatures comme graphèmes
Œ
Le français (qui semble être la seule langue à le faire) connaît une telle ligature, la lettre Œ / œ, dite « e dans l'o ». Il n'est pas possible de la considérer comme la réunion esthétique des deux lettres oe car son utilisation dépend entièrement de l'étymologie du mot et ne peut être considérée ni optionnelle ni systématique. Dans les mots empruntés au latin
Il existe un assez grand nombre de mots empruntés principalement au latin et prenant un œ, qu'on ne peut prononcer que comme une voyelle unique, en l'occurrence /e/ (de blé ; cela entraîne donc la prononciation /s/ de c). C'est bien un digramme, que l'on doit opposer à la rencontre de o et e dans un mot comme coexistence. Voici quelques exemples de ces mots savants ou empruntés :
Dans une prononciation courante, certains mots sont prononcés avec /ø/ (de feu) : c'est le cas pour œnologie et Œdipe. Cet usage est considéré fautif. Il est pourtant très fréquent (œsophage est plus souvent entendu avec /ø/ que /e/).Dans les mots hérités
Les mots qu'on dit hérités sont ceux qui constituent le fonds lexical proprement français provenant d'un état antérieur de la langue.
La graphie ne se fixe sur œu avec la ligature (et œi pour le mot œil) qu'au XVIIe siècle. Les mots concernés proviennent de mots latins qui contenaient un o (soror → sœur, opus → œuvre, oculus → œil, bos → bœuf, etc.). Pourtant, des mots comme peuple (latin populus) ou meuble (latin mobilis) n'ont pas été concernés et sont restés sur eu. On avance souvent comme argument justifiant le maintien de cette ligature dans l'orthographe la volonté de garder la proximité entre mots issus d'un même radical latin : ainsi, le œ de sœur rappelle le o de sororal, celui d'œuvre le ou d'ouvrier, ouvrage, ouvrable, tandis que bœuf reste lié à bouvier, cœur à cordial, mœurs à moral, vœu à vouer, œuf à ovaire, ove, oval, etc. L'argument est spécieux en ce sens qu'on devrait dans ce cas écrire pœuple car populaire ou encore mœuble car mobilier, sœul car solitude, etc. On le voit : l'utilisation de ce digramme est arbitraire et ne se justifie pas.Autres cas
Dans de rares mots d'emprunt à l'allemand, œ français représente un ö (o umlaut). On prononce comme en allemand : lœss /løs/, rœsti /ʁøsti/ (rösti est aussi attesté). Il faut noter que l'utilisation de la ligature ne se justifie pas : en effet, si le o umlaut allemand remonte bien à oe et s'il est parfois encore écrit ainsi, il n'est, dans les pays germanophones, jamais lié au e. D'ailleurs, un mot comme foehn /føn/, emprunté à l'allemand, n'est pas proposé sous la graphie *fœhn par le Petit Robert (édition électronique de 2001), lequel écrit pourtant bien lœss et rœsti. Il y a là un manque de cohérence patent.Œ n'est pas OE
Par opposition à ces mots en œ, il en existe d'autres dans lesquels o et e se suivent naturellement et sont prononcés différemment : coexistence /kɔɛgzis'tɑ̃s/, moelleux /mwa'lø/, coercitif /kɔɛʁsi'tif/, etc.Æ
Autre ligature célèbre, Æ / æ se rencontre principalement en islandais, danois et norvégien. C'est un graphème unique, qui, en islandais, représente une diphtongue : /ai/ (bref ou long). En danois et norvégien, c'est une voyelle simple, respectivement /ɛ/ ou /e/ (bref ou long) et /æ/ (bref ou long). Dans ces trois langues, elle est classée séparément, en tant que lettre individuelle dans l'ordre alphabétique, à la suite de þ en islandais, de y en danois et norvégien. C'est un emprunt à une ligature d'abord apparue en vieil anglais au VIIIe siècle pour noter le son /æ/ de cat (entre /a/ et /ɛ/) : les scribes anglais, en effet, ne pouvaient pas, avec les seules lettre latines, écrire ce son absent du latin. Cette ligature, que l'on a nommée ash d'après le nom de la rune servant au même phonème, a donc permis d'accroître le stock de graphèmes.
Dans ces mots, la ligature représente étymologiquement l'ancienne diphtongue latine æ, prononcée /ae/ ou /ai/, qui s'est monophtonguée en /e/ au IIe siècle de notre ère. Le développement est le même que pour œ : de nombreux mots français utilisent é là où on trouvait æ en latin : sévir (sævir), cécité (cæcitas), pénitence (pænitentia). Seulement, les emprunts savants avec æ sont plus rares. Comme pour œ, toujours, æ latin peut provenir d'une ancienne diphtongue αι ai grecque dans des mots d'emprunt à cette langue : παιδαγωγία paidagôgía → pædagogia → pédagogie.IJ
C'est en néerlandais que IJ / ij forme une ligature au statut de graphème, qui sert à noter la diphtongue /ɛi/ (ou /ə/ en position atone). À la différence du digraphe ei de même valeur phonétique actuellement (ce qui n'a pas été toujours le cas), ij est bien une ligature, ce que l'on peut constater par les règles de majusculisation : il convient en effet d'écrire IJsselmeer et non *Ijsselmeer, alors qu'on ne mettra en majuscule que la première lettre de ei, « œuf » : Ei. Le ij note à l'origine, en moyen néerlandais (dès avant le XIIIe siècle), un i long. La lettre j étant à l'époque une variante du i, on peut considérer le ij comme un double i.W
Bien qu'aujourd'hui ce graphème soit une lettre simple, c'est bien, historiquement, une ancienne ligature, d'où son nom, « double v ». La réunion de deux v (ou de deux u puisqu'il faut attendre le XVIe siècle pour que l'on commence à distinguer v et u, la première étant normalement une capitale, la seconde une minuscule) semble être une invention des scribes médiévaux anglais, lesquels n'avaient pas de graphème pour noter le /w/ de leur langue (le vieil anglais, en l'occurrence). En effet, u servait déjà à la voyelle /u/ (on remarque que les Romains n'ont pas eu ces scrupules puisque /u/ et /w/ s'écrivaient dans leur langue au moyen de la même lettre, V). Ligatures non graphémiques
L'exemple le plus probant de ce type de ligature se rencontre dans l'alphabet arabe. Outre ses nombreuses variantes contextuelles, il connaît en effet une ligature linguistique, donc obligatoire, qui ne conduit pas à la création d'une nouvelle lettre. Il s'agit de la ligature lâm ’alif : quand la lettre lâm est suivi d'un ’alif, l'ensemble doit nécessairement s'écrire avec la ligature et non les variantes contextuelles attendues. Pourtant, cette ligature ne constitue pas une lettre. Dans le tableau ci-dessous, la seconde ligne montre un exemple de tracé incorrect au moyen de la variante contextuelle. Seul le premier tracé est admis (rappelons que l'arabe se lit de droite à gauche, soit respectivement : lâm + ’alif → résultat) :Informatique
Les ordinateurs propres aux utilisateurs francophones ne possédent qu'une seule ligature accessible au clavier, l'esperluette. Les ligatures linguistiques sont acessibles commes caractères spéciaux. Seuls les Mac proposent les ligatures en fl et fi dans le codage Mac Roman.Liens internes
