article sur le Histoire du Québec, Explication sur le Histoire du Québec

Histoire du Québec Article, Signification, Explication

Cet article présente l'histoire du Québec.

Table of contents
1 Avant la colonisation européenne de l'Amérique
2 La Nouvelle-France
3 Le Régime britannique
4 Canada souverain
5 Voir aussi

Avant la colonisation européenne de l'Amérique

(débuts-1533)

La Nouvelle-France

(1524-1760)

La Nouvelle-France désignait le regroupement de tous les territoires d'Amérique du Nord sous l'administration de la France, avant 1763. La dimension du territoire : Dans sa plus grande étendue, avant le Traité d'Utrecht (1713), la Nouvelle-France comprenait cinq régions possédant chacune sa propre administration :

  • le Canada,
  • l'Acadie,
  • la Baie d'Hudson,
  • Terre-Neuve,
  • la Louisiane.
Les frontières de ces cinq colonies n'avaient pas vraiment de délimitation précise, étant ouverte sur tout l'ouest du continent.

On peut faire commencer l'histoire de la Nouvelle France avant 1524. En effet, en 1508, soit seulement 16 ans après le premier voyage de Christophe Colomb, Thomas Aubert qui participait vraisemblablement à une expédition de pêche dans la région de Terre Neuve, ramena quelques Amérindiens en France. Cela nous indique que dès le début du 16e siècle, des navigateurs français s'aventuraient dans le golfe du Saint-Laurent. De plus, Jacques Cartier raconte, dans son journal, que lorsqu'il eut ses premiers contacts avec des Amérindiens, probablement des Micmacs, ceux-ci vinrent au devant de lui dans leurs canots en lui offrant des fourrures. Cela montre assez clairement que ce n'était pas la première fois que ces Amérindiens rencontraient des Européens.

Mais c'est en 1524 qu'un voyage officiel, commandité par des marchands et par le roi, fut organisé. Comme bien d'autres pays européens, on fit confiance à la filière italienne. L'Espagne ayant engagé Colombo, Vespucci et Balboa, l'Angleterre Cobotto, la France fit donc appel à Verrazzano. Il cherchait, lui aussi, un passage plus court vers l'Asie. Il s'aventura dans un endroit qui n'avait pas été vraiment visité par tous ces voyageurs européens. Il longea minutieusement la côte atlantique de l'Amérique du nord entre la Floride et la Nouvelle-Écosse, cherchant le passage tant convoité vers la mer de Chine. Il rentra donc bredouille non sans avoir été émerveillé par la beauté du paysage qu'il a comparé à une région de la Grèce qu'il connaissait probablement, l'Arcadie. Plus tard, on désigna sous le nom d'Acadie, cette partie de la Nouvelle France qui se trouvait dans la Nouvelle-Écosse actuelle. Ce voyage qui ne connut pas de résultats tangibles, préparait ceux de Jacques Cartier, dix ans plus tard.

Cent associés

La Compagnie des Cents Associés, ou la Compagnie de la Nouvelle France, fondée par le Cardinal de Richelieu se vit confier les colonies en 1627 et eu des problèmes de colonisation aussi tôt que 1628 et 1629, à cause d'interventions de pirates anglais.

Ils établirent des seigneuries à condition qu'elles recrutent des colons, ce qui ne fut pas un succès.

Conseil souverain

Quand Louis XIV décida de reprendre en main la Nouvelle-France que son père avait laissé entre les mains de la Compagnie de la Nouvelle France en 1627, il institua le gouvernement royal. Dans ce gouvernement, il y avait un organisme appelé Conseil souverain qui finit par s'appeler Conseil supérieur un peu plus tard. Ce conseil où siégeaient le gouverneur, l' intendant et l'évêque et quelques autres conseillers étaient surtout un organisme judiciaire servant de cour d'appel. C'était donc le plus haut tribunal de la colonie. Cet organisme pouvait aussi, à l'occasion, émettre des règlements de police en vue de faire respecter l'ordre dans la colonie.

Le Régime britannique

(1760-1867)

Le Régime britannique commence avec la capitulation de Montréal en 1760, capitulation qui consacre la fin, peut-être temporaire, de la Nouvelle France. Peut-être temporaire parce que la guerre n'est pas encore terminée en Europe et que bien des choses peuvent encore arriver. C'est pour cela, que l'Angleterre confie l'administration temporaire du nouveau territoire aux militaires. Cela durera trois ans, soit jusqu'à la signature du Traité de Paris, en février 1763. Par ce traité, la France reconnaît la victoire anglaise et cède aux vainqueurs toutes ses possessions d'Amérique du nord sauf les Îles de St-Pierre et Miquelon qui ne devront servir que d'abris pour les pêcheurs français, étant donné que la France a conservé un droit de pêche au nord de Terre Neuve. Une fois la question de la propriété réglée, L'Angleterre va s'employer à organiser tout ce nouveau territoire qu'elle vient d'acquérir. Elle adoptera donc la Proclamation royale en octobre 1763.

Proclamation royale

(1763-1774)

Occupation militaire de la Nouvelle-France. L'occupant utilise le mot conquête pour la qualifier. Cependant, on dote la «province of Quebec» d'un gouvernement civil en 1763. Il s'agit d'un gouverneur nommé par Londres et d'un conseil choisi par ce même gouverneur. Un peu auparavant, le gouverneur militaire Jeffrey Amherst a accompli des crimes de guerre dont le plus flagrant a été en 1763 la distribution de couvertures infectées de variole (aussi appelée petite vérole — smallpox en anglais). On avait organisé cette distribution parmi les Amérindiens qui se révoltaient alors contre l'occupant anglais. Dirigés par Pontiac, ces tribus de la région des Grands Lacs cherchaient à appuyer le retour des Français, leurs anciens partenaires commerciaux. La Proclamation royale vise d'abord et avant tout à angliciser le plus rapidement possible la «Province of Quebec» par toute une série de mesures. Mais l'Angleterre prit une bien mauvaise décision concernant le territoire situé à l'ouest des Appalaches et convoité par ses autres territoires connus sous le nom de Treize Colonies. En partie à cause de la révolte de Pontiac, elle interdit à ses sujets de franchir les Appalaches pour aller s'y établir en permanence. Cela les mécontenta à un point tel qu'il commencèrent à s'agiter et à protester. Il s'ensuivit alors une escalade qui mena à l'Indépendance des États-Unis d'Amérique en 1783.

Acte de Québec

(1774-1791)

L'Acte est voté par l'Angleterre afin de s'assurer la fidélité des Canadiens français dans l'éventualité d'une révolte des treize colonies américaines. De toute façon, l'Angleterre réfléchissait depuis un certain temps sur des modifications à apporter à la Proclamation royale qui s'avérait impraticable vu la majorité écrasante des francophones dans ce Québec que l'on voulait angliciser. Dans ce contexte d'agitation des colonies du sud, la métropole anglaise se décide à miser sur les Canadiens et leur territoire. On leur accorde donc :

– Le rétablissement des lois civiles françaises.

– Un territoire agrandi (la Province of Quebec s'étend du Labrador à la vallée de l'Ohio et de là jusqu'au Mississipi).

– On rétablit le système seigneurial. (Ce qui autorise les seigneurs à recommencer à percevoir leurs redevances auprès des censitaires.)

– La religion catholique est reconnue dans ses pleins droits. (Ce qui permet aux curés de demander aux paroissiens de payer la dîme.)

– Abolition du serment du Test.

– Des Canadiens français seront admis au Conseil.

Pour les Treize Colonies, la pilule fut impossible à avaler. Pour eux, l'Acte de Québec fait parti des lois qu'ils disent « intolérables » (avec la fermeture du port de Boston et la dissolution de l'Assemblée du Massachussets). En fait, cela équivalait à une déclaration de guerre. C'était le début d'un mouvement irréversible qui mena tout droit à l'Indépendance des États-Unis d'Amérique qui fut acquise avec le Traité de Versailles de 1783.

Acte constitutionnel

(1791-1838)

L'Indépendance américaine avait non seulement créé des frictions majeures entre l'Angleterre et ses anciennes colonies devenues les États-Unis mais aussi parmi la population américaine elle-même. En effet, plusieurs habitants du nouveau pays désiraient toujours faire partie de l'Angleterre. On les appelaient loyalistes à cause de la loyauté qu'ils manifestaient toujours envers l'Angleterre. Aux États-Unis, on les considérait comme des traîtres et on leur faisait une vie d'enfer. On estime à environ 100 000 le nombre de ceux qui quittèrent ce pays naissant pour se réfugier dans des territoires toujours sous juridiction britannique. Une trentaine de milliers se dirigèrent vers la Nouvelle-Écosse. Un certain nombre (de 6 000 à 10 000) optèrent pour la Province de Québec, restée elle aussi, une colonie anglaise.

Aussitôt arrivés dans la province de Québec, ces Loyalistes ne se sentirent pas à l'aise. Cette province était décidément trop catholique et trop française. Ils s'employèrent donc à demander des changements. Ils demandèrent des lois civiles anglaises, des cantons, une assemblée élue et surtout, un district séparé où ils pourraient de développer selon leur gré. L'Angleterre trouva alors la situation bien compliquée. D'une part, elle considérait qu'elle avait une dette envers ces Loyalistes qui avaient tout perdu à cause de leur fidélité envers elle et d'autre part, elle ne pouvait tout de même pas enlever aux Canadiens ce qu'elle venait tout juste de leur donner avec l'Acte de Québec de 1774.

Après bien des pétitions, des réflexions et des hésitations, l'Angleterre vota l'Acte constitutionnel en 1791. Ce nouveau système mis en place apporta surtout des problèmes. Il donnait , en principe, des institutions démocratiques mais bien vite le peuple se rendit compte que c'était un leurre et les frustrations s'accumulèrent avec les années. Dans les deux Canadas, les institutions de 1791 plaçaient en conflit des groupes sociaux différents et par surcroît, dans le Bas-Canada, des groupes linguistiques différents. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour une crise politique majeure.

Mais tout ne se résumait pas à la politique. Au tournant du 19e siècle, bien des choses n'étaient plus comme avant. L'économie évoluait. La fourrure était maintenant supplantée par le bois et le blé qui allaient devenir les deux ressources les plus importantes dans les Canadas. Une cause extérieure allait provoquer le début de tous ces changements. Au début du 19e siècle, l'empereur Napoléon isola l'Angleterre avec son blocus continental, ce qui força cette dernière à venir s'approvisionner en Amérique.

Une révolution se préparait dans le domaine des transports avec les premiers canaux et les premiers chemins de fer. Même le domaine financier n'échappait pas à toutes ces mutations. On vit apparaître les premières banques. Dans le monde agricole aussi la situation changeait. Il y avait maintenant une importante demande en Angleterre pour les productions canadiennes. Le Haut-Canada en profita pleinement mais les Bas-Canada entra dans une crise agricole grave qui le fit passer à côté de toute cette opportunité.

La société aussi changeait rapidement. À partir de 1815, l'immigration britannique vers les Canadas s'intensifia et atteignit bientôt des sommets nouveaux. Il s'agissait d'immigrants Irlandais, d'Écossais et d'Anglais que la famine, la misère et la pauvreté poussaient sur nos rivages. Encouragés par l'arrivée de tous ces anglophones, les dirigeants se remirent à rêver d'assimilation des francophones qui eux se montrèrent de plus en plus inquiets voire même hostiles envers ces nouveaux arrivants qui, à la longue, risquaient de menacer leur majorité, qui leur apportaient des maladies et qui leur prenait leurs emplois. Les difficultés politiques se doublaient donc de grands changements économiques et de tensions sociales. La crise n'en serait que plus grave.

Les événements se précipitèrent à partir de 1834. Le parti patriote, dirigé par Louis-Joseph Papineau, fit voter à l'assemblée du Bas-Canada les 92 résolutions, un document volumineux qui résumait tous leurs griefs accumulés par les Canadiens depuis 1791. On envoya ce document imposant en Angleterre, passant ainsi au dessus de la tête des administrateurs britanniques d'ici. On pensait que l'Angleterre ignorait ce qui se passait vraiment dans sa colonie. On espérait que suite à ces doléances, la métropole ne pourrait que corriger une situation devenue complètement pourrie. À Londres, on ne voulut pas prendre de décisions précipitées et on forma une commission d'enquête sur le sujet et au bout de 3 ans, le ministère des colonies fit parvenir sa réponse. Il s'agissait des Résolutions Russell qui opposait un non catégorique à toutes les demandes patriotes.

Loi martiale et Conseil spécial

(1838-1840)

Acte d'Union

(1840-1867)

Dominion fédéral

(1867-1931)

Canada souverain

(1931-Aujourd'hui)

Le Québec moderne

(1960-Aujourd'hui)

Voir aussi

Liens externes


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