Ispahan Article, Signification, Explication
Ispahan, Isfahan ou Espahan, Esfahan (farsi: اصپهان [eá¹£pahÄn], ou اصÙهان [eá¹£fahÄn]) l’hésitation entre P et F vient de l’alphabet arabe strict qui ne possède pas de signe pour la lette P, la variante iranienne de cet alphabet a un signe pour le son P.
Un jeu de mot sur son nom fait dire que cette ville est « la moitié du monde » (farsi: نص٠جهان [neá¹£fa jahÄn], la moitié du monde)
Selon une légende, Ispahan a été bâti sur le lieu de chute d'Adam, après qu'il ait été chassé du paradis.
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2 Histoire 3 Monuments |
Ispahan est une ville de 1,3 M d’habitants au pied et à l’Est de la chaîne du Zagros. Elle est traversé par le Zâyandeh Rûd. Cette rivière qui va se perdre dans le désert, peut rester à sec une partie de l’été. La ville est à une altitude de 1500 m environ et les montagnes du Zagros peuvent dépasser 4 000  ;m. C’est un point de passage entre la Nord de l’Iran et le Sud.
Avant la conquête arabe la ville était coupée en deux villes séparées par le fleuve ; d’un côté la ville iranienne, de l’autre la ville juive. La rive Sud du fleuve abrite les restes d’une importante population arménienne arrivée au début du XVIIe siècle.
Les deux villes originelles fusionnèrent au moment de la conquête arabe (640). Une première mosquée y fut construite puis à la fin du VIIIe siècle une seconde mosquée fut bâtie sur l’emplacement de l’actuelle « Mosquée du vendredi ».
Les turcs seldjoukides firent d'Ispahan la capitale de leur empire (1051). Nizam al Mulk résidait à Ispahan et de là il donnait ses instructions pour l’organisation de l’enseignement à Bagdad. L’ébauche de la mosquée du vendredi à ce moment là .
Ispahan connu ensuite une période de déclin avec l’occupation Mongole (vers 1225) et avec le sac de la ville par Tamerlan en 1386.
Au début du XVIe siècle, les safavides font du chiisme duodécimain la religion officielle de l’Iran et font d’Ispahan leur capitale. Chah Abbâs Ier fait construire le « Palais des 40 colonnes » et la « Mosquée du Chah » renommée depuis la révolution islamique de 1979 en « Mosquée de l’imam Khomeiny ».
Redevenue capitale provinciale, sa déchéance l'a préservée partiellement des excès de l'urbanisation. Si elle ne mérite plus l'épithète de « moitié du monde », elle n'en demeure pas moins, au milieu d'une oasis intensément cultivée, une des plus importantes cités du plateau iranien et un centre important d'industrie textile.
Le nom d'Ispahan, était déjà célèbre en Europe au XVIIe siècle, lorsque Montesquieu écrivait « Paris est aussi grand qu'Ispahan » il n'est pas du tout sûr qu'il avait raison, Ispahan était sans doute plus grand que Paris.
La place de l'imâm Khomeiny est paraît-il l'une des plus grandes places du monde: 500 m sur 160 m. C'était à l'origine un terrain de polo et le souverain pouvait assister aux rencontres depuis sa terrasse. Tout autour de cette place dans des galeries assez sombres il y a des commerces et des artisans. Elle est maintenant aménagée en place publique avec pelouses, bassins et allées. Cette place date de 1612 sous le règne des séfévides. Autour de la place au moins trois points d'intérêt:
Une visite bien venue en pleine chaleur car il y a un parc avec des arbres et l'ombre qu'ils procurent. Vous pouvez toujours essayer de trouver 40 colonnes, il n'y en a que 18, plus deux en retrait et qu'on voit à peine. C'est vu du fond du parc, et par reflet dans le bassin, qu'on peu avec beaucoup de bonne volonté trouver 40 colonnes. On dit que 40 était le synonyme de beaucoup dans la langue persane ancienne. Cela mis à part ce palais du XVIIe siècle est intéressant surtout à cause des peintures murales (encore en cours de restauration) qui le décorent à l'intérieur comme à l'extérieur. À l'intérieur c'est l'histoire persane (celle des batailles avec les ennemis de l'époque) qui domine et à l'extérieur on a quelques surprises comme un mousquetaire ou une courtisane de la cour de Versailles. Les sculptures du parc imitent les sculptures sassanides, voire achéménides dans la mesure où les sassanides les imitaient déjà .
C'est un véritable complexe religieux, avec plusieurs cours, plusieurs salles de prières, plusieurs madrasas. C'est un lieu aussi difficile à décrire car sa construction est un vrai feuilleton s'étalant du XIe au XVIIIe siècle. En même temps la visite est une vraie leçon d'architecture et de son évolution au cours de ces siècles.Situation
Histoire
Monuments
Si vous ne pouvez visiter qu'une seule ville en Iran, choisissez Ispahan. C'est de loin la plus belle ville et la plus riche en monuments.Place de l'imâm Khomeiny
La place de l'imâm est à visiter plutôt en fin de journée encore que la visite des monuments qui l'entourent demande un certain temps. Le palais de `Ali Ghapu pouvant être réservé pour la fin de journée pour avoir une vue sur la ville depuis les étages supérieurs et surtout depuis la surprenante salle de musique du dernier étage.
On dit qu'un passage souterrain permettait de passer du palais de `Ali Ghapu à la « Mosquée du Shaykh Lotfollah » ce qui permettait aux femmes d'aller à la mosquée sans être vues, d'où le nom de « Mosquée des femmes » qu'on lui donne parfois.Le palais des 40 colonnes
La mosquée du vendredi
