article sur le Français, Explication sur le Français

Français Article, Signification, Explication

Français
Diffusion : France, Belgique, Suisse, Canada, Côte d'Ivoire et 47 autres pays.

Nombre de locuteurs: 173,2 millions (1998)
Organigramme
classification:
gaulois latin francique Indo-européen
 Italique
  Roman
   Italique occidental
    Occidental
     Ibéro-gallique
      Gallo-roman
       Gallo-rhétique
        Langues d'oïl
         Français
Statut officiel
Langue officielle : France, Belgique, Suisse, Canada et 21 autres pays
Chapeautée par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec
Codification
ISO 639-1 : fr
ISO 639-2(B) : fre
ISO 639-2(T) : fra
SIL: FRN

Le français est une langue romane parlée en France, Belgique, Suisse, Canada, Côte d'Ivoire et 47 autres pays.

Le développement du français a la particularité d'avoir été optimisé par des groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou des institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite "académique". Toutefois, l'usage garde ses droits, et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean Baptiste Poquelin ; on parle d'ailleurs de "la langue de Molière".

Table of contents
1 Histoire
2 Littérature
3 Français contemporain
4 Les mots étrangers dans le français
5 Divers
6 Annexes

Histoire

On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration.

On peut définir à peu près cinq états de la langue, qui est bien sûr passée progressivement de l'un à l'autre ; dans les exemples ci-dessous, l'orthographe est celle des éditeurs et non celle des auteurs. Il ne faut pas oublier que jusqu'au XIXe siècle, l'orthographe normée du français, qui s'établit lentement à partir du XVIe siècle, reste très variable. D'autres découpages sont possibles et ne sont, bien sûr, que des moyens de situer un texte par rapport à l'état de la langue. La manière de classer les états de la langue qui suit ne s'appuie pas seulement sur sa grammaire mais aussi son orthographe :

Pro deo amur et pro christian poblo et nostro commun salvament, d’ist di in avant, in quant deus savir et podir me dunat, si salvarai eo cist meon fradre Karlo et in aiudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dist, in o quid il mi altresi fazet, et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol cist meon fradre Karle in damno sit,
  • ancien français (Xe-XIIIe s.) :
    • Xe s., Vie de Saint Léger (vers 980) :
      • Domine Deu devemps lauder / Et a sos sancz honor porter. / In su’amor cantomps dels sanz / QuÅ“ por lui augrent granz aanz,
    • XIIe s., Chanson de Roland (vers 1170) :
      • Seignurs baruns, a Carlemagnes irez ; / Il est al siege a Cordres la citet. / Branches d’olives en voz mains porterez, / Ço senefiet pais e humilitet,
    • XIIe s., Alexandre de Bernay, Roman d'Alexandre (vers 1185) :
      • Li mengiers est tous pres, que li quieu l’ont hasté, /Puis sont li siege fait et li tapit geté. / Li chevalier s’assieent qant il orent lavé / Et on lor a le vin en hanas aporté,
    • XIIe-XIIIe s., Jehan Bodel, Brunain la vache au prestre (fabliau ; entre 1165 et 1210) :
      • Nus hom mouteploier ne puet / Sanz grant eür, c’est or del mains. / Par grant eür ot li vilains / Deus vaches, et li prestres nule. / Tels cuide avancier qui recule,
  • moyen français (XIVe-XVe/XVIe s.) :
    • XIVe s., les Enseignemenz (livre de recettes, entre 1304 et 1314) :
      • Por blanc mengier — Se vos volez fere blanc mengier, prenez les eles e les piez de gelines e metez cuire en eve, e prenez un poi de ris e le destrempez de cele eve, puis le fetes cuire a petit feu, e puis charpez la char bien menu eschevelee e la metez cuire ovec un poi de chucre,
    • XVe s., François Villon, le Lais ou le Petit Testament (vers 1456) :
      • Le regart de celle m’a prins / Qui m’a esté felonne et dure ; / Sans ce qu’en riens j’aye mesprins, / Veult et ordonne que j’endure / La mort, et que plus je ne dure,
  • français classique (XVI-XVIIe/XVIIIe s.) ;
    • XVIe s. Louise Labé, Sonnets (entre 1545 et 1555) :
      • Je vis, je meurs : je me brule et me noye. / J’ay chaut estreme en endurant froidure : / La vie m’est et trop molle et trop dure. / J’ay grans ennuis entremeslez de joye,
Note : la langue du XVIe siècle est à une période charnière. La considérer comme du français classique peut sembler contestable. Rappelons qu'un tel découpage est forcément arbitraire.
    • XVIIe s., Charles Perrault, Peau d’Âne (1694) :
      • Il était une fois un Roi, / Le plus grand qui fût sur la Terre, / Aimable en Paix, terrible en Guerre, / Seul enfin comparable à soi : / Ses voisins le craignaient, ses États étaient calmes.
  • français moderne (à partir du XVIIIe s.).
    • A la veille de la Révolution on estime qu'un quart seulement de la population française parle français. En revanche, le français est couramment pratiqué dans toutes les cours européennes. En 1685, Pierre Bayle peut ainsi écrire que le français était "le point de communication de tous les peuples de l'Europe". Le français n'est pas seulement la langue de la diplomatie, comme on en fait souvent la remarque, c'est également un puissant vecteur dans les domaines de l'art, des sciences et des techniques. On lit Rabelais dans le texte en français de Moscou à Lisbonne, et cette période perdure jusqu'à l'émergence d'un concurrent aux dents très longues, l'anglais.
    • La cour anglaise pratiqua longtemps le français en mémoire des fondateurs de la couronne moderne. La guerre de cent ans mis un terme à cet usage (1362), mais aujourd'hui encore, toutes les devises royales anglaises sont en français ; honnis soit qui mal y pense au premier chef, Dieu et mon droit, moins souvent cité, également. L'anglais garde toutefois une forte empreinte de français et les dernières études menées sur ce thème évaluent à environ 29% la part du français dans l'anglais moderne.
    • Français et anglais luttent, depuis maintenant plus d'un siècle, pour affirmer leur caractère international. Au hit parade des langues reconnues dans les conventions internationales et autres organismes internationaux, français et anglais se distinguent il est vrai nettement des autres langues. Le français est pourtant clairement sur la défensive depuis au moins un demi-siècle. Le binome anglo-américain pèse désormais d'un tel poids, qu'il faut batailler même pour conserver certains bastions historiques. L'anglais est ainsi devenu langue de référence numéro un au Comité International Olympique, au mépris de l'histoire même de cette institution.
    • La "francophonie" est l'une des réponses positives à cet état de crise de la langue française. Dépassant très largement le seul cadre linguistique, c'est aujourd'hui une vraie plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète ; ce n'est pas rien. À l'évidence, ce mouvement confirme bien la stature international du français, d'autant que dans tous les autres pays, anglo-saxons inclus, la francophonie est bien une réalité à travers une présence d'immigrés francophones, de communautés francophones implantés au contraire de longue date ou de très actifs groupes de francophiles.

Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :

Français contemporain

Aujourd'hui, le français est la langue officielle unique de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie. Le français s'est toujours écrit au moyen de l'alphabet latin, enrichi depuis le XVIe siècle par des diacritiques dont l'écriture et l'utilisation ne seront réglées qu'à partir du XVIIIe siècle. Pour plus de détails, on peut consulter Diacritiques utilisés en français.

Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne.

Utilisation du français dans le monde

Continents Francophones "réels" Francophones "partiels" Total Francophones
Afrique 32.189.500 46.740.000 78.929.500
Europe 67.856.500 8.200.000 76.056.500
Amérique 10.481.000 4.064.000 14.450.000
Asie 1.672.000 1.560.000 3.232.000
Océanie 467.000 45.000 512.000
Total 112.666.000 60.612.000 173.278.000
  • En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones "réels" à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de "partiels" ou "occasionnels", soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de "francisants", qui, citons ici le rapport officiel, "ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardés une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier." Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones "réels" recensés plus 54,2 millions de "partiels", soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces "nouveaux" francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelques 183 millions en 2005.
    • Source : rapport 1997-1998 du Haut Conseil de la Francophonie, "État de la francophonie dans le monde", La Documentation française, 1999
  • Répartition des francophones "réels" et "occasionnels" dans le monde en 1998 (tirée de l'étude citée ci-dessus, mais hélas incomplet, il manque par exemple les 132.000 francophones de Californie, ceci explique l'écart entre les chiffres annoncés en bas de colonnes et ceux rapportés par le texte ci-dessus) (pdf): [1]

États (ou provinces) où le français est langue officielle unique

États où le français est l'une des langues officielles

(1) Il n'existe pas de langue officielle aux États-Unis mais le français est reconnu à égalité avec l'anglais, dans cet État, depuis 1968 date de création du CODOFIL

Pays où le français est couramment utilisé

Les mots étrangers dans le français

  • On estime à moins de 13% (soit 4,200 mots) les part des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35,000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1,054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des ancients langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancient, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de divers langues asiatiques, 56 de divers langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
    • Source: Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.

Divers

Annexes

Articles connexes

Grammaire et orthographe

Régionalismes

Jeux de langue

Français langue étrangère (FLE)

Voir l'article
FLE.

Liens externes

  
 


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