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Droit international public Article, Signification, Explication

     

Le droit international public régit les relations entre les États ou entre les personnes ou entités de nationalités différentes. Les textes définissant le droit international sont les traités, les conventions et les accords.

Le droit international peut être divisé en deux catégories : « le droit international public » et le « droit international privé ». Lorsqu'on parle simplement de « droit international », il s'agit habituellement du droit international public.

Traditionnellement, les seuls sujets du droit international sont les États. Mais la prolifération des organisations internationales depuis une centaine d'années les ont fait reconnaître comme sujet du DI.

Les récents développements du droit international humanitaire, des droits de l'homme et du droit commercial international, font que les individus et les firmes sont de plus en plus perçues comme des sujets de DI, une situation qui va à l'encontre de l'orthodoxie juridique traditionnelle. Puisque le droit international régit de façon croissante bien plus que les simples relations entre États souverains, il faudrait peut être le définir comme du droit adopté et appliqué au niveau international, par opposition au niveau national.

Table of contents
1 Les sujets du droit international
2 Les sources du droit international
3 Les principales caractéristiques
4 Création d'un texte international
5 Limites du droit international
6 Voir aussi

Les sujets du droit international

Un sujet de DI est assujeti à ce droit et doit pouvoir s’en prévaloir. À l’origine l’État était le seul sujet du DI. (Selon Kelsen : « le seul sujet du DI est l'État »).

11 avril 1949 avis de la CIJ : « Les sujets de droit dans un système juridique ne sont pas nécessairement identiques quant à leur nature ou quant à l’étendue de leur droit et leur nature dépend des besoins de la communauté ».

Mais cette conception est révolue, car bien que sûrement sujet originel, depuis 1815, les états ont ressentis la nécessités de se grouper en OI qui peu à peu vont atteindre le statut de sujets. L’ONU est devenu un sujet de DI, puis ça s’est étendu aux autre OI (= sujets de D dérivé).

L’individu a pris une place de plus en plus importante dans le système de DI du fait de la protection des DH.

Les sources du droit international

Il y en 3 principales : les traités internationaux, la coutume, et les principes généraux du droit (cf art. 38 du Statut de la Cour Internationale de Justice).

  • Le droit international des traitĂ©s comprend les obligations que les États acceptent expressĂ©ment et volontairement au moyen de traitĂ©s.
  • Le droit international coutumier dĂ©rive d'une pratique effective des États accompagnĂ©e de l' opinio juris, c'est-Ă -dire la conviction des États que cette pratique est exigĂ©e par la loi.
  • Les principes gĂ©nĂ©raux du droit sont communĂ©ment reconnus par les principaux systèmes lĂ©gaux Ă  travers le monde.

Les principales caractéristiques

  1. Le droit international est supérieur à toute disposition ou règle de droit interne
  2. Le droit international est en constante évolution
  3. Le droit international repose sur le consentement de l'État souverain : un État peut écarter une norme de droit international si elle lui déplaît. Cela s’appelle une réserve à un texte de droit international
  4. Le droit international n'est pas doté de pouvoirs contraignants, coercitifs. Exception faite des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies

Création d'un texte international

Tout texte international passe par les trois voies suivantes qui sont des conditions cumulatives :

  • La nĂ©gociation : les États sont reprĂ©sentĂ©s par des plĂ©nipotentiaires, individus qui sont dotĂ©s des pleins pouvoirs pour pouvoir nĂ©gocier. Exemple : ministre des Affaires Ă©trangères, le PrĂ©sident de la RĂ©publique ;
  • La signature : en gĂ©nĂ©ral au rang ministĂ©riel (ministre de la Culture ou autre), en gĂ©nĂ©ral c’est un paraphe et non une signature. Ă€ ce niveau, l'État n'est toujours pas engagĂ© ;
  • La ratification : elle est faite par le Parlement, par une loi de ratification. Le texte entre alors en vigueur, et l'État est engagĂ© Ă  respecter le texte.

Limites du droit international

Le droit international se distingue des droits nationaux par un aspect, qui remet fortement en question la réalité d'un droit international : il n'existe aucune institution indépendante chargée de faire respecter les lois ratifiées et disposant du pouvoir de les faire appliquer (à l'exception de la CPI pour le cas des crimes contre l'humanité). L'application d'une convention dépend donc en grande partie de la bonne volonté des États liés par celle-ci. En cas d'infraction à un tel accord, il est admis que l'État lésé punisse le contrevenant par des mesures dites de rétorsion.

Il est bien évident que des mesures de rétorsion imposées par un État puissant seront plus efficaces que celles d'un État d'importance politique ou économique plus faible. Ainsi, en pratique, seul les États forts sont véritablement en mesure de faire respecter les conventions qu'ils ont signé. Le concept d'État de droit ne s'applique donc pas pleinement aux relations internationales.

Dans ces conditions, il pourrait sembler que le droit international n'est qu'un déguisement de la loi du plus fort. Cependant, il ne faut pas négliger le poids des relations diplomatiques et l'importance pour les États de leur image dans le monde ; sauf exception, les États ont avantage à respecter leurs obligations.

Voir aussi


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