Islam en France Article, Signification, Explication
L'Islam est la deuxième religion de France, avec environ 5 millions de fidèles, après le Catholicisme avec 45 millions de baptisés, et avant le Protestantisme (1 million), le bouddhisme (600 000), le Judaïsme (525 000) et les chrétiens orthodoxes français (150 000) (données: 2000-2003).
En 2003, entre 5 et 6 millions de personnes musulmanes vivaient en France : plus de 35% viennent d'Algérie, 25% du Maroc, 10% de Tunisie (3 anciennes colonies françaises). Le nombre de Français convertis est estimé à environ 30 000.
Toutes ces statistiques doivent être considérées avec précaution, la question de l'appartenance religieuse n'étant jamais posée en France lors des recensements et des enquêtes officielles.
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2 Les problèmes d'intégration 3 Voir aussi |
L’islam est présent en France depuis la colonisation de l'Algérie dans les années 1830. La première grande période d'immigration d' Afrique du Nord se produit de 1920 à 1924, l'estimation de la population musulmane dans les années 1920 doit se référer aux 120 000 Nord-Africains présents sur le sol métropolitain dont 100 000 Algériens, 10 000 Marocains (le Maroc est sous le protectorat français depuis 1912), 10 000 Tunisiens (la Tunisie est sous le protectorat français depuis 1881), la différence selon les nationalités s'explique par la différence de nature de la colonisation beaucoup moins soucieuse de l'organisation traditionnelle en Algérie que dans les autres pays maghrébins. En 1936, la colonie nord-africaine est d' environ 200 000 personnes.
L'autre grande période d'immigration débute dans les années 1950 avec les besoins en main d'œuvre, dans les années 1960 elle va s'accélérer avec la fin de la guerre d'Algérie. Cette immigration, en provenance d'Algérie et d'autres anciens protectorats ou colonies d'Afrique du nord, était essentiellement masculine. Elle a été complétée par une immigration féminine liée à l'adoption des lois sur le regroupement familial.
La population musulmane est maintenant estimée par le ministère de l'Intérieur entre 5 et 6 millions au sein d'une population métropolitaine d'un peu moins de 60 millions d'habitants. Il ne s'agit cependant que d'une estimation, puisque le recensement des fidèles d'une religion est interdit par la loi française. Beaucoup de sociologues pensent que ce nombre ne reflète pas la réalité, et comptent plutôt une population de 8 millions de musulmans sur le territoire français (comparés aux 12 à 20 millions dans l'Union européenne entière).
Dans la perception populaire française, « Arabe » et « musulman » sont souvent considérés comme synonymes. Cependant, les Arabes présents en France, s’ils sont le plus souvent musulmans, peuvent aussi être chrétiens, agnostiques, etc. alors que des musulmans français peuvent avoir des origines non arabes (Turcs, Berbères Kurdes, etc.).
L'État français ne reconnaît pas légalement les origines ethniques et religieuses, mais dans les dernières années, le gouvernement a essayé d'organiser une représentation des musulmans français. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, a créé en 2002 le Conseil National du Culte Musulman. Cette association, bien que reconnue formellement par le gouvernement, est toutefois une association à but non lucratif sans statut légal particulier. En 2004, elle était conduite par le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.
La première génération de musulmans, aujourd'hui retraités, n'était pas perçue comme immigrante, ni par l'État, ni par les employeurs, ni par les musulmans eux-mêmes. Ces musulmans ont gardé de forts liens avec leurs pays, où leurs familles sont souvent restées vivre. Cependant, en 1974, le gouvernement s'est prononcé en faveur du regroupement familial, et les enfants et les femmes ont pu venir vivre en France. Beaucoup d'entre eux ont demandé la nationalité française à cette époque.
En conséquence, la situation est différente pour la seconde génération, constituée de musulmans nés en France, et donc citoyens français par le droit du sol. Certains ont peu d'intérêt à connaître leur pays d' origine, avec lequel ils ont conservé peu d'attaches. Ils se ressentent comme immigrants, alors même qu'ils ont une connaissance très vague du pays de leurs ancêtres.
Olivier Roy indique que le fait d'être musulman n'est qu'un élément parmi d'autres de l'identité des immigrants de la première generation. Leur identification avec l'aire d'origine est beaucoup plus forte : ils sont tout d'abord Algériens, Marocains, Kabyles, Turcs. Ce n'est pas aussi vrai avec la seconde génération, qui bien souvent ne parle même pas l'Arabe.
La population française musulmane a un meilleur taux de natalité que la moyenne nationale, bien qu'en baisse. Les français musulmans sont parfois appelés (et s'appellent eux-mêmes) beurs ou beurettes. Le terme vient du verlan, une forme d'argot formé en renversant les syllabes des mots : « beur » = « arabe » (via a-ra-b-e → be-ra- → beur).
Ceux qui veulent vivre une vie de musulmans pratiquants peuvent déterminer leur relation avec leur pays d’origine et leur pays d’accueil, et peuvent aussi définir leur identité religieuse, qui ne peut être un simple transfert de l’identité religieuse de leur pays d’origine.
En France, deux tendances co-existent (voir aussi les cinq Piliers de l’islam):
1535 mosquées sont dénombrées en France. Cependant, seules une douzaine d’entre elles ont été construites pour cet usage (30 autres sont en cours de construction). La seule école musulmane Française est située sur l’île de la Réunion, et le seul collège musulman a ouvert ses portes à 11 élèves en 2001 à Aubervilliers. La construction de deux autres écoles était prévue pour 2003.
La loi de séparation de 1905 fait que les écoles publiques ne peuvent pas être confessionnelles. Les parents souhaitant que leurs enfants étudient dans des écoles religieuses doivent donc les inscrire à des écoles privées. Cette inscription a un coût, mais ce coût est faible car ces écoles privées sont fortement subventionnées par l’État. En conséquence, le développement d’écoles musulmanes en France, lié à l’affaire du foulard et à l’adoption de la loi sur la laïcité, devient significatif pour la communauté musulmane française.
En France, la population musulmane est très concentrée dans certains lieux souvent défavorisés, en particulier dans de grandes agglomérations comme Lyon, Marseille, Paris ou Strasbourg. À titre d’exemple, le département de la Seine Saint Denis dans la banlieue parisienne cumule une forte proportion de musulmans (un tiers de la population), un fort taux de chômage (30% dans la commune de La Courneuve), et un taux de criminalité élevé (violence, vandalisme, traffic de drogue).
Ces caractéristiques ont longtemps dans le passé été a l’origine de la vision des Français d’origine musulmane. Le nombre croissant de ces personnes en France a été vue dans le passé comme une « invasion » (Terme employé par l’homme d’état Valéry Giscard d'Estaing) en provenance des anciennes colonies françaises.
Aujourd’hui, des partis d’extrême droite comme le Front Nationnal (FN) de Jean Marie le Pen où le Mouvement National Républicain (MNR) de Bruno Mégret continuent à profiter de ce sentiment. Afin d’éviter de tomber sous le coup des lois condamnant le racisme en France, leur argumentaire développe l’idée qu’un grand nombre d’immigrants d’une culture très différente risque de déstabiliser la culture Française. Faisant l’amalgame entre immigration, insécurité et islam, ils prétendent que les comportements « islamistes » des populations musulmanes françaises présentent un danger pour le pays. Lors des élections régionales de 2004, le MNR a axe sa campagne sur le slogan « Non a L’islamisation ! ».
Les mass média jouent un rôle important sur la perception des musulmans français par les non musulmans. Ils insistent sur le fort taux de pauvreté et de criminalité dans certaines communautés d’immigrants. Cependant, ces mêmes médias mettent aussi en valeur des personnalités musulmanes dans le sport (Zinedine Zidane, la musique (Idir, Cheb Khaled, le groupe Zebda) et le show business (Nagui).
L'affaire du foulard est traitee dans l'article Le voile en France
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Le nombre de Français non Arabes qui se sont convertis à l'Islam est inconnu ; certaines enquêtes suggèrent quelque 30 000 conversions ont eu lieu lors des dernières décennies ; dans la communauté musulmane un nombre dix fois plus élevé est revendiqué.Pratiques religieuses musulmanes
Deux larges organisations, laFédération des musulmans de France avec une majorité de leaders marocains et l’Union des organisations islamistes en France, qui serait influencée par le mouvement des frères musulmans.Les problèmes d'intégration
Intégration sociale et économique
Integration culturelle: L'affaire du foulard
Voir aussi
[Collectif une école pour toutes et tous http://www.ecolepourtoutes-tous.org]
Le voile en France
Ni putes ni soumises [1]
[dossier sur l'islam dans le numéro 9 de Socialisme International http://www.revue-socialisme.org]
