article sur le Dureté (matériau), Explication sur le Dureté (matériau)

Dureté (matériau) Article, Signification, Explication

À la différence des minéraux dont la dureté est historiquement caractérisée par rayage (cf. Échelle de Mohs), on utilise généralement des essais de rebondissement ou de pénétration pour caractériser la dureté des métaux.

Ces essais ont l'avantage d'être plus simples à réaliser et de donner des résultats mieux reproductibles.

Table of contents
1 Mesure de dureté par rebondissement : essai Shore
2 Mesures de dureté par pénétration
3 Mesures de microdureté
4 Informations complémentaires

Mesure de dureté par rebondissement : essai Shore

On laisse chuter bien verticalement d'une hauteur fixe une petite masse d'acier terminée par un diamant arrondi. La masse est guidée dans sa chûte par un tube lisse. La dureté est évaluée ensuite d'après la hauteur du rebond.

De manière simplifiée, cet essai mesure l'énergie de déformation plastique : si le choc est parfaitement élastique (pas de déformation plastique, pièce à tester très dure), la pointe rebondit théoriquement jusqu'à sa hauteur de lâcher (en négligeant les frottements) ; on peut relier la différence de hauteur h à l'énergie cinétique ΔEc absorbée lors du choc :

où m est la masse lâchée et g est l'accélération de la gravité. Dans le cas d'un objet extrêmement mou, la pointe s'enfoce et ne rebondit pas.

Notons cependant que les résultats de l'essai Shore dépendent beaucoup de l'état de surface de la pièce testée.

Mesures de dureté par pénétration

Il s'agit des essais les plus couramment pratiqués. Le principe est toujours identique : un pénétrateur indéformable laisse une empreinte dans le matériau à tester. On mesure les dimensions de l'empreinte et on en déduit la dureté.

Dans une première approche, on peut relier de manière assez simple la limite d'élasticité Re avec la surface de l'empreinte : plus l'objet pénétrant s'enfonce, plus la surface S de pression s'aggrandit, donc la force F étant constante, plus la contrainte diminue. Lorsque la contrainte n'est plus suffisante pour déformer plastiquement le solide à tester, l'objet pénétrant s'arrête, et on a donc :

Cette approche simplifiée ne prend pas en compte l'écrouissage.

Essai de dureté Brinell

Principe

L'essai consiste à faire pénétrer en appliquant une force F un pénétrateur ayant un forme de bille dans un métal afin d'en déduire la dureté de ce matériau.

HB : dureté Brinell
D : diamètre du pénétrateur (mm)
d1 et d2 : mesure de l'empreinte réalisée à 90°(mm)
h : profondeur (mm)
F : charge d'essai (N)
g : accélération de la pesanteur

avec

Le pénétrateur

Matière : généralement du carbure poli

Dimension : diamètre D

Le matériau à tester

La surface doit être plane et nettoyée (sans lubrifiant, oxyde ou calamine). Il est nécessaire d'avoir une épaisseur suffisante afin que la pénétration de la bille ne déforme pas le matériau. Dans le cas contraire, la mesure ne serait pas fiable. Il faut une épaisseur de au moins huit fois la profondeur h de l'empreinte.

Mode opératoire

Placer le pénétrateur en contact avec la surface du matériau. Appliquer la force. Maintenir cette charge pendant 10 à 15 secondes.

Mesurer sur l'empreinte deux diamètres à 90° l'un de l'autre. La mesure est effectuée à l'aide d'un dispositif grossissant et d'une règle graduée tenant compte du facteur de grossissement..

Norme

  • Normes européennes (CEN) et internationales (ISO):

    EN ISO 6506-1 : Matériaux métalliques - Essai de dureté Brinell - Partie 1 : Méthode d'essai.
    EN ISO 6506-2 : Matériaux métalliques - Essai de dureté Brinell - Partie 2 : Vérification et étalonnage des machines d'essai.
    EN ISO 6506-3 : Matériaux métalliques - Essai de dureté Brinell - Partie 3 : Étalonnage des blocs de référence.
  • Américaine (ASTM)
    ASTM E10 : Standard method for Brinell hardness of metallic materials.

Essai de dureté Vickers

Principe

La la mesure de dureté Vickers se fait avec une pointe pyramidale normalisée en diamant de base carrée et d'angle au sommet entre face égal à 136°. L'empreinte a donc la forme d'un carré ; on mesure les deux diagonales d1 et d2 de ce carré à l'aide d'un appareil optique. On obtient la valeurs d en effectuant la moyenne de d1 et d2. C'est d qui sera utilisé pour le calcul de la dureté. La force et la durée de l'appui sont également normalisées.

  • HB : dureté Vickers
d1 et d2 : mesure de l'empreinte réalisée à 90° (2 diagonales du carrée de l'empreinte)(mm)
F : charge d'essai (N)
g : accélération de la pesanteur

\\\\

avec

Le degré de dureté, noté Hv, est ensuite lu sur un abaque (une table) ; il y a un abaque par force d'appui.

Normes

Essai de dureté Rockwell

Normes

Mesures de microdureté

Fait sous très faible charge, les essais de microdureté permettent des mesures très localisées (sur env. 100 µm2). À l'aide d'un microduromètre, on peut par exemple déterminer la dureté d'une phase donnée dans un échantillon polyphasé ou celle d'un échantillon très fragile et mince.

Informations complémentaires


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