Gourou Article, Signification, Explication
| Table of contents |
|
2 Le sens figuré 3 La problématique sectaire |
Le sens originel
Littéralement, gurû signifie « professeur » ou « éveilleur » en sanskrit, où ce terme, en usage en Inde depuis le , désigne un « maître à penser », un mentor, un guide spirituel hautement respectable pour le jeune brahmane, celui qui lui fera son éducation durant le premier des quatre âges de sa vie, le brâhmâchârya ou plus généralement pour le jeune hindou qui devient son chela ou shishya, son élève.
Par extension, gurû est devenu le mot utilisé pour désigner l'initiateur ou le chef d'une école de pensée enseignée dans le cadre d'un ashram ou plutôt d'un gurûkula, où tous les membre sont considérés comme faisant partie de la famille —kula— du gurû. Cela entraîne que les rapports entre le gurû et le chela sont ceux qui existent entre un patriarche et un jeune enfant, ce dernier devant libérer son maître des tâches du quotidien, lessive, cuisine, ménage, cette pratique étant considérée comme faisant partie de l'apprentissage. Probablement originaire d'Inde, ce rapport maître-élève s'est répandu en Asie, par l'extension de l'hindouisme, puis du bouddhisme, et ce jusqu'au Japon.
Il est évident que cette pratique est basée sur la confiance mutuelle et sur la rigueur morale, ce qui n'a évidemment pas échappé aux Indiens, et depuis longtemps, qui savent qu'il y a nombre de faux gurûs et de faux sâdhus. Cette vérité est plaisamment figuré sur la descente du Gange à Mahaballipuram, un bas-relief du où un chat, en bas à droite de la fissure centrale, est en position de méditation tandis que les souris, trompées, s'approchent en confiance, ce qui leur coûtera la vie (Voir l'illustration ici sans tenir compte du commentaire erroné).
Le terme de gourou est aussi utilisé par les Sikhs qui nomment ainsi leurs chefs spirituels et politiques, le dernier n'étant pas un homme mais un livre, l’Âdi-Granth, comme l'avait décidé le dernier des gourous du sikhisme.
Voir aussi : Âshram
Le sens figuré
Le sens de ce mot a évolué suite à la déferlante New Age des « gourous » auto-proclamés et jugés fantaisistes. Aujourd'hui, ce terme évoque généralement :
La problématique sectaire
En France, des études gouvernementales abordent le phénomène des gourous en définissant ceux-ci comme les détenteurs d'une vérité absolue qu'eux seuls détiennent (grâce à une révélation, par exemple) et qui leur permettent d'exercer un pouvoir totalitaire sur les membres de leur secte.
Ces études largement diffusées au sein des administrations (police, justice, éducation, jeunesse, etc.) dans un but préventif, parlent de culte de la personnalité dévorant, sacralisé; le gourou est vu comme un usurpateur de traditions anciennes, édictant les règles, codifiant la violence, coupant sous le prétexte de relier, au discours radical, diabolisant l'extérieur, aux aspirations inavouables ou indicibles, traducteur de l'impensable, porteur du refoulé collectif, dont l'image historique se change subrepticement en une image totalitaire, acceptant et encourageant l'imposture par l'idolâtrie. (Description inspirée de l'Introduction au guide de l'éducateur face au sectarisme comtemporain, publiée en 2001 par le Premier ministre et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) remplacée par la (MIVILUDES).
Les défenseurs des sectes objectent que cette manière de considérer les gourous est calomnieuse et en dénoncent le caractère propagandiste, diabolisateur, partial et intolérant, en violation avec les articles 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le principe de laïcité qui interdit à l'état toute ingérence dans le fait religieux.
C'est un article concernant le Gourou. La page contient la signification du Gourou , Description et explication au sujet de Gourou
