Histoire de l'Italie Article, Signification, Explication
Par histoire de l'Italie, on entend l'étude des faits et conditions qui ont conduit à la constitution d'un État unitaire italien, fruit ultime d'un processus évolutif pluriséculaire qui remonte, au moins en germe, bien avant le XIXe siècle.
Pour ce qui concerne l'histoire de la péninsule italienne, en tant que cadre géographique dans lequel s'est développée et a muri une identité culturelle, plus ou moins marquée, on parle de manière plus appropriée d'histoire italique.
| Table of contents |
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2 Rome 3 Moyen Âge 4 Renaissance 5 Domination étrangère 6 Risorgimento 7 Royaume d'Italie 8 République italienne |
Les sources historiques les plus certaines sur la période archaïque précédant la fondation de Rome sont celles relatives à la Grande Grèce, qui traite des établissements grecs dans le sud de la péninsule italienne entre les VIIIe et VIIe siècles avant Jésus-Christ.
Les données sur les autres peuples italiques, sont en revanche assez fragmentaires. Les Étrusques, qui sont censés provenir d'Asie mineure mais qui sont sans doute un peuple autochtone, se sont installés sur le versant tyrhénien de l'Italie centrale vers 800 av. J.-C., créant un royaume puissant et évolué qui s'étendait de la plaine du Pô au Midi. Au IVe siècle av. J.-C., le nord fut envahi par des peuples celtes (c'est-à -dire des Gaulois), tandis que le sud vit le développement des Samnites, qui s'établirent en Campanie. D'autres populations se sont développées dans le centre et sur la côte adriatique, dont les Osques et les Picènes. Les peuples italiotes sont en général considérés comme proches des Celtes (indo-européens comme eux, et en provenance, comme eux d'Europe centrale). Dans le secteur du Latium, les Latins et les Sabins furent les précurseurs de la civilisation de Rome.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur l'histoire de la Rome antique
La fondation de Rome est due, selon la légende, à Romulus et Rémus au Ve siècle av. J.-C. La civilisation de Rome connut une première phase d'expansion sous le gouvernement des Rois de Rome, qui engagèrent l'unification de la péninsule, achevée à l'époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors des guerres puniques, au IIIe siècle av. J.-C., les principales îles passèrent également sous le contrôle de Rome.
Au Ier siècle après Jésus-Christ, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais à la suite de conflits internes, la république se transforma en empire. le gouvernement des territoires controlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.
Au IVe siècle, l’empire fut confronté au début d'une longue série d'invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l'empire se divisa en Empire romain d'Occident, qui s'effondra rapidement, et en Empire romain d’Orient (ou Empire byzantin), qui résista encore un millénaire.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur l'Italie au Moyen Âge
Après la perte de son unité politique, du fait de la disparition de l'empire romain, au Ve siècle, la péninsule vit la continuation des invasions et des luttes internes, qui conduisirent à une succession rapide de petits États, principautés et royaumes, souvent victimes des visées expansionnistes des puissances étrangères.
L’unique puissance en mesure de préserver et de poursuivre la culture latine fut l'Église, aussi bien par le monachisme, que par la création d'un pouvoir temporel dans le centre de l'Italie, les États de l'Église. Ceux-ci furent capable de s'opposer à de nouvelles invasions, comme celle des Longobards, et à l'influence des autres puissances européennes, comme celle des Francs, de l’empire byzantin et du saint Empire romain germanique.
Dans le Sud, au XIe siècle, l’invasion des Normands réussit à implanter un pouvoir fort, qui se perpétua avec l'invasion espagnole, contrairement à ce qui se passait dans le nord avec le démantèlement progressif du Féodalisme.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur la Renaissance en Italie
Au début du XIe siècle, les turbulences politiques conduisirent à une autonomie croissante des villes italiennes du centre-nord, qui marqua les prémisses de la relance du commerce et de l'industrie. Ce fut le début d'une nouvelle ère de prospérité économique et culturelle, qui dura jusqu'au XVIe siècle et conduisit au grand développement intellectuel et artistique de la Renaissance.
Pour défendre leur autonomie tant à l'égard de l'Empire au nord que des invasions arabes au sud, les Communes commencèrent à édicter des lois qui ne furent, cependant, jamais assez fortes pour s'opposer à l'influence papale ou féodale, à cause de fortes rivalités internes. La poursuite des conflits entre l'Empire et l'Église, entraina au XIIIe siècle la division des nobles et des cités dans les deux camps des Guelfes et des Gibelins. Autre phénomène qui résulta de la conjonction de motivations politiques et religieuses, celui des Croisades, nées de la volonté de contrecarrer l'expansion du pouvoir islamique et de favoriser les échanges avec l'Orient.
Pour ce qui concerne les formes de gouvernement, on assistait all’affiancamento de gouvernements liés à des familles nobles et Signorie (comme les Visconti et les Sforza à Milan, les Gonzague à Mantoue, les Este à Ferrare et les Savoie) à forme de gouvernement républicaine (comme à Venise, Gènes et Florence, pour cette dernière avant l'avènement des Médicis).
Au XVIe siècle, une grande partie des États italiens furent vaincus et conquis par des puissances étrangères, comme l'Espagne au sud et l’Autriche au nord. Parmi les effets de cette domination, il y eut la soumission des territoires à de forts prélèvements qui minèrent le tissu économique.
En outre, l’Italie a souffert du déplacement du commerce de la Méditerranée vers l'Atlantique et du blocage du développement culturel consécutif à la Contre-Réforme, avec comme résultat le début d'un lent déclin.
Dans cette situation de crise économique et sociale, la Révolution française raviva les espoirs d'un retour à l'indépendance des puissances étrangères, aspirations qui furent déçues après l'assujetissement à la France qui suivit les campagnes napoléoniennes.
La restauration vit la fin des dernières entités autonomes, comme la Vénétie passée à l'Autriche et la Ligurie passée au royaume de Sardaigne.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur le Risorgimento
Après les campagnes napoléoniennes, des poussées nationalistes appuyées par les Savoie, qui virent là une occasion d'agrandir le royaume de Sardaigne, conduisirent à une série de guerres d’Indépendance contre l'empire austro-hongrois, avec également l'appui extérieur de la France.
La plus décisive fut la Seconde guerre d’indépendance, qui, avec l'expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, réussit à unifier, sous la banière des Savoie, une grande partie de la péninsule (à l'exclusion de Rome) et à provoquer la proclamation du royaume d'Italie en 1861.
En 1870, Rome fut annexée au royaume d'Italie, provoquant le début d'une fracture entre l'État italien et l'Église, qui s'est terminée par les Accords du Latran en 1929. La forme de gouvernement proclamée fut celle d'une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur le Royaume d'Italie
Les débuts du royaume virent l’Italie engagée dans une série de guerres d'expansion coloniale en Libye, Somalie, Éthiopie et Érythrée.
Dans la Première Guerre mondiale l’Italie resta d'abord neutre, puis entra en guerre aux côtés des alliés le 23 mai 1915. À la fin de la guerre, l’Italie acheva son expansion territoriale en annexant des territoires autrichiens dans le nord-est du pays.
Sur la lancée du mécontentement créé par les difficultés économiques et sociales de l'après-guerre, on assista en 1922 à la conquête du pouvoir par le Fascisme, qui relégua la dynastie des Savoie dans un rôle purement formel.
En 1940, l’Italie fut l'alliée de l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale contre la France et le Royaume-Uni, déclarant ensuite en 1941, avec le Japon, la guerre aux États-Unis et à l'Union soviétique. À la suite de l'invasion alliée en Sicile en 1943, ce fut la chute du régime fasciste et l'aligenement de l'Italie aux côtés des alliés contre l'Allemagne et les derniers fascistes de la République sociale italienne. En avril 1945 les forces nazies et fascistes furent défaites.
Pour plus de détails, voir l'article principal sur la République italienne
En 1946 un référendum institutionel sanctionna la fin de la monarchie et la naissance de la république, avec une nouvelle constitution qui entra en vigueur le 1er janvier 1948.
En 1949 l’Italie adhéra à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et en 1955 elle fut admise aux Nations unies. L'année 1957 vit la signature du traité de Rome, qui marque la naissance de la Communauté économique européenne, premier pas vers la réalisation de l’Union européenne. En 1999, l'Italie participa à la création de l'euro.
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Rome
Moyen Âge
Renaissance
Domination étrangère
Risorgimento
Royaume d'Italie
République italienne
