article sur le Harmonie tonale élémentaire, Explication sur le Harmonie tonale élémentaire

Harmonie tonale élémentaire Article, Signification, Explication

Dans la musique occidentale, l'harmonie tonale est le procédé d'écriture des simultanéités sonores, spécifique au Système tonal.

Cette technique de composition musicale est née dans le courant du XVIe siècle, en même temps que la musique tonale qui lui est indissociable. C'est à cette époque en effet, que l'harmonie a progressivement remplacé le contrepoint, procédé plus ancien dont elle est dérivée. Alors que le contrepoint qui se rattache à la musique modale, ignore la notion d'accord et donne la primauté aux lignes mélodiques, l'harmonie au contraire, tente d'unir les principes d'horizontalité (la mélodie) et de verticalité (les accords).

Table of contents
1 Caractéristiques de l'harmonie tonale
2 Recommandations élémentaires
3 Plan de l'étude
4 Articles connexes

Caractéristiques de l'harmonie tonale

  • L'harmonie tonale considère l'accord comme une structure organisée à part entière, une unité synthétique, avec ses propres règles de disposition et d'enchaînement. En conséquence, on peut dire que le terme d'harmonie (de préférence, sans majuscule) signifie également « l'ensemble des règles permettant la disposition et l'enchaînement des accords ».

Ces règles n'ont rien d'arbitraire : elles résultent des constatations faites par des générations de musiciens qui se sont appuyés (certains, sans le savoir) sur les lois de l'acoustique, et principalement de la décomposition harmonique des sons. Concernant ces règles, il faut toujours garder en tête que, ce qui est simplement acceptable, doit être banni « lorsqu'il est possible de trouver mieux », et ce qui est interdit, doit être considéré comme possible, « quand on ne peut pas faire autrement ».

Notion de mouvement

Notion d'accord

Avant d'étudier les trois grandes classes (ou familles) d'accord, il convient d'établir une distinction entre, d'une part, la disposition verticale des accords (en d'autres termes, les accords au repos), d'autre part, l'enchaînement des accords (c'est-à-dire, les accords en mouvement).

Une fois établis les principes généraux de disposition et d'enchaînement, il convient d'aborder l'étude des trois grandes classes d'accords :

  • la classe des accords de trois notes (ou accords de trois sons), dont les notes réelles (ou notes constitutives), sont la fondamentale, la tierce et la quinte ;

  • la classe des accords de quatre notes (ou accords de quatre sons), dont les notes réelles sont celles d'un accord de trois notes, plus une septième ;

  • la classe des accords de cinq notes (ou accords de cinq sons), dont les notes réelles sont celles d'un accord de quatre notes, plus une neuvième.

L'harmonie scolastique ignore les familles d'accords de plus de cinq notes. Les accords dits de onzième ou de treizième tonique, dont les appellations semblent suggérer des accords de six et sept notes sont respectivement des accords de quatre et cinq notes placés sur la tonique.

La présente section est donc consacrée aux accords classés sans notes étrangères, c'est-à-dire, à ce qu'on désigne traditionnellement sous le terme d'harmonie naturelle.

Notion de note étrangère

On entend par note étrangère, une note qui s'ajoute ou se substitue à une note réelle d'un accord (fondamentale, tierce, quinte, septième ou neuvième). Précisons que de telles notes sont étrangères à cet accord, mais pas nécessairement étrangères à la tonalité. Toute note étrangère modifie la couleur de l'accord primitif en amenant une tension (une dissonance le plus souvent) : elle doit donc être considérée comme une note attractive. Normalement, la note qui la précède fait fonction de préparation (ou note préparatoire), et la note qui lui succède amène la résolution (ou note résolutive).

En fonction de leurs caractéristiques, on peut regrouper les différentes notes étrangères en trois catégories.

Lorsqu'un ensemble de sons simultanés ne peut être analysé comme un accord classé (avec ou sans notes étrangères), il convient de désigner celui-ci sous le vocable d'agrégat. L'étude des agrégats sort bien évidemment du cadre de l'harmonie tonale.

L'étude des accords classés modifiés par diverses notes étrangères est traditionnellement appelée harmonie dissonante artificielle.

Recommandations élémentaires

L'harmonie enseignée dans les écoles de musique et les conservatoires, appelée harmonie scolastique, a pour but de former la plume, et surtout l'oreille, de l'élève musicien. Elle est composée de directives, de consignes, de règles, devant être scrupuleusement respectées par l'élève, dans le but de rechercher, non pas la soumission absolue à un certain nombre de contraintes abstraites, mais plutôt, un ordonnancement fondamental devant faciliter l'accès à la musique tonale occidentale dans ses trois dimensions, rythmique, mélodique et harmonique.

L'harmonie scolastique suppose acquise la connaissance du solfège (en particulier la théorie générale de l'intervalle), ainsi que celle de l'analyse musicale élémentaire (gammes, degrés, modes, tonalités, armures, transposition, etc.).

Les recommandations suivantes concernent surtout les voix pour lesquelles sont écrits les devoirs d'harmonie. Ces derniers sont généralement prévus pour les quatre parties d'un quatuor vocal mixte, mais on peut trouver parfois un nombre de parties supérieur ou inférieur à quatre.

Désignation, étendue et notation des différentes voix

Les parties extrêmes sont d'une part, la partie la plus grave, la basse, d'autre part, la partie supérieure, (le soprano dans un quatuor vocal mixte). Les parties intermédiaires sont : toutes les autres parties (précisément, le ténor et l'alto dans un quatuor vocal mixte).

  • Leur étendue est la suivante.
- Soprano : du do N°3 au la N°4
- Alto : du sol N°2 au ré N°4
- Ténor : du do N°2 au la N°3
- Basse : du fa N°1 au ré N°3

  • Traditionnellement, les clés utilisées sont les suivantes : clé d'ut 1re, pour le soprano, clé d'ut 3e, pour l'alto, clé d'ut 4e, pour le ténor, et clé de fa 4e, pour la basse. Cependant, les partitions pour voix sont depuis longtemps notées ainsi : clé de sol 2e, pour les voix de femmes (soprano et alto), clé de sol 2e transposée, pour le ténor, et clé de fa 4e, pour la basse :

  • Nos exemples seront cependant notés en clé de sol 2e et clé de fa 4e.

Autres recommandations

  • Il convient de rester le plus possible dans le médium des voix, et n'utiliser les notes extrêmes (très aiguës ou très graves) que dans les cas difficiles.

  • Lorsqu'une voix passe au-dessus de la voix immédiatement supérieure, on dit qu'il y a croisement (par exemple, si le ténor passe au-dessus de l'alto) : il est préférable, du moins au début, de ne pas utiliser de croisement.

  • Les parties que l'on perçoit le plus sont : d'abord la voix supérieure, ensuite, la basse, enfin seulement, les parties intermédiaires. Il résulte de ce phénomène que les parties extrêmes doivent être surveillées avec le plus de vigilance. Les parties intermédiaires, au contraire, bénéficient souvent de nombreuses licences.

Plan de l'étude

Articles connexes

Solfège

Musique


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