Convention de sommation d'Einstein Article, Signification, Explication
En mathématiques et plus spécialement dans les applications de l'algèbre linéaire en physique, la convention de sommation d'Einstein ou notation d'Einstein est un raccourci de notation utile pour la manipulation des équations concernant des coordonnées.
Selon cette convention, quand l'indice d'une variable apparaît deux fois dans un terme on sous-entend la sommation sur toutes les valeurs que peut prendre cet indice. Cet indice est dit muet. Un indice non muet est dit indice réel et ne peut apparaître qu'une seule fois dans le terme en question. Généralement, ces indices sont 1, 2 et 3 pour les calculs dans l'espace euclidien ou 0, 1, 2, et 3 ou 1, 2, 3 et 4 pour les calculs dans un espace de Minkowski, mais ils peuvent avoir d'autres valeurs ou même, dans certaines applications, représenter un ensemble infini.
En relativité générale, l'alphabet latin et l'alphabet grec et sont respectivement utilisés pour distinguer si la somme porte sur 1, 2, 3 ou 0, 1, 2, 3. Par exemple les indices i, j, ... sont utilisés pour 1, 2, 3 et μ, ν, ... 0, 1, 2, 3.
Lorsque les indices se rapportent à des tenseurs, comme en relativité générale, les indices muets doivent apparaître une fois en haut et une fois en bas; dans d'autres applications une telle distinction n'existe pas.
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2 Algèbre vectorielle élémentaire et algèbre matricielle 3 Cas sans produit interne |
Définitions
Traditionnellement, on s'intéresse à un espace vectoriel V de dimension finie n et une base sur V.
On peut écrire les vecteurs de base ainsi: .
Dans ce cas, si est un vecteur dans V, ces coordonnées dans cette base sont .
La règle de base est:
L'indice i est dit muet car le résultat ne dépend pas de lui. Par exemple, pour exprimer la même chose on pourrait aussi écrire:
- .
- .
Ici nous avons utilisé un indice inférieur pour la base duale, comme c'est le cas lorsque les indices doivent apparaître une fois en haut et une fois en bas. Dans ce cas, si L est un élément de V*, alors:
- .
Les sections suivantes contiennent d'autres exemples de telles équations.
Algèbre vectorielle élémentaire et algèbre matricielle
Soit V un espace vectoriel dans , alors il existe un base standard pour V dans laquelle est (0,...,0,1,0,...,0), avec le 1 Ã la position i.
Dans ce cas, les matricess n × n peuvent être vues comme des éléments de .
On peut aussi considérer les vecteurs dans V comme des vecteurs colonnes ou comme des matrices n × 1 et les éléments de V* comme des vecteurs rangées ou des matrices 1 × n.
Dans les exemples qui suivent, tous les indices apparaîtront en position haute. C'est parce que V a un produit interne et que la base base choisie est orthonormale, comme cela est expliqué dans la section suivante.
Si H est une matrice et b est un vecteur colonne, alors Hb est un autre vecteur colonne. Pour définir w = Hb, on peut écrire:
En utilisant la distributivité, peut s'écrire:
La transposée d'un vecteur colonne est un vecteur ligne avec les même composants et la transposée d'une matrice est une autre matrice dont les composants sont donné en inversant les indices. Supposons que nous sommes intéressé par , le produit de par . Alors:
Le produit scalaire de deux vecteurs u et v peut s'écrire:
Cas sans produit interne
Dans les exemples ci-dessus, vous pouvez remarquez qu'ils sont toujours valides si les indices muets seraient présent une fois comme indice supérieur et une fois comme indice inférieur sauf l'exemple concernant la transposée. C'est parce que ces exemples utilise implicitement le produit interne dans un espace euclidien (produit scalaire) alors que l'exemple avec le transposée ne le fait pas.Dans certaines applications, il n'y a pas de produit interne sur V. Dans ces cas, requérir que les indices muets doivent apparaître une fois en haut et une fois en bas peut aider à éviter des erreurs, un peu comme l'analyse dimensionnelle permet d'éviter les erreurs d'unités. plus significativement, le produit interne peut être l'objet principal de l'étude et ne devrait pas être supprimer de la notation; c'est le cas, par exemple, des équations de la relativité générale. Dans ces cas, la différence entre la position d'un indice peut-être cruciale.
Quand on se réfère explicitement au produit interne, ces composants sont souvent noté: (cfr. tenseur métrique). On notera que . La formule pour le produit scalaire devient alors:
De façon similaire, nous pouvons élever un indice en utilisant le produit interne correspondant sur V*. Le produit interne est alors défini par , qui en tant que matrice est l'inverse de . Si vous élevez un indice puis vous l'abaissez (ou le contraire) vous retrouvez ce que aviez au départ. Si vous élevez le i dans , alors vous obtenez et si vous élevez le j dans vous obtenez .
Si la base choisie pour V est orthonormale, alors et .
Dans ce cas, on retrouve la formule pour le produit scalaire de la section précédente.
Mais si la base n'est pas orthonormale, cela ne sera plus vrai. Donc si vous étudiez le produit interne et que vous ne pouvez pas savoir si la base est orthonormale, vous devrez vous référez explicitement à .
De plus, si le produit interne n'est pas définie-positive, comme c'est le cas en relativité générale, ne sera même pas vrai même si la base est orthonormale car vous aurez parfois -1 au lieu de 1 quand i = j.
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