François-Marie Luzel Article, Signification, Explication
François-Marie Luzel est un folkloriste breton, né le 6 juin 1826 au manoir de Keramborgne qui faisait alors partie de la commune trégorroise de Plouaret dans la section qui constitue maintenant la commune de Vieux-Marché (Côtes d'Armor).Son père François et sa mère Rosalie Le Gac étaient des paysans et c'est à Keramborgne que Luzel assista aux veillées qui étaient le moyen de délassement le plus courant des gens de la campagne, surtout en hiver.
Grâce à un oncle qui y était professeur, il put aller au Collège royal de Rennes et y passer son baccalauréat.
Il caressa l'idée de devenir médecin de marine et alla pour cela étudier à Brest. Il bifurqua vers le professorat, mais sans parvenir à trouver un poste fixe, ce qui l'amena à une vie nomade. La rencontre avec Adolphe Orain, folkloriste de Haute-Bretagne, et son sens des relations lui permirent d'obtenir plusieurs missions annuelles du Ministre de l'Instruction publique pour la recherche de vieux textes littéraires en Basse-Bretagne. Il réussit à collecter un énorme corpus de chants, contes, légendes et pièces de théâtre et put en faire la matière de plusieurs livres.
En 1868, il publia le résultat de ses collectes abondantes dans tout le Trégor sous la forme d'un recueil de chants, Gwerziou Breiz Izel (Complaintes de Basse-Bretagne) qui sera suivi de son équivalent pour les contes « Kontadennou ar bobl e Breiz Izel » (Contes populaires de Basse-Bretagne). En 1872, il lut au congrès de l'Association bretonne à Saint-Brieuc un texte mettant en cause l'authenticité des chants du Barzaz Breiz dans la version publiée par Théodore Hersart de la Villemarqué 33 ans plus tôt. Une polémique s'ensuivit et son texte, refusé par l'Association bretopnne, fut édité par ses soins. Il pratiqua le journalisme politique de 1874 à 1880 à « l'Avenir de Morlaix » , journal républicain et fut ensuite juge de paix à Daoulas. En 1881, il atteignit une position stable en devenant conservateur des Archives départementales du Finistère à Quimper. Il y rencontra Anatole Le Braz qui y était professeur et qui devint son disciple et continuateur en recueillant des contes (sans donner le texte original) et en inventoriant le théâtre breton ancien. Il se fit élire au conseil municipal comme républicain, mais ne put échapper à une éminente participation à la Société archélogique du Finsitère dont l'autoritaire La Villemarqué était le président-fondateur inamovible. Ils moururent la même année (1895). La thése de Donatien Laurent venant après celle, fort partiale, de Francis Gourvil a démontré que si La Villemarqué a fortement remanié ses chants bretons, il s'est toujours appuyé sur des versions qu'il avait lui-même collectées ou retranscrites. Luzel est aussi l'auteur de poèmes dont beaucoup célèbrent la Bretagne, son peuple et sa langue (recueil « Ma c'horn bro », éd. posthume, Le Goaziou, 1943).
Pseudonymes en breton les plus usités : Fañch an Uhel et Barzh Treger
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