Histoire de France Article, Signification, Explication
Histoire de France.
Protohistoire
Article de fond : Sources grecques concernant le Gaule ancienne
Principautés du premier Âge du fer (-850 à -450)
Les Celtes (-450 jusqu'au IIe siècle avant notre ère)
Période gauloise de l'indépendance (IIe - Ier siècle avant notre ère)
Antiquité
La fin de l'indépendance gauloise (-125 à -51)
La Gaule romaine
Article de fond : Gaule romaine
- La romanisation et la pacification fut relativement facile. L'historien romain Flavius Josèphe cite même les Gaulois en exemple dans ce domaine en faisant remarquer qu'ils auraient la capacité militaire de chasser les Romains. Les élites se romanisèrent quasi immédiatement, et l'on possède même la trace de cas d'anciens druides très vites romanisés... On s'étonnait de la disparition quasi instantanée de la classe des Druides, qui furent en fait très vite recyclés par la romanisation. Ce phénomène fut renforcé par les Tables de Lyon lorsque l'empereur Claude donna accès au Sénat romain aux Gaulois. Désormais, on parle de Gallo-romains, bien que le terme n'ait jamais été employé par les contemporains.
- En 21, de nouvelles mesures financières poussèrent plusieurs peuples gaulois, dont les Andécaves et les Turons à se révolter. Un Éduen nommé Julius Sacrovir prit la tête de paysans insurgés dans le Nivernais et opposa les auxiliaires gaulois qu'il commandait aux troupes romaines. Vaincu, il se donna la mort par immolation.
- En 69, un Batave Civilis souleva ses troupes en Belgique alors que Vitellius et Vespasien s'affrontaient pour l'Empire. Le Lingon Julius Sabinus, officier gaulois aidé par deux officiers trévires vint à bout de trois légions romaines en garnison sur les bords du Rhin. Il brisa les tables de Lyon et se fit même proclamer « César », mais fut bientôt vaincu par les Séquanes. Pris par les Romains après avoir vécu caché durant neuf années, il finit supplicié avec son épouse. Cet épisode qui opposa des Gaulois entre eux, Sabinus étant lui-même allié à des Germains, relève plus de troubles intérieurs que d'une volonté de mettre fin à une quelconque domination romaine. La paix qui s'instaura ensuite – si elle fut une paix « en armes » – dura jusqu'aux troubles du milieu du IIIe siècle.
- Ces "révoltes" furent surrexploitées par les tenants d'une "résistance" gauloise à la romanisation (Astérix...) ; elle fut en fait inexistante. Certaines de ces "révoltes" visent même à proteger Rome plutôt que de l'abattre! Après les affres de la guerre qui firent probablement plus d'un million de morts, les Gaulois aspiraient à la paix, et les Romains étaient les garants de cette "pax". De plus, le régime imposé par Rome était relativement agréable pour la Gaule qui profitait de tous les avantages (loisirs, culture, art de vivre...) sans les inconvénients (guerre, lourdes taxes, occupation militaire) que subissaient nombre d'autres provinces. Très tôt en effet, les troupes romaines chargées de pacifier la Gaule furent transférés sur le Limes (le long du Rhin et du Danube) qui protégea efficacement la Gaule trois siècles durant.
Les crises du IIIe siècle
Article de fond : Les crises du IIIe siècle en Gaule- Au milieu du IIIe siècle, en 258, Francs et Alamans franchissent le Rhin et pillent la Gaule. Un éphémère empire des Gaules (terme impropre), sans que celui-ci ait un caractère national, est créé par Postumus, bientôt assassiné par ses soldats. À la même époque, la crise économique et sociale pousse des bandes de Bagaudes révoltés contre l'Empire dans les bois ou dans les régions peu peuplées. L'Empire romain surmonte cette crise et paraît renforcé sous Dioclétien (284 - 313 ou 316) qui met en place le système de la Tétrarchie. C'est son général, le futur empereur Maximien, qui vient à bout de la résistance des bagaudes gaulois.
Les invasions germaniques (406 - VIe siècle)
- Dans la nuit du 31 décembre 406 a lieu une invasion massive de l'Empire romain lorsque Vandales, Suèves, Alains et d'autres peuples germaniques franchissent le limes rhénan, profitant de la glace qui a pris les eaux du fleuve. Jusqu'à la fin de l'Empire romain d'Occident en 476 – et malgré les efforts d'Aetius – le pouvoir impérial cède du terrain et les cadres de l'Empire se défont en Gaule. Les Barbares sont installés sous deux statuts : soit comme fédérés – foederati –, soit comme colons – lètes. Si Rome chute en 476, Paris résiste dix ans de plus, cédant finalement face aux Francs.
Moyen Âge
Article de fond: : Moyen Âge françaisPlusieurs dynasties règnent sur les territoires composant la France au Moyen Âge :
- les Mérovingiens, descendants de Clovis
- les Carolingiens, descendants de Charlemagne
- les Capétiens puis les Valois, descendants d'Hugues Capet.
Les origines de la France (Ve - IXe siècles)
- La France doit son nom aux Francs. Après l'effondrement de l'Empire romain d'Occident en 476 (486 à Paris), les succès militaires et politiques de ce peuple germanique et la conversion au Christianisme de son roi, Clovis, en 496 ou en 498, permirent aux Francs occidentaux de mettre la main sur l'essentiel de la Gaule. Un des facteurs de leurs succès fut que leurs rois adhéraient à la même religion catholique romaine que leurs sujets alors que les autres peuples « barbares » établis dans toute l'Europe occidentale (Burgondes, Wisigoths notamment) étaient tous ariens. Fort de ce succès politico-religieux, la France hérite du surnom de "fille ainée de l'Eglise", sous entendue romaine et catholique.
- Clovis ne tente pas de "germaniser" la Gaule et adopte au contraire tous les attributs romains. Depuis une trentaine d'années, les historiens rechignent à parler de haut-moyen-âge comme c'était jadis l'usage, et préfèrent désormais le terme d'Antiquité tardive. La terre d'élection de cette poursuite de l'antiquité est bien la France qui ne connait pas les "âges sombres" (Dark ages) que traversent la Grande Bretagne, par exemple. Meilleur symbole de la symbiose entre Gallo-Romains et Francs, Clovis fait adopter une loi qui établie une égalité stricte entre ces deux composantes de son peuple entre 508 et 510. Dans la foulée, abolition la mise en esclavage des hommes libres.
- Victime de la propagande carolingienne qui fit tout pour ridiculiser les Mérovingiens, on a longtemps cru que cette période fut celle des "Rois fainéants". Stéréotype de "roi fainéant", le rôle « maire du palais », authentique "premier ministre" du pays, fut longtemps exploité dans ce sens. Les historiens ne raisonnent plus du tout de cette façon aujourd'hui.
- La carte du pays évolue au gré des guerres, des crises et des héritages. Neustrie et Austrasie sont les grands ensemble de cette "gaule" qui déborde souvent largement de ses frontières naturelles.
La naissance de la France sous les Carolingiens (IXe - Xe siècle)
- Ceux-ci, dont les ancêtres d'origine austrasienne furent maires du palais à plusieurs reprises (notamment avec Charles Martel, le vainqueur de la bataille de Poitiers en 732), ne prirent la couronne qu'avec Pépin le Bref, en 751. Le royaume des Francs (latin regnum francorum), unifié par les premiers Carolingiens, connut sa plus grande expansion sous Charlemagne qui (élu par ses pairs) se fit couronner « Empereur des Francs et des Romains » à Rome (à genoux et par le pape) à la noël 800. (Ce qui sera interprété plus tard comme un abandon de facto l'autorité suprême au Souverain Pontife).
- Charlemagne étend le royaume jusqu'en Saxe à l'est (dilatatio regni), en Bretagne à l'ouest et jusqu'au pays basque au sud. Avec Charlemagne et malgré le rétablissement de la pompe impériale romaine, c'est la mort de l'antiquité tardive. Charlemagne a su profiter d'une propagande très efficace, mais les historiens sont aujourd'hui très critiques sur cet "empire" très virtuel.
- Il faut néanmoins attendre près d'un demi-siècle pour que la Francie, terme qui désigna en premier lieu les territoires du royaume originel des Francs, ne donne naissance à la France. Cette dernière fut dans un premier temps appelée Francie occidentale par opposition à la Francie orientale, sous le règne du petits fils de Charlemagne, Charles le Chauve. En 842, les serments de Strasbourg, puis le traité de Verdun, en 843, achevèrent d'établir la distinction entre les territoires qui allaient devenir la France et les territoires qui allaient devenir la Germanie. On plonge dès lors en plein Moyen-Âge réel.
- En 845, Nominoë, missus dominicus de la Bretagne (Princeps Veneticae civitatis), écrase les troupes de Charles le Chauve à la bataille de Ballon. L'indépendance de la Bretagne est reconnue par Charles le Chauve. Les Francs perdent Rennes, Nantes et le pays de Retz. En 856, au traité de Louviers, Erispoë est officiellement roi de Bretagne. Le traité d'Entrammes en 863 reconnaît à la Bretagne le Maine et une partie de l'Anjou, et en 868, le traité de Compiègne lui concède les droits sur le Cotentin et l'Avranchin.
La lutte pour étendre le domaine royal sous les premiers Capétiens (XIe - XIIe siècle)
- Les successeurs des derniers Carolingiens, les premiers Capétiens avaient peu de pouvoir sur leurs plus puissants vassaux à la tête de principautés, et ne possédaient qu'un domaine peu étendu, réduit pour l'essentiel à l'Île-de-France, vestige du duché de France de Robert le Fort. Ils parvinrent néanmoins à rendre héréditaire leur lignage et, par une politique habile suivie par la plupart d'entre eux, à accroître significativement le domaine royal, pour en faire un des royaumes les plus puissants d'Occident.
- Il ne faut toutefois pas faire de contre-sens concernant ce domaine royal. Tous les nobles du royaume doivent l'hommage au roi. Les plus prestigieux vassaux du roi de France étaient les souverains d'Anjou et d'Angleterre. Cet "empire angevin" avait atteint des proportions importantes allant des pyrénéées à l'Ecosse en englobant l'Aquitaine, l'Anjou, la Normandie et l'Angleterre. Par les domaines sous son administration directe, le Roi de France était plus faible, mais en terme de vassalité, c'était bien le roi de France qui se trouvait au sommet de la pyramide du pouvoir. Cette situation fut vite intolérable aux souvarains anglo-angevins et pas moins de deux guerres de cent ans furent nécessaires pour régler ce différent. Cependant, il faut bien noter que les rois d'Angleterre n'étaient vassaux du roi de France que pour les terres dépendant du royaume de France. Ils étaient seuls suzerains du royaume d'Angleterre.
La naissance et la consolidation de l'État français (fin du XIIe - XIIIe siècle)
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Crises et mutations du bas Moyen Âge (XIVe - XVe siècle)
- La lignée des Capétiens directs se termina de façon tumultueuse par le règne successif de trois fils de Philippe IV. Le scandale de la Tour de Nesle ébranla le prestige de la royauté. Louis X le Hutin mort prématurément, eut un fils posthume, Jean Ier qui ne vécut que quelques jours : le régent, son frère, devint alors roi sous le nom de Philippe V le Long. Lui-même n'eut pas d"héritiers et la couronne passe au troisième frère, Charles IV le Bel.
- Faute d'héritier mâle au dernier Capétien direct, le pouvoir passa à une branche cadette, les Valois. Ce choix contrarie l'ambition d'un autre prétendant, descendant de Philippe le Bel par sa mère, et qui était Édouard III, roi d'Angleterre. La loi salique interprétée avec talent par les grands féodaux pour écarter cette candidature jugée dangereuse pour leur propre indépendance, fut la cause directe de la Guerre de Cent Ans.
- Pendant cet interminable conflit, le territoire français fut le champ clos des combats épisodiques mais acharnés entre rois de France et rois d'Angleterre qui voulaient l'être aussi de France. Les grands du royaume s'allient en fonction de leur propre stratégie personnelle et la situation devient extrêmement difficile pendant le règne de Charles VI, devenu fou. Ses proches parents, Louis d'Orléans, frère du roi et le puissant duc de Bourgogne Jean sans Peur, y voient l'occasion d'étendre leur pouvoir et entrent dans une rivalité qui s'acheva par l'assassinat des deux protagonistes et la quasi éviction du dauphin Charles VII devenu le « roi de Bourges » pendant que les Anglais parviennent à faire proclamer leur propre roi. L'irruption dans l'histoire de France de Jeanne d'Arc est un événement extraordinaire qui entra dans la légende (première apparition du sentiment nationaliste dans le peuple français), mais se termina bel et bien par ce que les Anglais furent finalement boutés hors de France malgré la condamnation mort de l'héroïne et son exécution sur le bûcher à Rouen le 30 mai 1431.
- Les rois de France regagnent prestige et autorité. Ils ont toujours à faire à forte partie, en particulier avec les ducs de Bourgogne, les Grands Ducs d'Occident. Philippe le Bon et Charles le Téméraire seront les principaux rivaux de Charles VII et de son fils Louis XI. À leurs possessions bourguignonnes, ils ont joint les Pays-Bas, et se posent parmi les plus puissants souverains d'Europe. À la mort du Téméraire, une partie de ses possessions reviennent à sa fille, Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien d'Autriche : un nouveau danger se précise.
- Le Moyen Âge s'achève sur la disparition des grandes principautés : duché de Bretagne et duché de Bourgogne.
Époque moderne
La Renaissance
- L'Époque moderne débute par la Renaissance. Ce mouvement philosophique et artistique, s'accompagne grâce à l'invention de l'imprimerie d'une diffusion des savoirs qui conduit à l'affirmation du rôle prépondérant de l'Homme dans l'univers – l'Humanisme – et aboutit à une remise en cause de l'emprise de l'Église sur la société : la Réforme (qui se traduit par le protestantisme) et la Contre-Réforme. Les relations entre États européens se structurent. La fin du Moyen Âge voit en particulier se mettre en place l'institution des ambassadeurs résidents permanents.
- La Renaissance culturelle gagne la France depuis l'Italie, notamment par le biais des Guerres d'Italie, commencées sous le règne de Charles VIII (1483-1498), continuée sous ses successeurs Louis XII et surtout François Ier. Celui-ci emmène Léonard de Vinci à sa cour. C'est l'époque de la construction des châteaux de la Loire, dont Chambord est le plus bel exemple. Parallèlement, des progrès techniques considérables ont lieu, amorcés à la fin du Moyen Âge, qui permettent un essor considérable de la production. Ces inventions facilitent surtout l'expansion de la civilisation européenne.
- Au départ à but économique, la recherche de la « route des Indes » amène la découverte de l'Amérique en 1492 et la prise de conscience pour les Européens de l'existence d'autres cultures. L'ensemble de ces faits, auxquels s'ajoute le schisme protestant, avec la réforme de l'Église entreprise par Luther et Calvin, fait voler en éclats les cadres de la société médiévale.
- Lorsque François Ier monte sur le trône, son principal rival en Europe est Charles-Quint dont les domaines encerclent le royaume de France. La rivalité entre les deux souverains et leurs successeurs va occuper le XVIe siècle, chacun essayant de nouer les alliances, parfois compliquées de considérations religieuses qui leur permettent d'espérer l'emporter. Le catholique François Ier va nouer une alliance avec le sultan Soliman le Magnifique ou les princes protestants allemands pour prendre à revers le non moins catholique Charles Quint. Chacun d'eux essaye de s'attirer la faveur du peu recommandable Henri VIII d'Angleterre, qui rompt avec Rome pour pouvoir se remarier...
Les guerres de religion
Article de fond : Guerres de religion- Aux progrès de la Réforme protestante, rendue possible par l'impression et la diffusion de la Bible, s'oppose la contre-Réforme de l'Église catholique. Le durcissement de l'opposition entre catholiques et protestants voit les deux religions s'affronter violemment dans l'ensemble de l'Europe et notamment dans le royaume de France.
- Le règne d'Henri II (1547-1559), et surtout ceux de ses trois fils François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589), furent marqués par cet affrontement entre protestants et catholiques, notamment par les huit Guerres de religion entre 1562 et 1598. Le massacre de la Saint-Barthélemy, commencé dans la nuit du 24 au 25 août 1572, est l'exemple le plus tragique de ces affrontements.
- À la mort d'Henri III, assassiné par un moine fanatique, et faute d'héritier mâle, le trône passa à une branche cadette, les Bourbons, en la personne d'Henri IV, auparavant roi de Navarre. Mais celui-ci étant protestant, il ne fut pas reconnu par les ultra-catholiques de la Sainte-Ligue. Il lui fallut reconquérir son royaume et surtout se convertir au catholicisme, ce qu'il fit en 1593 (il aurait eu à l'occasion le mot célèbre : « Paris vaut bien une messe »). Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV mit un terme aux Guerres de religion en promulguant la liberté de culte pour les protestants par l'édit de Nantes de 1598. Aidé de son ministre Sully, Henri IV tacha de remettre sur pied le royaume durement éprouvé par les Guerres de religion ; lorsqu'il est assassiné par Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il lègue à son fils Louis XIII un royaume considérablement renforcé.
La monarchie absolue
- Louis XIII (1610-1643) succéde à Henri IV, assassiné en 1610. Avec son ministre, le cardinal de Richelieu, il mène une politique de domestication des grands seigneurs du royaume (Affaire du comte de Chalais en 1626), de durcissement envers les protestants et, sur le plan de la politique extérieure (siège de La Rochelle), d'affrontement avec la dynastie des Habsbourg, divisée en deux branches, Espagne et Autriche.
- Durant le règne de Louis XIV (1643-1715), la France est la puissance politique, économique et culturelle prédominante en Europe. Les nombreuses campagnes militaires de Louis XIV et la confusion entre l'argent de l'État et la Cassette royale, lourdement sollicitée par les fastes de sa cour, conduisent à des problèmes financiers chroniques durant le XVIIIe siècle. La France a les moyens de se payer ce luxe au XVIIe, mais la situation devient intenable en fin de règne du Roi-Soleil avec le mini-age glaciaire qui frappe si cruellement la France (1709 notamment). Très marqué par les troubles de la Fronde durant son enfance, Louis XIV poursuit la politique centralisatrice en rabotant les pouvoirs des nobles. Versailles devient ainsi une vaste prison dorée pour une noblesse désormais sous controle. Louis XIV personnifie plus que tout autre roi la monarchie absolue, car il déclare dès 1661 qu'il gouvernera seul, sans ministre. Un demi siècle durant, le Roi-Soleil règne seul, sans véritable contre-pouvoir ; c'est le principe même de la Monarchie Absolue. Notons que cet Absolutisme n'est pas si absolu que cela. En effet, Louis XIV qui rêve de réformer la France en profondeur bute sur des pouvoirs locaux certes affaiblis mais encore capables de faire barrage à toute réforme de fond. En matière de politique étrangère, en revanche, personne n'a prise sur le Roi pour déclarer la guerre ou signer la paix. On retrouve l'esprit de ce chef de guerre dans la constitution de la Ve République. Louis XIV fut intraitable sur la question du Pré Carré, expression que l'on retrouve aujourd'hui pour désigner l'ensemble des fonctions diplomatiques et militaires exclusivement du ressort du Président de la République française sous la Ve République. Au plan culturel, Louis XIV permet l'éclosion d'un Classisisme qui touche toutes les formes d'arts, de l'architecture (batiments ou jardins), aux lettres en passant par la scuplture, la peinture et la musique, notamment.
- La fin du règne de Louis XIV est particulièrement pénible en raison des conditions météorologiques glaciaires qui tuent certainement plusieurs millions de personnes en France par le froid ou la faim. Aussi, le décès du Roi est accueillit en 1715 comme une délivrance par l'ensemble du royaume. Le futur Louis XV étant encore enfant, une Régence est mise en place. Cette période se caractérise par un relâchement dans les mœurs après l'austérité des dernières années de règne de Louis XIV.
- Louis XV succéda à son arrière-grand-père, Louis XIV, mort en 1715. Son règne est très brillant sur le plan culturel, avec l'apparition des philosophes des Lumières tels Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot et d'Alembert, mais la France perd son importance politique outre-mer, notamment en Amérique et en Inde (Yanaon, Chandernagor, Karikal, Mahé, Pondichéry) où elle cède ses territoires à la rivale Angleterre par le traité de Paris de 1763. Le plus grand problème de l'État est alors le déficit budgétaire chronique qui conduit à rendre le roi dépendant des financiers et des manieurs d'argent. Les tentatives de modernisation du « système fisco-financier », comme le « système » de Law pendant la régence du duc d'Orléans n'aboutissent pas. Autre source de paralysie des systèmes de gouvernement, l'opposition des Parlements, cours de justice dominée par une aristocratie se posant en défenseur des lois du royaume. S'opposant à toute tentative de modification du système fiscal, elle empêche la réforme nécessaire de l'État absolutiste.
- Le petit-fils de Louis XV, Louis XVI est le dernier monarque absolu d'un royaume miné par les problèmes financiers et budgétaires. Il est destitué par la Révolution française.
Révolution française
Article de fond : Révolution française
- La Révolution française est l'événement qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le régime monarchique a été renversé, l'épisode de la Révolution anglaise de Cromwell n'ayant pas connu ce dénouement. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques-sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en 1799 avec le coup d'État du 18 brumaire.
Monarchie constitutionnelle
Article de fond : Monarchie constitutionnelle française- Le 4 septembre 1791, en acceptant la Constitution élaborée par les membres de la Constituante (Constitution de 1791), Louis XVI fait passer la France d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. Les dissensions entre le roi et l'Assemblée législative vont empêcher ce système politique de perdurer. La tentative de fuite de Louis XVI et sa famille (dans la nuit de 20 juin 1791), puis leurs arrestations vont précipiter les choses et provoquer l'entrée en guerre de l'empereur d'Autriche et du roi de Prusse. La Bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, qui voit la victoire des armées révolutionnaire, met fin à la guerre et à la monarchie constitutionnelle.
Convention nationale
A rédiger- Proclamation de la République en septembre 1792.
- Exécution du roi le 21 janvier 1793
- Comité de salut public et la Terreur
- Coup d'État du 9 Thermidor
Directoire
Article de fond: Directoire- Le Directoire est le régime politique chargé du pouvoir exécutif entre le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795) et le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il succède à la Convention nationale.
Consulat et Premier Empire
Article de fond: Consulat et Premier EmpireRestauration
Article de fond: Restauration- La restauration est la période allant de la chute de l'Empire le 6 avril 1814 à la Révolution de 1830. Les Bourbons reviennent au pouvoir. Il s'agit en fait de la « Restauration » de l'Ancien Régime. Cette période fut entrecoupée par l'épisode des Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant laquelle Napoléon reprit brièvement le pouvoir. Cet intermède divise la Restauration en une Première Restauration et une Seconde Restauration.
Première Restauration
Article de fond: Première Restauration- Après la défaite et l'abdication de Napoléon, en 1814, les Bourbons remontent sur le trône, en la personne de Louis XVIII, frère de Louis XVI.
Cent-Jours
Article de fond: Cent-Jours- Après la Restauration et l'arrivée au pouvoir de Louis XVIII, Napoléon revient de son exil le 19 mars 1815 en débarquant à Golfe-Juan. Le Roi s'enfuit de Paris, et Napoléon reprend le pouvoir le lendemain. Cependant, l'administration ne le soutient pas totalement, et les puissances européennes lui sont franchement hostiles. Il tente pourtant de les attaquer, mais il est défait à Waterloo et doit abdiquer, environ cent jours après son retour, d'où le nom donné à cet épisode. Louis XVIII revient alors aux affaires en même temps que les armées européennes arrivent en France.
Deuxième Restauration
Article de fond: Deuxième Restauration- L'échec des Cent-Jours permit à Louis XVIII de remonter sur le trône, victime cependant d'une plus grande sévérité des vainqueurs de Napoléon à l'égard de la France, sévérité qui se traduisit lors du Traité de Vienne par de plus grandes pertes territoriales qu'il n'avait été envisagé en 1814. À l'interieur du royaume, il prona une politique de compromis entre les héritage de l'Empire et de la révolution, et ceux de la monarchie retrouvée. À la mort de Louis XVIII succéda Charles X, qui ne sut gagner la confiance du peuple et fut renversé par la révolution dite des Trois glorieuses.
Monarchie de Juillet
Article de fond: Monarchie de JuilletDeuxième République
Article de fond: Deuxième République''- La Deuxième République est le régime qui a institué définitivement le suffrage universel en France ; Il a également aboli l'esclavage.
Second Empire
Article de fond: Second Empire- Contraint au Coup d'Etat (2 décembre 1851) afin de conserver le pouvoir, Louis-Napoléon Bonaparte se mue alors en Napoléon III. La Troisième République sera (logiquement) très critique envers ce régime, mais aujourd'hui, les historiens tentent de réhabiliter cette période pas si sombre que celà . Certains poussent même à proclamer Napoléon III "Empereur social".
- Exténué après plus d'un demi-siècle de révolutions et autres restaurations, la France a besoin d'une période de stabilité politique afin de reprendre son souffle. Le régime du Second Empire offre cette possibilité et permet la modernisation du pays dans de nombreux domaines. Napoléon III est anglophile et il ne renacle pas à adopter toutes les bonnes idées anglaises ou pas afin de mener à bien son projet. Paris, totalement rénovée durant cette période, symbole totalement l'état d'esprit du moment. Le Conseil de Paris protesta un temps contre les dépenses pharaoniques engagées, mais c'est finalement Napoléon III et le Baron Haussmann qui l'emportèrent avec une politique volontariste à ce moment charnière.
- Politiquement, le régime du Second Empire est dit autoritaire. L'opposition existe, mais elle reste sous contrôle. En analysant les différents votes et autres référundums de cette période, on est toutefois frappé par le forme de symbiose qui existait entre la pouvoir central et le corps électoral. On pourra, comme le firent les historiens républicains, mettrent en exergue les réactions de quelques départements plus hostiles au Second Empire, mais ces réactions ne sont pas significatives. On insistera alors sur le "péché originel" du Coup d'Etat, mais après analyse, on constate que la répression opérée à cette occasion fut minimaliste. Politiquement, le Second Empire est une fusée à trois étages. Dur à son lancement, autoritaire ensuite, libéral enfin depuis le milieu des années 1860.
- Sur le plan international, la France opère également un retour spectaculaire. Napoléon III pèse ainsi de tout son poids dans la Guerre de Crimée aux côtés des Anglais, arbitre les questions italiennes et se lance même dans des aventures mexicaines sans lendemain. Napoléon III est ainsi le dernier dirigeant français a agrandir le territoire national en y incorporant la Savoie et le Comté de Nice après un référundum local. Monaco faisait parti de cet ensemble, mais sous la pression du puissant parti catholique, Napoléon III fut contraint d'abandonner aux Grimaldi un petit bout de terrain, le fameux "rocher" de Monaco. La France accorde provisoirement ce territoire à la vieille famille princière catholique en précisant qu'à l'extinction de cette lignée, Monaco reviendrait dans le giron français. Cette notion fut abolie (très discrètement...) en 2002 par le président Jacques Chirac.
Troisième République
Article de fond: Troisième RépubliqueL'émergence de la Troisième République (1870-1878)
- La troisième République est officiellement proclamée le 4 septembre 1870, mais il faut attendre 1878 pour voir ce régime pérénisé. C'est donc bien la République qui poursuit la guerre Guerre franco-prussienne de 1870 et qui subit les affres de la Commune de Paris. La Commune de Paris fut un gouvernement révolutionnaire formé à Paris le 26 mars 1871. Les Communards refusaient tous compromis avec les Prussiens en désiraient poursuivre la guerre. Dans plusieurs autres villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Toulouse, Narbonne, Grenoble, Limoges) des communes ont été proclamées à partir du 3 mars 1871. La répression par les "Versaillais" (le gouvernement républicain était alors basé à Versailles) opérée fut terrible. Paris, jadis ville révolutionnaire par excellence, est décapitée par les Républicains!
La Belle Epoque (1878-1914)
- Le dynamise économique de cette période fait suite aux travaux de modernisation mis en place sous le Second Empire. La Troisième République se contente de poursuivre l'oeuvre de Napoléon III dans ce domaine.
- La période est également marquée par quelques crises fameuses (Boulanger, Canal du Panama, etc) dont la plus importante est sans conteste l'Affaire Dreyfus. Cette affaire dont certains veulent limiter le champs à la seule religion juive de l'accusé va, en fait, bien au delà de cette simple donnée. De fait, c'est la place de l'homme, quelque soit se religion, face à la puissance de l'Etat, qui est ici en jeu. On frola la guerre civile à cette occasion. Dreyfus est finalement gracié.
La guerre de 1914-1918
Article de fond: Première Guerre mondiale- La Grande Guerre est un élément pivot de l'Histoire de France. Le XXe siècle émerge de ce conflit hors-normes qui voit la victoire des Alliés sur les forces des empires centraux. On attendait une guerre éclair, faite de mouvements rapides (train oblige), mais c'est au contraire une guerre de position et de tranchées.
L'entre deux guerres (1919-1939)
- Au sortir de la Grande Guerre, la France est victorieuse mais exangue suite aux sacrifices humains, financiers et matériels concédés pendant la guerre. La joie de (sur)vivre prend alors le pas sur les heures sombres de la guerre : ce sont les Années folles. Tout, ou preqsue, parait possible à cette période.
- En 1929, le système économique capitaliste américain s'effondre, entrainant dans son sillage nombre d'autres économies occidentales. En raison de sa solide assise agricole et en s'appuyant sur son empire colonial, la France n'est touché qu'en 1932 par cette crise qui n'atteint jamais les extrêmes observées aux Etats-Unis ou en Allemagne. Moins touchée que ces voisins, la France, comme la Grande-Bretagne, évite ainsi le glissement vers un nationalisme étroit sur lequel se forge le fascime et le nazisme. A contre courant de cette évolution, la France se dote même d'un gouvernement de gauche en 1936, le "Front Populaire". Des progrès significatifs sont à enregistrer en matière de droits sociaux (congés payés au premier chef), mais la France tente toutefois de rester neutre face aux boulversements en cours en Europe, Guerre d'Espagne notamment. Cette esprit de neutralité se retrouve jusqu'en 1938 avec la signature des accords de Munich autorisant Hitler à faire main basse sur la Tchécoslovaquie. La paix à tout prix était alors le mot d'ordre, mais la signature des accords de Munich marque la dernière concession faite à Hitler par les diplomaties françaises et anglaise, plus que jamais unies sur ses sujets.
Seconde Guerre mondiale
Article de fond: Seconde Guerre mondiale Chronologie détaillée: Chronologie de la Seconde Guerre mondiale
- Après avoir déclaré la guerre au début de septembre suite à l'intervention allemande en Pologne, la France tente avec le Royaume Uni de secourir la Norvège victime d'un même assaut allemand ; sans succès probant. Cette drôle de guerre où il ne se passe pas grand-chose sur le front prend fin le 10 mai 1940 avec une offensive éclair (blitzkrieg) de l'Axe qui conquiert le pays (directement la partie nord) en cinq semaines. Les mots sont trop faibles pour relater l'état d'esprit des Français et même du reste du monde à l'occasion de cet effondrement. "L'Abime", pour reprendre De Gaulle, apparait le plus cohérent. En effet, avant le déclenchement des hostilités, la France avait, sur la papier, la plus puissante armée du monde...
Gouvernement de Vichy
Article de fond : Gouvernement de Vichy- La victoire allemande imposa aux Français un gouvernement remanié pour la circonstance : le 10 juillet 1940, le Gouvernement de Vichy était mis en place. Le pays, amputée de certaines régions dont l'Alsace, était pillée soit directement soit en devant payer une forte indemnité d'occupation, subissait des bombardements et construisait des blockhaus. Une grande partie de sa force vive était prisonnière et au travail forcé en Allemagne. Un semblant de souveraineté, l'État français fut toléré pendant deux ans.
France libre
Article de fond : France libre- Le général de Gaulle s'opposa à l'armistice et quitta la France pour l'Angleterre le 15 juin 1940 pour former et diriger les Forces Françaises Libres. Son appel du 18 Juin au peuple français, via la radio BBC depuis Londres, incita la résistance française (partout où elle se trouvait) contre l'occupant nazi. Obtenant le ralliement de plusieurs possessions coloniales françaises, surtout en Afrique, De Gaulle constitue la France Libre, gouvernée par son Comité National Français. La France restait ainsi bien présente dans le camp allié, par ses Forces françaises libres (FFL) qui continuèrent le combat sur les différents fronts.
L'après-guerre
- Roosevelt avait envisagé de mettre la France sous tutelle de l'administration américaine. De Gaulle refuse cette situation et, le 14 juin, il déclare : Nous combattons aux côtés des alliés, avec les alliés, comme un allié. Et la victoire que nous remporterons sera la victoire de la France. De fait, les Américains déchantent rapidement, et dès la mi-juin 1994, De Gaulle s'impose à tous comme l'homme fort français. Même Roosevelt qui détestait De Gaulle se résout à le recevoir en grandes pompes à Washington en juillet 1944. De Gaulle a gagné la partie et fort de l'accord secret conlu avec Winston Churchill le 7 août 1940, la France retrouve bien vite sa position de "grande puissance".
- Fin août 1944, le Gouvernement provisoire de Charles de Gaulle s'impose sur le terrain. Il est composé des communistes, des socialistes et des gaullistes. L'engagement des communistes français dans la résistance, le courage des soldats soviétiques et la victoire finale de l'URSS et des alliés procurent aux dirigeants communistes un prestige important dans l'opinion publique. Il faudra attendre mi-octobre pour qu'il soit officiellement reconnu par les États-Unis. Le gouvernement provisoire (GPRF) accorde notamment le droit de vote aux femmes le 21 avril 1944, dans un article 17 de l'ordonnance d'Alger : elles voteront pour la première fois aux élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945.
Quatrième République
Article de fond: Quatrième République- En 1946, le gouvernement provisoire céda la place à la Quatrième République, instaurée par une nouvelle constitution approuvée par référendum. Mais les tensions internes suite à l'épuration et les divergences concernant les problèmes coloniaux en Indochine et en Algérie conduisirent à des crises successives, et à plusieurs remaniements ministériels.
- Le régime parlementaire de la Quatrième République permet toutefois la mise en place de programmes sérieux de reconstruction et de modernisation de la France. C'est à cette période que les fameuses Trente Glorieuses prennent leur sources.
- En matière de politique étrangère, la France se soumet totalement aux Américains, acceptant même le maintien des bases américaines sur le territoire national. En 1956, la Quatrième République reçoit une ultime gifle américaine à l'occasion de l'intervention franco-britannique sur le canal de Suez...
Cinquième République
Article de fond: Cinquième République- Finalement, le 28 mai 1958, suite aux manifestations nationalistes du 13 mai en Algérie, le gouvernement Pfimlin favorable à une négociation fut dissous. Le Parlement légitima le coup d'État et le président Coty demanda fin mai au général de Gaulle de prendre la direction du pays, afin d'éviter une éventuelle guerre civile. De Gaulle devint Président du Conseil en juin 1958 (au début de la Cinquième République), et fut élu président de la République en décembre de la même année.
- De Gaulle mit en œuvre plusieurs fois la procédure du référendum, et notamment celle qui décida de l'élection du Président de la République au suffrage universel. En 1965, lors de la première élection au suffrage universel direct, de Gaulle fut réélu avec 55 % des suffrages contre son adversaire François Mitterrand.
- Les événements de mai 68 démarrèrent sur des campus universitaires et rallièrent les partis de gauche. Le régime sembla vaciller, avec apparence de vacance du pouvoir pendant quelques jours. Mais de Gaulle reprit la main et une grande manifestation sur les Champs-Élysées en sa faveur marqua cette reprise en main du pouvoir. Les accords de Grenelle furent conclus par Georges Pompidou, bientôt remplacé comme Premier ministre par Maurice Couve de Murville.
- En avril 1969, le gouvernement de De Gaulle lança un référendum national sur la création de 21 régions ayant des pouvoirs politiques limités et sur la transformation du Sénat en chambre corporative. Le « non » l'emporta lors du référendum et de Gaulle préféra démissionner.
- Ses successeurs à la tête de la France furent le gaulliste Georges Pompidou (1969-1974), le républicain indépendant Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), le socialiste François Mitterrand (1981-1995), et le néo-gaulliste Jacques Chirac (élu au printemps 1995, réélu en mai 2002).
La France dans la construction européenne
- La construction européenne a débuté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment sous l'impulsion de Jean Monnet, par la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA).
- Elle a été poursuivie sous la Cinquième République par tous les présidents, qu'ils soient de droite ou de gauche. En effet, bien que la France reste très attachée à sa riche histoire et à son indépendance, le pouvoir se situant au moins autant au niveau économique qu'au niveau politique, les dirigeants français travaillent à lier de plus en plus l'avenir du pays au développement de l'Union européenne. Le créateur de la Cinquième République, Charles de Gaulle, était assez sceptique quant à la construction européenne et bloqua par exemple l'entrée dans la CEE de l'Angleterre qu'il considérait comme le Cheval de Troie de l'Amérique. La construction européenne s'accélère donc pendant la présidence de Pompidou et surtout de Giscard D'Estaing. Pendant la présidence de François Mitterrand, celui-ci insista sur l'importance de l'intégration européenne, et poussa à la ratification du Traité de Maastricht sur l'union économique et politique européenne. Cette ratification fut approuvée par l'électorat français en septembre 1992. En 2003, la France et l'Allemagne ont par plusieurs aspects renforcé leurs liens, le fait le plus marquant étant peut-être la représentation des intérêts de l'Allemagne par le Président de la République française au Conseil européen, attestant de la confiance mutuelle que se portent les deux pays et montrant l'exemple à leurs partenaires européens.
- Jacques Chirac, l'actuel président de la République, est entré en fonction le 17 mai 1995, après une campagne axée sur la lutte pour l'emploi. Mais pour pouvoir satisfaire aux critères de l'Union économique et monétaire européenne, mise en place par le Traité de Maastricht, il fut obligé de mener plutôt une politique de réformes économiques et de rigueur. Fin 1995, la France connut d'ailleurs les plus importantes grèves de la décennie, lorsque les employés protestèrent contre cette politique de rigueur.
- En politique étrangère, Jacques Chirac mit l'accent sur la protection de la force d'interposition française en ex-Yougoslavie, et aida à promouvoir les accords de paix négociés à Dayton, et signés à Paris en décembre 1995. Avec l'Allemagne et la Russie, la France fut l'un des opposants les plus fermes à la deuxième guerre d'Irak menée par Georges W. Bush et alliés.
- Après une mémorable sortie de l'OTAN, les gouvernements français se sont montrés défenseurs de la politique de l'Organisation des Nations unies (ONU) et de l'Union Européenne au Kosovo, puis dans les Balkans.
Voir aussi
Liens externes
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