Fusion froide Article, Signification, Explication
La fusion froide est une réaction de fusion nucléaire réalisée dans des conditions de température et de pression ambiantes, à l'inverse des réactions de fusion nucléaire classiques, mises en jeu par exemple dans les bombes thermonucléaires (bombes H) qui nécessitent une température bien plus élevées. La réalité de ce phénomène qui apparaitrait lors de réactions électrochimiques est très largement controversée. Aucune production utilisable d'énergie n'est, au moins pour l'instant, possible.
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2 en France 3 Analyse 4 Voir aussi |
Historique
Le 23 mars 1989, Stanley Pons et Martin Fleischmann de l'université d'Utah, affirmèrent avoir mesuré une production de chaleur qui ne pouvait être expliquée que par une réaction nucléaire. Steven Jones de la Brigham Young University n'observa pas de chaleur mais observa l'émission de neutrons qui pourrait indiquer une réaction nucléaire. L'annonce paraissait particuliérement étrange au vu de la simplicité de l'équipement utilisé : une simple paire d'éléctrodes de platine reliées à une batterie et immergée dans de l'eau lourde. Plusieurs
équipes de recherches se sont intéressées à ce sujet, confirmant ou infirmant le phénomène. L'Energy Research Advisory Board du département américain pour l'énergie réunit ainsi une commission scientifique afin d'enquêter sur la fusion froide. Celle-ci ne put reproduire la fusion froide en question. Tout dernièrement, on a cru pouvoir enfin accéder à la fusion froide grâce à la sonoluminescence.
Même si la grande majorité de la communauté scientifique est très sceptique vis à vis d'un tel phénomène, n'y voyant au mieux qu'un artefact expérimental n'ayant rien à voir avec la fusion nucléaire, ses défenseurs sont loin d'avoir rendu les armes. Des équipes américaines, italiennes et japonaises continuent à travailler depuis plus de dix ans sur le sujet et elles estiment avoir obtenu des résultats confirmant qu'un tel phénomène existe (on ne le nomme toutefois plus « fusion froide », mais plus modestement : réactions nucléaires à basse température ou réactions nucléaires chimiquement assistées). Chaque année un congrès sur le sujet est organisé, la dernière édition (la 11ème) ayant eu lieu à Marseille en novembre 2004. Ces équipes revendiquent la réalité du dégagement de chaleur (supérieur de 25 % à 70 % à l'énergie fournie). Certaines affirment avoir mis en évidence la production d'hélium. Toutes soulignent le caractère transitoire et rare du phénomène. Certains physiciens, comme Peter Hagelstein du MIT (Cambridge, USA) en ont même proposé une théorie.
en France
Dans le même temps, en France, un chercheur indépendant qui signait de l'anagramme de cold andré parvenait lui aussi à produire sporadiquement plus d'énergie qu'il n'en dépensait. Il est mort quelques mois après ces bouteilles à la mer sur Usenet. La page web qu'il avait créée existe toujours et, pour l'anecdote, sa veuve a eu toutes les peines du monde à vendre leur maison à cause de la forte irradiation qui y subsistait après son ultime expérience.
Malgré les travaux de ses défenseurs, la fusion froide n'a pas réussi à remporter l'adhésion de la majorité des chercheurs. Leurs doutes, fondés sur le peu de reproductibilité des expériences et la faiblesse de leurs interprétation ont été renforcés par d'autres facteurs. La médiatisation prématurée du phénomène par Fleischmann et Pons ainsi que le comportement bien peu scientifique de certains de ses défenseurs a ainsi fortement limité sa crédibilité, comme dans l'affaire assez similaire de la mémoire de l'eau.
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