Diffractométrie de rayons X Article, Signification, Explication
La diffractométrie de rayons X (DRX) est une technique d'analyse basée sur la diffraction des rayons X sur la matière. La diffraction n'ayant lieu que sur la matière cristalline, on parle aussi de radiocristallographie.
L'appareil de mesure s'appelle un diffractomètre.
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2 Applications de la DRX 3 Liens externes |
Les rayons X, comme toutes les ondes électromagnétiques, provoquent un déplacement du nuage électronique par rapport au noyau dans les atomes ; ces oscillations induites provoquent une réémission d'ondes électromagnétiques de même fréquence ; ce phénomène est appelé diffusion Rayleigh.
Voir aussi l'article détaillé Interaction rayonnement-matière.
La longueur d'onde des rayons X étant de l'ordre de grandeur des distances interatomiques (quelques angström), les interférences des rayons diffusés vont être alternativement constructives ou destructives. Selon la direction de l'espace, on va donc avoir un flux important de photons X, ou au contraire très faible ; ces variations selon la directions forment le phénomène de diffraction X.
Ce phénomèe a été découvert par Max von Laue (Prix Nobel en 1914), et longuement étudié par sir William Henry Bragg et son fils sir William Lawrence Bragg (prix Nobel commun en 1915),
Les directions dans lesquelles les interférences sont constructrices, appelées « pics de diffraction », peuvent être déterminées très simplement par la formule suivante, dite loi de Bragg :
Voir l'article détaillé Théorie de la diffraction.
Une poudre formée d'une phase cristalline donnée va toujours donner despics de diffraction au même endroit, et avec des hauteurs relatives à peu près constantes. Ce diagramme de diffraction forme une véritable signature de la phase. Il est donc ainsi possible de déterminer la nature de chaque phase cristalline au sein d'un mélange (mélange de poudre ou échantillon massif polyphasique), à condition d'avoir auparavant déterminé la signature de chaque phase.
La détermination de cette signature peut se faire soit de manière expérimentale (mesure d'un produit pur dans des conditions idéales), soit par simulation numérique à partir de la structure cristallographique connue — structure ayant elle-même pu être déterminée par diffraction X (cf. ci-dessous). On constitue ainsi des bases de données, et le diagramme mesuré sur le produit inconnu est comparé de manière informatique à toutes les fiches de la base de données. La base de données la plus complète à l'heure actuelle (2004) est la Powder diffraction file (PDF) de l'ICDD (ex-JCPDS : Joint committee on powder diffraction standards - International center for diffraction data), avec plus de 150 000 fiches (dont de nombreuses redondances cependant).
L'intérêt de cette méthode est qu'elle peut distinguer les différentes formes de cristallisation d'un même produit (par exemple pour la silice, distinguer le quartz de la cristoballite). Par contre, elle ne peut pas permettre de déterminer la nature de la matière amorphe. Cette technique est donc complémentaire de l'analyse élémentaire.Interaction rayons X-matière
avec
Comme les plans cirstallographiques peuvent être repérés par les indices de Miller {hkl}, on peut indexer les pics de diffraction selon ces indices.Applications de la DRX
Recherche de phase
