article sur le Le Havre, Explication sur le Le Havre

Le Havre Article, Signification, Explication

        

Table of contents
1 Géographie
2 Histoire
3 Urbanisme
4 Administration
5 Culture
6 Économie
7 Transports
8 Événements annuels
9 Havrais célèbres
10 Le sport havrais de haut niveau
11 Jumelages
12 Région havraise
13 Bibliographie
14 Liens externes

Géographie

Histoire

La ville du Havre est une création relativement récente (début du XVIe siècle). Elle connut un fort essor démographique lié au dynamisme de son port. Les bombardements de 1944 marquent une césure importante dans l’Histoire de la Porte Océane et dans les consciences de ses habitants. Aujourd’hui, les projets urbains et portuaires se multiplient pour faire face aux défis économiques et sociaux du XXIe siècle.

Avant François Ier

, église et maisons à colombages]]

    • Pendant le Haut Moyen Ă‚ge, le port de l'Eure (ou Leurre) existait au sud-ouest d'Harfleur, sur le rive maritime de la Seine. Il servait d'abri aux navires en attendant la marĂ©e permettant d'entrer dans le port d'Harfleur. En 1040, Édouard le Confesseur rĂ©unit une importante flotte dans cet endroit. En 1339, le port de l'Eure fournit une flotte d'une quarantaine de navires Ă  Philippe de Valois. On construit des fortifications qui n'empĂŞchent pas la destruction du port pendant la Guerre de Cent Ans.

    • Au moyen âge classique, Paris devient la capitale du royaume et surtout la ville la plus peuplĂ©e. Il faut alors approvisionner la mĂ©tropole et une partie du ravitaillement se fait pas la voie d’eau (produits pondĂ©reux). Au XIe siècle, le port de Honfleur est créé, sur la rive sud de l’estuaire. Les navires trop chargĂ©s ne pouvant pas remonter la Seine, on utilise les avant-ports de Chef-de-Caux, Harfleur et Leurre. L’estuaire ne compte alors que quelques hameaux de pĂŞcheurs et d’agriculteurs : Graville, Ingouville, hameau du Lieu-de-Grâce, Saint-Denis-Chef-de-Caux, Harfleur. Au XIIIe siècle se dresse la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges, dans le sud du site. Le château de Tourneville est la propriĂ©tĂ© du seigneur de Graville. Dès le XIe siècle existe l'Ă©glise paroissiale de SAint-Julien de Rouelles, Saint-Denis de Sanvic ; Saint-Michel d'Ingouville au XIIIe siècle
    • Les raisons d’un nouveau port
      • 1) Ensablement des autres ports de la Basse-Seine et augmentation du volume des navires :
À la fin du XVe siècle, les ports de Rouen, Harfleur et Honfleur semblaient de plus en plus inadaptés pour faire face à l’augmentation du trafic maritime, notamment avec le Nouveau Monde. La nécessité d’un port d’allège était donc de plus en plus vive, notamment pour les Rouennais.
      • 2) Crainte d’un dĂ©barquement anglais
Les rois de France, mais surtout les populations locales, avaient peur d’une descente de la flotte anglaise en Seine (la guerre de cent ans ne s’est achevée qu’en 1453, son souvenir est encore vivace !). Louis XI et Louis XII avaient envoyé des experts chargés de trouver un endroit pour construire de nouvelles fortifications. Mais aucun projet ne fut réalisé.
      • 3) Ouverture vers le Nouveau Monde et ses opportunitĂ©s Ă©conomiques. François Ier Ă©tait prĂ©occupĂ© par ses engagements militaires (soutien Ă  l’Ecosse contre le roi d’Angleterre) et Ă©conomiques. C’est lui qui fonde le port et la ville du Havre.

Le Havre au XVIe siècle

1517, année de naissance du Havre

    • Bonnivet, grand amiral de France, choisit le site d’implantation du nouveau port. Il confie le projet Ă  Guyon le Roy, seigneur du Chillou, capitaine du port de Honfleur. L’avancĂ©e des travaux est retardĂ©e par l’instabilitĂ© du sol et les tempĂŞtes. Mais dès octobre 1518, le port est utilisable et accueillait ses premiers navires. Le 8 octobre 1518, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en dĂ©fend l’entrĂ©e. Le site est entourĂ© de marais, et il n’est pas question Ă  l’origine de crĂ©er une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salĂ© aux futurs habitants du Havre. Les armes de la villes sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se dĂ©place lui-mĂŞme en aoĂ»t 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpĂ©tuels. En 1525, la « mâle marĂ©e » dĂ©truit les premières constructions, fait une centaine de victimes sur une population de 600 âmes.
    • Extrait du dĂ©cret royal du 7 fĂ©vrier 1517 : « avons fait chercher en la coste de Normandie et pays de Caux lieu sĂ»r et convenable, et nous ayant Ă©tĂ© rapportĂ© par vous et notables personnages, en ce exprimĂ©s et entendus, que le lieu de grâce soit le plus propre et le plus aise de ladicte coste et pays de Caux Ă  faire havre auquel lesdics vaisseaux puissent aisĂ©ment arriver et seurement sĂ©journer, et faire ledit havre en la forme qu’il appartient.... «

Les fonctions du Havre au XVIe siècle

    • Une base militaire
En
1519, 4000 hommes embarquent au Havre pour soutenir Christian II du Danemark contre les Suédois. En 1536, 16 000 soldats écossais débarquent au Havre pour aider François Ier. En 1545, une grande flotte destinée à l'attaque de l'île de Wight avec de 175 à 250 navires se rassemble au Havre.
    • Chantiers navals
C'est sous François Ier que le premier chantier naval du Havre est ouvert en 1524. La Grande Françoise, un des plus gros bateaux de l'époque, est construit au Havre. Or, une fois terminé en 1533, il ne peut sortir du port car il est trop gros, le tirant d'eau est trop élevé (2000 tonneaux). Il est donc démoli sur place.
    • Port de pĂŞche
      • En janvier 1544, la Catherine quitte le port pour partir Ă  la pĂŞche Ă  la morue vers Terre-Neuve et devient ainsi le premier Terre-Neuvier de l'histoire. En 1653 dĂ©bute la pĂŞche Ă  la baleine.
    • Le Havre, base de dĂ©part des aventuriers
      • 1524 : Giovanni part pour les Indes Occidentales et dĂ©couvre le site de New York
      • Le 12 juillet 1555, une expĂ©dition de 600 hommes dirigĂ©e par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie au BrĂ©sil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’AmĂ©rique.
      • En fĂ©vrier 1562, une expĂ©dition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigĂ©e par Jean Ribault et RenĂ© Goulaine de Laudonnière, avec 150 hommes, en majoritĂ© des protestants.
      • Ă€ la fin du XVIe siècle, la contrebande prend son essor et Le Havre voit arriver des produits amĂ©ricains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Une des principaux acteurs de ce trafic interlope est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’AmĂ©rique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (annĂ©es 150-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est nĂ© au Havre : il fut pilot et cartographe : en 1579 il explora la rĂ©gion de l’Amazone et fit des relevĂ©s des cĂ´tes amĂ©ricaines de 1585 Ă  1587.

Travaux pour une ville moderne

Mais revenons au Havre. En 1536, les premiers travaux de construction de la future cathédrale Notre-dame sont entrepris par Guillaume de Marceilles. En 1541, François Ier confie le projet d’urbanisme et de fortification à l’architecte italien Girolamo Bellarmato. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises (plan orthogonal, hauteur des maisons limitée…). En 1551 débutent les travaux de l’église de la paroisse de Saint-François.

Le Havre dans les guerres de religion

Le 8 mai 1562, les réformés investissent Le Havre. Redoutant une contre-attaque des armées royales, ils se tournent vers les Anglais qui envoient des troupes : 6000 fantassins et 300 cavaliers commandés par le comte de Warwick. Les occupants construisent le fort Warwick et quatre bastions en vertu du traité de Hampton-Court. Les troupes de Charles IX, commandées par le connétable de Montmorency, attaquent Le Havre et les Anglais sont finalement chassés (juillet 1563). Le fort Warwick est détruit sur les ordres du roi de France. En 1603, Henri IV visite la ville et la future cathédrale.

Les XVIIe et XVIIIe siècles

Le Havre, forteresse de l’estuaire

La modernisation du port débute au XVIIe siècle, sur ordre du cardinal de
Richelieu, gouverneur de la ville : construction d’un arsenal et d’une forteresse, remparts renforcés. Le sieur d’Argencourt prit en main le chantier de la forteresse. Il fit bâtir 4 bastions. La citadelle était de forme carrée et abritait 8 corps de casernes composés de 240 chambres de 15 hommes chacune. Le pavillon du gouverneur était situé sur le côté sud de l’édifice. En 1650, Mazarin y fait emprisonner les princes frondeurs (Longueville, Conti et Condé). À la fin du XVIIIe siècle, la citadelle fut abandonnée et n’était plus qu’une simple caserne.

Développement économique sous l’impulsion des gouvernants (XVIIe – XVIIIe siècles)

  • Le Havre affirme sa vocation maritime et internationale au cours du XVIIe siècle : la compagnie des Indes s’y installe dès 1642. Le port du Havre importe des produits exotiques (sucre, coton, tabac, cafĂ©, et diverses Ă©pices). La traite des Noirs enrichit les nĂ©gociants havrais au XVIIIe siècle.
  • Les guerres de Louis XIV et de Louis XV interrompent momentanĂ©ment l'essor du Havre : Le 25 juillet 1694, la ville subit un bombardement par la marine anglaise : 300 maisons sont dĂ©truites… Le 4 juillet 1759, le port et la ville sont Ă  nouveau bombardĂ©s par la flotte anglaise. 93 maisons sont Ă  nouveau dĂ©truites… En 1749, la Pompadour veut voir la mer : Louis XV choisit Le Havre pour exaucer son dĂ©sir. Ce fut une visite ruineuse pour les finances de la ville. Mais ces crises n’effacent pas la prospĂ©ritĂ© du Havre qui devient deuxième port colonial français et pour la traite dans la deuxième moitiĂ© du XVIIIe siècle.

  • Les consĂ©quences de l’essor Ă©conomique :
    • La première consĂ©quence est un accroissement de la population (20 000 habitants en 1789) mais aussi des transformations dans le port et la ville : installation d’une manufacture de tabac dans le quartier Saint-François, expansion des chantiers navals. Les Havrais surĂ©lève leurs maisons (Rue Dauphine par exemple), construisent dans les cours. L’hygiène est mauvaise, les Ă©pidĂ©mies frĂ©quentes. Lors d’une visite de Louis XVI en 1786, le roi approuve le projet d’extension de la ville : c’est LamandĂ© qui se charge de multiplier par 4 la surface de la ville.

    • L’essor Ă©conomique profite aux grandes familles d’armateurs et de nĂ©gociants : les Fouache et les Begouen qui se font construire de belles demeures sur la « CĂ´te » d'Ingouville. Entre 1785 et 1789 est construit le théâtre des Barres.
    • A cause des bombardements de 1944, il ne reste presque plus rien des anciennes demeures de l’époque moderne. NĂ©anmoins, le terrier de 1747, les dessins et l’Histoire des rues du Havre (1876) permettent aux historiens de se faire une idĂ©e du visage de la ville aux XVI-XVIIIe siècles. Les derniers tĂ©moignages de l'architecture de la ville sont :
      • l’ancien palais de Justice (aujourd’hui le museum d’histoire naturelle) date de 1760
      • l’hĂ´tel Brocques (nom d’une grande famille havraise), 1740, quartier St François
      • l’hĂ´tel Dupasseur, 52 rue Dauphine a Ă©tĂ© construit au milieu du XVIIIe siècle
      • la maison de l’Armateur (fin du XVIIIe siècle), toujours en restauration, est un hĂ´tel particulier de plusieurs Ă©tages organisĂ©s autour d'un puits de lumière.

      • l’hĂ´tel Dubocage de BlĂ©ville, aujourd’hui musĂ©e de l’ancien Havre (XVIIe siècle-dĂ©but du XVIIIe siècle)
      • une maison fortement remaniĂ©e, 88 rue du Bocage (Saint-François) date du XVIe siècle
      • les maisons jumelĂ©es, 91 et 93 rue Dauphine, XVIIIe siècle
      • les trois maisons quai de Lisle (XVIIe et XVIIIe siècles)
      • la maison de commerce Roger Lewis et Monod, 60 et 62 rue dauphine, fin du XVIIIe siècle.
    • Les maisons du XVIe siècle Ă©taient Ă  deux Ă©tages carrĂ©s avec encorbellement. Elles Ă©taient construites en pans de bois essentĂ©s d’ardoise. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les maisons sont surĂ©levĂ©es et comptent jusqu’à 4 Ă©tages. Elles sont desservies par des passages couverts. Les nĂ©gociants havrais font construire des hĂ´tels en brique recouverts d’un enduit imitant la pierre de taille.

Le Havre, porte vers l’Amérique

Les relations entre le port normand et la côte est de l’Amérique du nord se multiplient pendant la guerre d’indépendance américaine. En 1779, le marquis de Lafayette quitte la France par Le Havre pour s’engager auprès des insurgés américains. Des troupes, des munitions et des armes sont envoyées par le port vers les nouveaux États-Unis. En 1784 est établie la première ligne régulière Le Havre-New York. Durant l’été 1785, Benjamin Franklin fait escale au Havre.

Le Havre pendant la période révolutionnaire (1789-1815)

La prospérité du Havre au XIXe siècle

Guy de Maupassant donne des renseignements précieux et l'atmosphère de la ville dans ses œuvres (en particulier dans Pierre et Jean).

1809 : retenue de Floride

1817 : théâtre

1837 : salle de bal

1840-1843 : bassin Vauban

1845 : bassin de Floride

1845-1855 : bassin de l'Eure

milieu du XIXe siècle : construction des docks Vauban

1864 : la CGM crée la ligne Le Havre-New York

1865 : exposition maritime internationale

1872 ; construction des chantiers de graville

1887 : exposition maritime internationale

1895 : Grand Bazar

Le temps des guerres (1914-1945)

Histoire récente du Havre

  • La reconstruction
Voir l'article
Auguste Perret
  • Les difficultĂ©s Ă©conomiques

Urbanisme

C'est la plus grande commune de
Normandie par sa population, mais son agglomération n'arrive qu'au deuxième rang après celle de Rouen.

En grande partie détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre ville a été reconstruit d'après les plans de l'atelier Perret, dirigé par l'architecte français Auguste Perret. Seuls l'hôtel de ville (1952-1958) et l'église Saint-Joseph (1951-1957) (107 m. de hauteur) ont été conçus personnellement par Auguste Perret. Une autre œuvre architecturale intéressante est celle de l'Espace Oscar Niemeyer réalisée en 1982 par ce même architecte, et surnommée le Volcan, notamment en raison de la forme du bâtiment.

Face Ă  une difficile reconversion industrielle, la ville a connu d'importantes difficultĂ©s Ă©conomiques. L'une des consĂ©quences est une importante baisse de la population, qui atteignait 219 583 habitants en 1975, et a baissĂ© de 12% depuis cette date.

Dans les années 1990, la municipalité développe et reconvertit les quartiers sud du Havre, avec les aides européennes : transformation des docks en salle de concert (Docks Océane), de salon (Docks Café), en musée (Musée Martime), en casino provisoire ... La nouvelle chambre de commerce et d'industrie, ainsi que le nouvel hôpital se trouvent aussi dans ces quartiers.

En octobre 2004, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a signé avec la municipalité du Havre la première convention afin de financer la réhabilitation des quartiers de la banlieue. Cette convention apportera plus de 300 millions d'euros pour les grands ensembles des quartiers nord, où résident environ 41 000 habitants. Cette enveloppe prolonge le budget du Grand projet de ville (GPV). Elle permettera de démolir et de reconstruire plus de 1700 logements.

Administration

]] Maires du Havre: Le Havre a connu de nombreuses extensions territoriales en annexant des communes voisines:
  • 1852 : Ingouville et des parties de Graville-Sainte-Honorine et de Sanvic
  • 1910 : Graville-Sainte-Honorine en totalitĂ©
  • 1953 : BlĂ©ville
  • 1955 : Sanvic en totalitĂ©
  • 1971 : une partie d'Harfleur (quartier de Caucriauville, environ un tiers de la population d'Harfleur)
  • 1973 : Rouelles (avec le statut de commune associĂ©e, 3 184 habitants en 1999)

Le Havre est divisé en 9 cantons:
  • Le 1er canton est formĂ© d'une partie du Havre (14 739 habitants)
  • Le 2e canton est formĂ© d'une partie du Havre (24 245 habitants)
  • Le 3e canton est formĂ© d'une partie du Havre (23 320 habitants)
  • Le 4e canton est formĂ© d'une partie du Havre (15 376 habitants)
  • Le 5e canton est formĂ© d'une partie du Havre (28 712 habitants)
  • Le 6e canton est formĂ© d'une partie du Havre et de la commune de Sainte-Adresse (24 966 habitants)
  • Le 7e canton est formĂ© d'une partie du Havre (27 642 habitants)
  • Le 8e canton est formĂ© d'une partie du Havre (15 186 habitants)
  • Le 9e canton est formĂ© d'une partie du Havre (24 602 habitants)

Culture

, Le Havre]] Le Havre a obtenu le label « Ville d'Art et d'Histoire ».

Enseignement supérieur et écoles spéciales

Théâtres, salles de spectacle et de concert

    • Théâtre de l'HĂ´tel de Ville
    • Théâtre des bains douches
    • Docks OcĂ©ane (4 200 places)
    • Docks CafĂ© (accueillent des salons)
    • Le Volcan, scène nationale

Musées et lieux d'exposition

Situé à l'entrée du port, à côté de la capitainerie, les collections du musée des Beaux-Arts du Havre concourent au label Ville d'Art et d'Histoire de la ville. Elles sont diverses par les époques représentées (environ 2000 œuvres de la fin du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle) et par leur nature (sculptures, peintures, ...). Le musée abrite une importante collection d'impressionnistes (Eugène Boudin, Claude Monet) et de toiles de Raoul Dufy.

En 2003, la ville du Havre a acheté une toile de Gustave Courbet intitulée Vague, par temps d'orage,(89,5 x 134,5 cm), peinte à Etretat en 1869. Elle provient d'une collection privée américaine et a fait partie en 2004 d'une exposition sur le thème des Vagues. Elle appartient désormais aux collections permanente du musée des Beaux-Arts du Havre.

En 2004, Hélène Senn-Foulds, la petite fille d'un collectionneur havrais(Olivier Senn (1864-1959)), a fait une donation exceptionnelle de 205 œuvres impressionnistes et fauves : des tableaux des maîtres Eugène Delacroix (Paysage à Champrosay), Pierre-Auguste Renoir (Le portrait de Nini Lopez), Monet, Henri-Edmond Cross (Plage de la Vignasse), Félix Vallotton (La Valse), Degas, Camille Pissarro, Armand Guillaumin, Henri Matisse, Albert Marquet viennent s'ajouter au patrimoine culturel de la municipalité. La liste complète des artistes :

  • Peintres :
Pierre Bonnard, Eugène Boudin, Jules Cheret, Antoine Chintreuil, Camille Corot, Charles Cottet, Gustave Courbet, Henri-Edmond Cross Eugène Delacroix, André Derain, Jules Flandrin, Armand Guillaumin, Johan Barthlod Jongkind, Pierre Laprade, Stanislas Lepine, Albert Marquet, Henri Matisse, Claude Monet, Camille Pissarro, Jean Puy, Auguste Renoir, Paul Serusier, Alfred Sisley, Félix Valloton, Edouard Vuillard

  • Aquarelles : Edgar Degas, Auguste Rodin, etc.

  • Pastels :
Eva Gonzales, Odilon Redon, James Abott Whistler, etc.

  • Sculptures
Pompon

  • Dessins
    • 40 pièces signĂ©es Degas
    • 23 pièces signĂ©es Cross
    • 11 pièces signĂ©es Marquet
    • Charles Despiau
    • Constantin Guys
    • EdmĂ© Saint-Marcel

    • MusĂ©e maritime
    • MusĂ©e de l'abbaye de Graville
    • MusĂ©e de l'Ancien Havre
    • Museum d'histoire naturelle
    • SPOT, exposition d'art contemporain
    • Nombreuses galeries d'art en centre ville

Presse

Deux journaux pour l'agglomération :
    • Le Havre Libre
    • Le Havre Presse

Une édition locale de France 3 : France 3 baie de Seine, diffusée chaque soir.

Le Havre dans la peinture

Le Havre dans la littérature

    • Guy de Maupassant : extrait de « Au musĂ©um d'histoire naturelle », texte publiĂ© dans Le Gaulois du 23 mars 1881 :
« Cette ville (Le Havre)possède un fort bel aquarium. Les grands bassins de verre pleins de homards énormes, de pieuvres, de crabes, etc., éclairés du dehors par le soleil, entourent une sorte de caverne obscure où pénètre le public. Un monstrueux pélican libre et apprivoisé habite aussi cette espèce de grotte et se promène, toute la journée, entre les jambes des visiteurs. Or, deux habitants de la campagne, l'homme et la femme, vieux paysans courts d'idée, étaient venus visiter Le Havre. Après avoir erré tout le jour par les rues, contourné les quais, parcouru les jetées, ils arrivèrent le soir à l'aquarium, entrèrent dans la grotte où l'on ne distinguait plus rien, et, trouvant un banc dans un coin, s'assirent dessus. Ils étaient brisés de fatigue, exténués ; ils s'endormirent, et le gardien, en fermant les portes, ne les aperçut pas dans l'ombre. »

    • Guy de Maupassant dĂ©crit la vue depuis la plage du Havre dans le chapitre II de Pierre et Jean :
      « Ayant fait encore quelques pas, il (Pierre) s'arrêta pour contempler la rade. Sur sa droite, au-dessus de Sainte-Adresse, les deux phares électriques du cap de la Hève, semblables à deux cyclopes monstrueux et jumeaux, jetaient sur la mer leurs longs et puissants retards. Partis des deux foyers voisins, les deux rayons parallèles, pareils aux queues géantes de deux comètes, descendaient, suivant une pente droite et démesurée, du sommet de la côte au fond de l'horizon. Puis sur les deux jetées, deux autres feux, enfants de ces colosses, indiquaient l'entrée du Havre ; et là-bas, de l'autre côté de la Seine, on en voyait d'autres encore, beaucoup d'autres, fixes ou clignotants, à éclats et à éclipses, s'ouvrant et se fermant comme des yeux, les yeux des ports, jaunes, rouges, verts, guettant la mer obscure couverte de navires, les yeux vivants de la terre hospitalière disant, rien que par le mouvement mécanique invariable et régulier de leurs paupières : « C'est moi. Je suis Trouville, je suis Honfleur, je suis la rivière de Pont-Audemer. » Et dominant tous les autres, si haut que, de si loin, on le prenait pour une planète, le phare aérien d'Etouville montrait la route de Rouen, à travers les bancs de sable de l'embouchure du grand fleuve. Puis sur l'eau profonde, sur l'eau sans limites, plus sombre que le ciel, on croyait voir, ça et là, des étoiles. Elles tremblotaient dans la brume nocturne, petites, proches ou lointaines, blanches, vertes ou rouges aussi. Presque toutes étaient immobiles, quelques-unes, cependant, semblaient courir ; c'étaient les feux des bâtiments à l'ancre attendant la marée prochaine, ou des bâtiments en marche venant chercher un mouillage. Juste à ce moment la lune se leva derrière la ville ; et elle avait l'air du phare énorme et divin allumé dans le firmament pour guider la flotte infinie des vraies étoiles. »

Économie

Premier port français pour le trafic de conteneurs, Le Havre se place en deuxième position derrière le port de Marseille pour le volume total de marchandises. Le port a été développé dès le XVIe siècle (voir l'article sur l'histoire du Havre) et dispose de nombreux atouts géographiques : il est situé sur la Manche, la mer la plus fréquentée du globe. Port d'estuaire, il a derrière lui un hinterland peuplé et riche (agglomérations de Rouen et de Paris). Il est bien relié par un réseau dense de voies de communication : autoroutes, voie ferrée, canal, fleuve ... (voir l'article transport). Le projet Port 2000 doit agrandir la capacité d'accueil des navires en créant de nouveaux quais dans l'estuaire de la Seine (construction d'une digue de 3,5 Km). L'objectif est aussi de réduire les délais d'attente des porte-conteneurs. Voir aussi port du Havre-Antifer La région havraise concentre plus du tiers de la capacité française de raffinage. Elle assure environ 50 % de la production de plastiques de base et 80 % des additifs et des huiles ; plus de 3 500 chercheurs y travaillent en laboratoires privés et publiques ; Le port reçoit plus de 34 millions de tonnes de pétrole brut chaque année et peut accueillir des super-tankers de 550 000 tpl... Les grandes firmes multinationales de la pétrochimie sont présentes en vallée de Seine : ExxonMobil, TotalFinaElf, AtoFina, Esso, Mobil, Hoescht.
  • Agroalimentaire
  • RĂ©paration navale

  • Tertiaire :
    • UniversitĂ©
    • Sièges sociaux
      • Delmas
    • Port
      • Paquebots : Le Havre a accueilli 54 paquebots en 2004.
      • L'activitĂ© logistique concerne une grande part de la population (une ecole d'ingenieur en logisitique : l'ISEL)

Transports

En 2003, le trafic passager était de plus de 65 000 par an. L'aéroport propose des lignes régulières vers Caen, Lyon, Nantes, Toulouse, Amsterdam, Londres. Il assurait plus de 133 tonnes de fret en 2003.
  • Canal du Havre-Tancarville
  • Liaisons transmanches
  • Transports urbains

Événements annuels

Havrais célèbres

Le sport havrais de haut niveau

  • Nautisme : la SRH SociĂ©tĂ© des rĂ©gates havraises est le club doyen du nautisme en France ; le 29 juillet 1840 furent organisĂ©es des rĂ©gates de bateaux de plaisance Ă  voile avec des dĂ©parts par catĂ©gories groupant les bateaux selon leurs caractĂ©ristiques et leurs pĂ©nalitĂ©s. Ce fut la première rĂ©gate française Ă  la voile. Le Havre est reconnu station nautique et station balnĂ©aire. Le port de plaisance en eaux profondes accueille les bateaux 24 heures sur 24 et par tous les temps. Construit dans l'entre-deux-guerre, c'est aujourd'hui le plus grand de Seine-Maritime, avec environ 1 300 anneaux.

  • Foot : Le club du Havre est le HAC Havre Athletic Club, club doyen du foot français créé en 1872 : D'abord connu sous le nom de Havre Football Club, il devient le HAC. Les couleurs ciel et marine transportent les racines du club, les fondateurs ont ainsi exprimĂ© leur reconnaissance envers les UniversitĂ©s d'Oxford (bleu marine) et de Cambridge (bleu ciel) qui ont su transmettre la passion du ballon rond.

  • Basket Ball : L'Ă©quipe du STB (Saint-Thomas Basket) reprĂ©sente la ville en 1re division française de Basket (ProA)

  • Natation : Hugues Duboscq a remportĂ© une mĂ©daille de bronze aux Jeux olympiques d'Athènes (aoĂ»t 2004).

Jumelages

Région havraise

Bibliographie

Michel de BOĂśARD, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 2001 ; ISBN 2-7089-1707-2

Guide Petit Futé, Le Havre 2004, Nouvelles éditions de l'université -(20 mars 2004), ISBN 2746910128

Jean-François Massé, Le Havre, port d'attache, Acanthe (1 novembre 2003), ISBN 2849420034

John Barzman, Claude Bec, Jacques Doublet, CMCAS du Havre, Elisabeth James, Quelque part, ça laisse des traces : Mémoire et histoire des électriciens et gaziers de la région du Havre, Presses Universitaires de Rouen (1 octobre 2003), ISBN 2877753522 
Cartes Epshom, Abords du Havre et d'Antifer,  Epshom (30 juillet 2003), ISBN B0000C6VP9 

Tristan Gaston-Breton, Le Havre 1802-2002 : Deux siècles d'aventure économique, Le Cherche midi (11 décembre 2002), ISBN 2749100283

E. Simon, A. Fiszlewicz, Le Havre : Ah quel estuaire !, Petit Ă  Petit (18 octobre 2002), ISBN 2914401264

Collectif, Les bâtisseurs. L'album de la reconstruction du Havre, Point de Vues (1 septembre 2002), ISBN 2951602022

Niderst, Les Trois Scudéry: Actes du Colloque du Havre, 1-5 octobre 1991, Klincksieck (3 mai 2000), ISBN 2252028408 

Pierre Ardaillou, Les républicains du Havre au XIXe siècle 1815-1889, Presses Universitaires de Rouen / Publications de l'Université de Rouen (PUR) (2000), ISBN 2877752542

Armand Frémont, La mémoire d'un port, Arléa (23 avril 1997), ISBN : 2869593457

Jean Peter, Le port et l'arsenal du Havre sous Louis XIV, Economica (1996), ISBN 2717830170

Collectif, Voyage en industrie : métiers, hommes, entreprises de la zone industrielle du Havre, Métailié (15 octobre 1991), ISBN 2864241021

Eddy Florentin, Le Havre, 1944 : A feu et à sang, Presses de la Cité (1 mai 1988), ISBN 225801655X

Grosfillex Pierre-André, Le havre à la belle epoque, (1973), ISBN B0000DW037

Dardel P., Commerce, industrie et navigation à rouen et au havre au XVIIIe siècle, (1966), ISBN B0000DLGAU

Liens externes


C'est un article concernant le Le Havre. La page contient la signification du Le Havre , Description et explication au sujet de Le Havre

recherche quelque chose