article sur le Cornique, Explication sur le Cornique

Cornique Article, Signification, Explication

      

Le cornique est une langue celtique insulaire (groupe brittonique) de la famille des langues indo-européennes. Cette langue est parlée en Cornouailles (Grande-Bretagne).

Il existe un Kesva an Taves Kernewek (Office de la langue cornique) dont la mission est de promouvoir le cornique. À noter qu'il existe aujourd'hui 2000 personnes en Cornouailles anglaises et dans le reste du monde capables de s'exprimer en cornique. Des écoles bilingues du nom de Dalleth équivalent de Diwan en Bretagne existent. En juillet 2002, la langue cornique a été officiellement reconnue par les autorités du Royaume-Uni selon la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires - c’est la seule langue régionale reconnue en Angleterre (Note : le Royaume-Uni se compose de l’Angleterre, du Pays de Galles, de l’Écosse, et de l’Irlande du Nord).

On retrouve du cornique dans des noms propres (patronymes et toponymes) et certains mots du parler anglais de Cornouailles.

Table of contents
1 Histoire
2 Orthographes
3 Grammaire
4 Exemple de texte en cornique
5 Tableau lexique comparatif
6 Voir aussi

Histoire

La population s'était anglicisée surtout depuis le XVIe siècle quand la liturgie en anglais fut imposée en 1549. Selon la tradition, on date le décès de la dernière locutrice connue, Dolly Pentraeth, marchande de poissons, en 1777. Ses dernières paroles auraient été : « Me ne vidn cewsel Sawznek ! » (« Je ne parlerai pas l'anglais ! »). Mais on suppose qu'elle parlait un peu d'anglais et qu'elle n'était donc pas la dernière locutrice monolingue ; il s'agirait plutôt d'un certain Chesten Marchant, réputé dernier locuteur monolingue, qui mourut en 1676. Et on a témoigné l’existence de locuteurs du cornique pendant le XIXe siècle. Les pêcheurs de la région continuaient de compter en cornique jusqu’aux années 1940. On a retrouvé un certain usage traditionnel de cornique parmi les mineurs des mines de charbon. Mais toujours est-il que Dolly Pentraeth se comptait parmi les derniers avant le XXe siècle qui étaient capables de parler la langue couramment.

Depuis le début du XXe siècle on s’efforce de faire revivre la langue, notamment dans des services religieux, des cours pour adultes ou pour enfants (dans quelques écoles primaires et secondaires). Plusieurs centaines de personnes ont ainsi acquis une certaine compétence en cornique, et des milliers y ont été exposés. La littérature en cornique ne cesse de croître ; la littérature en cornique rénové dépasse aujourd’hui en quantité celle du cornique traditionnel. 1500 personnes environ sont capables de tenir une conversation en cornique. Quelques locuteurs ont même le cornique comme langue maternelle : ce sont les enfants de militants linguistiques.

Orthographes

Il y a trois orthographes modernes dont on attend une réunification éventuelle. La première (Kernewek Unys ou Unified Cornish, « cornique unifié ») a été régularisée par R. Morton Nance, auteur du premier dictionnaire cornique contemporain, et repose sur la base du cornique médiéval. Les deux autres émergent pendant les années quatre-vingt : l’une ayant pour but de représenter les sons du cornique médiéval d’une manière plus phonétique (Kernewek Kemmyn, « cornique commun »), et l’autre prenant pour base le cornique du XVIIIe siècle (Curnoack ou Modern Cornish, « cornique moderne »). Le poète Tim Saunders suit un système orthographique indépendant, mais similaire à ceux du Kernewek Kemmyn et du breton.

Grammaire

La syntaxe est extrêmement proche de celle du breton. La phonétique du cornique est aussi relativement proche de celle du breton, mais plus archaïque. Le vocabulaire se distingue davantage (mais le vocabulaire cornique est plus proche de celui du breton que ne l’est celui du gallois) : il existe nombre de mots qui n’existent ni en gallois ni en breton, et des emprunts à l’anglais (médiéval ou moderne) assez nombreux.

Exemple de texte en cornique

(Début de la traduction en cornique du texte mythologique gallois Pwyll Pendeuic Dyued. Orthographe ‘’Kernewek Unys’’)

Pwyll Pensevyk Dyved o arluth war seyth keverang Dyved. Hag ef ow tryga yn Arberth, y ben-lys, whans o dhodho mos helghya. An ran a'y dyr a vynna helghya o Glyn Cuch, ha'n nos-na ef eth war y hens a Arberth ha dos bys dhe Llwyn Diarwyd. Hag ena y fu an nos-na. Ha ternos, yn yowynkneth an jeth, sevel a wruk ha dos dhe Lyn Cuch, rak dyllo y gun y'n cos. Y whethas an corn ha dalleth an helva, ha holya y helgun, ha kelly y gescowetha. Hag ef ow colsowes orth lef y vagas-hel, y clewas lef nep bagas aral hag y nyns ens unlef, hag yth esens ow tos erbyn y vagas-ef. Hag ef a welas lanergh y'n cos, o leven y don. Ha pan dheth y helgun dhe vyn an lanergh, ef a welas carow arak an bagas-hel aral. Hag yn ogas dhe gres an lanergh, otena'n bagas esa war y lergh ow talghenna ynno ha'y dewla dhe'n dor. Ena y fyras orth lyw an cun, hep predery a vyras orth an carow. Hag a'n helgun oll re welsa y'n bys, bythqueth ny welsa cun o unlyw gansa-y. Ha'ga lyw o gwyn golow splan ha'ga dywscovarn o cough. Ha kepar del derlentry gwynder an cun yndella y terlentry coughter aga dywscovarn.Gans henna ef a gerdhas dhe'n cun ha chassya dhe ves an re na a lathsa an carow, ha bosa y gun y honen war an carow.

Tableau lexique comparatif

Le tableau au-dessous permet une comparaison des apparentés linguistiques entre le cornique, le breton, et le français.

Cornique Breton Français
gwenenenn gwenanenn abeille
kador kado(e)r chaise
keus formaj fromage
yn mes er-maes sortie
koedha kouezañ, kouezel tomber
gaver gawr chèvre
chy ti maison
gweus gweus, musell lèvre
ganow genoù, beg bouche (gueule)
niver niver numéro
perenn perenn poire
skol skol école
gwiwer kazh-koad, gwiñver écureuil
sterenn ster(ed)enn étoile
megy butuniñ fumer
hedhyw hiziw, hiriw aujourd'hui
whybana c'hwibanañ, c’hwitellat, sutal… siffler

Voir aussi


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