article sur le Iconoclasme, Explication sur le Iconoclasme

Iconoclasme Article, Signification, Explication

  

L' iconoclasme rejette l'adoration vouée aux représentations du divin dans les icônes en particulier.

Table of contents
1 Introduction
2 Christianisme
3 Voir aussi

Introduction

La question théologique de la représentation du divin traverse les trois monothéismes. Tous trois attribuent la caractéristique de transcendance à la divinité qui le situe au-delà de l\'humanité telle qu'on la représente.

Dans le judaïsme comme dans le christianisme qui en découle, l'interdiction de représenter une figure divine s'enracine dans la Bible :

Tu ne feras pas d'image taillée

En ce qui concerne l'Islam, l'interdiction de représentation s'oppose à l'idolâtrie, en particulier au culte des bêtyls ou pierres levées attesté par l'archéologie dans les déserts parcourus par les tribus nomadess et éleveuses. L'interdiction de représentation s'étend au visage du prophète.

Après quoi, les interprétations furent diverses.

Christianisme

L'iconoclasme ou Querelle des Images est un mouvement hostile au culte des icônes, les images saintes, adorées dans l'Empire romain d'Orient.

Il se manifesta aux VIIIe et IXe siècles par des destructions massives d'iconostases et la persécution de leurs adorateurs, les iconophiles ou iconodoules.

Premier iconoclasme (730-787)

En 730, l'empereur Léon III l'Isaurien (empereur de 717 à 741) interdit l'usage d'icônes du Christ, de la Vierge Marie et des saints, et ordonne leur destruction. La controverse iconoclaste naît du refus de nombre de Chrétiens, vivant ou non dans l'Empire romain d'Orient, de détruire leurs iconostases. Saint Jean Damascène fut l'un des chefs de file de cette résistance. La position de l'empereur était toutefois renforcée par ses succès militaires : siège de Constantinople en 717-718, fin du versement du tribut aux Arabes. Son fils Constantin V (empereur de 741 à 775) eut également des succès militaires, ce qui renforça sa position contre les iconodoules.

Le second concile de Nicée en 787 autorisa à nouveau le culte des images, tout en interdisant sévèrement leur commerce. La raison doctrinale tient en ceci : si le Christ s'est incarné, il est donc possible de représenter physiquement le Fils de Dieu, et de peindre les saints.

Second iconoclasme (813-843)

Léon V (empereur de 813 à 820) provoqua un second iconoclasme dès son arrivée sur le trône, plus rigoureux que le premier. Sa politique fut poursuivie par Michel II et Théophile II. La veuve de ce dernier, Théodora, régente de son fils mineur Michel III proclama la restauration de l'iconolatrie en 843.

Les empereurs tentèrent d'imposer un symbole unique à l'adoration, le chrisme, qui leur était personnel. La religion du Dieu unique, le Christ, se substituant à l'adoration des saints. On peut ainsi interpréter l'iconoclasme comme une tentative de réunir derrière la bannière de l'empereur l'ensemble des chrétiens d'Orient, afin de faire face à une grave crise extérieure. Lorsque la menace extérieure cesse, l'iconoclasme cesse également.

Charlemagne avait pris parti contre l'iconoclasme, à la suite du concile de Francfort.

Voir aussi


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