Intelligence artificielle Article, Signification, Explication
L'intelligence artificielle, souvent abrégée avec le sigle IA, est définie par l'un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky, comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de facon plus satisfaisantes par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ».
Il existe différentes définitions de l'intelligence artificielle, car :
Le concept d'intelligence artificielle forte désigne le projet de créer une machine capable non seulement de simuler un comportement intelligent, mais d'éprouver une réelle conscience de soi, de « vrais sentiments » (quoi qu'on puisse mettre derrière ces mots), et une compréhension de ses propres raisonnements.
L'intelligence artificielle forte a servi de moteur à la discipline, mais a également suscité de nombreux débats. En se fondant sur le constat que la conscience a un support biologique et donc matériel, la plupart des scientifiques ne voient pas d'obstacle de principe à créer un jour une intelligence consciente sur un support matériel autre que biologique. En revanche, les opinions divergent sur la nature de ce support, et la capacité des ordinateurs tels qu'ils sont actuellement conçus à atteindre cet objectif.
Les principales opinions pour répondre à la question d'une intelligence artificielle consciente soutenues sont les suivantes :
Des auteurs comme Hofstadter (mais déjà avant lui Arthur C. Clarke ou Alan Turing) expriment par ailleurs un doute sur la possibilité de faire la différence entre une intelligence artificielle qui éprouverait réellement une conscience, et une autre qui simulerait exactement ce comportement. Après tout, nous ne pouvons même pas être certains que d'autres consciences que la nôtre (chez des humains s'entend) éprouvent réellement quoi que ce soit. On retrouve là le problème connu du solipsisme en philosophie.
Voir test de Turing.
La notion d'intelligence artificielle faible constitue une approche pragmatique d'ingénieur : chercher à construire des systèmes de plus en plus autonomes (pour réduire le coûts de leur supervision), des algorithmes capables résoudre des problèmes d'une certaine classe, etc. Mais, cette fois, la machine semble agir comme si elle était intelligente.
C'est principalement sur base de cette hypothèse que la plupart des techniques actuelles d'intelligence artificielle sont utilisées. C'est par exemple la démarche utilisée par IBM dans son projet nommé Autonomic computing.
Simple évolution, donc, et non révolution : l'intelligence artificielle s'inscrit à ce compte dans la droite succession de ce qu'ont été la recherche opérationnelle dans les années 1960, le process control dans les années 1970, l'aide à la décision dans les années 1980 et le data mining dans les années 1990. Et, qui plus est, avec une certaine continuité.
La cybernétique naissante des années quarante revendiquait très clairement son caractère pluridisciplinaire et se nourrissait des contributions les plus diverses : neurophysiologie, psychologie, logique, sciences sociales… Et c'est tout naturellement qu'elle envisagea deux approches des systèmes, deux approches reprises par les sciences cognitives et de ce fait l'intelligence artificielle :
Le cognitivisme considère que le vivant, tel un ordinateur (bien que par des procédés évidemment très différents), manipule essentiellement des symboles élémentaires. Dans son livre Les sociétés de l'esprit, Marvin Minsky, s'appuyant sur des observations du pédagogue Jean Piaget envisage le processus cognitif comme une compétition d'agents fournissant des réponses partielles et dont les avis sont arbitrés par d'autres agents. Il cite les exemples suivants de Piaget :
Le connexionnisme, se référant aux processus auto-organisationnels, envisage la cognition comme le résultat d'une interaction globale des parties élémentaires d'un système. On ne peut pas nier qu'un chien ait une sorte de connaissance des équations différentielles du mouvement, puisqu'il arrive à attraper un bâton au vol. Et pas davantage qu'un chat ait aussi une sorte de connaissance de la loi de chute des corps, puisqu'il se comporte comme s'il savait à partir de quelle hauteur il ne doit plus essayer de sauter directement pour se diriger vers le sol. Cette faculté qui évoque un peu l'intuition des philosophes se caractériserait par la prise en compte et la consolidation d'éléments perceptifs dont aucun pris isolément n'atteint le seuil de la conscience, ou en tout cas n'y déclenche d'interprétation particulière..
On peut envisager de demander les services suivants, ensemble ou séparément, à un dispositif d'intelligence artificielle :
Des programmes de démonstration de théorèmes géométriques simples ont existé dès les années 1960; et des logiciels aussi triviaux que Maple et Mathematica effectuent aujourd'hui des travaux d' intégration symbolique qui il y a trente ans encore était du ressort d'un étudiant de mathématiques supérieures. Mais ces programmes ne savent pas plus qu'ils effectuent des démonstrations géométriques ou algébriques que Deep Blue ne savait qu'il jouait aux échecs (ou un programme de facturation qu'il calcule une facture. Ces cas représentent donc plus des opérations intellectuelles assistées par ordinateur que de l' intelligence artificielle à proprement parler.
Dans l'informatique ludique (les jeux vidéo), l'Intelligence Artificielle (IA) se développe. En effet les nouvelles générations de cartes vidéo traitent un grand nombre d'opérations auparavant dévolues au processeur. Le processeur est donc moins sollicité pour l'affichage et les programmeurs peuvent utiliser sa puissance pour développer des systèmes d'IA plus perfectionnés.
L'intelligence artificielle a connu un essor important pendant les années 1960 et 70, mais à la suite de résultats décevants par rapport aux budgets investis, son succès s'estompa dès le milieu des années 1980.
D'après certains auteurs, les perspectives de l'intelligence artificielle pourraient avoir des inconvénients, si par exemple les machines devenaient plus intelligentes que les humains, et finissaient par les dominer, voire (pour les plus pessimistes) les exterminer, de la même façon que nous cherchons à exterminer certaines séquences d'ARN (les virus) alors que c'est bien de l'ARN qui nous a construits. On reconnaît bien entendu le thème du film Terminator, mais des directeurs de société techniquement très compétents, comme Bill Joy de la société Sun, affirment considérer le risque comme réel à long terme.
Toutes ces possibilités futures ont fait l'objet de quantités de romans de science fiction, tels ceux d'Isaac Asimov ou William Gibson en passant par Arthur C. Clarke.
Si les progrès de l'intelligence artificielle sont récents, ce thème de réflexion est tout à fait ancien, et il est apparaît régulièrement au cours de l'histoire. Les premiers signes d'intérêt pour une intelligence artificielle et les principaux précurseurs de cette discipline sont les suivants.
Les processus cognitifs peuvent-ils se réduire à un simple calcul ? Et si tel est le cas, quels sont les symboles et les règles à employer ?
Les premiers essais de formalisation de la pensée sont les suivants :
La liste ci-dessous indique les projets et les réalisations marquants dans le domaine de l'intelligence artificielle. La quasi-totalité de ces travaux ont été accomplis aux États-Unis, et il est à noter qu'une bonne part d'entre eux ont été financés par l'armée américaine. L'un des principaux financeurs de ces travaux fut la DARPA (Defense Advanced Rechearch Project Agency), célèbre pour avoir initié le réseau Arpanet, qui a donné naissance à Internet.
Une description spectaculaire d'un possible avenir de l'intelligence artificielle a été faite par le professeur I. J. Good :
« Supposons qu'existe une machine surpassant en intelligence tout ce dont est capable un homme, aussi brillant soit-il. La conception de telles machines faisant partie des activités intellectuelles, cette machine pourrait à son tour créer des machines meilleures qu'elle-même; cela aurait sans nul doute pour effet une réaction en chaîne de développement de l'intelligence, pendant que l'intelligence humaine resterait presque sur place. Il en résulte que la machine ultraintelligente sera la dernière invention que l'homme aura besoin de faire, à condition que ladite machine soit assez docile pour constamment lui obéir. »
La situation en question, correspondant à un changement qualitatif du principe même de progrès, a été nommée par quelques auteurs « La Singularité ».
Good estimait à un peu plus d'une chance sur deux la mise au point d'une telle machine avant la fin du XX siècle. La prédiction, en 2004, ne s'est pas (encore?) réalisée, mais avait imprégné le public : le cours de l'action IBM quadrupla (bien que les dividendes trimestriels versés restassent à très peu de chose près les mêmes) dans les mois qui suivirent la victoire de Deep Blue sur Gary Kasparov. Une large partie du grand public était en effet persuadée qu'IBM venait de mettre au point le vecteur d'une telle explosion de l'intelligence et que cette compagnie en tirerait profit. L'espoir fut bien entendu déçu : une fois sa victoire acquise, Deep Blue (incapable d'ailleurs de jouer à autre chose qu'aux échecs, et ne sachant même pas qu'il jouait aux échecs) fut reconverti en machine classique utilisée pour le data mining. Nous sommes probablement encore très loin d'une machine possédant ce que nous nommons de l'intelligence générale, et tout autant d'une machine possédant la base de connaissances de n'importe quel chercheur, si humble soit-il.
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Les problèmes soulevés par l'intelligence artificielle concernent des domaines divers comme :
L'intelligence artificielle forte
Diversité des opinions
Il nous manque apparement encore quelques paradigmes pour sortir de ces impasses.Travaux complémentaires
Si cette spéculation se révélait juste (ce qui est loin d'être assuré), le modèle du neurone formel serait alors très incomplet.
Cela dit, l'intelligence artificielle est loin de se limiter aux seuls réseaux de neurones, qui n'y sont utilisé que comme classifieurs, et parmi d'autres classifieurs dont certains au contraire algorithmiques donnent des résultats voisins.L'intelligence artificielle faible
Les courants de pensée
Ces deux approches, plutôt complémentaires que contradictoires, sont respectivement à la base des hypothèses de travail que constituent le cognitivisme et le connexionisme.Le cognitivisme
Au bout du compte, ces jeux d'enfants se révèlent essentiels à la formation de l'esprit, qui dégage quelques règles pour arbitrer les différents éléments d'appréciation qu'il rencontre, par essais et erreurs.Le connexionnisme
Domaines d'application de l'intelligence artificielle
En l'état, les réalisations actuelles de l'intelligence artificielle peuvent être regoupées en différents domaines, tels que:
Au fil du temps, certains langages de programmation se sont avérés plus commodes que d'autres pour écrire des applications d'intelligence artificielle. Parmi ceux-ci, Lisp et Prolog furent sans doute les plus médiatisés. Slip constituait une solution ingénieuse pour faire de l'intelligence artificielle en FORTRAN. ELIZA (le premier chatterbox, donc pas de la « véritable » intelligence artificielle) tenait en trois pages de SNOBOL.
On utilise aussi, plus pour des raisons de disponibilité et de performance que de commodité, des langages classiques tels que C ou C++. Lisp au eu pour sa part une série de successeurs plus ou moins inspirés de lui, dont le langage Scheme.Précurseurs de l'intelligence artificielle
Automates
Pensée automatique
Principaux projets et réalisations de l'intelligence artificielle
Grâce à une procédure inventée par Frank Rosenblatt, l'apprentissage du Perceptron se fait par correction d'erreur, en modifiant les coefficients de poids des signaux entre les cellules. En 1969, Marvin Lee Minsky et Seymour Papert publièrent un ouvrage intitulé Perceptrons, qui démontrait certaines limitations de ces modèles. En particulier, le Perceptron ne peut pas effectuer l'opération binaire de parité (OU exclusif ou XOR). L'autorité de ces auteurs, ainsi que le décès accidentel de Frank Rosenblatt, entraîna un quasi-arrêt des recherches dans ce domaine pendant près de 15 ans, jusqu'à l'apparition des réseaux multicouches de neurones.
Les demandes d'identification, renforcée par le terrorisme, assurent un marché immense à cette technique.
Prolog s'adaptait si bien à la réalisation d'applications de combinatoire telles que celles requises par les agences de voyage, par exemple, qu'il fit dire à Philippe Kahn : « Qu'on ne parle plus désormais d'intelligence artificielle! C'était un nom du passé pour un domaine de recherche. Nous sommes aujourd'hui à l'époque des réalisations, et on va réaliser maintenant des applications professionnelles programmées en PROLOG comme on en programmait hier en COBOL ». l'avenir lui donna tort sur le court terme.Espoirs et méfiances liées à l'intelligence artificielle
Principales techniques liées à l'intelligence artificielle
Spécialistes de l'intelligence artificielle
Voir aussi
Liens externes
L'intelligence artificielle au cinéma
