Histoire de la Colombie Article, Signification, Explication
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2 La République 3 Le front national 4 Après le front national 5 Voir aussi |
Avant la République
Avant l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, l'actuelle Colombie était occupée principalement par des chasseurs et des agriculteurs nomades. Les Chibchas, qui vivaient dans la région de Bogota, dominaient les différents groupes indigènes.
Les espagnols s'approchèrent des côtes colombiennes en 1500, mais les premieres colonies permanentes, qui s'établirent à Santa Marta, datent de 1525. En 1549, la zone fut considérée par les espagnols comme une colonie et la capitale fut installée à Santa Fe de Bogota. En 1717, Bogota devint la capitale de la vice-royauté de la Nouvelle Grenade, qui comprenait aussi les actuels Venezuela, Équateur et Panama. Bogota, tout comme Lima et Mexico, devint l'une de principales villes sur le continent américain pour l'administration espagnole. En août 2000, on changea le nom officiel de Santa Fe de Bogota en simplement Bogota.
Le 10 juillet 1810, les habitants de Bogota instaurèrent la première assemblée représentative à défier l'autorité espagnole. L'indépendance ne fut proclamée qu'en 1813 et le 17 janvier 1819, la République de la Grande Colombie fut créée.
La République de la Grande Colombie regroupait les territoires de la vice-royauté. Simón BolÃvar fut élu président et Francisco de Paula Santander, vice-président. Chacun de ces deux hommes sera à l'origine d'un parti politique. Ainsi les partisans de BolÃvar formeront le parti conservateur tandis que ceux de Santander constitueront les libéraux. Ces deux parties domineront l'histoire de la Colombie. Les conservateurs désiraient un État très centralisé, et l'appui de l'Église catholique tandis que les libéraux voulaient un État décentralisé et la préeminence de l'État dans le domaine de l'enseignement et des affaires civiles, et désiraient aussi un suffrage plus élargi.
Les deux parties alternèrent au pouvoir tout au long des XIXe et XXe siècles. Ils occupèrent le pouvoir durant à peu près la même durée. Contrairement, à la plupart des pays d'Amérique latine, en Colombie, il y eut relativement peu de dictatures et les élections étaient organisées régulièrement et étaient libres. Les militaires s'emparèrent du pouboir en 1830 -lorsque l'Équateur et le Venezuela quitèrent la République-, en 1854 et 1953. La dictature militaire dura moins d'un an en 1830 et 1854, dans le dernier cas, elle se maintint durant 4 ans entre 1953 et 1957.
Malgré le faible nombre de coups militaires, par rapport aux autres pays d'Amérique latine, la Colombie reste un pays dont l'histoire est jalonné d'épisodes violents. En effet, deux guerres civiles opposèrent les libéraux et conservateurs. La première, surnommée les « Mille Jours » (1899-1902), coûta la vie à environ 100 000 personnes, la seconde, connue sous le nom de « La Violencia » (fin des années 1940 et années 50) aurait causé la mort de 300 000 personnes.
Le 1er janvier 1880, le Français Ferdinand de Lesseps, commence les travaux du Canal de Panama, encore partie integrante de la Colombie.
Panama est séparé de la Colombie en 1903, cédant à perpétuité cette région aux États-Unis, suite à une rebellion par le groupe indépendantiste Amador Guerrero appuyé par des navires de guerres des États-Unis.
En 1953, le général Gustavo Rojas Pinilla organisa un coup d'État. Il bénéficia au début d'un important soutien populaire, en raison de son succès à apaiser dans une certaine mesure « La Violencia ». En 1957, les militaires soutenus par les deux partis le renversèrent car il n'avait pas restoré la démocratie. Un gouvernement provisoire fut mis en place
En juillet 1957, Laureano Gomez, ancien président conservateur (1950-1953) et Alberto Lleras Camrgo, ancien président libéral (1945-1946, 1958-1962) signèrent la « Déclation de Sitges » dans laquelle ils proposèrent la création d'un « front national ». Les deux parties gouverneraient conjointement, se partageant à égalité aussi bien les fonctions électives que nommées. Des élections normales continueraient à désigner le président.
Le front national mis fin à « La Violencia » et introduisit de profondes réformes sociales et économiques, en collaboration avec l'alliance pour le progrès.
Le partage strict institué par les accords de Stiges prit fin en 1978, mais la constitution de 1886, en vigueur jusqu'en 1991, imposait de toutes façons que des postes ministériels soient attribués au parti qui perd les elections. Cette contrainte a disparu de la nouvelle consitution de 1991, mais l'opposition a continué à se voir attribuer des postes dans tous les gouvernements.
Le 7 août 1998, Andres Pastrana est élu président.
En mai 2002, Alvaro Uribe est élu président de la Colombie. Il signe des alliances avec l'ELN, et arrête les nécociations avec les rebelles du FARC. Il propose notamment aux paramilitaires d'integrer l'armée du pays.
Le Plan Colombie, qui a été signé avec les États-Unis, permet d'arroser au désherbant Roundup la forêt tropicale et les indigènes sous le couvert de destruction de la coca.
Le gouvernement fait pression sur les associations de défense des femmes ou des enfants, protestant contre les attaques par les paramilitaires et les rebelles.
en mai 2004, 89 paramilitaires et réservistes colombiens sont arrêtés au Venezuela, soupçonnés de s'appreter à déstabiliser le gouvernement d'Hugo Chávez.
De nombreux tanks français achetés à l'ancien premier ministre espagnol José Maria Aznar, sont le long de la frontière vénézuélienne.
En août 2004, le journal Newsweek publie un article sur un document de la Defense Intelligence Agency (DIA), services secrets étasuniens, décrivant Alvaro Uribe comme un ami proche de Pablo Escobar l'ancien dirigeant du Cartel de Medellin, il serait aussi lié à une entreprise impliqué dans le trafique de cocaïne aux États-Unis.
Le 12 octobre 2004, plus d'1 million de Colombiens, majoritairements ouvriers, agriculteurs et indigènes, manifestent dans tous le pays, pour protester contre la politique néo-libérale d'Alvaro Uribe, et ses accords pour la zone de libre échange des Amériques. Des drapaux des États-Unis sont brûlés par les manifestants, Uribe perd 6 points dans les sondages. RISAL. Ce dernier augmentant, la TVA notamment sur les produits alimentaires de base, et réduisant les charges des investisseurs étrangers. Malgrès une croissance économique de 4% le taux de chômage est en pleine expansion dans le pays. Différentes ONG internationales se plaignent des violations des droits de l'homme par ce gouvernement, et de disparitions alarmantes.
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Le front national
Après le front national
Voir aussi
Colombie | HistoireLiens externes
Implication d'Uribe dans le trafic de Cocaïne.
