article sur le Judaïsme, Explication sur le Judaïsme

Judaïsme Article, Signification, Explication

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Le judaïsme est une religion monothéiste dont les livres sont la Bible Bible hébraïque, également nommée Tanakh, acronyme de Torah, Neviim, Ketouvim, le Talmud (Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone) et le Zohar.

Le judaïsme est la plus ancienne religion monothéiste.

Table of contents
1 Définition
2 La vie juive
3 L'année juive
4 Structure
5 Foi
6 Les langues du judaïsme
7 Relations avec les autres religions
8 Art
9 Politique
10 Ébauche d'histoire
11 Articles connexes
12 Lien externe

Définition

Selon la tradition juive, un juif ou une juive est une personne née de mère juive ou ayant suivi un processus de conversion au judaïsme. Le judaïsme n'a jamais été très prosélyte.

Le terme Juif vient de Judah, l'une des douze tribus d'Israël, dont le territoire était la Cisjordanie actuelle. Bien que cette tribu n'ait pas été la seule à revenir en Israël de l'exil de Babylone (où furent déportées les tribus de Judah et de Benjamin), son nom a servi à désigner depuis ce retour l'ensemble des Israélites. À l'origine, le judaïsme était la religion du peuple hébreu (d'Eber, un personnage mentionné dans la généalogie biblique) dont les membres se désignaient eux-mêmes comme B'neî Israël (Fils d'Israël), du nom de l'ancêtre éponyme : Jacob, le personnage biblique qui lutte avec l'Ange et à l'issue de cette lutte reçoit le nom d'Israël (il lutte avec Dieu). Mais par delà cette tradition, le nom des Hébreux, pourrait venir du mot « Hapirou » par lequel les Égyptiens désignaient les nomades. Or, bien que les Hébreux se soient semi-sédentarisés en Égypte, ils restaient des nomades aux yeux des cultivateurs de la vallée du Nil. Et d'ailleurs, à leur sortie d'Égypte, ils ont d'abord nomadisé dans le Sinaï, où, pour leur faire expier la construction du Veau d'Or, Moïse les a fait tourner pendant 40 ans, c'est-à-dire la durée de vie d'une génération. De sorte que seule la génération suivante, élevée dans le mépris des idoles et la croyance au Dieu unique entre en Terre promise.

Par la suite, après la destruction du second Temple de Jérusalem par les Romains et leurs auxiliaires arabes, un grand nombre de juifs furent chassés par la force de leur pays (Erets Israël), qui fut rebaptisé par Titus « Palestina » (c'est à dire Philistinie ou pays des Philistins, autrement dit des idôlatres: En Arabe: « Falestina »). Le judaïsme a dès lors cessé d'être la religion d'un seul territoire : en effet, les Juifs ont été exilés d'abord dans l'Empire romain puis, au Moyen Âge, dans les États chrétiens et musulmans et enfin dans le reste du monde. Les Juifs ont suscité de nombreuses conversions (notamment celle de grandes tribus Berbères avant la conquête arabe, celle des Khazars de Russie et celle des noirs Falashas d'Ethiopie). Si bien que le judaïsme a cessé d'être la religion d'un seul peuple. Les monarques chrétiens et musulmans ont promulgué des statuts particuliers pour les Juifs qui vivaient dans leurs pays. Bien qu'ils aient souvent été d'origine autochtone, les Juifs étaient traités en étrangers dans leurs pays et parqués dans des quartiers fermés.
C'est seulement à la suite de la Révolution française, qu'ils ont acquis progressivement la citoyenneté de leurs pays respectifs, avec les droits et les devoirs corrélatifs, à commencer par les devoirs militaires.
Quoiqu'il en soit, les Juifs actuels ne sont donc qu'en partie les descendants des Juifs dispersés depuis l'époque romaine, originaires de la Terre Sainte.
Mais, à la suite de persécutions renouvelées jusqu'au milieu du XXème siècle, les Juifs se sont divisés en deux catégories:

  • Ceux pour qui leur communauté revêt un caractère exclusivement religieux, et dont la citoyenneté est celle de leurs pays respectifs (C'est ainsi qu'en 1914-18, les Juifs français comme les Juifs allemands, très attachés à leur pays, se sont battus les uns contre les autres, dans leurs armées respectives, et ont souvent donné leur vie, les uns pour la France, les autres pour l'Allemagne).
  • Ceux pour lesquels le judaïsme est une nationalité et qui, pour mettre fin à ses persécutions, ont souhaité constituer un État où les Juifs seraient majoritaires, et donc ne se verraient plus reprocher leurs origines. Leur mouvement, le sionisme, a donc constitué, à la fin du XIXème siècle, la première extension du « Principe des nationalités » hors d'Europe. À noter qu'à la fin du XIXème siècle, des dirigeants anglais leur ont proposé de constituer, faute de mieux, leur État en Afrique orientale. Mais ils le refusèrent, car ils n'avaient aucune visée colonialiste. Ils souhaitaient, au contraire, ressusciter leur ancien État sur leur ancien territoire, comme la Grèce venait d'être ressuscitée. Ce sont ces nationalistes juifs, les sionistes, qui ont rétabli l'État d'Israël.

Les juifs sont aussi appelés « Israëlites ». À ne pas confondre cette désignation, qui est religieuse, avec celle d'« Israëlien » qui traduit la citoyenneté de l'État d'Israël.

Le mot « juif » a parfois été improprement utilisé pour désigner le peuple israélien. Bien qu'en leur grande majorité les Israéliens soient Juifs, il n'existe pas de corrélation stricte entre l'appartenance citoyenne à ce pays et l'appartenance à une religion en particulier malgré la loi du retour (aliya). En particulier, les Arabes israéliens sont généralement musulmans ou chrétiens.

La vie juive

L'observation du shabbath (Shabbat) : journée de repos hebdomadaire réservée à l'étude et à la prière est la première forme d'observance liturgique donnée dans la Bible.

Au long de la vie : la Brith milah : la circoncision des garçons, en référence à l'Alliance faite entre les Juifs et Dieu à partir d'Abraham, la majorité religieuse est marquée par la *Bar-mitswah pour les garçons (à 13 ans et un jour) et par la bat-mitswah pour les filles(à 12 ans et un jour),

  • le mariage
  • les funérailles

L'année juive

  • Rosh haShanah, le nouvel an juif commémore la création de l'Homme ;
  • Yom Kippour : jour du Grand Pardon ;
  • Soukkot : fête des cabanes, rappelle les pérégrinations des Hébreux dans le désert après la sortie d'Égypte,
  • Sim‘hat Torah : ''Joie de la Torah'\' ;
  • ‘Hanoukkah célèbre la re-consécration du Temple de Jérusalem après la Guerre des Macabées contre les Hellènes. On y allume les lumières de la ‘Hanoukkiah, le chandelier à 8 branches;
  • Pourim : la « fête des Sorts » commémore la sauvegarde des Juifs à l'époque de la domination perse ;
  • Pessa'h : Pâque (le saut) commémore la sortie des Hébreux d'Égypte ;
  • Shavou‘ot : célèbre le don de la Torah ;

Au cours de l'année, plusieurs jeûnes sont observés (Tish‘a be-Av).

Structure

Rabbinat

Le judaïsme se distingue par l'absence d'un clergé hiérarchique. Les rabbins ne sont pas des intermédiaires entre Dieu et les hommes, mais des enseignants ; rabbi signifie « Maître » au sens de professeur ; ils ont notamment pour rôle d'enseigner le judaïsme aux fidèles.

Discipline

Il reste cependant exceptionnel, en Europe que les femmes tiennent un rôle majeur dans l'organisation des offices ou deviennent rabbin. En France, il n'y a qu'une communauté dont le rabbin soit une femme. Il s'agit d'un rabbin libéral, Pauline Bebe. En revanche, aux États-Unis d'Amérique et au Canada où le judaïsme conservateur (« conservative ») et le judaïsme libéral (« reform ») sont majoritaires, les femmes rabbins sont nombreuses.

Que l'on soit homme ou femme, il est obligatoire d'être marié(e) pour être rabbin

Diversité théologique

Le judaïsme n'est pas monolithique ; on y rencontre des courants orthodoxes voire ultra-orthodoxes comme le mouvement Beth Loubavitch, des courants médians, tel le mouvement Conservative ou Massorti, qui n'a rien de conservateur contrairement à ce que son nom suggère et toutes sortes de courants libéraux tel le judaïsme libéral et le judaïsme reconstructionniste. Voir Libéralisme théologique

Les courants orthodoxes sont bien représentés en Europe mais on y connaît aussi un mouvement libéral. Les Massortis et les reconstructionnistes sont surtout présents aux États-Unis d'Amérique et les Massortis ont une forte présence en Israël

Enfin, aux États-Unis d'Amérique se sont réfugiés les karaïtes, chassés d'Égypte vers les années 1952-1956 dont quelques petits groupes demeurent en Lituanie.

Diversité géographique

En outre, deux courants principaux traversent le judaïsme :

  • les séfarades historiquement sur le pourtour de la Méditérannée, principalement l'Espagne

  • les askhénazes en Europe Centrale et Russie, particulièrement de langue allemande médiévale ([Yiddish]).

La distinction est culturelle : liturgique, linguistique et géographique. Aujourd'hui les courants séfarades et ashkénazes sont plus ou moins mélangés géographiquement, sauf pour les États-Unis et Israël ou les ashkénazes sont en tres grande majorité. Ce mélange étant surtout du aux progroms et aux exclusions des pays du nord de l'Afrique. En France, la répartition est d'environ 70% de séfarades, 30% d'ashkénazes, les deux plus grandes synagogues de Paris (Victoire et Tournelles) étant ashkénazes.

Des restes des tribus perdues se retrouvent dans certaines parties du monde parfois depuis des époques reculées (Afghanistan, Inde, Chine). Une fondation pour les tribus perdues s'emploie à les retrouver, comme ce fut le cas pour les Falashas d'Éthiopie

Foi

Profession de foi

Ecoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN

Livres

Outre la Torah ou Loi, les Nabim ou Prophètes et les Ketoubim ou Livres sapientiaux, le judaïsme tient grand compte du Talmud, un recueil de jurisprudences inspirées.

Noms de Dieu

Un des noms couramment rencontrés dans les textes sacrés pour désigner Dieu est le tétragramme, mot imprononçable formé des quatre lettres hébraïques Youd--Vav- (i.e. YHWH en translitteration approximative), et pouvant provenir de la contraction du verbe être conjugé à l'accompli et à l'inaccompli (il était, il est, il sera); ce nom étant utilisé pour désigner le caractère transcendant du divin. La meilleure traduction en serait l'Eternel si ce mot ne contenait un sens d'immuabilité transmis par la langue grecque. Ce tétragramme est conçu comme trop saint pour être prononcé. Dans le judaïsme contemporain, on entend souvent HA CHEM, c'est-à-dire Le NOM qui est donc une périphrase.

On rencontre aussi dans le texte biblique

  • ELOHIM (pluriel), EL, ELOAH (féminin), ELYON, ces 3 derniers mots étant au singulier, construit sur une racine qui signifie haut, élevé. Les noms de Dieu formés sur cette racine (comme Allah qui suit la même racine sémite) peuvent être rendus par le Très-Haut.
  • ADON, ADONAI (Seigneur, mon Seigneur)
  • EL SHADDAÏ

Le pluriel ELOHIM est compris par les historiens comme une trace du polythéisme et par les grammairiens comme un augmentatif. En effet, l'hébreu biblique manifeste ce qui relève du superlatif par le pluriel et/ou la répétition.

Bible

La Tanakh (Torah, Nebiim, Ketoubim, à savoir le Pentateuque de l'Ancien Testament pour les chrétiens) est le livre saint du judaïsme. Il est composé de vingt-quatre livres, dont les cinq premiers forment la Torah (la Loi) aussi appelé le Pentateuque.

Le concept d'Alliance : Dieu fait alliance avec son peuple en lui remettant la Torah et en particulier les Assara hadibourot (ou 10 Paroles, plus connues sous les Dix Commandements) Il en résulte La notion d'élection (peuple élu), élection à plus de responsabilité, c'est-à-dire à suivre les règles énoncées dans la Torah, et les règles destinées à s'assurer qu'on les suit : en tout 613 Mitsvoth (pluriel de Mitsva à savoir commandement)

Les langues du judaïsme

Relations avec les autres religions

Voir Fraternité d'Abraham
Lire Emmanuel Lévinas, le philosophe présente sa vision du dialogue judéo-chrétien.

Art

Littérature

Musique

Musique
Klezmer et plusieurs grands interprètes, comme David Oïstrakh, Otto Klemperer...

Humour

Politique

  • Benjamin Disraeli. En réponse à une remarque désobligeante sur ses origines, ce premier ministre britannique répondit qu'en effet ses propres ancètres construisaient le temple de Salomon à l'époque où ceux de [son interlocuteur] chassaient vêtus de peaux de bêtes. L'affaire s'arrêta là.

Ébauche d'histoire

Les juifs ont longtemps été victimes de persécutions (pogroms, ghettos). L'apogée de ces persécutions a été le
génocide commis par les nazis de ce qu'ils nommaient improprement la « race juive » : le judaïsme est une religion, non une ethnie ; les falashas éthiopiens sont des juifs noirs ? ce qui, il est vrai, n'aurait pas changé grand-chose pour Hitler ; d'un autre côté, on parle bien aussi de juifs athées ; bref le concept reste flou.

Les nazis ont utilisé à cette fin des moyens industriels d'homicide (chambres à gaz dans plusieurs camps d'extermination), dont Auschwitz. On estime que six millions de personnes ont été tuées dans ces camps en quelques années. Depuis une série télévisée de Claude Lanzmann, on désigne souvent ce génocide par le mot hébreu shoah (« catastrophe, destruction »), de préférence au terme holocauste, à connotation religieuse, et par ailleurs totalement inadapté (l'holocauste désigne techniquement le sacrifice par le feu d'un animal mâle à la robe unie).

Articles connexes

Lien externe


Juif est une commune française de Saône-et-Loire


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