article sur le Le Creusot, Explication sur le Le Creusot

Le Creusot Article, Signification, Explication

Table of contents
1 Présentation
2 Histoire

Présentation

Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec 26 283 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par l'industrie metallurgique (Industeel, Alstom), mais aussi la SNECMA. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Ecomusée ainsi que l'Académie François Bourdon, centre d'archives industrielles, qui retracent l'épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d'attractions et de balades en train touristique cotoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature. Le Creusot est par ailleurs le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son IUT (4 départements, licences professionnelles…) et le centre universitaire Condorcet (4 filières DEUG, DESS…)

Situation géographique

Le Creusot est une ville de Saône-et-Loire, au sud de la Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage (avec un paysage de bocage très présent) mais également par la viticulture puisque les célèbres cépages bourguignons s'épanouissent à quelque 20 km au nord et à l'est du Creusot. On peut aussi noter que la ville est située près du massif du
Morvan (et notamment du Mont-Beuvray). Aucun cours d'eau ne traverse Le Creusot mais les étangs ne sont pas rares tout autour de la ville (étang de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et étang de Montaubry).

Histoire

Le Creusot a la particularité d'être une ville très jeune puisqu'au milieu du XVIII siècle, il n'existait qu'une toute petite bourgade appelée Le Crosot. C'est Louis XVI qui permis le développement de la ville en ordonnant l'installation d'une fonderie royale pour profiter des ressources en
houille de la région. À la fonderie vint ensuite s'adjoindre la cristallerie royale de la reine Marie-Antoinette. La ville restait cependant de taille modeste et le véritable essor n'intervint qu'au début du XIX siècle grâce à la famille Schneider. Eugène et Adolphe Schneider, deux entrepreneurs d'origine lorraine comprirent très rapidement que leur siècle était en train de basculer sous l'effet de la révolution industrielle. À la recherche d'un site permettant l'établissement d'aciéries, ils décidèrent de s'installer au Creusot qui possédait les réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet et dont la région ne manquait pas de minerai de fer (mines de Mazenay-Change). Commença alors la formidable épopée des usines Schneider qui ne devait s'achever qu'en 1960. Les frères Schneider parvinrent à bâtir l'une des plus belles entreprises sidérurgique au monde. Les usines du Creusot produisirent des canons, des locomotives, des poutrelles dans des aciers de grande qualité reconnus mondialement. Confrontés à leurs concurrents anglais (Wickers), allemand (Krupp) ou tchèque (Sköda), les aciers du Creusot se montraient toujours à leur avantage. Le Creusot, après l'arrivée des Schneider, n'était plus une petite bourgade mais une ville-usine. Pour en savoir plus sur l'histoire du Creusot (et en images s'il vous plaît), consultez le site de l'association PILONET.

Le paternalisme

Au Creusot, tout tournait autour de la sidérurgie et de la famille Schneider. Celle-ci fit preuve d'un grand paternalisme en se préoccupant beaucoup de la vie des Creusotins. Chaque famille creusotine possédait en effet au moins un de ses membres qui travaillait aux aciéries. Des écoles furent crées (les dernières fermèrent leurs portes au milieu du XX siècle), un dispensaire puis un hôpital furent mis en place, des logements pour les ouvriers et les ingénieurs furent bâtis (on peut encore voir aujourd'hui au Creusot les quartiers d'ouvriers et d'ingénieurs). Tout ces aménagements permettaient d'améliorer la vie des creusotins qui travaillaient souvent dans des conditions de travail difficiles (on cite souvent les puddleurs dont l'espérance de vie était très limitée). Les habitants entretinrent des relations passionnelles avec leurs patrons, en s'engageant tantôt dans des luttes syndicales très dures (la grande grève de 1899), tantôt en rendant de vigoureux hommages aux Schneider en se cotisant pour leur ériger des statues ou en se mobilisant à l'occasion d'événements se produisant au sein de la famille Schneider (mariage ou enterrements par exemple).

Quelques grandes réalisations du Creusot

Les usines produisirent par exemple :
Le peintre creusotin Raymond Rochette a rendu hommage aux ouvriers du Creusot tout au long de son œuvre.

La chute

L'entreprise, au fil des ans, devint un immense conglomérat où se côtoyaient les activités électriques et sidérurgiques. Mais cette belle mécanique allait se gripper en 1960 avec la mort de Charles Schneider. Orpheline, l'entreprise n'était plus la même. L'âge d'or était bien loin lorsqu'éclata le choc pétrolier de 1973. Les usines Schneider (appelées alors Creusot Loire Industrie) entrèrent dans une terrible période de difficultés financières qui allaient aboutir au dépôt de bilan en 1984. Les mouvements sociaux se multiplièrent au Creusot en 1983-1984 mais sans succès et la plus grande partie de l'usine disparut. Les activités sidérurgiques ayant survécu aux difficultés furent intégrés au groupe Usinor (désormais Arcelor) tandis que

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