article sur le Hector Berlioz, Explication sur le Hector Berlioz

Hector Berlioz Article, Signification, Explication

Hector Berlioz est un compositeur, écrivain et critique français, il est né le 11 décembre 1803 à la Côte-Saint-André, il est mort le 8 mars 1869 à Paris.

Table of contents
1 Biographie
2 Son œuvre
3 Écrits
4 Compositions
5 Discographie
6 Citations
7 Bibliographie

Biographie

Les débuts

Il est très tôt attiré par la vie parisienne des années de la restauration des Bourbons, période marquée d'un grand élan culturel et intellectuel.

En 1823 il étudie la composition au Conservatoire de Paris avec Jean-François Le Sueur un compositeur institutionnel au style pompeux qui a traversé tous les changements de régime politiques depuis la Révolution jusqu'à la Restauration.
Il découvre Weber (il se souviendra de son art pour la Symphonie fantastique) et il écrit sa Messe solennelle en 1824.

Alors que sa formation musicale est rudimentaire, il commence à jouer de la guitare et du flageolet et malgré son échec au concours de Rome en 1826, il poursuit ses études au Conservatoire (dirigé alors par le grand maître de l'époque Luigi Cherubini) avec l'enseignement remarquable de Anton Reicha pour la fugue et le contrepoint mais aussi la composition avec Lesueur.

En 1827 il est admis au concours de Rome mais sa cantate La mort d'Orphée est jugée injouable par le jury. Au cours d'une représentation d'Hamlet il découvre Shakespeare et tombe amoureux de Harriet Smithson, l' actrice irlandaise de la pièce qu'il épousera en 1833.

Il découvre aussi Goethe et son Faust : il va écrire sur la traduction de Gérard de Nerval tout d'abord Huit scènes de Faust (1828) et puis en 1846 la légende dramatique La damnation de Faust.

L'exécution en 1828 au Conservatoire de Paris de l'intégrale des symphonies de Beethoven par François-Antoine Habeneck va l'impressionner.

La Symphonie fantastique

DĂ©s 1830 ses Ă©tudes, ses influences et aussi son gĂ©nie lui permettent d'Ă©crire la Symphonie fantastique op. 14 qui enthousiasme Franz Liszt mais provoque un grand scandale auprès d'un public qui ne se rend pas compte de la portĂ©e de l'Ĺ“uvre : elle va relancer la « musique Ă  programme Â» ou « musique descriptive Â» et trouver des prolongements dans toute la musique allemande (Liszt, Richard Strauss) ou française (Saint-SaĂ«ns, Dukas) qui va suivre.

Les voyages, le critique-écrivain, l'opéra

Il remporte le prestigieux Prix de Rome avec sa cantate La dernière nuit de Sardanapale, ce qui l'oblige à vivre à la Villa Médicis, il rencontre Mendelssohn mais l'Italie l'inspire et le déçoit tout à la fois.
En 1831 et 1832 , son sĂ©jour lui inspire LĂ©lio ou le retour Ă  la vie , Le roi Lear et il compose Harold en Italie (1834) pour alto et orchestre Ă  la demande de Paganini sur un poème de Lord Byron, Childe Harold's Pilgrimage, cette Ĺ“uvre est comme une « seconde Symphonie fantastique Â».

Sa vie durant il aura des soucis d'argent : il est engagé en 1835 comme critique musical dans Le journal les débats, ses articles vont faire date et lui valoir de nombreuses inimitiés, il signera des articles juqu'en 1864.

En 1838, pour son entrée à l'Opéra avec Benvenuto Cellini l'atmosphère de cabale organisée par ses adversaires conduit à un échec des représentations.
Mais son engagement à la bibliothèque du Conservatoire et l'estime que lui porte Paganini lui permettent d'écrire Roméo et Juliette (1839) qui enthousiasme Richard Wagner.

La période 1840 - 1841 voit la composition de la Symphonie funèbre et triomphale, le cycle des Nuits d'été (sur trois poèmes de Théophile Gautier, Le spectre de la rose, Sur la lagune, Au cimetière clair de lune) pour voix et piano qu'il orchestrera par la suite.

En ces années son prestige comme chef d'orchestre est plus importante qu'en tant que compositeur et plus à l'étranger qu'en France ; il joue ses œuvres mais aussi celles de ses confrères en Belgique, Allemagne, Angleterre, Hongrie ou en Russie avec nouvelle compagne la cantatrice Marie Recio . La création de L'enfance du christ est un triomphe (1864).

Les Troyens

En 1856 il dĂ©bute la compositions de son « opus magnum Â» les Troyens, en Ă©crit le livret inspirĂ© par le poème Ă©pique Ĺ“uvre de Virgile L'ÉnĂ©ide. La genèse de son ouvrage remonte Ă  sa plus tendre enfance, l'influence de Virgile et de Shakespeare est rĂ©currente dans son Ĺ“uvre. Les Troyens sont achevĂ©s deux ans plus tard mais il ne peut le faire jouer en intĂ©gralitĂ©, les administrateurs sont effrayĂ©s par la durĂ©e et les moyens exigĂ©s par l'Ĺ“uvre.

Il va encore composer l' opéra-comique Béatrice et Bénédict sur Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare ; après la mort de Marie, puis de son fils Louis, il tombe malade ; à la suite d' une triomphale tournée en Russie au cours de laquelle il va influencer les jeunes Moussorgski, Rimski-Korsakov ou Borodine, il meurt le 8 mars 1869 : il est enterré au Cimetière de Montmartre avec ses deux femmes Harriet Smithson et Marie Recio.

Son œuvre

Analyse

Elle est marquée par sa grande inspiration par les thèmes
beethoveniens et shakespeariens qui vont s'entrecroiser dans toute sa production avec aussi son attachement à la musique de la période révolutionnaire ou de l'Empire comme le prouve son admiration pour Gluck ou Spontini. Il est une grande figure romantique à l'humour ravageur mais très rigoureux dans l'écriture et très exalté dans l'exécution. Son œuvre va peu à peu se dégager de la forme musicale académique de son temps vers des orchestrations d'une grande richesse de timbres, de couleurs et à l'écriture contrapunctique toute personnelle et vers son goût pour les très grandes formations orchestrales Ses vélléités de liberté le conduiront à s'affranchir des textes qu'il met en musique au point de les écrire lui-même comme le fait aussi Richard Wagner.

Une œuvre mal aimée en France

Irréductible à toute école, la musique de Berlioz est d'une grande originalité. Cependant, en dépit des succès considérables remportés à l'étranger, son œuvre est restée largement mésestimée, voire méconnue, dans son propre pays. L'année 2003 (dite "année Berlioz" en raison du bicentenaire de la naissance du compositeur) marquera peut-être le début de sa réhabilitation : pour la première fois en France, son opéra monumental Les Troyens a été joué en entier (sous la direction de sir John Eliot Gardiner).

Écrits

  • Grand traitĂ© d'instrumentation et d'orchestration moderne (1860) ;
  • MĂ©moires, Ă©ditions Fayard ;
  • Correspondance gĂ©nĂ©rale, Ă©ditions Fayard ;
  • Les soirĂ©es de l'orchestre, (1852) ;
  • Le voyage musical en Allemagne et en Italie ;
  • Ă€ travers champs ;
  • Les Grotesques de la musique ;
  • ''Cauchemars et passion ;
  • Son Ĺ“uvre critique est actuellement regroupĂ©e et rééditĂ©e : Critique musicale, sous la dir. de H. Robert Cohen et d'Yves GĂ©rard, Paris : Buchet-Chastel, 1997- , en cours (4 vol. parus).

Compositions

La liste complète en a été établie par D. Kern Holoman dans son catalogue thématique : Dallas Kern Holoman, Catalogue of the Works of Hector Berlioz, Cassel : Bärenreiter, 1987.

Ĺ’uvres orchestrales

Opéras

Ĺ’uvres chorales

  • La Messe solennelle (1824, retrouvĂ©e en 1992 alors que Berlioz prĂ©tendait qu'il l'avait dĂ©truite) ;
  • LĂ©lio ou le retour Ă  la vie, op. 14b (1827) ;
  • Grand requiem ou Grande messe des morts (1837) ;
  • La damnation de Faust, lĂ©gende dramatique (1846) ;
  • Te Deum (1849 - 1855) ;
  • L'enfance du Christ, trilogie sacrĂ©e (1850 - 1854) ;
  • La Mort d'OrphĂ©e ;
  • Le 5 mai ;
  • Le ballet des ombres ;
  • Tristia ;
  • Herminie, cantate ;
  • ''La mort de ClĂ©opâtre ;
  • Les nuits d'Ă©tĂ©.

Discographie

Sir Colin Davis

Dans les années 1960 et 1970 alors que Berlioz était surtout connu pour la Symphonie fantastique, Colin Davis va œuvrer pour la réhabilitation de Berlioz en enregistrant l'intégralité de ses compositions.

Discographie sélective

  • La Symphonie fantastique, Orchestre symphonique de San Francisco ou Orchestre philharmonique de Vienne, dirigĂ© par Pierre Monteux ;
  • la Symphonie fantastique, Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam dirigĂ© par Colin Davis ;
  • la Symphonie fantastique, Orchestre symphonique de Boston dirigĂ© par Charles Munch ;
  • la Symphonie fantastique, Orchestre philharmonique de New-York dirigĂ© par Dimitri Mitopoulos ;
  • la Symphonie fantastique, Orchestre symphonique de DĂ©troit dirigĂ© par Paul Paray ;
  • Te Deum, Orchestre symphonique de Londres dirigĂ© par Claudio Abbado ;
  • Les Nuits d'Ă©tĂ©, RĂ©gine Crespin, Orchestre de la Suisse romande dirigĂ© par Ernest Ansermet ;
  • Benvenuto Cellini, ChĹ“ur de Covent Garden, Orchestre symphonique de la BBC dirigĂ© par Colin Davis ;
  • Benvenuto Cellini, ChĹ“ur de Radio-France, Orchestre National de France dirigĂ© par John Nelson (premier enregistrement de la version originale dite Paris I);
  • Les Troyens, ChĹ“ur et Orchestre de Covent Garden, direction Colin Davis (premier enregistrement mondial de l'Ĺ“uvre) ;
  • Ouvertures : Carnaval romain, Le corsaire, Les francs-juges, Le roi Lear, Waverley, Orchestre symphonique de Londres, dir. Colin Davis ;
  • Harold en Italie, William Primrose , Orchestre philharmonique royal, dirigĂ© par sir Thomas Beecham ;
  • RomĂ©o et Juliette , ChĹ“ur du conservatoire de Nouvelle-Angleterre, Orchestre symphonique de Boston, direction Seiji Ozawa ;
  • Grand requiem, Orchestre de la radio de Bavière dirigĂ© par Charles Munch ;
  • Grande symphonie funèbre et triomphale, Orchestre de la BBC dirigĂ© par Colin Davis ;
  • La Damnation de Faust, chĹ“ur et Orchestre symphonique de Londres, dir. Colin Davis ;
  • L'enfance du Christ, chĹ“urs John Alldis, Orchestre symphonique de Londres dirigĂ© par Colin Davis.

Citations

Bibliographie

      


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