Isaac Asimov Article, Signification, Explication
Isaac Asimov (Айзек Азимов, Petrovichi ~2 janvier 1920 - New York 6 avril 1992) est un écrivain américain de science-fiction.
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2 Le personnage 3 Son œuvre de fiction 4 Citations de Isaac Asimov 5 Liens externes (en français) 6 Liens externes (en anglais) |
Il naît à Petrovichi près de Smolensk en URSS le 2 janvier 1920 et ses parents émigrent pour des raisons économiques aux États-Unis lorsqu'il a trois ans. Il passe sa jeunesse à travailler dans le magasin familial tout en faisant des études. Celles-ci sont assez brillantes pour lui permettre d'entrer, avec une bourse, à l'université Columbia. Il fait d'abord son baccalauréat en sciences (1939) avant de faire une maîtrise en chimie (1941) et finalement un doctorat en biochimie (1948).
Parallèlement, il commence à écrire de la science-fiction et voit sa première nouvelle publiée en 1939 (Marooned Off Vesta). Notons, dans la persévérance d'Asimov pour l'écriture, le rôle primordial de John Campbell alors rédacteur en chef d' Astounding stories. Dès lors, il est régulièrement publié (quinze nouvelles jusqu'en 1941).
Il se marie en 1942 et trouve ensuite un poste de chargé de cours à l'université de Boston. C'est à ce moment qu'en parallèle de son écriture de science-fiction, il commence à écrire des livres et des articles de vulgarisation scientifique.
À l'époque de la Seconde Guerre mondiale, Asimov est déjà considéré comme un auteur de science-fiction majeur. Son licenciement, en 1958, fait prendre un tournant à sa carrière puisqu'à partir de là il se consacre pleinement à l'écriture. Prolixe, il travaille sans relâche car, il le dit lui-même, c'est là qu'il prend du plaisir.
La suite de la vie d'Asimov est celle d'un auteur à succès, presque entièrement consacrée au travail d'écriture et aux conférences. Il meurt le 6 avril 1992 en laissant des centaines de livres (dont 116 anthologies qu'il a organisées et préfacées) regroupant de la science-fiction, des ouvrages de vulgarisation scientifique, des policiers, des romans pour la jeunesse et même des titres plus étonnants comme La Bible expliquée par Asimov ou Le Guide de Shakespeare d'Asimov.
Membre de l'association Mensa, il en sera un moment le vice-président (le président en étant alors un autre passionné du futur, le tout aussi visionnaire architecte Richard Buckminster Fuller).
Enfin, le dernier livre qu'il ait écrit est une autobiographie plus thématique que chronologique : Moi, Asimov (I. Asimov, Denoël col. Présences, 1996, puis repris dans la collection Présence du Futur).
On ne peut décrire Asimov que comme quelqu'un ayant un ego hyper-développé mêlé d'un profond humanisme et d'un grand sens de l'humour (rendant l'expression de son ego plus amusant qu'énervant).
Bien que de tradition familiale juive (écrivant par jeu un poème sur lui-même, il fait rimer Asimov avec mazel tov), il se démarque comme athée et se positionne également comme rationaliste. Voir en particulier sa nouvelle Reason dans le cycle des Robots. La psychohistoire qui sert de fil conducteur à la série Fondation s'inspire d'ailleurs clairement de trois sources :
Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de l'écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il base ses livres sur des dialogues entre protagonistes.
Asimov a principalement traité deux grands thèmes : les robots et la psychohistoire.
L'œuvre d'Asimov sur les robots regroupe de très nombreuses nouvelles et plusieurs romans :
Il renouvelle complètement ce thème en inventant des « robots positroniques » gouvernés par trois lois protégeant les êtres humains et, a priori, parfaites et inviolables. Le jeu d'Asimov consiste à imaginer des failles de ces lois (exemple : un robot peut-il, restant passif, laisser un humain fumer une cigarette ?) et des bizarreries de comportement de robots qui semblent les enfreindre, puis à faire découvrir au lecteur comment cela est possible à la manière d'une enquête policière.
Les trois lois sont :
(source : Les Robots, Isaac Asimov, éditions J'Ai Lu, traduction de C.L.A., 1967)
Asimov laissa un de ses amis, Lester Del Rey écrire lui aussi une histoire utilisant les trois lois de la robotique : Une Morale pour Sam. Cette histoire constitue une moquerie gentille sur la viabilité réelle des trois lois.
Le thème des robots, tel que traité par Asimov, constitue aussi un plaidoyer antiraciste discret, mais sûr : les robots, de plus en plus perfectionnés et dotés d'aspects de plus en plus humains, deviennent méprisés, voire haïs, par bien des êtres humains - d'autant les trois lois les mettent à l'abri de défauts qu'on pourrait leur reprocher. La nouvelle L'Homme bicentenaire évoque cette question.
Le film I, Robot sorti en juillet 2004 et où joue Will Smith, s'oppose, en apparence, totalement à l'esprit d'Asimov (qui pestait contre toutes les histoires de « créatures se rebellant contre leurs créateurs », depuis le Golem jusqu'à Karel Capek en passant par Mary Shelley, avant qu'il ne change la tendance). Néanmoins, elle reprend l'idée de la nouvelle de Del Rey citée plus haut selon laquelle l'application des trois lois peut conduire, si on va jusqu'au bout de leur logique, à des catastrophes résultant de leur rigidité.
Dans le cycle de Fondation (qui a reçu, en 1966, le prix Hugo de « la meilleure série de tous les temps »), Asimov imagine le futur de l'humanité. Il commence avec l'effondrement d'un empire galactique qui se décompose. Un savant, Hari Seldon, invente une nouvelle science, la psychohistoire, basée sur la loi des grands nombres et le calcul des probabilités qui permet de « prévoir l'avenir » (en fait de donner des probabilités).
Les nouvelles du recueil Fondation forment le « cœur » du cycle et peuvent être lues isolément. En y ajoutant Fondation et Empire et Seconde Fondation, on obtient la trilogie de Fondation, qui constitue elle aussi une histoire à part entière. Cela correspond à l'ordre d'écriture des nouvelles.
Après avoir écrit ses deux grands cycles, Asimov a décidé de les relier pour construire une « histoire du futur » cohérente. Il a alors écrit des ouvrages intermédiaires pour faire le lien entre les deux cycles. L'ensemble final incluant les nouvelles est composé de dix-sept ouvrages que l'on peut subdiviser en cinq parties, ou cycles qui peuvent se lire séparément les uns des autres et qui sont ici classés en ordre chronologique.
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Le personnage
le tout mâtiné de loi des grands nombres telle qu'on la concevait avant que Benoît Mandelbrot ne mette en évidence les formes fractales. Même si le personnage du Mulet réintroduit opportunément un facteur humain important (voir effet papillon), allusion transparente à Napoléon.Son œuvre de fiction
Les robots
L'ensemble forme une seule grande histoire, le cycle des Robots, qui s'étale sur plusieurs millénaires.
Deux robots exceptionnels, R. Daneel Olivaw et R. Giskard Reventlov, en viennent à ajouter une « loi zéro », qui stipule qu'un robot ne peut porter atteinte à l'humanité dans son ensemble, même pour protéger un être humain.La psychohistoire et le Cycle de Fondation
L'histoire du futur selon Asimov
Citations de Isaac Asimov
Liens externes (en français)
Liens externes (en anglais)
