article sur le Galice, Explication sur le Galice

Galice Article, Signification, Explication

          

La Galice est une communauté autonome située dans le nord-ouest de l'Espagne. Elle est entourée par les Asturies, Castille et León, le Portugal et l'océan Atlantique. Elle recouvre une superficie de 29 574 km² et comptait 2 737 370 habitants en 2003.

La Galice se compose de quatre provinces : La Corogne, Lugo, Ourense et Pontevedra. Saint-Jacques-de-Compostelle est la capitale de la communauté autonome.

Les deux langues officielles sont le castillan et le galicien.

Table of contents
1 Histoire
2 Géographie
3 Politique
4 Culture
5 Galiciens célèbres
6 Voir aussi

Histoire

La Galice doit son nom aux anciens Gallaeci, un peuple d'origine celtique implanté dans cette région (jusqu'au fleuve Douro) vers le VIe ou Ve siècle avant notre ère; ce sont les mêmes Celtes qui auraient peuplé la Bretagne et la Galice. Cependant, bien que la langue celte se soit maintenue jusqu'à l'arrivée des envahisseurs romains, elle n'a pas survécu jusqu'à la fin de l'Empire romain. La Gallaecia devint une province romaine dotée d'une certaine autonomie avec ses propres capitales (Braga, Lugo et Astorga).

Au cours des dernières décennies de l'Empire romain, soit au début des grandes invasions germaniques, les Suèves, un peuple établi entre le Rhin et le Danube, arrivèrent en Espagne en 409. Les nouveaux envahisseurs s'installèrent en Galice, mais ne purent imposer leur langue, car les Gallaeci continuèrent de parler le latin qui commença à évoluer différemment de la langue mère. L'influence la plus durable laissée par les Romains demeure la langue galicienne qui se développa à partir du latin parlé dans cette région. Comme on le sait, l'héritage de Rome imprégna aussi toutes les langues de la péninsule Ibérique (castillan, catalan, portugais, galicien, aranais, aragonais, etc.), à l'exception du basque dont les locuteurs conservèrent leur langue

Le royaume de Galice

En 425-426, les Vandales, un autre peuple germanique, refoulèrent les Suèves et s'établirent également en Galice. Après une époque initiale de conflits, Galiciens, Suèves et Vandales s'allièrent et fondèrent un royaume qui dura un siècle et demi. C'est à cette époque que la Galice reçut le dernier apport ethnique avec l'établissement, au nord de Lugo, d'un important groupe de Bretons. Puis, le roi wisigoth Leovigildo annexa, en 585, le royaume suève de Galice, qui devint alors une unité administrative du royaume wisigoth. Au cours des quelques siècles qui suivirent, les divers peuples composant la Galice, c'est-à-dire les Galéïco-Romains, les Suèves, les Vandales, les Bretons et les Wisigoths, s'intégrèrent socialement et linguistiquement, puis fortifièrent leur royaume. Ce fut une époque d'âge d'or pour la Galice qui s'étendit sur presque toute la côte ouest de la péninsule (le Portugal actuel). En 711, les Arabes mirent fin à la domination wisigothe sur l'ensemble de la péninsule Ibérique, mais l'influence arabe demeura toujours faible en Galice, car, à part quelques incursions, les Arabes ne s'installèrent pas dans cette région.

Sur le plan linguistique, les Galiciens consolidèrent leur langue, le galego, qui se développa non seulement en Galice du Nord (l'actuelle Communauté autonome de Galice), mais aussi dans toute la Galice du Sud (le Portugal d'aujourd'hui). Durant tout le Moyen Âge, on parlait la même langue en Galice du Nord et en Galice du Sud. Le fleuve Miño, qui sépare la Galice du Nord et la Galice du Sud (Portugal), était au centre de l'aire de la langue commune galeïco-portugaise. C'est ce parler commun, caractérisé par des emprunts celtiques et germaniques, qui s'est transporté jusqu'au sud du Portugal lors de la Reconquête espagnole sur les Arabes.

La séparation du galicien et du portugais

Soumise par les rois des Asturies au VIIIe siècle, la Galice fut réunie au royaume de León et de Castille en 1071. En 1230, sous le règne de Fernando III le Santo, le royaume de Galice s'intégra définitivement à la monarchie castillane de Léon et de Castille. Auparavant, une partie de la Galice du Sud (le nord du Portugal actuel) était devenue indépendante, puis le royaume du Portugal se constitua définitivement en 1139 avec les frontières actuelles.

Dès lors, la frontière politique qui se fixa définitivement entre le Portugal et la Galice produisit peu à peu ses effets sur la langue commune galeïco-portugaise. Cette langue, pourtant née en Galice du Nord, qui s'était implantée au sud lors de la Reconquête espagnole contre les Arabes, fut coupée de ses racines galiciennes et subit des influences différentes. Ainsi, alors que le galicien du Nord (galéïco-castillan) commençait à être colonisé par l'Espagne et empruntait massivement au castillan, le galicien du Sud (galeïco-portugais) subit l'influence arabe, puis, plus tard, soumis à la dynastie des ducs de Bourgogne et à l'influence des moines de Cluny (célèbre abbaye de Bourgogne), il emprunta une partie de son vocabulaire au français. À partir de 1500, le terme portugais remplaça définitivement celui de galego pour désigner la langue parlée par les Portugais, ce qui scella la fragmentation du galego en deux langues. Dans les siècles qui suivirent, les Galiciens furent de plus en plus influencés par le castillan qui imprégna massivement leur langue. Toutefois, encore aujourd'hui, Portugais et Galiciens parlant leur langue galeïco-portugaise (et non le galeïco-castillan) peuvent aisément se comprendre, en dépit des différences phonétiques, grammaticales et surtout lexicales. À l'écrit, le galicien et le portugais demeurent assez semblables, exception faite, bien entendu, des différences lexicales parfois importantes.

Le déclin du galicien

Durant tout le XVIe siècle, une dernière période de prospérité économique en Galice entraîna une explosion démographique et un développement artistique et linguistique qui atteindra son point culminant à l'époque baroque. Cependant, l'absolutisme royal, la religion catholique et la culture castillane officielle, les trois forces majeures qui devaient unir l'Espagne, ont fait en sorte que le galicien, exclu de tout usage officiel, fut considéré comme une langue pouvant seulement être utilisée dans les communications orales informelles. Il s'ensuivit une longue période sombre appelée les Siglos Oscuros (les Siècles sombres), qui ne se terminera qu'avec l'avènement de la démocratie en 1975. La Galice poursuivit son déclin au XIXe siècle et demeura coupée du reste de l'Espagne. Pour diverses raisons, la modernisation rurale n'a pas été possible en Galice, qui sortit du XIXe siècle avec une économie sous-développée et exclusivement agricole, ce qui entraîna une émigration massive vers l'Espagne d'abord, puis à l'extérieur du pays. Entre 1860 et 1936, la plupart des Galiciens émigrants sont partis pour Cuba, l'Argentine, le Brésil et le Venezuela. La Galice prit alors un retard considérable sur le reste de l'Espagne et la langue galicienne resta confinée aux communications orales et perdit tout prestige social.

Ce n'est certes pas le régime autoritaire de Francisco Franco (1936-1975), lequel avait même interdit l'usage du galicien, qui favorisa la restauration de la langue galicienne. Dans les années cinquante, l'émigration galicienne s'est poursuivie vers l'Europe centrale (Royaume-Uni, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et Suisse) ainsi que dans les principaux centres industriels de l'Espagne (Catalogne, Pays basque et région de Madrid).

Cette saignée de la population a commencé à ralentir au début des années soixante-dix. Puis, une fois passé le régime de la dictature franquiste (1975), la Galice a pu enfin bénéficier d'un statut d'autonomie où sa condition de nationalité a été proclamée en vertu des dispositions de la Constitution espagnole de 1978. La Communauté autonome de Galice a alors été instituée et le galicien fut reconnu co-officiel avec la castillan. Néanmoins, la galicien réussit mal à s'imposer comme langue normale dans les communications formelles, tant à l'oral qu'à l'écrit.

De nombreux Galiciens émigrèrent au Brésil et en Argentine, à tel point que l'on surnomme aujourd'hui gallego (galicien en français) les personnes blondes et à la couleure claire au Brésil.

La Galice possède le statut de communauté autonome depuis le 28 avril 1981.

Le 13 novembre 2002, le Prestige avait fait naufrage à 270 km des côtes. Le fioul avait atteint les plages galiciennes.

Géographie

La Galice couvre une superficie de 29 574 km² et possède 1 300 km de côtes. À l'époque romaine la Galice disposait d'importantes ressources d'or, d'argent et d'étain.

Politique

Les compétences de la communauté autonome de Galice et l'organisation de ces pouvoirs sont définies dans le Statut d'autonomie de Galice qui joue en quelque sorte le rôle de constitution.

Le pouvoir exécutif est exercée par la Xunta de Galicia à la tête duquel se trouve le président de la Galice.

Le parlement de Galice, où siègent 75 députés exerce le pouvoir législatif. Tous les quatre ans, des élections sont organisées pour renouveler le parlement.

Manuel Fraga Iribarne (ex franquiste...) est le président de la communauté autonome.

Culture

La Galice est connue pour le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. On assiste aussi depuis quelques années à un retour de la musique traditionnelle gallicienne, et notamment de la Gaita, la cornemuse locale.

Galiciens célèbres

Écrivains et Artistes

Hommes politiques

Sportifs

  • Michel Salgado, joueur de l'équipe nationale de football
  • Iván Raña, champion du monde de triathlon

Voir aussi


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